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Une consommation modérée de café réduit la mortalité

Décembre 2015. Boire de trois à cinq tasses de café par jour réduit de 15% le risque de mourir prématurément de maladies (infarctus, diabète, maladies neurologiques). L’effet est présent qu’il y ait ou non de la caféine. Le café permettrait également de prévenir la dépression et ainsi le risque de suicide.
Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont comparé les données médicales et les comportements de personnes ne buvant pas ou peu de café (jusqu’à cinq tasses par jour). Les participants ont répondu à des questionnaires relatifs à leur état de santé et leurs habitudes alimentaires. Bien que l’étude n’ait pas établi de lien de cause à effet entre le café et le risque réduit de mortalité, elle confirme les résultats des précédents travaux. Un bémol : ces résultats sont basés sur les déclarations de personnes rapportant elles-mêmes leurs habitudes de vie, ce qui peut être sujet à caution.
Source : Ding M et coll. Association of Coffee Consumption With Total and Cause-Specific Mortality in 3 Large Prospective Cohorts. Circulation. 2015 Dec 15;132(24):2305-15.

Attention de ne pas consommer trop de café après 65 ans

Août 2015. Une consommation trop importante de café chez des personnes d’un certain âge favoriserait le déclin cognitif léger, état caractérisé par une perte légère des facultés cognitives. Les personnes souffrant de déclin cognitif léger sont des personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer.
En revanche, si l’on en boit modérément, le café a des effets protecteurs. Les chercheurs de l’Université Bari Aldo Moro (Italie) ont suivi 1 445 personnes âgées de 65 à 84 ans pendant plus de 3 ans. Aucun n’avait de problèmes cognitifs au début de l’étude. Résultats

  • Ceux qui ont augmenté leur consommation de café (plus d’une tasse par jour) avaient un risque multiplié par deux de développer un déficit cognitif léger, par rapport à ceux qui ont réduit leur consommation d’au moins une tasse.
  • Ceux qui ont gardé les mêmes habitudes avaient un risque 1,5 fois plus élevé, comparés à ceux qui ont réduit leur consommation.
  • Enfin, ceux qui buvaient modérément du café (une ou deux tasses par jour) avaient un risque réduit de déficit cognitif léger, par rapport à ceux qui en consommaient peu ou pas du tout.

Afin d’expliquer ces résultats, les chercheurs avancent plusieurs hypothèses:

  • la caféine bloque des récepteurs – appelés récepteurs de l’adénosine A2 -, ce qui a pour conséquence de diminuer les dommages dans le cerveau. En revanche, peu ou trop de caféine (soit plus de deux tasses par jour) peut dérégler l’adénosine (cette molécule qui régule l’excitabilité des neurones), ce qui entraîne au contraire une baisse de la performance mnésique. De fortes doses de caféine provoquent d’ailleurs un déficit de mémoire chez le rat.
  • La caféine à doses modérée réduit le risque de diabète de type 2 en augmentant la sensibilité à l’insuline, ce qui diminue le risque de déclin cognitif.
  • La caféine augmente l’attention et la vigilance, ce qui compense le déclin cognitif observé chez certaines personnes âgées.
  • Enfin, la caféine peut, en quantité modérée, réduit la neuroinflammation et le stress oxydant (production excessive de radicaux libres, notamment dans le cerveau), ce qui diminue les dommages sur les neurones.

Une consommation modérée de café bénéfique pour la santé du cerveau

Juillet 2013. De nombreuses études (plus de 150) publiées depuis 2012 soulignent que le café réduit le risque d’AVC et de maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Le café semble  plutôt bénéfique s’il est consommé en quantité modérée, soit 200 à 300 mg de caféine par jour, ce qui correspond à cinq à six expressos en France ou deux à trois tasses en Amérique du Nord (l’expresso contient moins de caféine qu’un café filtre). La caféine est-elle responsable de ces effets protecteurs ? Cela semble être le cas dans la maladie de Parkinson, car elle agit sur des récepteurs (récepteurs de d’adénosine, une molécule régulant l’excitabilité des neurones). D’autres composés présents dans le café pourraient être responsables de ces effets protecteurs, en particulier les polyphénols qui ont des propriétés anti-oxydantes. Selon Jean Costentin, professeur à la faculté de médecine de Rouen, la caféine,  « est une bonne drogue puisqu’elle entraîne peu d’accoutumance et ne dérègle pas le  fonctionnement du cerveau ».

AVC: les sodas augmentent le risque contrairement au café

Juillet 2013. Des chercheurs américains ont rapporté que la consommation de sodas (light ou sucrés) augmente de 16% le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), alors que la consommation de café (avec ou sans caféine) possède l’effet inverse (-10% de risque). Une étude avait précédemment montré que la consommation de sodas augmente le risque de diabète, d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie et de maladies coronariennes. Cette étude a porté sur l’analyse de données provenant de plus de 120 000 sujets.  Cette association s’expliquerait par le fait que les sodas sucrés favorisent l’athérosclérose et la thrombose qui sont des facteurs favorisant les AVC. (Source: American Journal of Nutrition). 

Le thé et le café réduisent le risque d’AVC

Mars 2013. Une étude japonaise confirme les bienfaits du thé vert ou du café sur le cerveau. Selon cette étude publiée sur plus de 100 000 adultes japonais âgés de 40 à 69 ans et suivis pendant 13 ans,  il existe une association entre la consommation de thé vert et de café et le risque d’AVC. Résultats: ceux qui boivent 4 tasses de thé vert ou une tasse de café par jour ont un risque réduit de 20% d’AVC, comparés à ceux qui n’en boivent pas. Ce risque est réduit de 14% pour ceux qui boivent  2 à 3 tasses de thé vert par jour. Le risque d’AVC est réduit de 19% pour ceux buvant du café deux fois par jour. Source: Stroke, mars 2013.

La caféine réduirait les symptômes de la maladie de Parkinson

Juillet 2012. La caféine réduirait les symptômes moteurs chez les personnes parkinsoniens, selon une étude portant sur 61 patients et publiée dans Neurology. Les auteurs ont réparti ces patients en deux groupes : la moitié recevait un placebo et l’autre de la caféine (100 milligrammes) 2 fois par jour durant 3 semaines. Les 3 semaines suivantes, la dose de caféine était augmentée, ce qui équivalait à 2-4 tasses de café par jour. Résultats : les malades ayant reçu la caféine ont connu une amélioration de la rapidité des mouvements et une baisse de la rigidité, selon l’échelle Unified Parkinson’s Disease Rating Scale. Cependant, la caféine n’a pas ou peu d’effet bénéfique sur la dépression et la qualité du sommeil. Selon  l’auteur principal de l’étude (Ronald Postuma, Centre de Santé de l’Université McGill, Montréal), si les résultats sont confirmés, »la caféine pourrait compléter les effets des traitements médicamenteux chez les patients parkinsoniens ».

Le café peut réduire le risque de développer un diabète de type 2

Juin 2012. Il est déjà admis que la consommation régulière de café réduit le risque de développer une maladie de Parkinson ou des troubles du rythme cardiaque. Une étude de la Fondation Nationale de Science naturelle de Chine indique qu’une consommation quotidienne de quatre tasses de café peut aussi diminuer de moitié le risque de développer un diabète de type 2. Ce risque se réduit de 7% pour chaque tasse supplémentaire consommée. Le café décaféiné pourrait offrir des avantages similaires au café normal. Cet effet préventif sur le diabète pourrait s’expliquer par la présence, dans le café, d’antioxydants mais aussi de magnésium et de chrome qui aident l’organisme à utiliser l’insuline.