Vitamines C et E et maladie d’Alzheimer

Nutrition

Résumé

Les résultats provenant d’études épidémiologiques (détaillées ci-dessous) indiquent que, globalement, les vitamines C et E ne réduisent peu ou pas le risque de démence, et en particulier la maladie d’Alzheimer.

Il est possible cependant que la vitamine E provenant de l’alimentation présente un effet préventif.

Il existe des limites méthodologiques pouvant expliquer les résultats parfois contradictoires.

D’autre part, il est à noter que l’âge moyen des participants au début des études est de 75 ans, et que la durée des études est (à une exception près) inférieure à 5 ans. On ne peut donc exclure un effet prophylactique de ces vitamines à plus long terme.

Avant de décrire en détails les résultats, voici les principales méthodes statistisques utilisées en épidémiologie permettant de déterminer si un facteur influe sur l’apparition d’une maladie chez une population donnée.

Notions de statistiques

1ère méthode statistique
Rapport des chances (en anglais odds ratio ou OR) : rapport des chances qu’un événement (par exemple une maladie) arrivant à un groupe de personnes, puisse arriver également à un autre groupe de personnes. Le rapport de chance fluctue entre 0 et l’infini. Si le rapport de chance (OR) est proche de 1, la maladie est indépendante du groupe, c’est-à-dire que le facteur étudié n’a aucun effet (bénéfique ou néfaste) sur une maladie. Si le OR est supérieur à 1 la maladie est plus fréquente dans le groupe exposé au facteur. Cela signifie donc que le facteur étudié favorise la maladie. Si le OR est inférieur à 1 la maladie est moins fréquente, ce qui signifie que le facteur étudié réduit l’apparition de la maladie (c’est un facteur protecteur). La fréquence de la maladie est plus ou moins fréquente au fur et à mesure que le OR s’éloigne de 1. Exemple: une étude évalue l’effet d’une consommation de vitamine C sur le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Le rapport de chances du groupe ne prenant pas de vitamine C est fixé à 1 (c’est le groupe contrôle ou groupe de référence). Si le groupe d’individus prenant de la vitamine C a un OR de 0,71, cela signifie que le risque de développer une maladie d’Alzheimer chez ce groupe est réduit de 29% (calcul : 1-0,71 soit 0,29). Si le OR = 1,51%, cela signifie que le risque de développer une maladie d’Alzheimer chez ce groupe augmente de 51%.

2ème méthode statistique
Rapport de hasards (en anglais hasard Ratio ou HR) : taux de survenue d’une maladie parmi des personnes exposées, divisé par le taux de survenue parmi les personnes non exposées. Exemple : si le groupe vitamine C a un HR de 0,74, cela signifie que le taux de survenue de la maladie d’Alzheimer chez les personnes prenant de la vitamine C est réduit de 26% (1-0,74 soit 26%).

Ces deux méthodes statistiques donnent une indication sur la force de l’association existant entre l’exposition à un facteur (c’est-à-dire une consommation de vitamines C ou E) et un événement (c’est-à-dire l’apparition de la maladie d’Alzheimer).

Elles ne nous renseignent pas en revanche sur la probabilité que l’association existant entre l’exposition à un facteur et un événement soit due ou non au hasard. Pour cela, un test statistique est nécessaire. Cette probabilité est représentée par la valeur p.

Test statistique : valeur p
La valeur p (P-value en anglais) : probabilité de commettre une erreur, c’est-à-dire d’obtenir par hasard un résultat. La valeur p oscille entre 0 et 1.

Selon les épidémiologistes, un résultat est dit statistiquement significatif lorsqu’il est improbable qu’il puisse être obtenu par un simple hasard. Le seuil de probabilité est habituellement fixé de 5%, soit une valeur de p inférieure à 0,05. Cela signifie que le résultat a moins de 5% de chances d’être dû au hasard, un pourcentage jugé significatif.

En ravanche, un résultat est jugé non significatif si la valeur p est supérieure à 0,05 (plus de 5% de chances que le résultats soit le fruit du hasard).

