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Neuromédia : Une publication sur le vieillissement cérébral pour les seniors et leur entourage
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Archives - Septembre 2009 :

30/9/2009 - Inscrivez-vous et recevez gratuitement le dernier Magazine

»» Une étude allemande a mis au point un test de reconnaissance d’objet permettant de distinguer les patients Alzheimer ou souffrant de déficit cognitif léger (DCL) de ceux atteints d’une autre forme de démence (démence fronto-temporale, démence vasculaire). Les scores obtenus aux tests de rappel des mots et de reconnaissance d’objet, ainsi qu’au test des mots (CERAD Word list savings) permet de distinguer avec une spécificité de 90% les différentes catégories de patients. En effet, les patients Alzheimer reconnaissent moins bien les objets que l’examinateur leur présente et ont un plus faible score au test des mots que ceux souffrant de démence vasculaire ou de démence fronto-temporale. Source: Dement Geriatr Cogn Disord. 2009;28(2):159-67. Contact: helmut.hildebrandt@uni-oldenburg.de

»» Selon une étude prospective autrichienne portant sur 500 individus âgés de 75 ans et plus, les benzodiazépines (BZD) sont prescrites chez 14% des patients. Les patients traités aux BZD ont un score plus élevé sur les échelles d’évaluation de l’anxiété et de dépression. Moins d’un tiers de ces patients sont également traités avec un antidépresseur. Les auteurs concluent que la prescription inappropriée de BZD est fréquente chez les personnes âgées, masquant dans la plupart des cas une dépression sous-jacente. Les échelles utilisées dans cet article sont le Hamilton Depression Rating Scale (HAMD), le Geriatric Depression Scale (GDS) et le Spielberger State-and Trait Anxiety Inventory subscales (STAI).

»» Une revue ayant étudié le lien entre diabète et maladie d’Alzheimer revient sur le rôle du diabète en tant que facteur de risque du déclin des fonctions cognitives. Cette rôle délétère est probablement lié au fait que le diabète s’accompagne de maladies cérébrovasculaires. Cependant le lien entre diabète et maladie d’Alzheimer est plus obscur. En analysant les résultats de quatorze études, les auteurs en concluent que le diabète augmente en moyenne de 59% le risque de maladie d’Alzheimer (variation allant de 15% à 170%). Journal of Alzheimer's Disease, Volume 16, Number 4 / 2009

»» L’agressivité des patients en milieu hospitalier constitue un défi pour le personnel de santé. Dans cette revue, les auteurs abordent les trois questions suivantes: 1. A quels types de comportement agressif les soignants font-ils face? 2. Dans quelles situations ces comportements surviennent-ils? 3. Quelles sont les stratégies pour empêcher ces comportements? En se basant sur une vingtaine de publications, les auteurs ont constaté que tous les formes d’agressivité physique et verbale surviennent dans les établissements de santé. Les soins personnels apportés aux patients constituent la cause la plus fréquente d’agressivité. Le traitement médical, des stratégies comportementales préventives et les mesures adoptées par les institutions sont les moyens les plus utilisés pour empêcher les comportements agressifs. Les auteurs soulignent également qu’il existe des situations qui, au contraire, facilitent ce trouble comportemental, et souvent ignorées par le personnel soignant. Source : Geriatric Nursing Volume 30, Issue 3, Pages 174-187 (May 2009)

»» Un questionnaire d’évaluation des plaintes subjectives de mémoire a été développé et validé dans cet article. Les scores obtenus à ce test (en anglais the Subjective Memory Complaints Questionnaire ou SMCQ) sont corrélés à ceux obtenus aux tests neuropsychologiques d’évaluation de la mémoire utilisés dans le milieu hospitalier (Camdex Memory Complaint Questionnaire, Seoul Informant Report Questionnaire for Dementia et Consortium to Establish a Registry for Alzheimer's Disease). En outre, les scores obtenus au SMCQ permettent de distinguer une personne saine d’un patient avec démence, confirmant la fiabilité de ce test pour l’évaluation des plaintes mnésiques subjectives. Source : Dement Geriatr Cogn Disord 2009;27:310-317

»» Une publication fait le point sur le traitement pharmacologique de l’apathie chez les patients souffrant de maladies neurodégénératives, en se basant sur les résultats de 35 études cliniques. La plupart de ces études rapporte un léger effet bénéfique des inhibiteurs de cholinestérase. Cependant, selon les auteurs, il n’existe pas de preuve suffisante permettant de conclure à une efficacité d’un traitement médicamenteux sur l’apathie. Des études incluant un plus grand nombre de participants sont nécessaires. Source: Dementia and Geriatrics Cognitive Disorders, Vol. 28, No. 1, 2009

»» Une étude randomisée a évalué l’efficacité de la musique sur l’anxiété et la dépression chez des patients Alzheimer (stade léger à modéré), sur une période de 24 semaines. Les résultats démontrent que la musique diminue l’anxiété et la dépression pendant une durée de 16 semaines. Cet effet bénéfique perdure pendant 8 semaines après l’arrêt du traitement. Les auteurs concluent que la musicothérapie peut être intégrée dans un programme de prise en charge des malades atteints d’Alzheimer. Source: Dementia and Geriatrics Cognitive Disorders, Vol. 28, No. 1, 2009

»» Selon le rapport World Alzheimer Report publié par l’Association Alzheimer's Disease International, il y a environ 35,6 millions de personnes atteintes de démence dans le monde. C’est une augmentation de 10% par rapport à 2005. La prévalence de la démence devrait doubler tous les 20 ans selon ce même rapport. 40 à 75% des aidants souffrent de troubles psychologiques, dont 15 à 32% de dépression. Le rapport global (en anglais) est disponible à l’adresse suivante.

»» L’effet bénéfique d’une greffe de neurones dans les maladies neurodégénératives est remis en question. En effet, il a été montré que les neurones transplantés chez un malade parkinsonien sont atteints de la même pathologie que les neurones de l’hôte. C’est également le cas dans la maladie d’Huntington. Les chercheurs concluent que le processus de mort neuronale se transmet aux neurones greffés, une observation qui ne plaide pas en faveur de la poursuite des essais. Source : PNAS vol 106, 12483-12488, 2009.


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