Oeuf

Avancée vers un test sanguin de la maladie d’Alzheimer

Alzheimer: des arômes artificiels mis en cause

La metformine bénéfique dans la maladie d’Alzheimer ?

Alzheimer: comment dépister précocement la maladie?

Alzheimer : l’activité physique réduit les lésions cérébrales chez les personnes à risque

La prière protège de la maladie d’Alzheimer

Consommer des tomates réduit le risque d’AVC

Une personne âgée sur 8 souffre d’une maladie mentale

Parkinson: les bienfaits du sommeil sur les symptômes moteurs

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Oeuf

    Commentaires fermés sur Oeuf

    Le jaune d’œuf aurait les mêmes effets néfastes que la cigarette sur les artères. Raison invoquée : sa haute teneur en cholestérol.

    Ces résultats ont été obtenus à partir d’une étude portant sur plus de 1200 personnes âgées en moyenne de 61 ans, et présentant des facteurs de risque cardiovasculaires. Ces individus souffraient d’athérosclérose, c’est-à-dire qu’ils présentaient des plaques d’athérome dans l’artère du cou (artère carotide). L’athérosclérose est la cause la plus fréquente d’infarctus et d’AVC. En effet, ces amas de graisses qui obstruent progressivement les artères peuvent se décrocher et bloquer la circulation sanguine. Il est recommandé aux patients à risque de ne pas dépasser deux à trois œufs par semaine, et de limiter leur apport journalier de cholestérol à 300 mg.

  2. Avancée vers un test sanguin de la maladie d’Alzheimer

    Commentaires fermés sur Avancée vers un test sanguin de la maladie d’Alzheimer

    Des chercheurs américains auraient mis au point un test sanguin et identifié des marqueurs potentiels de la maladie d’Alzheimer.

    Le recours à la neuroimagerie est certes utile pour diagnostiquer le plus tôt possible la maladie d’Alzheimer ou au contraire, écarter la présence de cette maladie (les pertes de mémoire peuvent être dues à un stress ou un état dépressif et non à une maladie d’Alzheimer).

    Cependant, l’imagerie cérébrale présente deux inconvénients: la difficulté d’accéder au matériel et le coût de ce diagnostic. Depuis plusieurs années, les chercheurs travaillent sur la mise au point d’un test sanguin, moins invasif et moins onéreux. A ce jour, aucun test sanguin n’a été validé car il est difficile d’identifier les marqueurs biologiques (protéines, gènes) de cette maladie et de reproduire les résultats d’une étude à l’autre.




    Des chercheurs américains auraient identifié des marqueurs potentiels, après avoir analysé près de 200 protéines provenant de 600 personnes issus de trois groupes : personnes en bonne santé, personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et personnes qui seront probablement atteintes de la maladie.

    Ces protéines sont : l’apolipoprotéine E (Apo E),  la peptide natriurétique de type (BNP)B, la protéine C réactive (CRP) et le polypeptide pancréatique. Compte-tenu du faible nombre de participants, ces résultats demandent à être confirmés (source : Neurology 79, 897-905, 2012).

    A lire aussi

    Les tests sanguins de dépistage de la maladie d’Alzheimer.

  3. Alzheimer: des arômes artificiels mis en cause

    Commentaires fermés sur Alzheimer: des arômes artificiels mis en cause

    Une étude américaine (Université du Minnesota) montre que les arômes artificiels de beurre, présents entre autres dans le popcorn et la margarine, seraient un facteur aggravant de la maladie d’Alzheimer.

    En effet, le diacétyle, un de ces aromes, amplifie les effets neurotoxiques de la protéine bêta-amyloïde. Il n’est cependant pas démontré que ces arômes de synthèse affectent leur consommateur sur le long terme.

    Source : Chemical Research in Toxicology.

  4. La metformine bénéfique dans la maladie d’Alzheimer ?

    Commentaires fermés sur La metformine bénéfique dans la maladie d’Alzheimer ?

    La metformine (Glucophage®), un antidiabétique de la famille des biguanides normoglycémiants utilisé dans le traitement du diabète de type 2, pourrait avoir un effet neuroprotecteur dans la maladie d’Alzheimer, en stimulant la production de neurones du cerveau (ce phénomène s’appelle la neurogénèse).

    Cette étude publiée par des chercheurs de l’Université de Toronto, suggère que ce médicament pourrait être efficace dans la réparation du cerveau suite à une lésion.




    Certains cliniciens ont rapporté que la metformine améliorerait certaines fonctions cognitives chez des patients Alzheimer.

    Cet effet bénéfique qui serait dû à son action protectrice sur les cellules nerveuses. Cette hypothèse est évidemment à confirmer (source : Stem Cell, juillet 2012).

  5. Alzheimer: comment dépister précocement la maladie?

    Commentaires fermés sur Alzheimer: comment dépister précocement la maladie?

