Les troubles du sommeil augmentent le risque d’AVC

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insomnie-sommeilJuin 2016. Combien d’heures faut-il dormir par nuit ? Des chercheurs ont trouvé la meilleure combinaison entre la durée du sommeil et la pratique d’une activité physique pour réduire au mieux les risques d’accident vasculaire cérébral.

Pour réduire considérablement le risque d’AVC, un sommeil de qualité et une pratique physique régulière sont essentiels surtout passé 50 ans.

Les résultats ont montré que les dormeurs moyens, ceux qui restaient au lit pendant 7 à 8 heures par nuit étaient 25 % moins susceptibles de subir un accident vasculaire cérébral. Plus surprenant, les gros dormeurs, ceux qui passaient plus de 8 heures par nuit dans les bras de Morphée étaient 146 % plus susceptibles de connaître un AVC. En savoir plus sur /www.medisite.fr

 

insomnie-sommeilJanvier 2016. Le manque de sommeil peut augmenter le risque de durcissement des artères. Les chercheurs ont constaté que les personnes âgées qui se réveillaient le plus souvent étaient plus susceptibles d’avoir un durcissement des artères cérébrales (c’est l’artériosclérose), ce qui contribue à augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Les chercheurs ont examiné les cerveaux post-mortem de 315 personnes, âgées en moyenne de 90 ans, dont la qualité du sommeil avait été évaluée pendant au moins une semaine complète avant leur mort.

Vingt-neuf pour cent d’entre eux avaient subi un AVC, et 61 % présentaient des dommages de modérés à sévères du système vasculaire cérébral. Ceux qui avaient le sommeil le plus fragmenté avaient un risque plus élevé (+27%) d’avoir des artères cérébrales plus dures.

Le sommeil a été interrompu en moyenne près de sept fois par heure chez les participants de l’étude.

Il est bien admis que ces réveils nocturnes – qui reflètent des apnées du sommeil – s’accompagnent de privation d’oxygène dans le cerveau. Il est d’ailleurs de plus en plus admis que les apnées du sommeil augmentent le risque d’AVC. Toutefois, ces résultats ne démontrent pas qu’il existe un lien de cause à effet entre les troubles du sommeil et le risque d’AVC.

« Les lésions cérébrales observées sont importantes car elles peuvent non seulement contribuer au risque d’AVC, mais aussi à un déclin cognitif progressive et à des troubles moteurs », déclare Dr Andrew Lim, le chercheur principal et neurologie à l’Université de Toronto (Canada).

« Il y a plusieurs façons de voir ces résultats: un sommeil fragmenté peut dérégler la circulation du sang vers le cerveau et une mauvaise circulation du sang vers le cerveau peut entraîner une fragmentation du sommeil, les deux pouvant être causés par un autre facteur de risque », a poursuivi le chercheur.

« Le sommeil, dans une certaine mesure, est sous notre contrôle et nous devons tous faire des efforts pour améliorer la qualité de notre sommeil », conclut-il.

Source : A. Lim et coll. Sleep Fragmentation, Cerebral Arteriolosclerosis, and Brain Infarct Pathology in Community-Dwelling Older People, Stroke, janvier 2016.

En 2015, un autre groupe de chercheurs avaient également observé que le risque d’AVC quadruplait chez les individus souffrant de troubles du sommeil. Le risque d’infarctus du myocarde était quant à lui multiplié par deux. Les résultats de cette étude ont été obtenus dans le cadre du programme de recherche Monica (Multinational Monitoring of trends and determinants in Cardiovascular disease) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les chercheurs ont suivi pendant 14 ans 657 hommes âgés de 25 à 64 ans sans antécédents médicaux et ont évalué la qualité de leur sommeil. Mal dormir serait aussi néfaste pour la santé cardiaque que le tabagisme, une mauvaise alimentation ou la sédentarité.

En effet, les troubles du sommeil multiplient par 2 les risques d’infarctus du myocarde et par 4 les risques d’AVC.

Selon le professeur Valery Gafarov, « un sommeil de mauvaise qualité devrait être considéré comme un facteur de risque modifiable d’AVC comme le tabac, le manque d’exercice et une mauvaise alimentation ».

Une bonne nuit de sommeil se situe en 7 à 8 heures par nuit.

Source: EuroHeartCare 2015 – the annual conference of the European Society of Cardiology.  

 

Aoûtapnee 2014. AVC et troubles respiratoires du sommeil : les femmes à risque autant que les hommes. Le risque d’apnée obstructive du sommeil sur les AVC s’observe également les femmes qui, selon une étude récente (Sleep Heart Health Study), sont autant concernées que les hommes.

Les auteurs ont analysé les données provenant de plus de 5000 participants faisant partie d’une étude destinée à examiner les conséquences des problèmes cardiaques sur les troubles respiratoires du sommeil.

Les participants ont été suivis en moyenne pendant 11 ans. C’est en analysant ces données que les chercheurs se sont rendus compte que les femmes qui souffrent d’apnée obstructive du sommeil sont autant à risque que les hommes de développer un AVC.

Source: American Thoracic Society (ATS).  Sleep apnea-stroke connection just as high in women as in men.

 

Juillet 2012. Une nuit trop courte aggrave le risque d’AVC.insomnie-sommeil

Dormir moins de 6 heures par nuit peut être délétère pour la circulation cérébrale, selon une étude américaine portant sur 6 000 adultes d’âge moyen suivis pendant 3 ans.

Ces individus étaient sains au début de l’étude, c’est-à-dire de poids normal, sans symptômes d’apnée du sommeil et sans antécédent d’AVC.

L’une des raisons qui pourraient expliquer cette association est que la mauvaise qualité de sommeil est associée à une mauvaise hygiène alimentaire, un facteur de risque d’AVC.

Pour corroborer cette hypothèse, une autre étude a montré qu’un manque de sommeil (à peine 4 heures par nuit, pendant 5 jours) incite les personnes à préférer les aliments riches en sucre, en sel et en graisse. Il est admis que la durée moyenne de sommeil d’un adulte est de 7à 8 heures environ. Une personne âgée a besoin de moins d’heures de sommeil.