English
Neuromédia : Une publication sur le vieillissement cérébral pour les seniors et leur entourage
Accueil Santé Droit Magazine Agenda Livres À propos Contact
Cerveau Troubles & maladies Tests d'évaluation Médicaments Soins Exercices d'entraînement

Aspirine

Substance active
Acide acétylsalicylique

Etudes cliniques

Accident vasculaire cérébral

Il n'est pas certain que l'aspirine empêche l'apparition d'un accident cérébral d'origine ischémique.

En revanche, l'aspirine semble prévenir le risque de rechute chez les personnes à risque ayant été victimes d'une attaque cérébrale transitoire ou durable. La combinaison de l'aspirine avec d'autres médicaments ayant la propriétés d'inhiber l'agrégation des plaquettes (ticlopidine, clopidogrel) semble être plus efficace que la prise d'aspirine seule.

Rappel

Un accident cérébral est provoqué par l'obstruction partielle ou totale d'une artère cérébrale. Le glucose et l'oxygène ne sont plus transportés par le sang dans le cerveau, entraînant la mort des neurones dans une ou plusieurs régions du cerveau.

Cet accident peut être :

   - transitoire si les symptômes ne persistent pas plus de 24 heures (c'est l'accident ischémique transitoire ou AIT) ou

   - durable, et donc plus grave (on parle d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral ou d'AVC).

Les personnes ayant subi un AIT sont des personnes à risque car leur risque d'être victimes d'un infarctus cérébral est plus élevé.

L'infarctus cérébral est, dans le principe, similaire à l'infarctus du myocarde, sauf qu'il touche le cerveau ! la grande majorité (80%) des infarctus sont d'origine ischémique, provoqués par un caillot sanguin se développant sur les plaques d'athérome situés les parois des artères. Un peu moins de 20% des infarctus sont d'origine hémorragique, provoqués par la rupture d'une artère cérébrale.

Les moyens préventifs admis à ce jour sont : la modification du style de vie, le contrôle de la pression sanguine, des taux de cholestérol, du diabète et de la fibrillation atriale.

Maladie d'Alzheimer

La consommation régulière d'aspirine semble réduire le risque de développer une maladie d'Alzheimer. Cependant, ces résultats restent à confirmer. De plus, la communauté scientifique déconseille aux sujets âgés d'en consommer sans consulter un médecin.

Déclin des fonctions cognitives

Il semble que l'aspirine à faibles doses freine le déclin des fonctions cognitives chez la personne âgée.

Démence vasculaire

L'on ne sait pas à ce jour si la consommation régulière d'aspirine diminue le risque de développer une démence vasculaire. Il n'existe en revanche aucune évidence démontrant que l'aspirine est efficace chez les patients atteints de démence vasculaire.

La démence vasculaire est la forme de démence la plus courante après la maladie d'Alzheimer (20% du total des démences). Elle résulte d'une mauvaise irrigation des neurones provoquée par un infarctus cérébral unique, par des infarctus multiples ou par une hémorragie cérébrale (plus rare). Ces lésions cérébrales sont en général diffuses.

Contre-indications - mises en garde - précautions

L'aspirine est contre-indiquée ou doit être prise avec précaution chez les personnes (liste non exhaustive):

  • Allergiques aux salicylates ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens.
  • Souffrant ou ayant un antécédent d'ulcère gastrique ou duodénal.
  • Souffrant d'une maladie hémorragique.
  • Souffrant d'insuffisance rénale.
  • Asthmatiques.
  • Prenant d'autres médicaments (anticoagulants oraux, glucocorticoïdes, insuline, diurétiques...).

Effets indésirables

Effets gastro-intestinaux (ulcères gastriques, nausées, douleurs abdominales, diarrhée...), syndromes hémorragiques, effets sur le système nerveux central (bourdonnements d'oreille, céphalées)...

Publications

Nilsson SE et alii. Does aspirin protect against Alzheimer's dementia? A study in a Swedish population-based sample aged > or =80 years. Eur J Clin Pharmacol. 59:313-319, 2003.

Peacock JM et alii. Association of nonsteroidal anti-inflammatory drugs and aspirin with cognitive performance in middle-aged adults. Neuroepidemiology 18:134-43, 1999.

Rands G et alii. Aspirin for vascular dementia (Cochrane Review). In: The Cochrane Library, Issue 1, 2004. Chichester, UK: John Wiley & Sons, Ltd.

Sacco RL et Elkind MS. Update on antiplatelet therapy for stroke prevention. Arch Intern Med. 160:1579-1582, 2000.

Shepherd CE et alii. Histocompatibility antigens, aspirin use and cognitive performance in non-demented elderly subjects. J Neuroimmunol. 148:178-82, 2004.

Zandi PP et alii. Cache County Study Investigators. Reduced incidence of AD with NSAID but not H2 receptor antagonists: the Cache County Study. Neurology. 59:880-886, 2002.

Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.

Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d'une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.

Mise à jour : mars 2004

 

ImprimerImprimer
EnvoyerEnvoyer
RetourRubrique Médicaments
Accès des abonnés

Code d'abonné :

Mot de passe :

Mémoriser mes informations sur cet ordinateur

Liste de diffusion


envoyer