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Anti-hypertenseurs
Impact des antagonistes de l'angiotensine sur le risque de démence
Juin 2010
Objectif de l'étude: les inhibiteurs de l'angiotensine II et de l'enzyme de conversion de l'angiotensine diminuent-elles le risque de détérioration des fonctions cognitives liée ou non à une maladie d'Alzheimer?
Caractéristiques de l'étude : étude prospective portant sur plus de 800000 personnes de plus de 65 ans avec des antécédents cardiovasculaires. Ces personnes sont réparties en fonction de leurs traitements thérapeutiques et ont été suivies pendant 4 ans :
Groupe 1 : personnes recevant un antagoniste de l'angiotensine,
Groupe 2 : personnes recevant un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine II
Groupe 3 : personnes recevant un bêta-bloquant ou un inhibiteur calcique.
Résultats: le risque d'apparition d'une démence était plus faible chez les personnes du groupe 1, par rapport à celle du groupe 2 (-19%) et du groupe 3 (-24%).
De plus les personnes souffrant d'une maladie d'Alzheimer et recevant un antagoniste de l'angiotensine (groupe 1) avaient un risque diminué (-49%) d'entrer en institution et un risque moindre (- 17%) de décès, comparé par rapport aux patients du groupe 3. Ce risque est également moins élevé si l'on compare le groupe 1 au groupe 2 (respectivement -37% et -15%)
Conclusion: cette étude prospective suggère que les antagonistes de l'angiotensine ont un effet préventif chez des personnes saines et souffrant de maladie d'Alzheimer.
Ces résultats doivent être confirmés par des essais cliniques.
Pour rappel: les médicaments qui ont démontré leur efficacité dans le traitement de l'hypertension artérielle sont:
- Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (ex. captopril, l'énalapril, lisinopril, périndopril, quinapril et la ramipril).
- Les antagonistes de l'angiotensine II (ex. candésartan, éprosartan, irbésartan, losartan).
- Les bêta-bloquants, diurétiques, inhibiteurs calciques.
Source: Li NC et al. Use of angiotensin receptor blockers and risk of dementia in a predominantly male population : prospective cohort analysis. Brit Med J. 2010
Effet préventif des inhibiteurs calciques dans la maladie de Parkinson
Juin 2010
Une étude réalisée au Danemark a évalué l'effet préventif de la classe des inhibiteurs calciques (ex. dihydropyridine, amlodipine) dans l'apparition de la maladie de Parkinson. Les auteurs ont identifié, entre 2001 et 2006, 1 931 patients chez qui un diagnostic de maladie de Parkinson avait été posé.
Résultats : les personnes qui avaient pris régulièrement une dihydropyridine* (à l'exclusion de l'amlodipine) jusqu'à 2 ans avant le diagnostic de maladie de Parkinson avaient un risque diminué de 27% de développer la maladie, comparées au groupe témoin compsé de plus de 9000 sujets. Cette baisse ne dépend ni de la durée du traitement ni de de la dose prescrite. En revanche, les autres classes d'antihypertenseurs (en particulier l'amlodipine) n'avaient aucun effet préventif.
* Les dihydropyridines contrairement à amlodipine traversent la barrière hémato-encéphalique et pénètrent ainsi dans le cerveau.
Source: Ritz B et al. L-type calcium channel blockers and Parkinson disease in Denmark. Ann Neurol. 67:600-606 (2010).
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