English
Neuromédia : Une publication sur le vieillissement cérébral pour les seniors et leur entourage
Accueil Santé Droit Magazine Agenda Livres À propos Contact
Cerveau Troubles & maladies Tests d'évaluation Médicaments Soins Exercices d'entraînement

Glossaire (Soins)

A

Activateur tissulaire du plasminogène. Médicament utilisé dans le traitement des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques. Il vise à dissoudre les caillots sanguins responsables de ces AVC.

Adjuvant. Médicament auxiliaire destiné à compléter la médication principale.

AINS. Anti-inflammatoires non stéroidiens (paracétamol, aspirine, iboprofène, naproxène, diclofénac etc.). Les effets secondaire des AINS peuvent être importants (allergies cutanées, toxicité rénale, antiagrégants plaquettaires excepté pour le paracétamol).

Analyse en intention de traiter. Des patients peuvent être retirés d´un essai clinique pour différentes raisons : arrêt prématuré du traitement de l’étude, absence de prise de ce traitement, mauvaise observance du traitement, prise d’un traitement interdit, inclusion de patients ne répondant pas aux critères d'inclusion, absence de suivi.

Antihypertenseur. Médicament permettant d’abaisser une tension artérielle anormalement élevée. Il y a plusieurs classes d'antihypertenseurs : les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC), les inhibiteurs calciques, les alpha et bêta-bloquants et les diurétiques. Des études ont montré que les antihypertenseurs diminuent le risque de la maladie d'Alzheimer et d’accident vasculaire cérébral.

Antipsychotique. Médicament utilisé dans le traitement des symptômes psychotiques tels que les idées délirantes, les manies et les hallucinations. Une nouvelle classe d’antipsychotiques (appelés antipsychotiques atypiques) a été récemment développée. Ces derniers (tels que la clozapine, l’olanzapine, le risperidone and la quetiapine) produisent des effets secondaires moins importants que les premiers antipsychotiques. Les antipsychotiques sont aussi appelés neuroleptiques.

B

C

D

E

Eprosartan. Ce médicament appartient à la classe des médicaments antihypertenseurs appelés antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II. Il bloque les effets de l'angiotensine II (peptide provoquant une augmentation de la pression du sang), ce qui entraîne une baisse de la pression artérielle.

Oestrogène. Terme pour désigner les hormones stéroïdes femelles. Ces hormones jouent un rôle dans le bon fonctionnement du cerveau. Certaines études cliniques suggèrent que les oestrogènes préviennent de la maladie d'Alzheimer.

Etude clinique contrôlée. Etude permettant de comparer le groupe recevant le médicament à l’essai au groupe contrôle.

Etude clinique de phase 1. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase 1 permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.

Etude clinique de phase 2. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.

Etude clinique de phase 3. Etude clinique faisant suite é l’àtude clinique de phase 2, portant sur un nombre important (au moins un millier) de patients. Les participants reçoivent soit la molécule à tester, soit un médicament standard.

Etude clinique en double aveugle (à double insu). Etude dans laquelle ni le médecin, ni le malade, ne savent dans quel groupe se trouve ce dernier. L’interprétation de l’efficacité du médicament n’est pas biaisée par l’impression du médecin et du patient.

Etude clinique en simple aveugle (à simple insu). Etude dans laquelle seul le médecin connaît les détails du traitement (c.-à-d. le médecin sait si le malade fait partie du groupe contrôle ou du groupe traité avec le médicament à l’étude).

Etude clinique ouverte. Etude dans laquelle le médecin et le patient connaissent le médicament que ce dernier prend. Il n’existe pas de groupe placebo (c.-à-d. groupe contrôle). L’essai clinique ouvert est l’opposé de l’essai en double aveugle.

Etude clinique randomisée. Etude dans laquelle les malades sont tirés au sort (c.-à-d. randomisés) afin d’être répartis soit dans le groupe recevant le médicament à l’étude, soit dans le groupe contrôle. La randomisation doit former des groupes homogènes.

Etude de suivi (ou de cohortes). Etude dans laquelle les personnes exposées à des facteurs de risque d'une maladie (p. ex. pesticides, médicaments) sont suivies pendant une période déterminée. Ce groupe est comparé à un groupe contrôle non exposé.

Etude longitudinale. Etude qui suit un groupe de personnes (par exemple un groupe de personnes âgées) durant une période donnée.