Exemple : une étude évalue l’effet d’une consommation de vitamine C sur le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Le rapport de chances du groupe ne prenant pas de vitamine C est fixé à 1 (c’est le groupe de référence). Si le groupe d’individus prenant de la vitamine C a un OR de 0,51, cela signifie que le risque de développer une maladie d’Alzheimer chez ce groupe est réduit de 49% (calcul : 1-0,51 soit 0,49). Si la valeur p correspondante est de 0,09, cela signifie que le résultat n’est pas statistiquement significatif et que, par conséquent, il est probable (9% de chance) que la réduction de 49% aie été obtenue par hasard.

Voici ci-dessous un résumé des études se rapportant à l’effet préventif de la vitamine C et E sur la survenue de la maladie d’Alzheimer. Ces études distinguent les sources de vitamine C et E provenant de l’alimentation ou de suppléments.

A. Effet d’une consommation notable de vitamine C provenant de suppléments alimentaires

Résultats
Pour rappel : le rapport des chances (OR) ou de hasard (HR) du groupe contrôle est fixé à 1

Etude 1 :
Nombre de participants: 2969
Age moyen (début du suivi) : 76 ans
Durée du suivi des participants: 5 ans et demi
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 35%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 38%

Groupe contrôle (pas de vitamines) : HR = 1
Groupe consommant de la vitamine C (excluant les suppléments multivitaminés): HR = 0,95 (valeur p =0,72).

Etude 2 :
Nombre de participants: 980
Age moyen (début du suivi) : 75 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 64%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 36%

Groupe contrôle (pas de vitamines) : HR = 1
Groupe vitamine C (incluant les suppléments multivitaminés): HR = 0,85 (valeur p =0,26).

Etude 3 :
Nombre de participants: 815
Age moyen (début du suivi) : 73 ans
Durée du suivi des participants: 3 ans
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 85%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 15%

Groupe contrôle (pas de vitamines) : OR = 1
Groupe vitamine C (excluant les suppléments multivitaminés): OR=0,51 (valeur p =0,09).

Etude 4 :
Nombre de participants: 3227
Age moyen (début du suivi) : 72 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 86%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 14%

Groupe contrôle (pas de vitamines) : HR = 1
Groupe vitamine C (incluant les suppléments multivitaminés): HR = 0,74 (valeur p =0,36).

Conclusion: ces quatre études indiquent que l’apport en vitamine C provenant de suppléments alimentaires n’a pas d’effet préventif. La troisième étude indique une baisse de 49%, mais cette baisse n’est pas considérée comme significative car la valeur p (c’est-à-dire la probabilité) est égale à 0,09, soit 9% (pour rappel, un événement est considérée comme significative si la valeur p est inférieure à 0,05, soit 5%).

B. Efficacité d’une consommation notable de vitamine E provenant de suppléments alimentaires

Résultats

Etude 1 
Nombre de participants: 2969
Age moyen (début du suivi) : 76 ans 
Durée du suivi des participants: 5 ans et demi
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 32%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 35%

Groupe contrôle (pas de vitamines) : HR = 1
Groupe consommant de la vitamine E: HR = 1,04 (valeur p =0,79).

Etude 2 
Nombre de participants: 980
Age moyen (début du suivi) : 75 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 66%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 34%

Groupe contrôle (pas de vitamines E) : HR = 1
Groupe vitamine C: HR = 0,91 (valeur p =0,53).

Etude 3 
Nombre de participants: 3385
Age moyen (début du suivi) : 74 ans
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 62%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 27%

Groupe contrôle (pas de vitamines E ou C) : OR = 1
Groupe vitamine C: OR=1,03 (valeur p =0,94).

Etude 4 
Nombre de participants: 815
Age moyen (début du suivi) : 73 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 83%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 17%

Groupe contrôle (pas de vitamines E) : OR = 1
Groupe vitamine C: HR = 1,11 (valeur p =0,75).

