Épisode maniaque

Cas pratiques

Une patiente âgée traitée depuis plusieurs années avec un antidépresseur (elle souffrait de trouble dépressif récurrent) a été hospitalisée pour un état confusionnel. Elle ne souffrait d’aucun déficit cognitif avant cette hospitalisation.

Suite à sa consultation, le corps médical suspecte la présence d’un état maniaque accompagné d’un état confusionnel. Le médecin arrête le traitement à l’antidépresseur et prescrit un médicament (un antipsychotique) contre la manie .

Quand un épisode confusionnel apparaît chez un patient ne souffrant d’aucun déficit cognitif manifeste et ayant eu des antécédents de dépression, on peut évoquer la possibilité d’un trouble dépressif ou d’un épisode maniaque. Si l’épisode maniaque est retenu, le médecin doit arrêter le traitement antidépresseur et prescrire un médicament contre la manie (par exemple un antipsychotique) ainsi qu’un régulateur de l’humeur.

L’épisode confusionnel aigü (delirium)

Il se traduit par une altération âgés en milieu hospitalier.

Les causes sont multiples. On remarque souvent que les facteurs de stress, associés à au vieillissement cérébral normal ou pathologique (ex.maladie d’Alzheimer), provoquent l’apparition du syndrome confusionnel. Ces facteurs de stress sont par exemple la consommation ou le sevrage en médicaments (ex. psychotropes) et les perturbations psychosociales (ex. décès, déménagement).

Plus rarement, le syndrome confusionnel peut être l’expression d’un trouble de l’humeur ou d’un état maniaque. C’est le cas présenté ici de cette patiente aux antécédents de trouble dépressif récurrent, souffrant d’un épisode maniaque se manifestant sous la forme de symptômes confusionnels (c’est une forme rare d’expression de la manie).

L’épisode maniaque chez la personne âgée

Symptômes classiques: hyperactivité, diminution de l’envie de dormir, délire de grandeur, excitation psychomotrice, dépenses exagérées, présence éventuelle de signes psychotiques qui sont congruents à l’humeur, voire des hallucinations.

Symptômes atypiques: ce sont des symptômes qui ne sont pas nécessairement retrouvés chez les plus jeunes. Ils ne rentrent pas toujours dans les critères diagnostiques communément admis.
– L’hyperactivité est plus prononcée chez les jeunes. Elle se retrouve chez la moitié des patients âgés maniaques.
– L’irritabilité, la colère et l’agressivité sont plus fréquentes que chez les jeunes (50% des personnes maniaques).
– Les symptômes confusionnels avec troubles de la conscience sont très courants et s’atténuent avec le traitement de l’épisode maniaque.
– Les troubles cognitifs (troubles de l’attention), souvent associés à une confusion et une agitation.
– Un délire paranoïde s’exprimant sous la forme d’idées persécutoires (environ 10% des patients âgés maniaques).
– Une euphorie moins fréquente que chez les plus jeunes.
– Symptômes dépressifs (on dit que le patient souffre de dépression agitée parfois provoquée par une anxiété; risque de suicide important).