Vitamine E

Nutrition


Vitamine E complète

La vitamine E diminue-t-elle le risque trouble cognitif ?

La vitamine E semble diminuer le risque de trouble cognitif associée ou non à une forme de démence (maladie d’Alzheimer ou démence vasculaire)

La dose quotidienne efficace relevée avoisine celle de la dose quotidienne recommandée, soit 15mg/jour (22IU/jour). Selon les études épidémiologiques, la vitamine E réduit de 30 à 70% le risque de développer une maladie d’Alzheimer et de plus de deux tiers le risque de démence vasculaire.

La vitamine E –contrairement aux vitamines A et C- semble freiner le déclin cognitif chez les personnes âgées et ce, quelle que soit sa source avec toutefois un apport minimal de 170 mg/jour (alimentation + suppléments) ou 18mg/jour (alimentation seulement).

Enfin, la vitamine E (au taux de 10 mg/jour) semble diminuer (de 30%) le risque de développer une maladie de Parkinson, alors que la vitamine C et la vitamine A sont inefficaces à cet égard.

La vitamine E diminue-t-elle le le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Il semble que la vitamine E soient efficace lorsqu’elle provient de la nourriture (l’effet de suppléments alimentaires est peu probable).

Le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral est diminué de 30 à 70% et cette baisse se manifeste surtout chez les personnes à risque (hypertendus, fumeurs, diabétique).

La vitamine E améliore-t-elle l’état des patients atteints Alzheimer ?

L’efficacité de la vitamine E (doses = 1000 à 2,000 IU/jour) sur les performances cognitives des patients Alzheimer est minime, bien que significative. La vitamine E est parfois combinée avec un médicament anti-Alzheimer (i.e. Reminyl, Aricept, Exelon).

Deux études randomisées avec placebo ont examiné le rôle de la vitamine E dans le traitement du déclin cognitif léger (DCL) ou de la maladie d’Alzheimer.

Dans la première, les résultats indiquent qu’un traitement avec la vitamine E (2000 IU par an pendant 3 ans) n’empêche pas les patients souffrant de DCL de développer une maladie d’Alzheimer (pour rappel, 15% des patients DCL sont diagnostiqués Alzheimer par an). De plus le status cognitif de ces patients ne se trouvent pas améliorés.

Concernant la deuxième étude, les auteurs concluent que la vitamine E (2000 IU/jour pendant deux ans) ralentit la progression de la maladie d’Alzheimer, bien que l’impact sur le déclin cognitif ne soit pas significatif.

La vitamine E permet de ralentir la perte d’autonomie des patients atteints de formes modérées de la maladie d’Alzheimer, selon une étude publiée en 2013 dans la revue JAMA. Ils gagnent six mois en moyenne d’autonomie.

Une équipe américaine (Minnesota, Etats-Unis) a montré que la vitamine E (sous la forme d’alpha tocophérol), ralentit le déclin cognitif de 19% de patients Alzheimer (forme légère à modérée) traités parallèlement avec un inhibiteur d’acétylcholinestérase (ex Aricept), comparé au groupe placebo n’ayant reçu que l’inhibiteur d’acétylcholinestérase . En revanche, la mémantine, seule ou combinée avec la vitamine E, n’a aucun effet.

Ainsi, la vitamine E retarderait la perte totale d’autonomie (incapacité de s’habiller ou de se laver seul, par exemple)  

613 patients ont été répartis en quatre groupes : un groupe qui recevait de la vitamine E seule, un qui recevait de la mémantine seule, un qui recevait une combinaison des deux et le groupe placebo. Tous les patients étaient traités avec un inhibiteur de l’acétylcholinestérase.

Source: Effect of Vitamin E and Memantine on Functional Decline in Alzheimer Disease: The TEAM-AD VA Cooperative Randomized Trial. JAMA, 31 December 2013.

Quelles en sont les principales sources de vitamine E ?

  • Huiles végétales, de préférence non rafinées, telles que les huiles de germe de blé (150-500 mg/100g), de soja (100-150 mg/100g), de tournesol (50-80 mg/100g), de colza (15-70 mg/100g), de maïs (100 mg/100g), de noix (40 mg/100g), d’olive (5-15 mg/100g) et de pépin de raisin (40 mg/100g)
  • Noisette et amande (25 mg/100g) et dans une moindre mesure
  • Les légumes (épinard, brocoli, lentille, asperge, petit pois, carotte), le chocolat, l’oeuf, le foie, les poissons gras…

Quel est l’apport conseillé pour une personne âgée ?

20 mg à 50 mg par jour (soit 30 à 75 UI par jour)

Quelle est la dose maximale journalière à ne pas dépasser ?

1000 mg par jour (soit 1500 UI par jour)

Les doses élevées de vitamine E doivent être évitées chez ceux souffrant d’un déficit en vitamine K, de problèmes de saignement, ou chez les patients traités avec des médicaments anticoagulants (médicaments qui amincissent le sang pour prévenir les caillots).

En effet, bien que les effets secondaires de la vitamine E soient peu fréquents, il y a risque de saignements spontanés (ex. saignements de nez, ulcères).

Les effets de la vitamine E à fortes doses peuvent ne pas être seulement bénins. En 2005, une équipe a en effet démontré qu’une supplémention en vitamine E (400 IU par jour) pouvait augmenter le risque de maladie cardiaque, comparée au groupe placebo. Une autre étude a rapporté une légère augmentation de risque de cancer du poumon, en particulier chez les fumeurs. Une méta-analyse regroupant 11 études indique une légère augmentation de la mortalité chez les sujets prenant de la vitamine E.

Que peut provoquer une carence en vitamine E ?

Anémie, symptômes de neuropathie périphérique, claudication intermittente. Cependant, les risques de carences sont rares.

Quels sont les effets indésirables et les contre-indications ?

Il convient de consulter son médecin avant de consommer des suppléments de vitamine E dont les doses élevées (au dessus de 600 mg/jour) peuvent augmenter le risque d’hémorragie et d’hypertension.