Effet préventif des inhibiteurs calciques dans la maladie de Parkinson

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Une étude réalisée au Danemark a évalué l’effet préventif de la classe des inhibiteurs calciques (ex. dihydropyridine, amlodipine) dans l’apparition de la maladie de Parkinson. Les auteurs ont identifié, entre 2001 et 2006, 1 931 patients chez qui un diagnostic de maladie de Parkinson avait été posé.

Résultats : les personnes qui avaient pris régulièrement une dihydropyridine* (à l’exclusion de l’amlodipine) jusqu’à 2 ans avant le diagnostic de maladie de Parkinson avaient un risque diminué de 27% de développer la maladie, comparées au groupe témoin composé de plus de 9000 sujets. Cette baisse ne dépend ni de la durée du traitement ni de de la dose prescrite. En revanche, les autres classes d’antihypertenseurs (en particulier l’amlodipine) n’avaient aucun effet préventif

* Les dihydropyridines contrairement à amlodipine traversent la barrière hémato-encéphalique et pénètrent ainsi dans le cerveau.

Source: Ann Neurol. 67:600-606, 2010.

D’autre part, une étude portant sur l’autopsie de 774 hommes traités avec un anti-hypertenseur de type bêta-bloquant indique qu’il y a moins de cas de micro-lésions cérébrales, d’atrophie cérébrale, et de lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, comparés à ceux n’ayant pas été traités. Ces  résultats présentés à la conférence de l’American Academy of Neurology suggèrent que les béta-bloquants préviennent-les lésions cérébrales.