Etude 5 
Nombre de participants: 3227
Age moyen (début du suivi) : 72 ans
Durée du suivi des participants: 3 ans
% de participants ne prenant pas de vitamine C (groupe contrôle) : 88%
% de participants prenant de la vitamine C (groupe vitamine C): 12%

Groupe contrôle (pas de vitamines E) : HR = 1
Groupe vitamine C: HR = 0,53 (valeur p =0,15).

Conclusion: quatre des cinq études indiquent que l’apport en supplémentation vitamine E provenant n’a aucun effet préventif. La cinquième rapporte une baisse de moitié (-47%) du risque de maladie d’Alzheimer, mais cette baisse n’est pas jugée statistiquement significative (15% de chance que cette baisse ne le sois pas).

C. Efficacité d’une consommation de vitamine C provenant de l’alimentation

Les participants sont répartis en groupes suivant leur consommation quotidienne de vitamine C : soit par groupe équitable de trois (on parle en anglais de tertile), de quatre (quartile), ou de cinq (quintile). Le risque de développer une maladie d’Alzheimer est comparé à celui du groupe ne consommant pas de vitamine C. Pour rappel, le rapport des chances (OR) et de hasard (OH) chez le groupe contrôle est fixé à 1.

Résultats

Etude 1
Nombre de participants: 5395
Age moyen (début du suivi) : 68 ans
Durée du suivi des participants: 10 ans

Tertile le plus bas (80 mg/jour): HR=1
Tertile moyen (121 mg/jour): HR=1,1
Tertile le plus haut (174 mg/jour): HR=0,96

Etude 2
Nombre de participants: 5395
Age moyen (début du suivi) : 68 ans
Durée du suivi des participants: 6 ans

Tertile le plus bas (<95 mg/jour): HR=1,00 Second tertile (95-133 mg/jour): HR=0,76 Highest tertile (>133 mg/jour): HR=0,66 (p= 0,05)

Etude 3
Nombre de participants: 2459
Age moyen (début du suivi) : 52 ans
Durée du suivi des participants: 30 ans

Quartile le plus bas (23 mg/jour): HR=1,00
Second quartile (69 mg/jour): HR=0,73
Troisième quartile (128 mg/jour): HR=0,93
Quartile le plus haut (219 mg/jour): HR=1,24

Etude 4
Nombre de participants: 815
Age moyen (début du suivi) : 73 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans

Quintile le plus bas (<72 mg/jour): OR=1,00
Second quintile (72-106 mg/jour): OR=0,53
Troisième quintile (106-135 mg/jour): OR=0,62
Quatrième quintile (136-173 mg/jour): OR=0,37 (p= 0,05)
Quintile le plus haut (173-417 mg/jour): OR=1,03

Conclusion: Deux des quatres études ont rapporté un effet préventif significatif d’une consommation quotidienne de vitamine C supérieure à 133 mg mais inférieure à 173 mg. L’effet est donc incertain.

D. Efficacité d’une consommation de vitamine E provenant de l’alimentation

Résultats

Etude 1 Nombre de participants: 5395
Age moyen (début du suivi) : 68 ans
Durée du suivi des participants: 10 ans

Tertile le plus bas (median: 9,0 mg/jour): HR=1,00
Second tertile (median: 13,5 mg/jour): HR=1,12
Tertile le plus haut (median: 18,5 mg/jour): HR=0,74 (p=0,03)

Etude 2
Nombre de participants: 2459
Age moyen (début du suivi) : 52 ans
Durée du suivi des participants: 30 ans

Quartile le plus bas (median: 3,8 mg/jour): HR=1,00
Second quartile (median: 10,7 mg/jour): HR=1,92 (p=0,01)
Troisième quartile (median: 18,0 mg/jour): HR=1,35
Quartile le plus haut (median: 29,9 mg/jour): HR=1,78 (p=0,03)

Etude 3
Nombre de participants: 680
Age moyen (début du suivi) : 75 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans

Quartile le plus bas (23 mg/jour): HR=1.00 Second quartile (69 mg/jour): HR=0,88
Troisième quartile (128 mg/jour): HR=0,82
Quartile le plus haut (219 mg/jour): HR=0,98

