Comportement agressif et maladie d’Alzheimer

Soins et prévention





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La maladie d’Alzheimer se caractérise par des troubles de mémoire mais aussi comportementaux.

Il n’est pas rare que des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer se comportent de façon inappropriée.

Par exemple, la personne peut s’agiter et faire des scènes en public, ce qui incite les gens aux alentours à regarder.

En outre, les patients atteints d’Alzheimer -même ceux ayant toujours manifesté un extrême politesse – perdent leur sens de l’inhibition et peuvent proférer des paroles désagréables, entraînant une gêne de la part du soignant.
Exemples

  • Un patient se met à faire des scènes dans un restaurant en se plaignant du service, de la nourriture qui n’était pas assez chaude et de la proximité bruyante de convives.
  • Un patient s’agite après avoir attendu plus longtemps que d’habitude dans la salle d’attente d’un médecin. Après quelques instants, il se lève et tape la réceptionniste et déclare qu’il n’allait pas attendre beaucoup plus longtemps. 

Cinq façons de faire face à ces situations embarrassantes

1. Inviter la personne à des endroits peu fréquentés. Penser par exemple à une promenade dans un parc.

2. Une autre approche consiste à recevoir des amis à la maison au lieu de les rencontrer dans un restaurant ou un cinéma. Un patient aura tendance à mieux se comporter chez soi que dans un restaurant, qui est un environnement trop stimulant et source de confusion pour lui.

3. Ne pas signaler (verbalement ou d’une autre manière) que la personne avec laquelle vous êtes est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Cela est humiliant pour elle. De plus, un patient suffisamment alerte peut réaliser ce que vous faites et légitimement se mettre en colère.

4. Pour éviter les débordements:

– Ne pas évoquer des sujets qui pourraient rendre la personne agitée.
– Si la personne se fâche, la distraire en changeant rapidement de sujet.
– Être d’accord avec tout ce que dit la personne (sauf si il y a une raison impérieuse de ne pas l’être).
– Ne pas essayer de raisonner la personne

5. Si malgré tout il y a échec, vous pouvez réduire la fréquence de vos sorties avec votre proche et, si les troubles comportementaux sont trop importants, limiter les déplacements à l’essentiel, tels que les rendez-vous médicaux.

Enfin, essayez d’accepter le fait que vous ne pouvez pas contrôler le comportement de votre proche et que ce n’est ni votre faute ni la sienne. Réalisez que vous aimez la personne malgré ses comportements, qui sont simplement une manifestation de la maladie.

Source: Come Back Early Today: A Memoir of Love, Alzheimer’s and Joy (Marie Marley)

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