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Archives - Janvier 2009 :
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»» Mise au point sur l’efficacité des agonistes dopaminergiques dans le traitement de la maladie de Parkinson.
La lévodopa est le médicament le plus utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson. Elle traverse la barrière hémato-encéphalique (une paroi qui sépare le cerveau du sang) pour se rendre dans le cerveau où elle est convertie en dopamine. Cette conversion en dopamine explique certainement ses effets atténuants sur les symptômes parkinsoniens.
Bien que la lévodopa améliore les symptômes moteurs chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, un traitement de plus de 5 ans provoque des complications motrices sévères, probablement dues à la sévérité des troubles moteurs et la durée du traitement par la lévodopa.
Ces complications motrices peuvent être atténuées, pendant environ 3 ans, par une classe de médicaments appelés agonistes dopaminergiques. Ces médicaments sont la bromocriptine, la cabergoline, le lisuride, le pergolide, le piribédil, le pramipexole, le ropinirole et la rotigotine.
De récentes études utilisant des protocoles comparables ont permis de comparer de manière rigoureuse l’efficacité des agonistes dopaminergiques. Les essais cliniques pris en compte ont duré de 3 à 12 mois et répondent à des critères d’inclusion stricts : essais randomisés à double insu versus placebo ou lévodopa. La durée minimale (3 mois) et maximale (12 mois) de traitement se justifie respectivement par le besoin de parvenir à un équilibre posologique et par le fait d’éviter les biais liés à l’évolution de la maladie. L’âge moyen des malades - en majorité des hommes - se situe autour de 60 ans.
L’efficacité est mesurée par la variation du score de l’Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (UPDRS en abrégé) entre le groupe traité avec le médicament (avec ou sans lévodopa) et le groupe placebo (avec ou sans lévodopa). Plus la différence est élevée, plus le médicament est efficace.
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»» Evaluation des troubles parkinsoniens. La Unified Parkinson's Disease Rating Scale est l'échelle évaluant la sévérité de la maladie de Parkinson. Elle comprend quatre aspects: état mental, comportement et humeur; activités de la vie quotidienne; état moteur et complications du traitement. Pour consulter l'article, accédez à la rubrique Tests d’évaluation des capacités de la personne âgée
»» Etanercept. Le cerveau n’est pas un organe privilégié exempt de toute attaque du système immunitaire. Il peut être la cible d’une inflammation que la communauté scientifique appelle neuroinflammation. La neuroinflammation est un phénomène qui se définit par une réponse localisée suite à une atteinte d`un tissu du système nerveux central. Les atteintes neuro-inflammatoires, au premier rang desquelles la sclérose en plaques résulte d'interactions entre le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et le système immunitaire, mettant en jeu des médiateurs cellulaires et moléculaires appelés cytokines. Ces interactions reposent sur le trafic de cellules du système immunitaire (ex. les lymphocytes T) entre le sang et le cerveau. Jusqu’au début des années 80, les chercheurs pensaient que la neuroinflammation était seulement provoquée par une invasion de leucocytes (globules blancs) dans le cerveau de malades dont la barrière hémato-encéphalique (paroi séparant le cerveau du cerveau) est devenue poreuse (par exemple lors d’un AVC, un traumatisme crânien ou une sclérose en plaques). Il est maintenant admis que la neuroinflammation est avant tout un phénomène local au cours duquel les cellules gliales - microglie et astrocytes - anormalement activées s`attaquent aux neurones se trouvant à proximité.
Certaines affections neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson, l’AVC et la maladie d’Alzheimer sont considérées comme des maladies neuro-inflammatoires chroniques, impliquant des molécules appelées cytokines (interleukines 1 et 6, TGF-beta et TNF-alpha). Une de ces cytokines serait particulièrement impliquée dans la maladie d’Alzheimer: le TNF-alpha (pour facteur de nécrose tumorale). Le développement de molécules ayant la propriété de bloquer l’action du TNF-alpha ont incité la communauté médicale à tester l’une d’entre elles (l’étanercept) dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Une équipe américaine (Institute for Neurological Research, Los Angeles, USA) a observé une amélioration très rapide de l’état cognitif d’un patient atteint d’Alzheimer ayant reçu une injection d’étanercept deux heures auparavant. Ces résultats prometteurs ouvriraient la voie à une nouvelle stratégie thérapeutique s’il s’avèrent être confirmés.