    Un chercheur américain  (Harvard Medical School) a fait le point lors d’une réunion d’experts sur les récentes découvertes qui permettraient de dépister (environ 15 ans avant) des anomalies cérébrales avant que les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer n’apparaissent. Ces avancées concernent l’imagerie cérébrale, lesbiomarqueurs, les tests d’évaluation, et les facteurs génétiques.

    L’imagerie cérébrale: les chercheurs ont identifié dans les années 80 les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, à savoir les plaques amyloïdes et les enchevêtrements neurofibrillaires. Les premières s’agrègent autour des neurones alors que les secondes s’accumulent dans les cellules nerveuses. Dans les années 2000, les scientifiques ont utilisé de nouvelles méthodes d’imagerie cérébrale telle que la tomographie par émission de positons pour identifier de manière précoce les plaques amyloïdes, même en faible quantité.

    Les biomarqueurs :  les chercheurs ont identifié plusieurs molécules  (on les appelle des biomarqueurs) dans le sang et le liquide céphalo-rachidien dont les niveaux anormalement élevés pourraient être associés au développement de la maladie. Selon les chercheurs participant à cette réunion, l’imagerie cérébrale et les biomarqueurs permettraient de repérer des sujets à risque et d’agir avant que les dommages neuronaux soient irréversibles, c’est-à-dire à un stade antérieur à celui dudéficit cognitif léger.

    Les tests d’évaluation : selon le même chercheur, 140 tests de détection précoce de la maladie d’Alzheimer sont en cours d’évaluation. Ces tests présentent plusieurs avantages, dont la rapidité (moins de 5 mn) et la haute spécificité (si le score est négatif, le médecin élimine le diagnostic d’Alzheimer).

    La prédisposition génétique : il est bien admis que les personnes porteuses de l’allèle E4 de l’apolipoprotéine E (ApoE 4) ont un risque accru de 40% de souffrir de la maladie dans sa forme tardive. Si elles portent deux allèles E4, le risque est doublé.

    Rappel de génétique
    Un gène est le support de l’hérédité. Il a pour fonction de synthétiser des protéines responsables de la structure et du fonctionnement des cellules et des organes. Les gènes sont composés de molécules d’ADN présentes dans les 23 paires de chromosomes. Un gène a deux copies appelées allèles provenant de la mère et du père.

    Rappel sur l’apolipoprotéine E (en abrégé ApoE)
    Protéine qui transporte les lipides (par exemple le cholestérol) dans le sang. L’ApoE est fabriquée par un gène situé sur le chromosome 19. Les allèles de l’ApoE existent sous 3 formes qui fabriquent 3 formes différentes d’ApoE : ApoE2, ApoE3 (la forme la plus courante présente chez les trois quarts de la population) et ApoE4. Cette dernière est la forme ‘déficiente’ de l’ApoE, présente chez 10 à 20% de la population. Les personnes possédant la forme apoE4 ont plus de risque d’être atteintes de la maladie d’Alzheimer. Puisqu’un gène a deux allèles, il y a 6 combinaisons possibles: E2/E2, E3/E3, E4/E4, E2/ E3, E2/ E4, E3/ E4.

    Enfin, a été abordée le problème de la difficulté de distinguer le déclin cognitif normal lié à l’âge de celui associé à une affection neurologique. En effet, les pertes de mémoire à un âge avancé peuvent être normales mais présenter des caractéristiques communes avec la maladie d’Alzheimer, notamment en ce qui concerne la capacité à apprendre et à retenir de nouvelles informations. (Source: Advancing Science Serving Society).

  6. Alzheimer : l’activité physique réduit les lésions cérébrales chez les personnes à risque

    1 Comment

    Les lésions cérébrales sont moins abondantes chez les sujets à risque d’Alzheimer qui pratiquent une activité physique.

    Il est de plus en plus admis qu’une activité physique régulière, même modérée, ralentit le déclin cognitif chez les personnes âgées. Les études chez l’animal suggèrent que cet effet protecteur s’explique par le fait que l’exercice physique stimule des molécules protectrices pour les neurones (appelées facteurs neurotrophiques), stimule la circulation cérébrale et réduit les facteurs de risques cardiovasculaires, des facteurs qui augmentent le risque de démence.

    Une étude a regardé le rôle que pourrait jouer l’exercice physique chez des personnes saines mais porteuses de l’allèle e4 de l’apolipoprotéine E (ApoE4). Pour rappel, celles qui possèdent le gène ApoE4 ont un risque accru de souffrir de la maladie d’Alzheimer. De plus, le début de la maladie chez ces individus est plus précoce et le déclin cognitif plus rapide et plus sévère, avec des lésions (caractérisées par des dépôts d’amyloïde) importantes dans le cerveau.




    Résultats : Les individus les plus sédentaires porteurs de l’ApoE4 ont des lésions (i.e. dépôts d’amyloïde) importantes dans le cerveau, comparé à ceux qui ne portaient pas cette forme de gène.

    Fait intéressant, ces lésions cérébrales étaient encore plus abondantes chez les sujets ApoE4 sédentaires, suggérant que le manque d’activité accroissait encore plus le risque de maladie d’Alzheimer chez cette catégorie d’individus (source : Archives Neurology 2012).

