Démence : commence la diagnostiquer ?

Maladies
Auteur(s): Neuromedia - octobre 2014 - 34 pages (version PDF)
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Description

publi diagnostic demence

Cette publication électronique (format PDF) traite du diagnostic de la démence.

Une fois l’achat complété (2€/2$), vous recevrez la publication par courriel.

Public ciblé : aidants, professionnels de santé.

Sommaire: Les examens (entretien – examen des fonctions cognitives – examen neurologique – examen de l’autonomie – examen mental) – Les critères diagnostiques – L’étiologie de la démence – Fiabilité du diagnostic – Les autres causes possibles à l’origine des troubles de mémoire – Tests de laboratoire et neuroimagerie – Le mini-examen de l’état mental – L’inventaire neuropsychiatrique – Illustrations

 

Résumé

Les examens

Il comprend des examens de base et cliniques. L’examen clinique inclut une anamnèse et un examen physique.

A. Anamnèse
L’anamnèse consiste à interroger le patient afin de récolter le maximum d’informations possibles: quels sont les antécédents personnels fournis par le sujet et corroborés par son entourage ? Prend-il des médicaments ? Quels sont les symptômes rapportés par le patient ?..

B. Examen physique
Le médecin évalue les capacités mentales et fonctionnelles (c’est-à-dire sa capacité à exécuter des activités physiques de la vie quotidienne).

B1. Examen des fonctions cognitives
Il se fait à l’aide des tests neuropsychologiques suivants: le mini-examen de l’état mental, le test de l’horloge, le test des cinq mots, le tests de rappel libre et indicé de Grober et Buschke et sa version abrégée le MIS (memory impairment screen).

Le médecin peut également utiliser des questionnaires explorant la connaissance qu’ont les sujets de leur fonctionnement mnésique, tel que l’autoquestionnaire de Mac Nair qui fournit des données quantitatives.

B2. Examen moteur
Le médecin recherche l’existence d’un syndrome extrapyramidal caractéristique d’un démence à corps de Lewy ou d’une démence frontotemporale.

B3. Examen de l’autonomie
L’outil le plus utilisé pour évaluer l’autonomie est l’échelle des activités élémentaires de la vie quotidienne qui explore les activités de base de la vie courante.

Si le sujet paraît autonome, le médecin poursuit de manière plus poussée l’évaluation à l’aide de l’échelle des activités instrumentales de la vie quotidienne.

B4. Examen mental
Le médecin doit détecter les signes reflétant un trouble de l’humeur ou une anxiété, corroborés par l’entourage du patient.

Les troubles psychiatriques sont également important à identifier car ils sont souvent inauguraux dans certaines démences telles que la démence frontotemporale, la maladie d’Alzheimer et la démence vasculaire.

La dépression est considérée comme un diagnostic différentiel de la démence.

L’existence de troubles comportementaux doit inciter le médecin à évaluer les fonctions cognitives et poser un diagnostic de démence. Mais il doit éviter d’évoquer par erreur une démence. 

 

Les critères diagnostiques

Les critères diagnostiques du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux 4ème Edition (DSM IV) serviront à poser le diagnostic le démence, ou poser un diagnostic différentiel1.

1C’est-à-dire trouver une autre cause à l’origine de ces troubles cognitifs/comportementaux; la confusion mentale peut-être une de ces causes.

A. Apparition de déficits cognitifs multiples, comme en témoigne à la fois :

(1) Une altération de la mémoire (altération de la capacité à apprendre des informations nouvelles et /ou à se rappeler les informations apprises antérieurement).

(2) Une (ou plusieurs) des perturbations cognitives suivantes :
(a) Aphasie : perturbation du langage.
(b) Apraxie: altération de la capacité à réaliser une activité motrice malgré des fonctions motrices intactes. L’apraxie peut conduire à l’impossibilité de tâches d’autonomie essentielles s’habiller, etc.).
(c) Agnosie: impossibilité de reconnaître ou d’identifier des objets malgré des fonctions sensorielles intactes.
(d) Perturbation des fonctions exécutives.

B. Les déficits cognitifs des critères A1 et A2 sont tous les deux à l’origine d’une altération significative du fonctionnement social ou professionnel et représentent un déclin significatif par rapport au niveau de fonctionnement antérieur.

C. Mise en évidence, d’après l’histoire de la maladie, l’examen physique ou les examens complémentaires que la perturbation est la conséquence physiologique directe de l’une des affections médicales générales figurant sur la liste ci-dessous.

D. Les déficits ne surviennent pas exclusivement au cours de l’évolution d’un delirium.

Références: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996.

 

La cause de la démence

Lorsque le diagnostic de démence est posé, il faut rechercher l’étiologie, c’est-à-dire les causes et facteurs à l’origine de la maladie.

Le médecin étude la manière dont les troubles se sont installés, leur évolution depuis l’apparition des premiers signes, l’existence de signes accompagnateurs, le profil des troubles neuropsychologues…

 

Fiabilité du diagnostic

Si le médecin émet un doute sur le diagnostic de démence, un autre diagnostic peut être posé dans les 6 mois.

 

Les autres causes possibles à l’origine des troubles de mémoire

Si le patient se plaint de troubles de mémoire isolés et non avérés (c’est-à-dire non validés par des tests neuropsychologiques), le médecin doit dépister l’existence de troubles anxieux et/ou dépressifs, ou interroger le patient sur la prise de médicaments délétères.

Dans certains cas, ces troubles mnésiques peuvent être également provoqués par des médicaments avec des effets secondaires par un trouble de l’humeur. Ces médicaments incluent :

• Médicaments avec des effets anticholinergiques tels que des antiparkinsoniens.

• Anti-épileptiques.

• Antidépresseurs tricalciques.

• Hypnotiques (ou somnifères).

• Antihistaminiques.

• Benzodiazépines (traitement supérieur à un mois).