Commentaires fermés sur Apathy evaluation scale (apathie)
Robert Marin (Université de Pittsburgh) définit l’apathie comme un syndrome clinique caractérisé par une réduction des comportements intentionnels en rapport avec un défaut de motivation.
L’apathie peut se rencontrer chez le sujet âgé sain ou elle prédomine (apathie primaire) mais également dans diverses situations pathologiques (confusion mentale, démence, dépression ou la schizophrénie). Dans ce dernier, l’apathie est qualifiée de secondaire.
Pour évaluer l’apathie, Marin et ses collaborateurs ont construit en 1991 une échelle appelée apathy evaluation scale.
Cette échelle est utilisée chez les patients souffrant de démence, dépressifs, ou ayant été victimes d’un accident vasculaire cérébral.
L’échelle
Item 1. Il (elle) s’intéresse aux choses.
Item 2. Il (elle) a des activités dans la journée.
Item 3. Faire les choses de sa propre initiative est important pour lui (elle).
Item 4. Il (elle) est intéressé(e) à participer à des activités nouvelles.
Item 5. Il (elle) est intéressé(e) à apprendre des choses nouvelles.
Item 6. Il (elle) fait peu d’effort.
Item 7. Il (elle) approche la vie avec intensité.
Item 8. Terminer un travail est important pour lui (elle).
Item 9. Il (elle) passe du temps à faire des choses qui l’intéressent.
Item 10. On doit lui dire ce qu’il (elle) doit faire chaque jour.
Item 11. Il (elle) est moins concerné(e) par ses difficultés qu’il (elle) ne devrait l’être.
Item 12. Il (elle) a des amis.
item 13. Rencontrer ses amis est important pour lui (elle).
item 14. Lorsque quelque chose de positif arrive, il (elle) est tout excité(e).
Item 15. Il (elle) a une connaissance juste de ses difficultés.
item 16. Avoir des activités dans la journée est important pour lui (elle).
item 17. Il (elle) prend des initiatives.
Item 18. Il (elle) est motivé(e).
Publications
Marin R, AL E. Reliability and validity of the apathy evaluation scale. Psychiatry Res. 1991;38:143-162.
Commentaires fermés sur Lille Apathy Rating Scale (apathie)
Le Lille Apathy Rating Scale (l’échelle d’évaluation de l’apathie dans la maladie de Parkinson) se présente sous la forme d’une interview destinée au patient.
Elle comporte 33 items répartis en 9 domaines correspondant aux différentes manifestations cliniques de l’apathie, chacun intervenant avec la même pondération dans le calcul du score total.
Les items de l’échelle de Lille Apathy Rating Scale
1. Activités de la vie quotidienne
Pendant la journée, qu’est-ce que vous faites? Racontez-moi une de vos journées.
2. Centres d’intérêt
Qu’est-ce qui vous intéresse? Qu’est-ce que vous aimez bien faire pour vous occuper?
3. Prise d’initiatives
En général, est-ce que vous faites les choses de vous-même ou est-ce qu’on doit un peu vous forcer?
Quand vous devez aller à un rendez-vous, à une réunion ou une cérémonie, est-ce qu’on doit vous dire d’aller vous préparer?
Quand vous avez un rendez-vous à prendre (chez le médecin ou le dentiste), est-ce que vous y pensez de vous-même ou est-ce que vous attendez que quelqu’un s’en occupe?
Prenez-vous facilement part aux activités de la vie quotidienne ou faut-il vous le demander?
4. Intérêt pour la nouveauté
Est-ce que vous aimez découvrir quelque chose de nouveau (une nouvelle émission de TV ou un nouveau livre) ?
Est-ce que vous aimez essayer de nouveaux produits ou de nouveaux outils ou une recette de cuisine que vous ne connaissez pas?
Est-ce que vous aimez aller dans un endroit où vous n’êtes jamais allé ?
Quand vous sortez en voiture ou quand vous voyagez en train ou autobus, est-ce vous prenez plaisir à regarder le paysage, les maisons ?
5. Efforts volontaires – Motivation
Quand vous décidez de faire quelque chose, est-ce que vous faites facilement des efforts pour réussir ou est-ce que c’est difficile?
