Démence : commence se fait le diagnostic ?

Maladies
Auteur(s): Neuromedia - octobre 2014 - 34 pages (version PDF)
Notre prix: 2.00$ CAD
(Prix en EURO: €2)

Démence : commence se fait le diagnostic ?

Notre prix: 2.00$

Taxes applicables: 0.30$

Frais de livraison: $

*(Vous pourrez modifier la quantité voulue lors du paiement)


2.30$ (incluant les taxes)

Démence : commence se fait le diagnostic ?

Notre prix: €2.00

Frais de livraison:

*(Vous pourrez modifier la quantité voulue lors du paiement)


€2.00

Veuillez remplir le formulaire de commande et le renvoyer accompagné de votre chèque (à l’ordre de Neuromedia) à l’adresse suivante:

NEUROMEDIA
5051, avenue de l’Hôtel-de-Ville
Montréal, QC, CANADA, H2T 2B9

Notre prix: 2.00$

Taxes applicables: 0.30$

Frais de livraison: $


Montant à payer: 2.30$ CAD (incluant les taxes)

Notre prix: €2.00

Frais de livraison:


Montant à payer: €2.00

Description

publi diagnostic demence

Cette publication électronique (format PDF) traite du diagnostic de la démence.

Une fois l’achat complété (2€/2$), vous recevrez la publication par courriel.

Public ciblé : aidants, professionnels de santé.

Sommaire: Les examens (entretien – examen des fonctions cognitives – examen neurologique – examen de l’autonomie – examen mental) – Les critères diagnostiques – L’étiologie de la démence – Fiabilité du diagnostic – Les autres causes possibles à l’origine des troubles de mémoire – Tests de laboratoire et neuroimagerie – Le mini-examen de l’état mental – L’inventaire neuropsychiatrique – Illustrations

Résumé

Les examens

Il comprend des examens de base et cliniques. L’examen clinique inclut une anamnèse et un examen physique.

A. Anamnèse
L’anamnèse consiste à interroger le patient afin de récolter le maximum d’informations possibles: quels sont les antécédents personnels fournis par le sujet et corroborés par son entourage ? Prend-il des médicaments ? Quels sont les symptômes rapportés par le patient ?..

B. Examen physique
Le médecin évalue les capacités mentales et fonctionnelles (c’est-à-dire sa capacité à exécuter des activités physiques de la vie quotidienne).

B1. Examen des fonctions cognitives

L’évaluation cognitive des patients atteints de démence à un stade précoce est une tâche ardue qui nécessite l’utilisation de tests neuropsychologiques fiables. Une évaluation des fonctions tous les 9 mois à un an est nécessaire pour confirmer l’existence d’un déclin persistant et avéré. Le mini-examen mental (MMSE) est un outil largement utilisé avec des normes ajustés en fonction de l’âge et de l’éducation.

D’autres tests neuropsychologiques existent : le test de l’horloge, le test des cinq mots, le tests de rappel libre et indicé de Grober et Buschke et sa version abrégée le MIS (memory impairment screen).

Les éléments essentiels du mini-examen de l’état mental (MMSE) incluent l’évaluation des 5 domaines suivants: langage, mémoire, fonctions visuo-spatiales, les fonctions exécutives* et la personnalité et l’humeur.

*Fonctions exécutives: capacité à manipuler des connaissances déjà acquises, par exemple effectuer des tâches multiples, l’abstraction, le jugement, le calcul).

La performance d’un patient à ces 5 domaines distincts révèle la présence d’une d’une des formes de démence. Malheureusement, une note « plafond » (> ou égale à 26 sur 30) est observée chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer au stade précoce de la maladie. 

B2. Examen moteur
Le médecin recherche l’existence d’un syndrome extrapyramidal caractéristique d’un démence à corps de Lewy ou d’une démence frontotemporale.

B3. Examen de l’autonomie
L’outil le plus utilisé pour évaluer l’autonomie est l’échelle des activités élémentaires de la vie quotidienne qui explore les activités de base de la vie courante.

Si le sujet paraît autonome, le médecin poursuit de manière plus poussée l’évaluation à l’aide de l’échelle des activités instrumentales de la vie quotidienne.

B4. Examen mental
Le médecin doit détecter les signes reflétant un trouble de l’humeur ou une anxiété, corroborés par l’entourage du patient.