Etude 4
Nombre de participants: 815
Age moyen (début du suivi) : 73 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans

Quintile le plus bas (<4,69 mg/jour): OR=1,00
Second quintile (4,69-5,43 mg/jour): OR=0,71
Troisième quintile (5,43-6,10 mg/jour): OR=0.62
Quatrième quintile (6,10-6,97 mg/jour): OR=0,71
Quintile le plus haut (6,97-28,81 mg/jour): OR=0,30 (p=0,03)

Conclusion: deux des quatres études (1 et 4) ont rapporté un effet préventif significatif d’une consommation quotidienne de vitamine E (au dessus de 18 mg) , avec un réduction de 26% et 70%. En revanche, la deuxième étude a rapporté un effet néfaste d’une consommation à long terme (30 ans) de vitamine E (au dessus de 10 mg/jour).

E. Efficacité d’une consommation totale de vitamine C (alimentation et suppléments)

Résultats
Nombre de participants: 815
Age moyen (début de l’étude) : 73 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans

Quintile le plus bas (<93 mg/jour): OR=1,00
Second quintile (93-134 mg/jour): OR=0,68
Troisième quintile (135-185 mg/jour): OR=0,79
Quatrième quintile (185-308 mg/jour): OR=1,11
Quintile le plus haut (310-2530 mg/jour): OR=0,79

Conclusion : pas d’effet préventif significatif d’une consommation totale de vitamine C

F. Efficacité d’une consommation totale de vitamine E (alimentation et suppléments)

Résultats

Etude 1
Nombre de participants: 980
Age moyen (début de l’étude) : 75 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans

Quartile le plus bas (2,68 mg/jour): HR=1,00
Second quartile (4,02 mg/jour): HR=0,75
Troisième quartile (8,04 mg/jour): HR=0,97
Quartile le plus haut (171,52 mg/jour): HR=0,76

Etude 2
Nombre de participants: 815
Age moyen (début de l’étude) : 73 ans
Durée du suivi des participants: 4 ans

Quintile le plus bas (<5,29 mg/jour): OR=1,00
Second quintile (5,29-6,50 mg/jour): OR=0,82
Troisième quintile (6,50 -11,66 mg/jour): OR=0,50
Quatrième quintile (11,66-33,90 mg/jour): OR=0,84
Quintile le plus haut (33,90-1112,20 mg/jour): OR=0,81

Conclusion : pas d’effet préventif significatif d’une consommation totale de vitamine E

G. Efficacité d’une consommation totale de vitamines C et E (alimentation et suppléments)

Résultats

Etude 1
Nombre de participants: 2969
Age moyen (début de l’étude) : 76 ans
Durée du suivi des participants: 5 ans et demi

Groupe contrôle ne prenant pas de vitamines C et E : HR=1.00
Groupe prenant exclusivement des vitamines C et E : HR=1.00

Etude 2
Nombre de participants: 3385
Age moyen (début de l’étude) : 74 ans
Durée du suivi des participants: non déterminée

Groupe contrôle ne prenant pas de vitamines C et E : OR=1,00
Groupe prenant exclusivement des vitamines C et E : OR=1,81

Etude 3
Nombre de participants: 3227
Age moyen (début de l’étude) : 72 ans
Durée du suivi des participants: 3 ans

Groupe contrôle ne prenant pas de vitamines C et E : HR=1,00
Groupe prenant des vitamines C et E* (mais aussi d’autres vitamines): HR=0,36
* Minimum 500 mg de vitamine C et 400 IU de vitamin E

Conclusion : pas d’effet préventif significatif d’une supplémentation en vitamines C et E. On remarque cependant que les études 2 et 3 ont rapporté des résultats apparemment contradictoires, avec respectivement une augmentation (+81%) et une diminution (-64%) du risque de maladie d’Alzheimer. Cette différence peut s’expliquer par le fait que les sujets âgés prennent soit exclusivement des vitamines C et E, soit des vitamines C et E accompagnées d’autres vitamines.

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