Un besoin de sommeil supplémentaire est-il un signe de démence ?

Actualités





Les seniors qui commencent à dormir plus de neuf heures par nuit ont un risque plus élevé de démence.

Ainsi, ce risque est multiplié par 2,5 pour ceux qui avaient un besoin de sommeil supplémentaire et atteint +500 % chez les personnes sans diplôme d’études secondaires.

Les auteurs de l’étude ont émis l’hypothèse que l’éducation pouvait en quelque sorte offrir une protection contre la démence.

Les personnes atteintes de démence souffrent souvent d’un sommeil perturbé, « mais nous ne savons pas si ces changements sont précoces », a déclaré l’un des auteurs de l’étude et chercheur à la Faculté de médecine de l’Université de Boston (États-Unis).

Il est à préciser que cette nouvelle étude a seulement rapporté une association entre un surplus de sommeil et la démence, et non un lien de cause à effet.

« Cependant, si une personne âgée ressent la besoin de plus dormir, elle pourrait passer des tests d’évaluation de la mémoire », suggère-t-il.

Près de 2 500 personnes ont été incluses dans l’étude. Leur âge moyen était de 72 ans. Cinquante-sept pour cent étaient des femmes.

Plus de 10 ans après, 10 % des participants ont été diagnostiqués avec une démence, dont une large majorité avec une démence de type Alzheimer.

Ainsi, ceux qui avaient commencé à dormir plus de neuf heures récemment avaient près de deux fois plus de risque de démence par rapport aux autres personnes. 20% qui devenaient récemment des grands-dormeurs ont été diagnostiqués avec une démence.

Ces personnes semblaient également avoir des volumes de cerveau plus petits.

Les chercheurs pensent que le besoin de sommeil supplémentaire pourrait refléter des changements chimiques qui se produisent dans le cerveau. L’autre hypothèse est  que le développement de la démence rendrait les gens plus fatigués.

Les tests de démence peuvent être appropriés pour les personnes âgées qui remarquent qu’elles dorment plus longtemps, a déclaré le cherchuer. Mais il ne recommande pas que les gens essaient de se réveiller plus tôt.

Source : Prolonged sleep duration as a marker of early neurodegeneration predicting incident dementia, Neurology, février 2017.

À lire sur le même thème

Les troubles du sommeil augmentent le risque d’AVC

Les troubles du sommeil : un indicateur précoce de la maladie de Parkinson

Le lien entre troubles du sommeil et Alzheimer se confirme