Les troubles psychiatriques sont également important à identifier car ils sont souvent inauguraux dans certaines démences telles que la démence frontotemporale, la maladie d’Alzheimer et la démence vasculaire.

La dépression est considérée comme un diagnostic différentiel de la démence.

L’existence de troubles comportementaux doit inciter le médecin à évaluer les fonctions cognitives et poser un diagnostic de démence. Mais il doit éviter d’évoquer par erreur une démence. 

Des examens de neuroimagerie et de laboratoire sont ensuite réalisés lorsque le diagnostic de démence est probable, afin d’exclure toute forme réversible de déclin cognitif et d’affiner le diagnostic. 

Tests de laboratoire et neuroimagerie

Les tests de laboratoire ainsi sont destinés à identifier les causes réversibles, les lésions focales (localisées) affectant la substance blanche observées dans la démence vasculaire, ainsi qu’une atrophie du lobe temporal médian caractéristique d’une maladie d’Alzheimer.

L’IRM (imagerie par résonance magnétique) oriente vers l’étiologie de la démence : 
– Maladie d’Alzheimer : une atrophie temporale médiale prédominante.
– Démence frontotemporale : une atrophie frontale et temporale antérieure marquée.
– Démence vasculaire : présence de lésions focales.

La tomographie par émission de positons (TEP) ou la tomographie par émission mono-photonique (SPECT) sont utiles pour différencier la maladie d’Alzheimer d’un vieillissement normal ou d’une dégénérescence fronto-temporale, mais elles ne sont pas nécessaires dans l’évaluation de la démence. 

Les critères diagnostiques

Les critères diagnostiques du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux 4ème Edition (DSM IV) serviront à poser le diagnostic le démence, ou poser un diagnostic différentiel 1.

1 C’est-à-dire trouver une autre cause à l’origine de ces troubles cognitifs/comportementaux; la confusion mentale peut-être une de ces causes.

A. Apparition de déficits cognitifs multiples, comme en témoigne à la fois :

(1) Une altération de la mémoire (altération de la capacité à apprendre des informations nouvelles et /ou à se rappeler les informations apprises antérieurement).

(2) Une (ou plusieurs) des perturbations cognitives suivantes :
(a) Aphasie : perturbation du langage.
(b) Apraxie: altération de la capacité à réaliser une activité motrice malgré des fonctions motrices intactes. L’apraxie peut conduire à l’impossibilité de tâches d’autonomie essentielles s’habiller, etc.).
(c) Agnosie: impossibilité de reconnaître ou d’identifier des objets malgré des fonctions sensorielles intactes.
(d) Perturbation des fonctions exécutives.

B. Les déficits cognitifs des critères A1 et A2 sont tous les deux à l’origine d’une altération significative du fonctionnement social ou professionnel et représentent un déclin significatif par rapport au niveau de fonctionnement antérieur.

C. Mise en évidence, d’après l’histoire de la maladie, l’examen physique ou les examens complémentaires que la perturbation est la conséquence physiologique directe de l’une des affections médicales générales figurant sur la liste ci-dessous.

D. Les déficits ne surviennent pas exclusivement au cours de l’évolution d’un delirium.

Références: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996.

La cause de la démence

Lorsque le diagnostic de démence est posé, il faut rechercher l’étiologie, c’est-à-dire les causes et facteurs à l’origine de la maladie.

Le médecin étude la manière dont les troubles se sont installés, leur évolution depuis l’apparition des premiers signes, l’existence de signes accompagnateurs, le profil des troubles neuropsychologues…

Fiabilité du diagnostic

Si le médecin émet un doute sur le diagnostic de démence, un autre diagnostic peut être posé dans les 6 mois.

Les autres causes possibles à l’origine des troubles de mémoire

Si le patient se plaint de troubles de mémoire isolés et non avérés (c’est-à-dire non validés par des tests neuropsychologiques), le médecin doit dépister l’existence de troubles anxieux et/ou dépressifs, ou interroger le patient sur la prise de médicaments délétères.

Dans certains cas, ces troubles mnésiques peuvent être également provoqués par des médicaments avec des effets secondaires par un trouble de l’humeur. Ces médicaments incluent :

• Médicaments avec des effets anticholinergiques tels que des antiparkinsoniens.

• Anti-épileptiques.

• Antidépresseurs tricalciques.

• Hypnotiques (ou somnifères).

• Antihistaminiques.

• Benzodiazépines (traitement supérieur à un mois).