  7. La prière protège de la maladie d’Alzheimer

    Commentaires fermés sur La prière protège de la maladie d’Alzheimer

    Selon un étude israélienne réalisée sur près de 900 musulmanes âgées de 65 ans et plus, la prière régulière (cinq fois par jour) réduit de moitié le risque de développer des pertes de mémoires associées ou non à une maladie d’Alzheimer, alors que l’effet était nul chez celles priant de façon irrégulière.




    La prière apparaît donc un facteur protecteur plus puissant que l’éducation chez la femme. Parmi les facteurs de risque rapportés dans l’étude, notons le sexe (les femmes sont plus touchées que les hommes) l’hypertension le diabète, l’hypercholestérolémie et les antécédents de maladies cardiovasculaires. Selon l’auteur principal de l’étude, l’effet protecteur de la pratique religieuse serait attribuée à l’effort intellectuel fourni.

  8. Consommer des tomates réduit le risque d’AVC

    Commentaires fermés sur Consommer des tomates réduit le risque d’AVC

    La consommation de tomates réduit de plus de moitié le risque d’AVC, en particulier les AVC d’origine ischémique (caractérisés par une obstruction des artères ou vaisseaux). Cette étude a été réalisée en Finlande sur 1031 hommes âgés de 46 à 65 ans.

    Les chercheurs ont constaté que les individus ayant le risque le plus faible d’AVC étaient ceux ayant les niveaux sanguins les plus élevés en lycopène, un antioxydant présent dans la tomate.
    En revanche, les niveaux de l’alpha-carotène, béta-carotène, alpha-tocophérol (une forme de vitamine E) et vitamine A ne sont aucunement associés à l’incidence des AVC.




    le lycopène serait donc en partie responsable des effets préventifs de la tomate sur les AVC.
    A noter que le lycopène est également présent dans la pastèque, le pamplemousse, la goyave, la papaye. Cependant, c’est dans la tomate cuite et dans les sauces tomate qu’on la retrouve en plus forte quantité. Le lycopène réduirait également les risques de maladies cardio-vasculaires, diabète, ostéoporose et certaines formes de cancer (prostate).

  9. Une personne âgée sur 8 souffre d’une maladie mentale

    Commentaires fermés sur Une personne âgée sur 8 souffre d’une maladie mentale

    Selon des résultats publiés lors des Journées de la recherche du Réseau québécois de recherche sur le vieillissement (2 octobre2012) par le chercheur Richard Boyer (Centre de Recherche Fernand-Seguin, Montréal), une personnes âgée sur 8 de 65 ans et plus souffre d’une maladie mentale au cours d’une année, soit environ 100 000 aînés vivant dans la communauté.

    Après avoir analysé les résultats portant sur près de 3000 individus, il apparaît que le profil type de la personne âgée susceptible d’être aux prises avec un trouble mental serait une femme de 65 à 75 ans habitant une zone non métropolitaine et dont le revenu est peu élevé. les troubles mentaux les plus courants sont le trouble affectif (trouble de l’humeur et trouble bipolaire), le trouble anxieux et la dépendance aux benzodiazépines.

    Les femmes sont plus atteintes de dépression et de phobie simple (2,7 % pour les femmes contre 1 % pour les hommes). En revanche, les hommes sont plus enclins à souffrir de troubles obsessionnels-compulsifs: 2 % des hommes et 1 % des femmes. Seulement 40% des personnes consultent un médecin à propos de leurs symptômes (il s’agit dans 80% des cas du médecin de famille).

  10. Parkinson: les bienfaits du sommeil sur les symptômes moteurs

    Commentaires fermés sur Parkinson: les bienfaits du sommeil sur les symptômes moteurs

    Le sommeil nocturne améliore les fonctions motrices des patients souffrant de la maladie de Parkinson.

    Une étude néerlandaise (Institut du Cerveau Donders, Université Radboud, Pays-Bas) confirme que près de la moitié des patients souffrant de la maladie de Parkinson ont une meilleure fonction motrice au réveil le matin ou après une sieste,  phénomène appelé « bénéfice sommeil».

    Parmi ces dormeurs diurnes, 46% ne ressentent pas ce bénéfice sommeil avec les siestes, 20% le ressentent après un sommeil nocturne et une sieste, 20% après un sommeil nocturne et sans sieste, et 13% des patients seulement après une sieste.

    L’étude a porté sur 243 patients atteints de la maladie de Parkinson. Les chercheurs n’ont cependant pu déterminer les raisons pour lesquelles certains patients bénéficient ou non des bienfaits du sommeil.

    Cela ne dépend pas de l’âge de début et la durée de la maladie, du type de traitement, de la qualité de vie, ou de problèmes cognitifs ou psychologiques.

    Plusieurs explications du bénéfice sommeil ont été suggérées, dont le rôle stimulateur du sommeil sur la production de neurotransmetteur dopamine, qui fait défaut dans la maladie de Parkinson (Source: Journal of Parkinson’s Disease).