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Archives - Juin 2005 :
1/6/2005 - Lettre de diffusion - Juin 2005
Lettre de diffusion - juin 2005
TROUBLES MOTEURS ET ALZHEIMER La plupart des troubles moteurs progressent rapidement chez les patients Alzheimer. Ces troubles incluent ceux de l’expression faciale et de la parole (4% d’augmentation par an), la rigidité (2.5% d’augmentation par an), l’instabilité posturale et les troubles de la marche (4% d’augmentation par an) et la bradykinésie (3,8%). Une personne sur quatre ont présenté ces troubles à la fin de l’étude (contre 5% lors de la première visite). En revanche, les tremblements évoluent nettement moins rapidement. Neurology 2004 63:975-82.
ALIMENTATION ET ALZHEIMER
Un article fait sur le point sur les études épidémiolgiques explorant le lien possible entre nutriments et maladie d’Alzheimer. En résumé, un apport élevé en vitamines C, E, B et acides gras insaturés (e.g. provenant des poissons gras et de leurs huiles) ainsi qu’une consommation modérée d’alcool (particulièrement du vin rouge) semblent diminuer le risque de développer une maladie d’Alzheimer. Selon les auteurs, les résultats restent cependant à confirmer et il est prématuré de recommander une pratique alimentaire afin d’en diminuer le risque. Lancet Neurology 2004 3:579-87.
Consultez nos articles sur les vitamines et
l’alimentation
THERAPIE ET ALZHEIMER
Il est admis que les médicaments (par exemple Donepezil, Aricept®) prescrits dans le traitement de la maladie d’Alzheimer (aux stades léger à modéré) ont des effets bénéfiques. Une étude vient de montrer qu’un traitement précoce au donépezil améliore les fonctions cognitives des patients diagnostiqués comme probablement atteint d’une maladie d’Alzheimer (ces personnes ont des troubles cognitifs légers qui n’affectent pas encore leurs activités dans la vie quotidienne). Ainsi, le donepezil augmente leur mémoire verbale et visuelle et leur capacité à reconnaître des visages et à se rappeler d’une information. Les laboratoires Eisai et Pfizer (qui commercialisent le donépezil) ont financé cette étude. Archives of Neurology 2004 61:1852-1856
TROUBLES COGNITIFS ET MALADIE DE PARKINSON
Environ 30% des patients souffrant de la maladie de Parkinson (une maladie se caractérisant par des troubles moteurs) développent une démence. Cependant, l’on sait peu de chose sur le déclin cognitif de ces personnes. Une récente étude a mesuré tous les quatre ans l’évolution de ce déclin qui apparait semblable à celui observé chez les patients Alzheimer. Ce déclin est d’autant plus rapide que la personne est d’ un âge avancé, souffre d’hallucinations et présente des troubles moteurs sévères. Arch Neurol. 2004 61:1906-11.
INSULINE ET MORT NEURONALE
L’insuline est non seulement produite par le pancréas mais aussi par le cerveau. Cette production de l’insuline par le cerveau assure la protection des neurones. Cette étude rapporte également une diminution des taux d’insuline dans certaines aires du cerveau de patients Alzheimer (ces aires sont l’hippocampe et le cortex frontal et sont sévèrement endommagées dans cette maladie). Les chercheurs pensent que ce déficit en insuline (déficience qui n’aurait pas de lien avec les diabètes de types 1 et 2) contribue à la mort des neurones au début de la maladie d’Alzheimer. Journal of Alzheimer's Disease.
MIGRAINE ET AVC
La migraine augmente par 2 le risque d’accidents cérébraux, et par 9 chez les femmes souffrant de migraine et utilisant une méthode contraceptive. BMJ 2005;330:54-55.
ALIMENTATION ET VIEILLISSEMENT CEREBRAL
Les études présentées au congrès de l’Association américaine du vieillissement (Oakland, Californie, 2-6 juin 2005) soutiennent l’idée qu’une réduction d’environ 30% de l’apport calorique permet au cerveau de lutter contre les maladies, en particulier les maladies neurodégénératives. Cependant, ces découvertes n’ont été observées que sur des espèces animales de laboratoire (allant de la mouche au singe) et restent à être confirmées chez l’homme. Selon la communauté scientifique, il semble aussi important (voire plus) de sélectionner ses calories que de les restreindre. Se basant sur leurs études, les chercheurs ont la conviction que manger du cumin, des fruits (ex. les bleuets, qui sont des baies voisines de la myrtille et originaires du Canada), des légumes (ex. soja) ou boire du vin rouge ou du thé protègent les cellules de notre cerveau, et ceci grâce aux antioxydants (appelés polyphénols) qu’ils contiennent. De même il s’avère que la consommation d’amandes (80 g/jour) diminue les niveaux de LDL (mauvais cholestérol). Rappelons que les amandes contiennent de grandes quantités d’acides gras unsaturés (le bon gras) et de vitamines.