Etude par observation. Etude dans laquelle les partcipants sont simplement obsservés (ils ne reçoivent par exemple aucun traitement) durant une certaine période

Etude pilote. Etude initiale destinée à tester l’effet d’un médicament avant d’envisager l’élaboration d’une étude plus complète (voir étude clinique de phase 1).

Etude préclinique. Etude qui examine une molécule sur un modèle animal (en général le rongeur) et qui fournit des données sur son efficacité et sa toxicité. Elle précède (éventuellement) l’étude clinique.

Etude prospective. Etude au cours de laquelle les participants sont sélectionnés au début de l’étude et suivis au cours du temps (c’est le contraire de l’étude rétrospective). L’étude prospective suit les événements tels qu’ils arrivent.

Etude rétrospective. Etude au cours de laquelle des participants sont interrogés dans le but d’identifier des facteurs (par exe. l’hygiène alimentaire) ayant pu influer sur leur état de santé.

E

F

Food and Drug Administration (FDA). Organisme gouvernemental américain qui régit l’usage des médicaments aux États-Unis, y compris leur mise à l’essai et leur fabrication ; tout nouveau médicament doit être homologué par la FDA avant de pouvoir être mis en vente aux États-Unis.

G

GIR.Acronyme pour groupes iso-ressources répartissant les patients en fonction de leur perte d'autonomie. Il exsite 6 groupes GIR (GIR 1 à 6). GIR 1 correspond au groupe de personnes ayant perdu leur autonomie mentale, corporelle, locomotrice et sociale et dont les fonctions intellectuelles sont gravement altérées, alors que le GIR 6 regroupe les personnes qui ont préservé leur autonomie pour les actes de la vie quotidienne.

GMP. Acronyme pour GIR moyen pondéré. Il correspond au niveau moyen de dépendance des résidents d'un établissement de soins de longue durée. Plus le GMP est élevé, plus le niveau de dépendance des résidents est important. De manière générale, un GMP supérieur à 300 correspond à un établissement médicalisé. Un établissement dont le GMP est supérieur à 700 correspond à un hôpital gériatrique.

H

I

Imagerie par résonance magnétique (IRM). Méthode permettant de visualiser des tissus de l’organisme tels que les régions du cerveau. L’IRM utilise les propriétés des ondes électromagnétiques. Soumis à un champ magnétique intense, les atomes appelés protons présents dans les noyaux d’hydrogène de l’organisme s’orientent dans le même sens. Lors de l'examen, le champ magnétique est modifié, ce qui modifie l’orientation de ces atomes et provoque leur résonance. Les signaux émis lors de ce phénomène sont traités pour donner une image haute définition.

Immunothérapie. Traitement consistant à administrer des molécules qui vont stimuler les défenses immunitaires de l'organisme afin de lutter contre un maladie. Dans la maladie d'Alzheimer, l'immnothérapie consiste à dimunuer la production d'amyloïde dans le cerveau en stimulant le système immunitaire (immunothérapie active) ou en produisant des anticorps spécifiques se fixant sur le peptide amyloïde (immunothérapie passive).

Incidence. Nombre de nouveaux cas d'une maladie dans une population définie pendant une période donnée (généralement une année).

Inhibiteurs de la cholinestérase. L’acétylcholine (Ach en abrégé) est le neurotransmetteur de l’apprentissage et de la mémoire. Son déficit dans le cerveau est en grande partie responsable des troubles de mémoire observés chez les malades Alzheimer. Les médicaments donépezil, rivastigmine et galantamine sont appelés inhibiteurs de cholinestérase car ils inhibent la cholinestérase, une enzyme qui dégrade naturellement l’Ach; d’où une augmentation d’Ach dans le cerveau.

Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine. Classe de médicaments (e.g. benazepril, captopril, lisinopril, ramipril)utilisés dans le traitement de l’hypertension et des maladies cardiaques. Ces médicaments inhibent la formation de l’angiotensine II. L’angiotensine II est une molécule chimique qui entraîne une contraction des vaisseaux et ainsi une élévation de la pression artérielle.

Inhibiteur de recapture. Une fois libéré par le neurone, un neurotransmetteur est capturé par celui-ci, conduisant à une diminution de sa concentration dans le cerveau. Un inhibiteur de recapture est une molécule (par exemple un médicament) qui va bloquer la capture d’un neurotransmetteur, entraînant une augmentation de celui-ci. A titre d’exemple, certains antidépresseurs (tels que le Prozac) sont des inhibiteurs de recapture de la sérotonine.

