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Les effets préventifs du régime méditerranéen
Manger du poisson réduirait le risque d'Alzheimer
Janvier 2012. Selon une étude rapportée au congrès de la Radiological Society of North America, la consommation régulière de poisson (au moins une fois par semaine) réduit le risque de développer des maladies neurodégénératives.
L'étude (en anglais Cardiovascular Health Study) a porté sur 260 personnes qui ont été suivies pendant 10 ans par la technique d'imagerie par résonance nucléaire, technique en trois dimentions qui permet d'évaluer le volume de matière grise du cerveau. Les auteurs de ce travail précisent cependant que "les consommateurs de poissons frits à la poêle ne bénéficient pas de la même protection que ceux consommant des poissons cuits au four". La présence élevée d'oméga 3 dans les poissons serait à l'origine de ces effets protecteurs. Source: congrès de la Radiological Society of North America.
L'huile de poisson préviendrait le déclin cognitif dans la maladie d'Alzheimer
Septembre 2011. Une étude portant sur les données d'une vaste étude multicentrique américaine (Alzheimer's Disease Neuroimaging Initiative) portant sur 819 adultes âgés suggère un effet bénéfique de suppléments d'huile de poisson sur le vieillissement cérébral.
117 participants ont rapporté l'utilisation régulière de suppléments d'huile de poisson au début et au cours de l'étude.
Le fonctionnement cognitif et l'atrophie du cerveau des participants ont été évaluées par des tests neuropsychologiques et des examens de neuroimagerie. Au bout de 3ans, les individus ont été divisés en 3 groupes: les sujets aux capacités cognitives normales, à troubles cognitifs légers et atteints de la maladie d'Alzheimer.
Cette association positive entre les huiles de poisson et le fonctionnement cognitif n’est significative que chez les individus ayant une fonction cognitive normale et sans facteur de risque génétique (APOE4) pour la maladie d'Alzheimer.
Les analyses de neuroimagerie montrent une association positive significative entre l'utilisation de suppléments d'huile de poisson et les volumes moyens du cerveau dans deux régions cérébrales impliquées dans la mémoire et le raisonnement: le cortex cérébral et l'hippocampe, ce qui conduit à un moindre déclin cognitif chez les patients prenant ces suppléments.
L’auteur principal, le Dr. Daiello explique que ces observations devraient inciter à la mise au point d'études évaluant d'une part, les effets à long terme d'huile de poisson (sous forme de supplément alimentaire) sur le déclin cognitif et, d'autre part, l'influence du bagage génétique de l'individu sur ces effets.
Source: Lifespan (2011, August 17). Fish oil's impact on cognition and brain structure identified in new study. ScienceDaily.
Régime méditerranéen et maladie d'Alzheimer: étude 2
Juillet 2010. Une étude souligne l'effet préventif d'un régime méditerranéen sur l'incidence de la maladie d'Alzheimer. Des chercheurs ont suivi pendant 4 ans 2 148 individus sains (c'est-à-dire sans trouble cognitif) et âgés de 65 ans et plus. Ces seniors ont subi tous les 18 mois des tests neuropsychologiques afin d'évaluer leur performance cognitive.
Résultats : un profil alimentaire idéal permettant de réduire de près de 40% le risque de démence a pu être défini. Il se caractérise par une alimentation riche en fruits et légumes verts, noix, poisson, tomates et viande blanche. En revanche, la viande rouge, le beurre et les produits laitiers doivent être consommés avec modération.
Sources: Gu Y et al. Food combination and Alzheimer disease risk: a protective diet. Arch Neurol. 2010 Jun;67(6):699-706.
Régime méditerranéen et maladie d'Alzheimer: étude 1
Mai 2010. Le régime méditerranéen, dont le mode d'alimentation repose sur le consommation de fruits et légumes, de glucides complexes, de protéines animales provenant de poisson, d'huile d'olive et de vin rouge (1 à 2 verres par jour), a fait l'objet d'une méta-analyse de 12 études. L'objectif de cette méta-analyse a été d'évaluer l'impact de ce régime sur la mortalité et la survenue de maladies chroniques. La moitié de ces études concernaient des populations vivant sur le pourtour méditerranéen.
La population étudiée était composée de 1,5 million de sujets en bonne santé, âgés de 20 à 90 ans et suivis de 3 à 18 ans.
L'adhésion au régime méditerranéen était calculée sur une échelle allant de 0 à 9 en fonction de la consommation des différents aliments. Pour chacun de ces aliments, un score de 1 ou 0 était attribué aux personnes qui en consommaient plus ou moins que la moyenne de la population. Concernant les aliments ne faisant pas partie du régime méditerranéen (ex. viandes rouges, produits laitiers, charcuterie), un score de 1 ou 0 était attribué aux personnes qui en consommaient respectivement moins ou plus que la moyenne. Un score élevé reflétait donc une adhésion au régime.
Résultats : les personnes suivant le régime méditerranéen avait une mortalité diminuée de 6 à 9%, comparé à celles qui ne suivaient pas ce régime. En outre, l'incidence des maladies de Parkinson et d'Alzheimer diminuait de 13%.
Chaque augmentation de 2 points du score d'adhésion au régime était associée à une réduction respective de 8% et 13% sur la mortalité et es maladies neurodégénératives.
Les études précliniques avaient préalablement montré le rôle protecteur des oméga-3 (provenant du poisson) et des polyphénols (provenant des fruits, légumes et vin rouge) sur les neurones.
Source : Sofi F et al. Accruing evidence about benefits of adherence to the mediterranean diet on health : an updated systematic review and meta-analysis. Am J Clin Nutr. 2010;92:1189-1196.
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