Fugues et errance dans la maladie d’Alzheimer

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Les fugues sont un trouble du comportement observé fréquemment chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Les problèmes cognitifs sont souvent à l’origine des fugues qui constituent une situation compliquée pour l’entourage familial et professionnel.

En effet, la personne âgée peut être en danger si l’entourage ou la police ne la retrouvent pas rapidement.

Fugues ou errance ?

Il est difficile de savoir si un patient s’enfuit volontairement ou quitte par hasard, d’autant plus que les troubles de mémoire dont il souffre rendent difficile la distinction. De plus, le malade n’a pas toutes ses facultés de jugement, ce qui ne permet pas de savoir si l’acte est volontaire ou non.

Les principales formes de fugues sont :

  • La fugue due à des troubles de l’orientation. Le patient est heureux d’être retrouvé.
  • La fugue due à des troubles comportementaux. Le patient ne réalise pas qu’il est chez lui (confusion) ou pense qu’il travaille toujours ou qu’il a un enfant à charge (illusions).
  • La fugue réactionnelle.  Le patient ne trouve pas ses repères dans l’établissement qu’il vient d’intégré.
  • La fugue due à un environnement hostile. Le patient ne se sent pas intégré à l’établissement de soins dans lequel il se sent mal, ou pense que le personnel soignant va lui faire du mal.

Une boîte pour aider la personne en cas de fugue

En Belgique, une solution originale a été trouvée pour les retrouver le plus rapidement possible. En cas de disparition inquiétante, les enquêteurs inspectent une boîte qui se trouve dans le frigidaire au milieu des aliments.

Le frigidaire est en effet le seul mobilier qui est le plus simple à trouver dans une maison.

Dans cette boîte se trouve un fascicule dans lequel on retrouve les renseignements de base sur la personne disparu : sa photo, les adresses ou la personnes est susceptible de se rendre, les personnes à prévenir…

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Source +POSITIVR Axel Leclerc

Des illusions d’optique pour diminuer les fugues en hébergement

De plus en plus de centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD; équivalent des EPHAD en France) utilisent des murales en trompe-l’oeil qui permettent de camoufler les ascenseurs et les sorties.

Cette technique a pour but de réduire les fugues et l’anxiété des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Elle est actuellement utilisée dans un CHSLD de Montréal. Ainsi, l’ascenseur ou la porte de sortie sont remplacés par un buffet, une table ou un magasin général.

« On essaie d’utiliser des peintures qui favorisent le rappel de souvenirs anciens », commente le chef d’unité.




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Une ceinture GPS pour localiser les personnes en cas de fugue

ceinture GPSUn association réunionaise – Loca Run Assistance – a mis au point une ceinture GPS afin d’éviter que les malades d’Alzheimer puissent se perdre ou fuguer.
La personne porte une ceinture qui permet de la localiser en cas d’égarement ou de fugue », explique Chantal Laurens, présidente de Loca Run Assistance.
Cette ceinture – semblable à une ceinture classique de pantalon – comprend un GPS haut de gamme qui permet de suivre la personne en temps réel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

En cas d’un déplacement à l’extérieur d’une zone prédéfinie, le matériel alerte par SMS les proches ou le responsable légal.

Selon la présidente, « ce système de géolocalisation de précision a été testé avec succès, à travers toute la Réunion, afin de vérifier sa fiabilité et sa précision ».

Le matériel sera seulement loué (30 euros/mois). Certaines personnes peuvent bénéficier d’aides de la part d’organismes gouvernementaux ou d’une réduction d’impôts.

La ceinture n’est pour l’instant destinée qu’aux hommes.

Un capteur anti-fugue dans une chaussette

capteur chaussetteUn jeune new-yorkais de 15 ans a mis au point un dispositif lui permettant d’éviter les fugues de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.
Cette idée lui est venue suite aux fugues de son grand-père souffrant de la maladie.

Le principe est le suivant: lorsque la personne Alzheimer se lève la nuit, un capteur de pression sans fil fixé à la chaussette envoie une alerte sonore sur un téléphone intelligent (smartphone). Ce dispositif a été testé 437 fois sur son propre grand-père, avec 100% de succès.

Le jeune Kenneth Shinozuka espère pouvoir rapidement fournir des centaines d’exemplaires à des aides-soignants. Selon lui, cet outil permettra de protéger les patients et de réduire le stress du personnel soignant.

Kenneth Shinozuka a remporté en 2014 le prix Google Science Fair d’une valeur de 50 000$.