Apolipoprotéine E

Dictionnaire

L’apolipoprotéine E est une protéine (en abrégé ApoE) qui transporte les lipides (par exemple le cholestérol) dans le sang. Ces lipides sont indispensables à la cellule du cerveau.

L’ApoE est fabriquée par un gène situé sur le chromosome 19. Les scientifiques parlent également de gène codant pour l’ApoE ou du gène de l’ApoE.

Le gène de l’ApoE comporte des variantes (appelées allèles) qui existent sous 3 formes : les allèles epsilon2 (ε2), ε3 et ε4.

Ces trois allèles fabriquent respectivement 3 formes différentes de protéines ApoE : ApoE2, ApoE3 et ApoE4.

On parle alors de polymorphisme de l’ApoE.

ApoE3 est la forme la plus courante présente chez les trois quarts de la population.




ApoE4 est la forme ‘déficiente’ de l’ApoE, présente chez 10 à 20% de la population. Les personnes possédant la forme apoE4 ont plus de risque d’être atteintes de la maladie d’Alzheimer.

L’allèle e4  de l’apolipoprotéine E est un facteur de risque et non un facteur étiologique, c’est-à-dire que ce n’est pas facteur un responsable de la maladie. C’est un facteur de risque important chez toutes les ethnies. L’effet est néanmoins fortement moins marqué dans la population hispanique.

 
L’apolipoprotéine (APOE) se combine avec les graisses (lipides) dans le corps pour former des molécules appelées lipoprotéines. Les lipoprotéines sont responsables du transport du cholestérol et dans la circulation sanguine. Le maintien de niveaux normaux de cholestérol est essentiel pour la prévention des troubles qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins (maladies cardiovasculaires), y compris les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.

La mutation du gène de l’ApoE est le principal facteur de risque héréditaire, mais il en existe d’autres qui ont cependant moins d’influence.

Puisqu’un gène a deux allèles, il y a 6 combinaisons possibles: ε2/ε2, ε3/ε3, ε4/ε4, ε2/ ε3, ε2/ ε4, ε3/ ε4.

A titre d’exemple, un hétérozygote e3/e4 a en moyenne 3 plus de risque de développer la maladie d’Alzheimer et un homozygote de race blanche qui porte le génotype e4/e4 a en moyenne 10 fois plus de risque de développer la maladie d’Alzheimer.

On estime qu’un tiers des homozygotes e4/ e4 développeront la maladie.

A l’inverse, la présence de l’allèle E2 diminue ce risque.