J

K

L

Lévodopa. Médicament couramment utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson.

M

Méta-analyse. Démarche consistant à faire une synthèse objective de résultats d’essais cliniques (par ex. sur l’efficacité d’un médicament).

Monothérapie. Traitement n’impliquant qu’un seul médicament, par opposition à la thérapie de combinaison.

N

Nano-médicament. Molécule qui va être dirigée de manière précise sur une cible thérapeutique : un gène, une protéine, une cellule, un tissu ou un organe. Cela nécessite son transport (appelé vectorisation) à l’endroit précis de la cible.

Nitrendipine. Médicament utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle. Elle bloque l'entrée du calcium dans les cellules du coeur et des artères, favorisant la baisse de la pression artérielle.

O

P

Placebo. Médicament factice ne contenant aucune substance active (du latin ‘je plairai’).

Polysomnographie. Examen consistant à enregistrer les signaux respiratoires et ceux permettant de reconnaître la succession des différents stades de sommeil.

Portion. Une portion moyenne est égale à 77 g pour les légumes et 80 g pour les fruits.

Psychotrope. Médicament (p. ex. antipsychotique, antidépresseur, régulateur de l’humeur) prescrit dans le traitement de troubles ou de maladies mentales.

Q

R

Raloxifène. Médicament utilisé dans la prévention et le traitement de l’ostéoporose.

Rapport des chances (en anglais odds ratio ou OR). Rapport des chances qu'un événement (par exemple une maladie) arrivant à un groupe de personnes, arrive également à un autre groupe de personnes. Le rapport de chance fluctue entre 0 et l'infini. S'il est proche de 1, la maladie est indépendante du groupe. Si OR est supérieur (ou inférieur) à 1 la maladie est plus (ou moins) fréquente dans un des deux groupes. La fréquence de la maladie est plus ou moins fréquente au fur et à mesure que le OR s'éloigne de 1. Exemple: une étude évalue l'effet d'une consommation de vitamine C sur le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Le rapport de chances du groupe ne prenant pas de vitamine C est fixé à 1 (c'est le groupe contrôle, c'est-à-dire le groupe de référence). Si le groupe d'individus prenant de la vitamine C a un OR de 0,71, cela signifie que le risque de développer une maladie d'Alzheimer chez ce groupe est réduit de 29% (calcul : 1-0,71 soit 0,29). Si OR = 1,51%, cela signifie que le risque de développer une maladie d'Alzheimer chez ce groupe est augmenté de 51%.

Rapport de hasards (en anglais hasard Ratio ou HR). Taux de survenue d'une maladie parmi des personnes exposées, divisé par le taux de survenue parmi les personnes non exposées. Exemple : si le groupe d'individus prenant de la vitamine C a un HR de 0,74, cela signifie que le taux de survenue de la maladie d'Alzheimer chez les personnes prenant de la vitamine C est réduit de 26% (1-0,74 soit 26%), par rapport au groupe contrôle ne prenant pas de vitamine C (chez ce groupe, le HR est fixé à 1).

Rasagiline. Médicament (Teva Pharmaceutical Industries, Israël) qui bloque de manière irréversible l’enzyme monoamine oxidase de type B. La rasagiline a été appouvée en janvier 2005 en Europe dans le traitement de la maladie de Parkinson (stade modéré à avancé). Ce médicament est sans danger et bien toléré lorsqu’il est administré seul ou en combinaison avec d’autres médicaments.

Régime méditerranéen (ou crétois). Régime alimentaire caractérisé par une consommation: - élevée de légumes, fruits, céréales et de gras insaturés tels que l'huile d'olive; - modérée à élevée de poissons; - modérée d'alcool, en particulier de vin rouge; - faible de viande, de gras saturés et de produits laitiers (fromage, yaourt).

Risédronate. Médicament (Actonel, Procter & Gamble Pharmaceuticals) qui module le métabolisme des os. Il est prescrit dans la prévention et le traitement de l’ostéoporose.