Pour consulter l'article, accédez à la rubrique Médicaments & Compléments alimentaires
»» Stimulez vos facultés cognitives (mémoire à court terme, attention, raisonnement, logique...) en effectuant nos tests.
BREVES
»» Qu’appelle-t-on complications motrices?
Les complications motrices surviennent cinq à dix ans après le début du traitement à la lévodopa. Elles durent de quelques minutes à quelques heures et se caractérisent par :
- une akinésie de fin de dose : la durée d’action de la lévodopa diminue de moitié car le nombre de neurones dopaminergiques intacts décroît (c'est une des principales raisons).
- Etat «on-off» : la mobilité devient anormale, de type "parkinsonien", en quelques minutes.
- Dyskinésies de début et fin de dose : mouvements anormaux involontaires de type dystoniques et balliques, localisés aux membres inférieurs.
- Dyskinésies de milieu de dose : mouvements anormaux involontaires de type choréiforme (brusque), localisés à la tête, au tronc et aux membres supérieurs.
- Dystonies de la période «off». Ces troubles du tonus sont observés chez un tiers des patients traités à la lévodopa.
»» Une recherche menée à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas (Montréal) pourrait contribuer à une détection et un traitement plus précoces de la maladie d’Alzheimer. Menée par Rémi Quirion,Ph.D., directeur scientifique du Douglas, cette étude est la première à mettre en évidence le rôle de la transthyrétine (TTR), un gène qui intervient dans les troubles de la mémoire liés au vieillissement. À l’aide d’essais effectués sur des animaux, leur étude a démontré que ceux dont l’activité de la TTR était plus faible avaient plus de chances de connaître des déficits de mémoire comparativement à ceux dont le niveau d’activité était élevé. Ces résultats ont été confirmés en supprimant ce gène chez des souris. Celles-ci ont montré d’importants déficits de mémoire en vieillissant, suggèrant que la TTR joue un rôle dans l’amélioration des connections entre les cellules cérébrales (les neurones). Une diminution de l’activité du gène entraînerait la rupture des connections, ce qui provoquerait des troubles de la mémoire. « Le vieillissement cérébral est un processus complexe qui s’accompagne de modifications moléculaires qui peuvent conduire à des troubles de la mémoire, souligne Rémi Quirion. Notre étude, qui combine des démarches comportementale, génétique et moléculaire, met en évidence le rôle de la TTR dans ce processus. » Cette étude, intitulée « Transthyretin: A key gene involved in the maintenance of memory capacities during aging (La transthyrétine, un gène clé dans le maintien des capacités de mémorisation lors du vieillissement) » a été publiée dans un numéro récent de Neurobiology of Aging 2008 Nov 29:1721-32.
»» Une étude menée par une équipe américaine sur 3000 personnes âgées de plus de 75 ans indique qu’un extrait de ginkgo biloba ne réduit pas le risque de développer une démence chez les individus en bonne santé mentale ou souffrant de déficit cognitif léger. Aucun effet préventif n’a également été rapporté sur les accidents vasculaires cérébraux. JAMA. 2008;300(19):2253-2262
LIVRES
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Violences invisibles : Reconnaître les situations de maltraitance envers les personnes âgées de Robert Hugonot.
Aucun dispositif de prévention de la maltraitance envers les personnes âgées ne remplacera l'expérience et l'expertise. Savoir lire au-delà des apparences et suspecter devant certains faits qu'il s'agit d'une maltraitance est un impératif pour les médecins, les psychologues, les juges et les travailleurs sociaux, et finalement chacun d'entre nous. Ces récits sont de véritables cas d'une clinique du quotidien à domicile ou en institution. En les publiant, leur auteur vise autant à révéler et dénoncer qu'à former et prévenir. Les situations que vivent les personnes âgées sont toujours plus complexes qu'on ne l'imagine. Si l'ouvrage cependant s'achève sur les récits émouvants de " vieillesses rédemptrices ", il reste ce dont nous avertit d'emblée l'auteur : " Certaines de ces observations sont livrées au lecteur dans la nudité de leur cruauté. C'est pour mieux rendre compte de leur caractère odieux. Car nous sommes ici plongés dans la dissimulation des intentions et des actes ; voire même dans leur caricature, qui rend un meurtre humanitaire ou une maltraitance salvatrice. ".
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