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Neuromédia : Une publication sur le vieillissement cérébral pour les seniors et leur entourage
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Archives - Juin 2008 :

30/6/2008 - Inscrivez-vous et recevez gratuitement le dernier Magazine


ARTICLES RESERVES A NOS ABONNES
»»Le neurotransmetteur (rubrique SANTE/cerveau): après avoir abordé le rôle des vésicules –ces sphères qui renferment les neurotransmetteurs- dans la transmission synaptique, nous allons maintenant étudier un des principaux protagonistes de la transmission synaptique : le neurotransmetteur...
Pour consulter cet article sur le neurotransmetteur, veuillez vous rendre dans la rubrique SANTE/cerveau.

»» Évaluation de la plainte mnésique (rubrique SANTE/tests d`évaluation): une plainte mnésique ne doit pas être considérée comme un phénomène normal du vieillissement. Elles peuvent être le signe avant coureur d’un déclin cognitif, voire d’une démence. L’étude PAQUID de Bordeaux a montré en 2004 qu’il existait un lien entre l’expression d’une plainte mnésique au médecin et le risque de développer une maladie d’Alzheimer. Les résultats de cette étude indiquent que la grande majorité (79%) des sujets ayant développé une démence avaient ressenti des troubles de mémoire. Cependant, une très faible proportion s’en était plainte auprès de leur médecin. Le médecin devra lors de la consultation identifier des facteurs pouvant être le reflet de ces troubles: problème de santé, présence de troubles dépressifs et anxieux, changement de comportement, repli sur soi, absence d’activités, indifférence affective, labilité émotionnelle, réduction du langage, faible sentiment de maîtrise, forte tendance névrotique, mauvaise perception de ces capacités. Le sujet se plaignant de troubles de mémoire peut lui-même s’évaluer à l’aide d’un test dont la fiabilité a été validée en 1992 par leurs concepteurs.
Pour consulter l`article sur l’évaluation des plaintes mnésiques, veuillez vous rendre dans la rubrique SANTE/tests d’évaluation.

»» Mise au point sur les anti-inflammatoires: plusieurs études épidémiologiques et cliniques ont été publiées depuis le début de l’année sur les effets (préventifs et curatifs) des anti-inflammatoires dans la démence; avec des résultats contradictoires en apparence...
Pour consulter l´article sur les anti-inflammatoires veuillez vous rendre dans la rubrique SANTE/médicaments.

»» Mise au point sur les dernières recommandations concernant le déclin cognitif léger: diagnostic, traitements.
Pour consulter l´article sur le déclin cognitif léger, veuillez vous rendre dans la rubrique SANTE/troubles & maladies.


BREVES
»» La dépression survient chez plus de la moitié des patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC), ce qui les empêche de bien fonctionner dans leur vie quotidienne. La prévention de la dépression représente donc un objectif important. Une épreuve contrôlée et randomisée, a permis d’observer que des patients victimes d’un AVC et traités pendant 12 mois à l'escitalopram ou recevant une psychothérapie de résolution des problèmes diminuent de moitié les cas de dépression par rapport au groupe placebo. Il est noté que la psychothérapie de résolution des problèmes n'a pas donné de résultats significatifs par rapport au placebo en utilisant une méthode d'analyse en intention de traiter*. Source : Robert G. Robinson et al. Escitalopram and problem-solving therapy for prevention of poststroke depression: a randomized controlled trial JAMA. 2008;299:2391-2400
Cependant, cette façon de procéder est susceptible de biaiser les résultats car les groupe contrôle placebo et groupe traité risquent de n´être plus homogènes (en âge par exemple). Pour éviter ce biais et maintenir l´homogénéité des groupes, un essai doit être analysé en intention de traiter, consistant à inclure tous les patients préalablement répartis au hasard jusqu'à la fin de l'essai, quelque soit les problèmes de protocole pouvant survenir.