Risque relatif. Le risque relatif (ou RR) évalue dans quelle mesure un agent (toxique ou protecteur) influence le risque de développer une maladie. Si le RR d’un groupe d'individus exposés à un agent est inférieur à 1 (1 correspond au RR du groupe de référence), cela signifie que l'agent est protecteur (plus le RR est faible, plus l’agent est protecteur). A l’inverse, un agent est toxique si le RR du groupe exposé à cet agent est supérieur à 1. Exemple. Les individus qui consomment plus de 5 portions par jour ont un RR de 0,74 Ceci signifie qu'ils présentent un risque réduit de 26% (c’est-à-dire 1-0,74) de souffrir d’un AVC, comparé au groupe de référence composé d’individus qui mangent moins de 3 portions quotidiennes.

S

Sélégiline (Eldepryl®). Médicament utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson.

Sonde nasogastrique. Petit tube d’alimentation inséré dans l’estomac en passant par le nez. Il est généralement utilisé quand une personne ne peut s’alimenter adéquatement, et/or lorsqu’elle présente un risque de pneumonie de déglutition (infection pulmonaire due au passage de débris alimentaires ou de liquide dans les poumons).

Statines. Médicaments (e.g. simvastatin, lovastatin et pravastatin) qui réduisent les taux sanguins de cholestérol, en inhibant une enzyme (i.e. HMG-CoA reductase) qui produit le cholestérol.

Stimulation cérébrale profonde. Technique consistant à implanter des électrodes dans des régions du cerveau (noyau sous-thalamique, globus pallidus interne). Cette chirurgie réalisée sous anesthésie générale permet de diminuer les troubles moteurs (akinésie, fluctuations motrices, dyskinésie) observés dans la maladie de Parkinson.

T

Tenectéplase. Forme modifiée de l'activateur tissulaire du plasminogène (rtPA), un médicament permettant de restaurer la circulation dans la partie du cerveau touchée par un AVC. Cependant, 6% des patients traités à la rtPA subissent une hémorragie cérébrale, ce qui limite son utilisation.

Talampanel. Médicament (LY-300164) qui bloque les effets du glutamate, un neurotransmetteur qui est surexprimé dans la maladie de Parkinson. Certains chercheurs pensent que les fluctuations motrices et les dyskinésies associées à un traitement à long terme avec la lévodopa ont pour cause une production anormalement élevée de glutamate.

Thérapie de réminiscence. Thérapie consistant à rappeler au patient de vieux souvenirs en lui présentant par exemple des films, disques ou vêtements de son époque.

Thérapie génique. Traitement d’une maladie par l’utilisation de gènes. Cette technique consiste à introduire dans une cellule cible un gène afin qu'il produise une protéine ayant un intérêt thérapeutique. Les cellules cibles sont en quelque sorte des ‘réservoirs de protéines thérapeutiques’.

Tolérance. Capacité de l'organisme à supporter sans mal certains médicaments (par ex. les benzodiazépines).

U

V

La valeur p (P-value en anglais). Probabilité de commettre une erreur, c'est-à-dire de rejeter à tort l'hypothèse qu'un phénomène donné existe. La valeur p oscille entre 0 et 1. Un résultat est dit statistiquement significatif lorsqu'il est improbable qu'il puisse être obtenu par un simple hasard. Habituellement, on utilise comme seuil de probabilité de 5%, soit une valeur de p inférieure à 0,05. Si le résultat avait moins de 5% de chances d'être obtenu par hasard, alors il est jugé significatif. Par opposition, un résultat non significatif est un résultat qu'il est probable (plus de 5% de chances) d'avoir été obtenu par hasard. Exemple : une étude évalue l'effet d'une consommation de vitamine C sur le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Le rapport de chances du groupe ne prenant pas de vitamine C est fixé à 1 (c'est le groupe de référence). Si le groupe d'individus prenant de la vitamine C a un OR de 0,51, cela signifie que le risque de développer une maladie d'Alzheimer chez ce groupe est réduit de 49% (calcul : 1-0,51 soit 0,49). Si la valeur p correspondante est de 0,09, cela signifie que le résultat n'est pas statistiquement significatif, et que, par conséquent, qu'il est probable (9% de chance) que la réduction de 49% a été obtenue par hasard.

W à Z

Warfarine. Médicament anticoagulant qui empêche la formation de caillot de sang.

Retour à la liste des articles



Accès des abonnés

Code d'abonné :

Mot de passe :

Mémoriser mes informations sur cet ordinateur

Liste de diffusion


envoyer