Impact des antagonistes de l’angiotensine sur le risque de démence

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Les inhibiteurs de l’angiotensine II et de l’enzyme de conversion de l’angiotensine diminuent-elles le risque de déclin cognitif?

C’est la question à laquelle ont voulu répondre des chercheurs qui ont mené une étude prospective portant sur plus de 800000 personnes de plus de 65 ans avec des antécédents cardiovasculaires. Ces personnes sont réparties en fonction de leurs traitements thérapeutiques et ont été suivies pendant 4 ans :

• Groupe 1 : personnes recevant un antagoniste de l’angiotensine.

• Groupe 2 : personnes recevant un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine II.

• Groupe 3 : personnes recevant un béta-bloquant ou un inhibiteur calcique.

Résultats: le risque d’apparition d’une démence était plus faible chez les personnes du groupe 1, par rapport à celle du groupe 2 (-19%) et du groupe 3 (-24%).

De plus les personnes souffrant d’une maladie d’Alzheimer et recevant un antagoniste de l’angiotensine (groupe 1) avaient un risque diminué (-49%) d’entrer en institution et un risque moindre (- 17%) de décès, comparé par rapport aux patients du groupe 3. Ce risque est également moins élevé si l’on compare le groupe 1 au groupe 2 (respectivement -37% et -15%)

Conclusion: cette étude prospective suggère que les antagonistes de l’angiotensine ont un effet préventif chez des personnes saines et souffrant de maladie d’Alzheimer.

Ces résultats doivent être confirmés par des essais cliniques

Source: Brit Med J., juin 2010