Traiter l’AVC en temps opportun est crucial

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Espérer qu’un patient ayant subi un AVC  arrive rapidement en salle d’urgence pour recevoir un anticoagulant (médicament qui dissout le caillot de sang) peut réduire significativement la quantité de tissu endommagée.

Les résultats précédents avaient montré que le bénéfice de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA en abrégé) était le plus élevé lorsqu’il est administré très tôt après un AVC, et que ce bénéfice diminue tout au long des premières 4 heures 30 minutes.

Une équipe dirigée par des chercheurs américains (Université de Californie à Los Angeles) a mené une méta-analyse portant sur l’importance de la rapidité de traitement avec cet anticoagulant injecté par voie intraveineuse.

« Commencer le traitement le plus tôt possible se traduit par une amélioration de la capacité de marcher, de la possibilité de continuer à vivre de façon indépendante, de saignements moins importants dans le cerveau et une réduction de la mortalité. »

L’équipe a regardé la relation entre le délai de traitement et les résultats médicaux de 58 353 patients victimes d’AVC ischémiques (âge médian = 72 ans) et traités par le tPA dans les 4,5 heures suivant  l’apparition des symptômes.

Le délai moyen entre l’apparition des symptômes et le début du traitement était d’environ 2 heures 30 minutes.

Chaque gain de 15 minutes augmente de 4% la probabilité de pouvoir marcher normalement en sortant de l’hôpital, et diminue de 4% le risque d’hémorragie cérébrale et de mortalité.
On estime que 2 millions de neurones meurent par minute suite à un AVC.

Source: Time to Treatment With Intravenous Tissue Plasminogen Activator and Outcome From Acute Ischemic StrokeTime to Treatment With IV tPA and Ischemic Stroke. JAMA, 2013; 309 (23): 2480