Démence frontotemporale

Cas pratiques

Madame X âgée de 79 ans est suivie par un neurologue car elle présente des déficits cognitifs légers (score au mini examen de l’état mental de 26 sur 30). Elle est par la suite hospitalisée pour des troubles du comportement avec des périodes d’agitation et des troubles délirants.

Son entourage indique que ces modifications du comportement sont apparues il y a 4 ans, avec parfois des fugues, des achats compulsifs et un manque de convenances sociales.

Le traitement a consisté à lui prescrire un antipsychotique (rispéridone), un régulateur de l’humeur (Valproate) et un antidépresseur.

On note également une réduction de la fluence verbale tandis que les mémoires épisodique et visuo-spatiale apparaissent normales.

La neuroimagerie révèle une diminution de l’activité du cortex frontal et du lobe temporal.

Un diagnostic de démence (dégénérescence) frontotemporale est posé. Ses performances cognitives se détériorent avec notamment une perte du langage.

Pour rappel, les symptômes de la démence frontotemporale se caractérisent :

  • Dans les trois quarts des cas par une apathie, une dépression.
  • Dans une quart des cas par une manie, une désinhibition (perte des convenances sociales), une hypersexualité et des achats compulsifs.
  • Des déficits cognitifs légers au début de la maladie (pas de perte de mémoire).
  • Des troubles de l’attention et des fonctions exécutives.
  • Des troubles alimentaires (boulimie surtout).

Le traitement se limite aux antidépresseurs et aux régulateurs de l’humeur.