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Archives - Novembre 2009 :
30/11/2009 - Inscrivez-vous et recevez gratuitement le dernier Magazine
»» Une équipe de chercheurs du Douglas redéfinit le rôle d’une région du cerveau active dans l’organisation de la mémoire.
Une équipe de chercheurs en neurosciences de l’Institut Douglas (Montréal, Canada) a découvert que l’hippocampe, cette partie du cerveau jouant un rôle essentiel dans l’organisation de la mémoire spatiale et épisodique, cachait sa propre horloge.
Les résultats de leur étude, publiés dans la très respectée revue scientifique Nature Neuroscience, pourraient avoir des répercussions majeures sur la façon dont on étudie la production de certains de nos souvenirs.
Cette horloge, mieux connue par le terme rythme Thêta, intéresse depuis longtemps les scientifiques car il a été clairement démontré qu’il joue un rôle primordial dans la mémoire.
Depuis une soixantaine d’années, on croyait que l’hippocampe devait le rythme des activités de ses neurones à un circuit extérieur, régi par les cellules nerveuses du septum situées à proximité de l’hippocampe. "Selon nos expériences, nous avons plutôt observé que le générateur de rythmes Thêta de l’hippocampe est enfoui profondément dans cette partie du cerveau" révèle Sylvain Williams, Ph.D., auteur principal et professeur agrégé au département de psychiatrie de l’Université McGill. Ce rythme est créé par l’activité de milliers de neurones qui déchargent leurs messages, s’arrêtent, puis reprennent leur travail, initiant ainsi des "vagues" d’énergie dont on mesure la fréquence. La fréquence de l’hippocampe, la plus puissante du cerveau, est de 7 Hertz.
Cette découverte redéfinit le rôle des interactions physiologiques de l’hippocampe et pourrait prendre toute son importance chez les humains en identifiant les marqueurs d’un dysfonctionnement de la mémoire, comme par exemple dans le cas de la maladie d’Alzheimer.
Si certaines théories antérieures anticipaient l’autonomie ou l’existence de cette horloge interne de l’hippocampe, il n’y avait pas d’expérience pour le confirmer. Sylvain Williams a pu mener ses expériences en appliquant une technique unique et innovatrice d’observation de l’hippocampe qu’il a lui-même conçu avec deux étudiants et co-auteurs de l’étude, Romain Goutagny et Jesse Jackson. La méthode traditionnelle d’observation, consistant à utiliser des "tranches" de cerveau, ne permet pas de mesurer les circuits internes de l’hippocampe et donc de voir des rythmes. L’équipe de Sylvain Williams a plutôt utilisé l’hippocampe complet de modèles animaux et a pu ainsi mesurer, in vitro et par ’électrophysiologie, des séquences d’oscillation d’une durée suffisante pour observer que ’hippocampe générait de façon indépendante la cadence de son propre rythme.
Ces résultats font déjà l’objet d’une attention particulière puisque le euroscientifique Edvard Moser et sa collègue Laura Colgin, des sommités mondiales dans l’étude du cerveau, commenteront l’impact de cette découverte dans la section News and Views, de la même revue Nature.
»» Dans le cadre de la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, les consultations mémoire situées dans les hôpitaux français proposent à toute personne présentant des troubles de la mémoire et/ou des troubles cognitifs (troubles du raisonnement, du jugement, de la compréhension…) une consultation d’évaluation de ces troubles.
La consultation mémoire permet soit de rassurer les personnes exprimant une plainte amnésique mais n’ayant pas de syndrome démentiel, soit de diagnostiquer avec fiabilité un syndrome démentiel et le type de maladie.
Le Ministère de la santé et des sports a diligenté en octobre 2009 une enquête afin d’étudier le délai moyen pour obtenir un rendez-vous auprès d’une consultation mémoire en 2009.
Les principaux enseignements de l’enquête sont les suivants : la majorité des structures contactées (78%, soit 321 structures) ont proposé un rendez-vous; le délai moyen de rendez-vous est très correct, à hauteur de 51 jours pour l’ensemble des consultations. A noter que dans 39% des cas, le rendez-vous est donné sous deux semaines. Plus largement, dans 79% des cas, il est inférieur à 3 mois.
70% des personnes interrogées qualifient ces chiffres de normaux. Dans 21% des cas, ces mêmes personnes déclarent que le délai est plus long.
Plus de la moitié (57%) des structures contactées ont proposé un rendez-vous au cours de l’appel. Cependant, 21% des structures contactées ont accepté de donner un rendez-vous mais ont précisé qu’une validation préalable du médecin généraliste était indispensable. Enfin, 22% des structures n’ont pas donné de rendez-vous. Dans la majorité des cas (66%), la raison invoquée était l’absence d’un courrier du médecin accompagnant la demande.
»» Une étude suggère qu’un changement de traitement médicamenteux peut augmenter le risque de chutes chez les patients octagénaires. Six catégories de médicaments ont été examinés dans cette étude : un médicament agissant sur le système gastro-intestinal, un hypoglycémiant, un antibiotique, un analgésique, un médicament traitant une maladie cardiovasculaire et un médicament agissant sur le système nerveux central.
