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Buspirone

La buspirone (Buspar®) est un anxiolytique possédant un mode d’action différent des autres anxiolytiques (c.à.d. benzodiazépines et barbituriques). Elle est indiquée dans le traitement des troubles anxieux généralisés.

Bien que la buspirone ne soit plus disponible sur le marché, les personnes peuvent à la place prendre la forme générique, selon les directives de son médecin, car elle peut avoir des effets secondaires.

Efficacité clinique chez la personne âgée

La buspirone, les antidépresseurs et les benzodiazépines sont les médicaments les plus fréquemment utilisés contre l’anxiété.

Bien que la buspirone diminue efficacement l’anxiété chez les personnes âgées saines, elle est moins fréquemment prescrite que les antidépresseurs.

La buspirone se montre également efficace et sans danger chez les patients atteints de démence et qui présentent des comportements stéréotypés.

Comment fonctionne la buspirone ?

Le mécanisme d’action de la buspirone n’est pas bien élucidé, car l’anxiété est un trouble qui met en jeu plusieurs neurotransmetteurs.

Nous savons que la buspirone stimule l’activité de la sérotonine et diminue la noradrénaline et la dopamine. Un traitement chronique ne conduit pas à une dépendance.

Ce n’est pas un antidépresseur, mais des travaux suggèrent qu’il pourrait améliorer l’action des médicaments antidépresseurs.

Dosage

La dose initiale (5 mg deux fois par jour, voie orale) est progressivement augmentée par paliers de 5 mg/jour tous les 2-3 jours jusqu’à obtenir la dose optimale. – Dose efficace recommandée: 15-30 mg / jour.

Dose maximale : 60 mg/jour.

L’effet anxiolytique de la buspirone apparaît généralement après 3 à semaines, avec une efficacité maximale pointant entre 3 et 6 semaines.
Le médecin doit surveiller périodiquement le patient afin de s’assurer de l’efficacité du traitement.

Cela peut prendre plusieurs semaines pour déterminer la posologie la plus efficace pour une personne.

Si une personne oublie une dose, elle doit la prendre dès qu’elle s’en souvient. Cependant, si le temps arrive pour la dose suivante, elle doit sauter la dose qu’elle a oubliée.

Effets indésirables de la buspirone

L’avantage de la buspirone sur les benzodiazépines est qu’elle ne possède pas de propriétés myorelaxantes, ne provoque par de dépendance physique, et ne semble a priori ni affecter la fonction psychomotrice, ni entraîner de sédation (voir précautions d’emploi).

La plupart des effets indésirables sont des vertiges (survenant chez environ 12% des patients), somnolence (10%), céphalées (6%) et nausées (6- 8%). Certains patients se sentent nerveux (5%) ou excités (2%).
Dans quelques rares cas peuvent survenir les effets suivants: agitation, confusion et vision trouble.
La fréquence des effets indésirables chez les personnes âgées n’est pas supérieure à celle observée chez la population adulte.

Certains effets secondaires peuvent être graves et peuvent parfois être préoccupants. Une personne devrait parler à son médecin si elle éprouve:

Mises en garde/Précautions d’emploi/Interactions

La buspirone est contre-indiquée chez les patients: – présentant une hypersensibilité connue au médicament, – traités aux inhibiteurs de la monoamine-oxydase ou IMAO (une classe d’antidépresseurs; par ex. phénelzine, sélégiline, tiagabine). Il faut attendre au moins 2 semaines après l’arrêt du traitement avec un IMAO avant de commencer le traitement avec la buspirone. La buspirone doivent être prescrite avec précaution chez les patients ayant les problèmes médicaux suivants (liste non exhaustive): 
• Maladie rénale (risque d’une accumulation de la buspirone et de ses métabolites dans le corps).
• Maladie hépatique (diminution de la fonction hépatique se traduisant par une demi-vie plus longue de la buspirone).

La communauté médicale avertit les conducteurs/utilisateurs de machines traités à la buspirone de faire attention, car il reste à confirmer que ce médicament ne produit pas de sédation et n’altère pas significativement la fonction psychomotrice.

Bien que la buspirone n’amplifie pas l’effet de l’alcool sur les fonctions motrices et mentales, il est conseillé d’éviter de consommer de l’alcool avec la buspirone.

Le jus de pamplemousse peut augmenter certains effets secondaires (tels que la somnolence) de la buspirone.

L’association buspirone et antipsychotiques peut augmenter le risque de sédation. De même, la buspirone ne doit pas être combinée avec les benzodiazépines.

Le traitement simultané de la buspirone avec certains médicaments peut amplifier les effets de la buspirone, entraînant des risques élevés d’effets secondaires (somnolence, asthénie, vertiges, etc.). Ces médicaments sont: barbituriques, dexaméthasone, rifampicine, vérapamil, diltiazem, néfazodone, ou certains anticonvulsiants.

Les patients traités à la buspirone en association avec des triptans (médicaments prescrits contre la migraine) et/ou des antidépresseurs (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine et noradrénaline ou ISRSN) doivent être étroitement surveillés. En effet, les triptans et les ISRSN agissent sur la sérotonine.

Publications

Helvink B, Holroyd S. Buspirone for stereotypic movements in elderly with cognitive impairment. J Neuropsychiatry Clin Neurosci. 2006 Spring;18(2):242-4.

Flint AJ. Generalised anxiety disorder in elderly patients :epidemiology, diagnosis and treatment options. Drugs Aging. 2005 22:101-14.

 

Note

Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.