»» L’Association québécoise des personnes aphasiques (AQPA) publie un bref article sur l’aphasie à l´attention de nos lecteurs. L’aphasie, trouble qui se caractérise par une difficulté à utiliser ou à comprendre le langage, est provoquée par des dommages au cerveau (AVC, anévrisme, traumatisme crânien etc.). L'aphasie peut affecter l'une des fonctions suivantes du langage: l'élocution, l'écoute et la compréhension, la lecture, l'écriture et le calcul arithmétique. La personne adulte aphasique sait habituellement ce qu'elle veut dire, mais elle a de la difficulté à trouver, à organiser et à exprimer les mots et les phrases.
L’AQPA est fondée depuis 1982. Dès lors, elle a su prendre de l’ampleur et se faire une place au sein de notre société. Déjà, 26 années passées et elle cherche toujours à sensibiliser la population à l’aphasie, tout en continuant à offrir un lieu d’appartenance aux personnes aphasiques afin qu’ils puissent maintenir et développer leur capacité à communiquer. AQPA : Personne contact : Marjorie Dugas, Intervenante psychosociale. 4565 chemin Queen Mary. Montréal (Qc). H3W 1W5. Tel : (514) 277-5678 Courriel: aqpa@aphasie.qc.ca; Site web: www.aphasie.qc.ca
Cette article peut être consulté en cliquant sur ce lien (format PDF).

»» Un traitement avec l’antihypertenseur indapamide (un diurétique), associé ou non au périndopril (2-4 mg, un inhibiteur de l’enzyme de conversion à l’angiotensine), réduit de 40% la mortalité des personnes hypertendues (pression systolique supérieures à 160 mm de mercure) et âgées de 80 ans et plus. Les auteurs de cette étude réalisée chez 3845 patients soutiennent que le traitement de l’hypertension* chez les personnes très âgées est sans danger (contrairement à ce qui avait été suggéré auparavant). Source : Beckett NS et al. Treatment of hypertension in patients 80 years of age or older. N Engl J Med 2008 May 1 358(18):1887-98
* Dans cette étude l’objectif a été d’obtenir une pression de 150/80mm mercure.

»» Les enfants dont les parents sont atteints d’Alzheimer ont un risque sur cinq (22%) de développer la maladie, contre 6 à 13% en moyenne dans la population en général. Cette étude incluait 111 couples atteints tous les deux de la maladie et ayant 297 enfants. Soixante sept (soit 22,6% des 297 enfants) ont développé par la suite une maladie d’Alzheimer (âge moyen = 66 ans). Cette estimation est certainement sous-évaluée car la grande majorité (près de 80%) des personnes à risque qui n’ont pas développé la maladie avaient moins de 70 ans lors de la publication des résultats. L’allèle E4 de l’apolipoproteine E, qui est une gène de susceptibilité augmentant le risque des formes tardives de la maladie, explique en grande partie ces résultats, mais il existe certainement selon les auteurs d’autres gènes de susceptibilité non identifiés portés par les 111 couples ayant participé à l’étude. Ces résultats répondent aux besoins de certaines personnes dont les parents sont atteints de cette maladie, et soucieuses de connaître leur risque. Source : Arch Neurol. 2008;65:373-378.

»» Une large étude prospective* suggère que les troubles de l’odorat peuvent être un signe précoce de maladie de Parkinson (MP), bien avant l’apparition des troubles moteurs. Les auteurs de cette étude américaine ont en effet constaté que les sujets ayant un faible score à un test olfactif avaient 5 fois plus de risque de développer une MP.
*Cette étude réalisée à Honolulu (Honolulu-Asia Aging Study) portait sur 2267 hommes âgés de 71 a 95 ans qui ont été suivis pendant 8 ans. Tous les participants ont réalisé un test olfactif (Brief Smell Identification Test) au moins une fois durant l’étude. 35 des participants ont été diagnostiqués Parkinson durant le suivi.
Plusieurs hypothèses expliquent cette observation:
- Une atteinte précoce des neurones des bulbes olfactifs dans la maladie de Parkinson. Des études par neuroimagerie ont en effet permis d’observer des lésions appelées corps de Lewy dans ces structures.
- Un dérèglement de la neurogénèse (production de nouveaux neurones) dans le bulbe olfactif qui est habituellement le siège d’une importante neurogénèse.
Ce test peut être peut être un moyen rapide et peu onéreux d’identifier des personnes à risque de maladie de Parkinson. Source: G. Webster Ross, MD Annals of Neurology. 2008;63:167-173.

»» Le cilostazol, inhibiteur de la phosphodiestérase III qui possède des propriétés vasodilatatrices et anti-agrégantes, serait aussi efficace que l’aspirine pour prévenir un accident cardiovasculaire récurrent, et semble avoir moins d’effets secondaires, d’après une étude chinoise. L’étude suggère que le cilostazol pourrait être une alternative plus sûre à l’aspirine pour les patients victimes d'un AVC et aynat un risque d'hémorragie cérébrale. The Lancet Neurology, Volume 7, Issue 6, Pages 494 - 499, June 2008

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