Consultez notre article sur l' Alimentation et maladie d'Alzheimer
VITAMINE E ET PARKINSON
Manger des aliments riches en vitamine E dimimue le risque de maladie de Parkinson, selon une étude publiée le mois dernier. En revanche, la vitamine C et la béta-carotène n’ont aucun effet. Les auteurs de cette étude ne savent pas si la vitamine E sous forme de complément alimentaire présente les mêmes bénéfices. Lancet Neurol 2005 4: 362–65.
Consultez notre article sur la vitamine E
THÉRAPIE ET PARKINSON
Un traitement de 6 mois à la rivastigmine (3-12 mg, Exelon) améliore les activités de la vie quotidienne, les troubles du comportement et les fonctions cognitives des parkinsoniens. Ces effets bénéfiques sont néanmoins modestes. Cette étude a été financée par le fabriquant du médicament Novartis. N Engl J Med. 2004 351:2509-2518, 2547-2549.
THÉRAPIE ET ATHEROSCLEROSE
Le médicament diurétique hydrochlorothiazide ne stoppe pas la progression de l’athéosclérose (un facteur de risque d’accidents cérébraux) chez les personnes souffrant d’hypertension et d’hypercholestérolémie. Cette progression est en revanche stoppée si la hydrochlorothiazide est associée à la pravastatine. Stroke 2004;35:2807-2812.
INFORMATION JURIDIQUE (FRANCE)
- La réforme de la protection juridique des majeurs vise à assurer une meilleure protection de la personne vulnérable.
1/ Les mesures de protection judiciaire applicable aux majeurs ne s'appliqueront qu'à ceux dont les facultés psychiques empêchent l'expression
d'une volonté propre et devront être prononcées pour une durée déterminée qui ne pourra excéder 5 ans.
2/ L'intervention d'un mandat de protection future permettra à une personne saine d'esprit de prévoir l'organisation de sa protection pour le jour
où elle serait dépendante.
- Le recours d’un tuteur contre une décision prise par le juge des tutelles relative à l’organisation de la tutelle des majeurs est formé par une requête signée par un avocat.
TEST
Voici un test simple pour évaluer son attention et sa mémoire à court-terme : nous vous présentons une série de chiffres que vous devez mémoriser. Lisez à haute voix la première séquence à 3 chiffres à un rythme régulier. Puis fermez les yeux et essayez de répétez ces chiffres dans le bon ordre. Si l’ordre est correct, passez à la séquence suivante (c’est-à-dire la séquence à 4 chiffres). Et ainsi de suite... Si l’ordre est incorrect, essayez avec la deuxième séquence de 3 chiffres. Continuez jusqu’à ce que vous fassiez deux erreurs consécutives.
La séquence moyenne chez une personne ‘saine’ est de 6 chiffres. Elle est environ de 4 chez une personne souffrant de troubles cognitifs légers ou de la maladie d’Alzheimer (au stade léger). Ce n’est cependant pas un test fiable pour détecter une démence.
Astuce: une manière d’optimiser sa performance est de grouper les chiffres de manière rythmée.
356
258
3569
7584
52364
58721
235984
124698
3215698
4587212
47632987
65214963
426358713
256985412
2365894712
2136524872
TEST
Un petit test rapide pour évaluer votre fluence verbale, c’est-à-dire la facilité à laquelle vous êtes capable d’énoncer des mots durant une période donnée.
Il suffit d’avoir une montre ou idéalement, une personne qui vous chronomètre.
Voici le test :
Nommer un nombre maximal d’animaux en une minute.
Un nombre de 18-20 est considéré comme ‘normal’
Vous pouvez recommencer en changeant de catégorie (ex. fruits).
OUVRAGES RÉCEMMENT PUBLIÉS
France des Incapables (la)
L. Bendali & N. Topalov, Le Cherche Midi, 2005
Les mystères du cerveau : Connaître et soigner
A. Debroise, Larousse, 2005
Tutelle et curatelle : Le droit des majeurs et des mineurs protégés N. Delecourt, & A.-S. España, Puits Fleuri, 2005.
Vous pouvez vous les procurer sur Amazone.
Stéphane Bastianetto, Ph.D.
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