L’organisation du cerveau

Cerveau

L’anatomie peut paraître rébarbative. Cependant, connaître l’organisation et le fonctionnement du cerveau est important pour mieux saisir la progression des troubles et des maladies survenant lors de son vieillissement.

Une visite du cerveau s’impose, en commençant par sa partie visible.

Situé dans la boite crânienne (qui le protège), le cerveau apparaît à l’oeil nu comme un organe à la surface plissée et formé de deux parties identiques: les hémisphères cérébraux. Il forme avec la moelle épinière le système nerveux central (figures 1 et 2).

Figure 1 – Le cerveau et ses deux hémisphères

cerveau_entier_haut2

Figure représentant un cerveau humain vu d’en haut. Hémisphère gauche (1); hémisphère droit (2); sillon séparant les deux hémisphères appelé scissure interhémisphérique (3); plis séparant les lobes. Par exemple, le pli indiqué dans la figure (4) sépare le lobe frontal du lobe pariétal. Reproduit avec la permission de Jeff Miller, © The Board of Regents of the University of Wisconsin system

Figure 2 – Le système nerveux central

systeme_nerveux

1. La boite crânienne (du grec kranion signifiant « casque »)

2. Le cerveau (poids: 1,3 – 1,4 kg; longeur = 17 cm; largeur = 14 cm; hauteur = 9 cm; 2% du poids du corps humain; également appelé encéphale (du grec egkephalos – « qui est dans la tête »); en réalité, le cerveau ne représente qu’une partie de l’encéphale.

3. La moelle épinière
– Longeur: 43 – 45 cm; poids = 35 g
– Représente 2% du système nerveux central
– Lieu de passage de l’information entre les organes du corps et le cerveau

 

Reproduit avec la permission du Dr. S. Senger, National Library of Medicine’s The Visible Human Project

A la surface des deux hémisphères se trouve le cortex cérébral (cortex est un mot latin signifiant écorce), la partie la plus imposante du cerveau. En effet, il représente les trois quarts du volume du cerveau.

Le cortex cérébral effectue une multitude de tâches tels que raisonner, stocker des souvenirs, acquérir des habiletés motrices, interpréter le sens des mots écrits et parlés, contrôler la parole…




À chaque tâche est associée une surface du cortex appelée aire corticale (c’est-à-dire une aire relative au cortex). Il existe ainsi une aire responsable du langage, de la vision, de la mémoire etc.

Les aires corticales sont localisées dans une région du cerveau appelée lobe (on dénombre quatre lobes situés à la surface du cerveau et délimités par les scissures; voir figure 3).

Figure 3 – Le cortex cérébral avec ses 4 lobes

cerveau-lateral

Lobe frontal (1). Lobe pariétal (2). Lobe occipital (3). Lobe temporal (4)

L’activité et le volume de certaines aires corticales – en particulier celles se trouvant dans le lobe temporal – sont diminués chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’un déficit cognitif léger. Ces aires sont également souvent touchées chez les personnes victimes d’un accident vasculaire cérébral.

Une baisse de l’activité et du volume du lobe temporal reflète une perte de neurones qui est à l’origine des pertes de mémoire.

En effet, il existe dans le lobe temporal, une structure impliquée dans la mémoire et l’apprentissage et qui s’appelle l’hippocampe.

L’hippocampe est connu pour être endommagé dans la maladie d’Alzheimer.

En revanche, le volume des aires corticales n’est pas significativement réduit chez les personnes âgées saines, c’est-à-dire ne souffrant d’aucun trouble cognitif.

Lire aussi

Les aires corticales et leurs fonctions

Quel est le rôle de l’aire de la mémoire ?

Hippocampe