Arts martiaux chez les personnes âgées

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Les arts martiaux ont des bienfaits chez les personnes âgées, que ce soit pour le système cardiovasculaire que pour celles souffrant d’une maladie neurodégénérative (maladies de Parkinson et d’Alzheimer). Ces arts martiaux sont le tai-chi, le qigogn ou le karaté

Maladies cardiovasculaires

Les résultats de l’étude publiée dans le Journal of the American Heart Association, montrent que la pratique d’exercices sportifs chinois tels que le tai-chi (ou tai-chi-chuan) et le qigong pourraient réduire le risque d’AVC de 41 %, et les maladies coronariennes de 22 %. Le tai-chi et le qigong, arts martiaux aux mouvements lents, souples et harmonieux, ne nécessitent pas d’aptitudes physiques particulières.

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Maladie de Parkinson

Le karaté est un des arts martiaux qui pourrait atténuait les symptômes moteurs chez des personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson, selon le témoignage d’un ceinture noire de karaté atteint par cette maladie.

Le karaté m’aide à relaxer, et mes membres s’en ressentent.

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Le tai-chi : un art martial qui améliore la qualité de vie des personnes âgées atteints de Parkinson

Un responsable d’une antenne départementale de l’association France Parkinson rapporte le bienfait des cours de tai-chi qui permettent « d’améliorer les gestes classiques de la vie qu’on ne faisait plus correctement ».

C’est en travailler la coordination de ses mouvements que l’on peut en effet améliorer son sens de l’équilibre.

« Tandis que la kiné classique se focalise sur une partie du corps ou un membre, la dimension ici c’est faire prendre conscience de cette dimension globale », poursuit-il.

Cette approche expérimentale, bénéfique dans la pratique, nécessite « la mise en place de quelques études supplémentaires qui va affiner les choses et rendra la méthode encore plus évidente », conclut Paul Woo Fon, le professeur de tai-chi et initiateur de la méthode Xpeo.

«La spécificité du tai-chi Xpeo est de proposer des mouvements qui s’appliquent directement aux activités quotidiennes : marcher, s’asseoir, se lever, se pencher, saisir un objet… Cette pratique facilite ainsi tous les gestes du quotidien et a un impact notable sur la qualité de vie des malades de Parkinson. », déclare la neurologue Dr Fraix, qui traite certains de ces patients.

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En 2012, des chercheurs américains ont testé en 2012 l’efficacité du tai-chi-chuan chez 195 patients parkinsoniens au stade léger à modéré, sur une période de six mois.

Les patients ont été répartis en trois groupes : groupe suivant des séances de tai-chi-chuan, groupe suivant un entraînement en résistance,  groupe suivant un entraînement en étirement, avec deux sessions d’une heure par semaine.

Résultats : le groupe des personnes ayant pratiqué l’art martial ont obtenu de meilleurs résultats que ceux des deux autres groupes. Le tai-chi-chuan semble réduire plus efficacement les troubles de l’équilibre que les autres types d’entraînement.



Maladie d’Alzheimer

Les arts martiaux peuvent-ils améliorer l’humeur et la coordination ?

On connaissait les effets positifs du tai-chi-chuan (art martial basé sur la pratique lente d’exercices) sur l’humeur, le stress, la coordination des mouvements, la souplesse, mais aussi la mémoire et la concentration. C’est dans cette optique que cet art martial est souvent proposé à des patients Alzheimer placés en institution.

Des chercheurs sino-américains (Université de Floride du Sud, USA; Université de Fudan, Chine) ont montré que les personnes âgées pratiquant l’art martial tai-chi trois fois par semaine pendant 8 mois auraient un risque moindre de développer une maladie d’Alzheimer.

Ces chercheurs sont arrivés à cette conclusion en observant que le cerveau de ces personnes pratiquant cet art martial était plus gros que celui des individus s’abstenant de le faire. Pour rappel, plusieurs études de neuroimagerie soulignent le lien entre une démence et la baisse anormale du volume (atrophie) du cerveau.

Il faut cependant rappeler que le cerveau s’atrophie chez une personne âgée saine, mais dans une moindre mesure (source : Journal of Alzheimer’s Disease, 2012).