Un mauvais sommeil favoriserait la maladie d’Alzheimer

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Une étude se basant sur la technique de neuroimagerie a rapporté qu’un sommeil plus court ou un sommeil de mauvaise qualité sont tous les deux associés à un plus grand dépôt de protéines amyloïdes, responsables des symptômes dans la maladie d’Alzheimer.

Il est possible que ces troubles du sommeil soient responsables de ce dépôt d’amyloïde, hypothèse corroborée par une récente étude dans Science qui indiquait que le cerveau « se débarrassait » de ses toxines lors du sommeil.

Cette étude américaine (Université  Johns Hopkins, Baltimore, États-Unis)  a porté sur 70 personnes âgées (76 ans en moyenne) sans trouble cognitif ou problème physique.

Selon certains chercheurs,  il reste à déterminer si ce sont les troubles du sommeil qui entraînent l’accumulation d’amyloïde ou l’inverse.

Le Pr Spira, auteur principal de l’étude, déclare cependant: « il est prématuré de dire que l’amélioration du sommeil retarderait l’apparition de la maladie d’Alzheimer ».




Selon une étude publiée en 2012 et portant sur 100 personnes saines, âgées de 45 à 80 ans, et dont la moitié avait un parent atteint de la maladie d’Alzheimer, des troubles du sommeil s’accompagnent d’une augmentation de la  présence de plaques amyloïdes (lésions cérébrales caractéristiques de la maladie d’Alzheimer), suggérant qu’une mauvaise qualité de sommeil est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer.

Source: Self-reported Sleep and β-Amyloid Deposition in Community-Dwelling Older Adults. Jama Neurology, octobre 2013.