AVC et troubles de mémoire

Maladies

L’accident vasculaire cérébral (AVC) accélère le vieillissement du cerveau et le déclin des fonctions cognitives, ce qui se traduit par des troubles de mémoire.

La mémoire et la vitesse de réflexion sont principalement touchées.

Les pertes de mémoire sont le deuxième type de séquelles après les troubles de l’équilibre.

Les chercheurs de l’université du Michigan (Etats-Unis) ont analysé en 2015 le cerveau de 4 900 participants de 65 ans et plus ayant subi un AVC.

En comparant les résultats de tests cognitifs réalisés par ces individus avant leur AVC, les chercheurs ont remarqué qu’ils avaient plus de difficulté à mémoriser et à réfléchir à la même vitesse.

En France, 130.000 personnes sont victimes d’un AVC par an.

Près de 60% des personnes victimes d’un AVC gardent des séquelles jusqu’à la fin de leur vie (aphasie, pertes de mémoire, etc.). Vingt pour cent des personnes touchées ont moins de 20 ans.

Les AVC silencieux à répétition entraînent aussi des pertes de mémoire

Les personnes victimes de petites zones de lésions cérébrales consécutifs à un mini-AVC (appelé AVC silencieux car sans symptômes apparents) sont plus susceptibles de souffrir de pertes de mémoire et de raisonnement.

Une succession de mini-AVC pourraient donc à long terme altérer les facultés cognitives des personnes âgées et augmenter le risque de maladie d’Alzheimer.

Ces petits AVC, favorisés par une vie sédentaire (risque d’obésité), une hypercholestérolémie, les maladies cardiovasculaires et l’hypertension, affecteraient une personne sur trois à partir de 70 ans.

Les résultats d’une étude publiée en 2013 dans Neurology portent sur plus de 20 000 personnes âgées en moyenne de 64 ans sans aucun problème de mémoire et qui n’avaient jamais subi un AVC. La mémoire des participants a été testée annuellement. Pendant l’étude, 7223 personnes avaient des symptômes d’AVC.

L’étude a révélé que les gens qui avaient des symptômes d’AVC étaient plus susceptibles de développer des problèmes de mémoire et de raisonnement, comparés à ceux n’ayant pas subi d’AVC silencieux. Il existe des différences selon que l’on soit Blanc (+100%) ou Afro-Américain (+70%).
«Notre étude souligne l’importance de parler à son médecin des symptômes de l’AVC silencieux, même s’ils ne durent pas longtemps. Ces symptômes peuvent être un signe précurseur de problèmes cognitifs», a déclaré l’auteur de l’étude.

AVC silencieux : De moins bonnes performances aux tests de mémoire

En 2012, d’autres chercheurs américains (Université Columbia, New-York) ont mené une étude similaire sur 658 personnes âgées en moyenne de 79 ans. En analysant en parallèle leur état du cerveau par neuroimagerie (IRM) et leur performance cognitive (tests évaluant la mémoire, le langage, le jugement, la perception visuelle…), les chercheurs ont montré que les 26% des individus (soit 174) ayant subi des AVC silencieux performent moins aux tests cognitifs que ceux n’ayant par subi de mini AVC.
Source : Neurology January 3, 2012 vol. 78 no. 1 38-46.