Quand vous ne réussissez pas à faire quelque chose, est–ce que vous essayez d’autres solutions?
Quand vous avez décidé de faire quelque chose, est-ce que vous continuez jusqu’au bout ou est-ce qu’il vous arrive de laisser tomber, d’abandonner?
Quand vous ne trouvez pas quelque chose (un papier ou un objet), est-ce que vous le recherchez?
6. Intensité des émotions
Quand vous regardez un film, est-ce que vous êtes facilement ému, touché ?
Quand on vous raconte une histoire drôle ou quand vous voyez des sketchs comiques à la TV, est-ce que vous riez facilement ?
Est-ce que l’annonce d’une bonne nouvelle vous fait plaisir ?
Est-ce que l’annonce d’une mauvaise nouvelle vous rend triste ?
7. Inquiétude
Quand vous avez un ennui (p.ex. une panne), est-ce que cela vous préoccupe?
Quand quelque chose ne va pas, quand vous avez un imprévu, est-ce que vous pensez à une solution?
Quand votre conjoint ou vos enfants ont un petit souci (de santé p.ex.), est-ce que cela vous touche, est-ce que vous y pensez?
Est-ce que vous prenez régulièrement des nouvelles de votre entourage ?
8. Vie sociale et comportement social
Est-ce que vous avez des amis?
Quand vous les rencontrez, est-ce que vous prenez plaisir à passer du temps avec eux ou est-ce que c’est plutôt une obligation?
Dans la conversation, est-ce que vous prenez facilement la parole ou est-ce plutôt les autres qui vous parlent en premier?
Lors d’une discussion, est-ce que vous donnez facilement votre avis ou est-ce vous avez tendance à vous ranger derrière l’opinion des autres?
9. Capacité d’auto-critique
Quand vous avez terminé quelque chose, vous arrive-t-il de faire le bilan, de penser à ce qui va et à ce qui ne va pas?
Après avoir pris une décision, est-ce qu’il vous arrive de penser que vous avez fait un mauvais choix?
Quand vous avez été désagréable avec quelqu’un, est-ce qu’il vous arrive de le regretter?
Dans une discussion, si à un moment vous vous rendez compte que vous avez tort, est-ce que vous êtes prêt à l’admettre, au moins pour vous-même?
Source. Sockeel et al. The Lille apathy rating scale (LARS), a new instrument for detecting and quantifying apathy: validation in Parkinson’s disease. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2006 May;77(5):579-84.
Commentaires fermés sur Échelle d’Hamilton (anxiété)
L’échelle d’anxiété d’Hamilton évalue le degré d’anxiété d’un individu.
Les items de l’échelle d’anxiété d’Hamilton
Voici les items que la personne doit compléter :
Item 1. Humeur anxieuse
Inquiétude – Anticipation du pire – Appréhension – Irritabilité.
Item 2. Tension
Impossibilité de se détendre – Réaction de sursaut – Pleurs faciles – Tremblements – Sensation d’être incapable de rester en place – Fatigabilité.
Item 3. Peurs
De mourir brutalement – D’être abandonné – Du noir – Des gens – Des animaux – De la foule – Des grands espaces – Des ascenseurs – Des avions – Des transports – De la circulation.
Item 4. Insomnie
Difficultés d’endormissement – Sommeil interrompu – Sommeil non satisfaisant avec fatigue au réveil – Rêves pénibles – Cauchemars – Angoisses ou malaises nocturnes.
Item 5. Fonctions intellectuelles (cognitives)
Difficultés de concentration – Mauvaise mémoire – Cherche ses mots – Fait des erreurs.
Item 6. Humeur dépressive
Perte des intérêts – Ne prend plus plaisir à ses passe-temps – Tristesse – Insomnie du matin – Variations de l’humeur dans la journée.
Sifflements d’oreilles – Vision brouillée – Bouffées de chaleur ou de froid – Sensations de faiblesse – Sensations de picotements.
Item 9. Symptômes cardiovasculaires
Tachycardie – Palpitations – Douleurs dans la poitrine – Battements des vaisseaux – Sensations syncopales – Extra-systoles.
