Déclin cognitif léger

Cas pratiques





Mme J., âgée de 81 ans, souffrant d’hypertension et de l’hyperlipidémie, a consulté un neurologue car elle « oublie des choses qu’elle vient d’entendre ».

Mme J. et son mari ont commencé à noter des problèmes de mémoire bénins un an plus tôt et ont remarqué que ces problèmes progressaient lentement.

Son mari a remarqué que sa femme avait des difficultés à résoudre certains problèmes et à gérer son temps. Mme J. était facilement distraite et avait du mal à se rappeler des conversations récentes. Elle égarait des objets et passait beaucoup de temps à les chercher. Elle lisait moins qu’avant. Elle a demandé à plusieurs reprises comment effecteur certaines opérations sur son ordinateur et son téléphone cellulaire.

Son mari a signalé qu’elle ne prenait aucune initiative et que leur maison semblait plus désordonnée.

Elle avait de la difficulté à planifier le dîner et les mets qu’elle concoctait étaient moins sophistiqués.

Les deux n’ont rapporté aucun changement dans le langage ou la parole.

Elle a continué à conduire à proximité de son domicile sans faire d’accidents, mais avait de la difficulté à se souvenir de la direction à prendre pour aller dans des endroits familiers.

Mme J. n’avait ni hallucinations ni troubles délirants. Elle dort bien, est de bonne humeur et n’a aucun problème de comportement ou de changements de personnalité.

Elle exerce de manière autonome toutes les activités de la vie quotidienne (AVQ). Elle a connu ces deux derniers mois quelques problèmes d’incontinence urinaire.

Concenant les activités instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ), Mme J. a connu des difficultés à régler certaines factures. Malgré l’utilisation d’un pilulier compartimentée, Mme J. oublie occasionnellement de prendre ses médicaments.

Mme J a déclaré à son médecin qu’elle déclinait les invitations de ses amies pour aller jouer au bridge car elle savait qu’elle ne pourrait se souvenir des cartes.

 

Diagnostic

Mme J. souffre d’un déclin (trouble) cognitif léger, un stade clinique qui se situe entre un déclin cognitif considéré comme normal pour l’âge et un déclin cognitif plus marqué relié à une pathologie (ex. maladie d’Alzheimer). L’altération des fonctions cognitives n’est pas suffisamment grave pour nécessiter une aide quotidienne pour assurer les activités élémentaires et instrumentales de la vie quotidienne.