Un changement de traitement est défini comme la prescription d’un nouveau traitement, un changement de dose, ou un arrêt de traitement. Il apparaît que seuls les médicaments agissant sur le système nerveux central (ex. antipsychotique, sédatif, antidépresseur, anti-épileptique) sont associés à une augmentation (+240 %) du risque de chute. Source: Geriatric nursing Volume 30, Issue 5, Pages 334-340, 2009
»» Les médicaments psychotropes sont généralement prescrits dans le traitement des troubles comportementaux chez les personnes âgées. Cer dernières sont particulièrement sensibles aux effets secondaires provoqués par ces médicaments. Une revue publiée dans le Journal of Gerontological Nursing fait le point sur les bonnes pratiques d’utilisation de ces médicaments, en mettant l’accent sur les risques encourus par les patients âgés. Source: Journal of Gerontological Nursing Vol. 35 No. 9 September 2009
»» Cet article décrit la prise en charge par le personnel soignant d’un patient ayant reçu l‘autorisation de quitter l’hôpital suite à une pneumonie. L’évaluation de ce patient inclut celle de ses capacités fonctionnelles et cognitives, le risque de chute, le changement de comportement, son environnement social et domestique et le traitement pharmacologique post-opératoire. Les différentes approches adoptées par le personnel soignant sont également abordées. Source: Journal of Gerontological Nursing Vol. 35 No. 9 September 2009
»» Un abonné de www.neuromedia.ca souhaite informer, par l’entremise de cette lettre de diffusion, ces collègues francophones sur ses différentes activités.
Formateur en gérontologie, il organise de façon régulière des séminaires de six jours sur "l'accueil gérontologique". Ces séminaires s'adressent aux personnels des maisons de retraite, de repos et de soins. Le contenu repose sur la découverte par le personnel encadrant de ce qu'est la personne âgée indépendante et dépendante.
Sa deuxième occupation est la restauration des personnes âgées en institution et en département gériatrique hospitalier. Il a récemment publié un livre intitulé "Restauration et gastronomie des personnes âgées en institution" (éditions B.P.I.; Site web).
Voir la description du livre
à la page suivante.
Ses coordonnées :
Yves van de Calseyde
Certified Gestalt practitioner
yves@training-international.org
Leuvensesteenweg 388/b2.
BE - 1932 St-Stevens Woluwe
Tel/fax + 32 (0)2 725 23 90
BE 425 165 153
Training International sprl/bvba
Site web
»» Le gouvernement du Québec et une société de la famille Chagnon lancent un fonds de 200 millions $ sur 10 ans pour les proches aidant les personnes malades à domicile.
Le fonds sera doté de 150 millions $ provenant du gouvernement du Québec et de 50 millions $ provenant de Sojecci II ltée, une société de la famille Chagnon.
Le fonds, annoncé lors du budget 2008-2009, doit servir à soutenir les organismes sans but lucratif qui viennent en aide aux proches aidants, en leur offrant du répit, de l'accompagnement ou du soutien moral.
Une somme de 10 millions $ avait déjà été accordée par Québec depuis le budget de 2007-2008.
Avec le nouveau fonds, ce sont donc 30 millions $ par année qui seront consacrés au soutien aux proches aidants, a précisé lundi la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, lors d'une conférence de presse à Montréal, aux côtés d'André Chagnon, président de Sojecci II ltée.
"On dit souvent que les consultations et les rapports, ça dort sur les tablettes et qu'on ne fait rien, bien je peux vous dire que ce n'est pas vrai", a dit la ministre Blais aux gens réunis à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.
"J'ai écouté votre cri du coeur. Je n'ai pas de baguette magique mais, quand même, on fait vraiment un pas pour soutenir plus les proches aidants. Et je suis certaine que cette société de gestion va porter fruit", a-t-elle ajouté.
Environ 75 pour cent du montant sera accordé aux proches qui aident une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, alors que 25 pour cent sera consacré à l'ensemble des autres incapacités ou maladies, a précisé la ministre Blais.
Présent à l'annonce de la ministre, Sandro Di Cori, directeur général de la Fédération québécoise des sociétés Alzheimer, a dit apprécier l'investissement, tout en admettant qu'il ne comblera pas la majorité des besoins.
"Ce projet-là est une excellente nouvelle mais, en partant, on sait que la demande est immense. Ca répond quand même à des besoins qui sont criants. Ca vient colmater une brèche importante dans le système", a-t-il affirmé en entrevue.
Les proches aidants ont besoin de différentes formes de soutien, précise-t-il. "Ces gens-là sont sollicités beaucoup, ont des emplois à temps plein et doivent s'occuper d'un parent malade, dans plusieurs cas, donc ils ont besoin de repos et de ressources pour les aider dans cet accompagnement-là", rapporte-t-il.
»» Le congrès de l’International Conference on Alzheimer's Disease qui s’est déroulé à Vienne n’a pas livré de nouvelles très encourageantes dans le domaine de la thérapeutique. Ainsi, les résultats de phase 3 concernant le rosiglitazone (antidiabétique oral) ont donné des résultats négatifs, de même que ceux portant sur le valproate (anti-épileptique) et le DHA (acide gras du groupe des oméga 3). Il en va de même des essais cliniques de phase 2 portant sur l’AZD3480 (un agoniste des récepteurs nicotiniques) et sur l’implant mensuel du donépézil (le mimopezil). Enfin, il n’a pas été possible de mettre en évidence une diminution du risque de survenue de maladie d’Alzheimer chez les sujets traités avec des anti-inflammatoires non stéroidiens.
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