Item 10. Symptômes respiratoires
Oppression, douleur dans la poitrine – Sensations de blocage, d’étouffement – Soupirs – Respiration rapide au repos.
Item 11. Symptômes gastro-intestinaux
Difficultés pour avaler – Douleurs avant ou après les repas, sensations de brûlure, ballonnement, reflux, nausées, vomissements, creux à l’estomac, « Coliques » abdominales – Borborygmes – Vents – Diarrhée – Perte de poids – Constipation.
Item 12. Symptômes génito-urinaires
Aménorrhée – Ménorragies – Apparition d’une frigidité – Mictions fréquentes – Urgence de la miction – Ejaculation précoce – Absence d’érection – Impuissance.
Item 13. Symptômes du système nerveux autonome
Bouche sèche – Accès de rougeur – Pâleur – Sueur – Vertiges – Maux de tête – Horripilation.
Item 14. Comportement lors de l’entretien
Général : Mal à l’aise – Agitation nerveuse – Tremblement des mains – Front plissé – Faciès tendu – Augmentation du tonus musculaire – serre les poings, tics, serre son mouchoir – Pâleur faciale. Physiologique : Avale sa salive – Eructations – Palpitations au repos – Accélération respiratoire – Réflexe tendineux vifs – Dilatation pupillaire – Battements des paupières – Tremblements – Exophtalmie – Sudation.
Source: Hamilton M. The assessment of anxiety states by rating. Brit. J. Psychiatry 32: 50, 1959.
Cotation de l’échelle d’anxiété d’Hamilton
La personne répond aux 14 items suivants et attribue à chaque groupe de symptômes une note de 0 (absence de symptômes) à 4 (symptômes d’intensité maximale) pour chaque réponse.
Les items ne sont pas, à proprement parler, définis, mais à chacun d’entre eux correspond une liste de symptômes donnés à titre d’exemples.
Le score total va de 0 à 56. Un score <17 indique une sévérité légère, un score de 18 à 24 une sévérité légère à modérée et un score de 25 à 30 modérée à sévère.
Commentaires fermés sur Index de delirium (delirium)
L’index de delirium (en anglais the delirium index) a été conçu en 1998 par le canadien McKuscer pour évaluer la sévérité du delirium (ou état confusionnel aigu) d’une personne atteinte ou non de démence.
Il se base sur l’observation exclusive d’une personne qualifiée (l’observateur) qui attribue des notes aux sept symptômes observés lors du delirium. L’observation ne tient pas compte des informations fournies par les membres de la famille ou du personnel soignant.
L’index de delirium est utilisée parallèlement avec le mini-examen de l’état mental (MMSE), les résultats aux deux tests étant généralement bien corrélés (les 5 premières questions du MMSE se retrouvent d’ailleurs dans le questionnaire de cette échelle).
L’échelle
Item 1. Attention
Attentif (0 point)
Généralement attentif mais fait au moins une erreur lorsqu’il épelle le mot ‘monde’ à l’envers
Le patient répond généralement aux questions qu’on lui pose mais il se laisse distraire facilement et a parfois du mal à se concentrer sur les questions. A du mal à porter son attention sur les nouvelles questions, ou les questions doivent être répétées plusieurs fois (2 points)
Le patient ne répond pas ou est incapable de suivre ou de répondre aux questions. Se laisse souvent distraire par l’environnement et a du mal à rester attentif Impossible à évaluer (3 points)
Item 2. Pensées désorganisées
Les réponses sont logiques, cohérentes et pertinentes (0 point)
Les réponses sont vagues et confuses (1 point)
La pensée est parfois illogique, incohérente ou non pertinente
Ne répond pas ou n’a aucune pensée logique, cohérente et non pertinente (2 points)
Impossible à évaluer (3 points)
Item 3. Etat de conscience
Normal (0 point)
Niveau de vigilance supérieure ou inférieure à la normale (yeux fixes, diminution de réaction aux questions posées) (1 point)
Somnolent/endormi. Répond aux questions seulement si le ton de voix est élevé (2 points)
Ne peut répondre. Etat comateux (3 points)
Item 4. Désorientation Des questions additionnelles relatives à l’âge, la date et le lieu de naissance du patient peuvent être posées.
