Les effets secondaires des antipsychotiques

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La prise d’antipsychotiques double le risque de subir une fracture de la hanche lors de l’exposition.

Octobre 2016. Le résultat a été obtenu à partir d’ordonnances de médicaments antipsychotiques prescrits entre 2004 et 2010 en Norvège et le recensement de cas de fractures de la hanche.

D’autres facteurs pourraient être responsables de ces chutes. En effet, les malades souffrent souvent d’autres maladies (c’est la comorbidité) et prennent d’’autres médicaments.

Sur les 900 000 dossiers analysés, 4,4% de cas de fracture de la hanche ont été répertoriés.

Le risque de fracture de la hanche est multiplié par deux quelque soit le type d’antipsychotique prescrit.

Source : M. S. Bakken et coll. Antipsychotic Drugs and Risk of Hip Fracture in People Aged 60 and Older in Norway. J Am Geriatr Soc. 2016;64(6):1203-1209.



Trop d’antipsychotiques prescrits au Québec.

Mai 2016. Une étude canadienne montre qu’on peut réduire de 40 % les prescriptions d’antipsychotiques dans les CHSLD, (centre de soins de longue durée au Québec), ce qui permet de diminuer de 20 % le nombre de chutes entraînant une hospitalisation, avec une formation simple et peu coûteuse. Les antipsychotiques sont souvent utilisés abusivement dans les CHSLD et entraînent de l’atonie musculaire et affective.

L’étude, menée par la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé (FCASS), a permis d’éliminer 36 % des prescriptions d’antipsychotiques en CHSLD et de réduire les doses dans 18 % des cas. Le nombre de chutes ayant nécessité une hospitalisation a diminué de 20 %. Le programme a été testé dans 56 CHSLD de sept provinces, dont la moitié appliquaient la nouvelle approche. Le Québec n’y a pas participé.

Source: LaPresse.ca. Lire la suite 

 

Plus d’effets indésirables chez les hommes octogénaires.

Mai 2013. Une étude rétrospective révèle que les effets indésirables graves des antipsychotiques (après un mois de traitement) étaient plus fréquents chez les hommes octogénaires souffrant de démence, comparés aux femmes (10,9 vs 8,8%). Cette étude rétrospective a été menée sur une population de 13 760 femmes et 7 766 hommes, 45 % vivant en institution. Les antipsychotiques les plus souvent prescrits étaient la rispéridone (47,5%), la quétiapine (37%) et l’olanzapine (15,5%).

Source: J Am Geriatr Soc. 2013;61:55-61.

 

Alzheimer: les antipsychotiques aggravent les troubles cognitifs

Février 2012. Les auteurs d’une méta-analyse ont analysé les résultats portant sur les effets d’antipsychotiques de seconde génération (ex. olanzapine, quétiapine ou rispéridone) sur 421 patients Alzheimer présentant un état psychotique ou un comportement agité/agressif. 

Résultats : un déclin des fonctions cognitives apparaît sur l’ensemble des patients. Cependant, le déclin est plus important chez ceux traités avec un antipsychotique pendant au moins 2 semaines. 

Conclusion : l’administration d’antipsychotiques atypiques pendant au moins 2 semaines à des patients Alzheimer avec psychose ou agitation/agressivité aggrave leur déclin cognitif. Rappelons qu’une méta-analyse avait préalablement rapporté que les antipsychotiques augmentent le risque accru de décès chez des patients Alzheimer souffrant de troubles comportementaux, voire d’un AVC. Source : Vigen CL et coll. Cognitive effects of atypical antipsychotic medications in patients with Alzheimer’s disease: outcomes from CATIE-AD. 

Source : Am J Psychiatry 2011;168:831-9.