Connaît la date d’aujourd’hui (à un jour près) et le nom de l’hôpital dans lequel il se trouve (0 point)
Ne connaît pas la date d’aujourd’hui (à un jour près) ou le nom de l’hôpital dans lequel il se trouve (1 point)
Ne connaît pas le mois ou l’année ou ne sait pas qu’il est dans un hôpital (2 points)
Ne peut répondre ou ne connaît ni son nom ou sa date de naissance (3 points)
Impossible à évaluer.
Item 5. Mémoire Des questions additionnelles relatives à la durée de séjour du patient à l’hôpital, et des circonstances de son admission peuvent être posées).
Se rappelle des 3 mots que l’observateur lui a posés et des détails de son hospitalisation (0 point)
Ne se rappelle que de deux des trois mots posés ou a des difficultés à se souvenir des détails de son hospitalisation (1 point)
Ne se rappelle que d’un des trois mots posés ou ne se souvient que de certains détails de son hospitalisation (2 points)
Ne répond pas ou ne peut se rappeler des mots posés, ou ne se souvient pas des détails de son hospitalisation (3 points)
Impossible à évaluer (refuse de répondre).
Item 6. Troubles de la perception L’observateur demande au patient s’il a vécu des expériences inhabituelles et s’il a vu ou entendu des choses que d’autres n’ont ni vu ni entendu. Si oui, il lui demande si cela est arrivé le jour ou la nuit et à quelle fréquence. Les moindres troubles de la perception sont décelés.
Ne répond pas par la négative ou n’a aucun trouble de perception (0 point)
Interprète mal les stimuli (par ex. interprète le claquement d’une porte comme un coup de feu) (1 point)
A parfois des hallucinations qui ne sont pas accompagnées de menaces (2 points)
A de fréquentes hallucinations accompagnées de menaces (3 points)
Item 7. Activité motrice
Normale (0 point)
Répond correctement aux questions, mais bouge fréquemment ou au contraire se trouve dans un état léthargique/apathique (1 point)
Bouge continuellement (il peut être alors nécessaire de le retenir par des contentions) ou au contraire très lentement avec peu de mouvements spontanés (2 points)
Agité, a des difficultés à se contrôler (le patient doit être retenu) ou au contraire n’a aucun mouvement volontaire (3 points)
Cotation de l’index de delirium
L’observateur attribue une note de 0 à 3 à chacun des 7
items (la note maximale est de 21 points).
Le temps requis est de 5 à 10 minutes.
Si l’observateur ne peut évaluer les symptômes décrits aux items 1, 2, 4 ou 5 (par ex. lorsque le patient refuse de répondre), il lui attribue la note obtenue à l’item 3 (niveau de conscience).
Sources. McCusker J et al. The delirium index, a measure of the severity of delirium: new findings on reliability, validity, and responsiveness. J Am Geriatr Soc. 2004 Oct;52(10):1744-9.
Commentaires fermés sur Cummings et Benson (détection maladie d’Alzheimer)
Développé par Cummings et Benson en 1986, cet instrument permet de détecter la présence d’une maladie d’Alzheimer et de la distinguer d’une autre forme de démence.
L’examinateur attribue à chacune des cinq fonctions mentales et motrices une note. La note totale est calculée en additionnant les notes obtenues aux 10 items. La note totale maximale est de 20.
Plus la note est élevée, plus il est probable que le patient souffre d’une maladie d’Alzheimer.
Le test
Voici les 10 fonctions que l’examinateur va évaluer chez un malade chez qui on soupçonne une maladie d’Alzheimer.
Mémoire
Capacités visuo-spatiales
Cognition
Personnalité
Langage
Parole
Psychomotricité
Posture
Démarche
Mouvements
Source: Cummings JL, Benson DF.Dementia of the Alzheimer type. An inventory of diagnostic clinical features.J Am Geriatr Soc. 1986 Jan;34(1):12-9.
Commentaires fermés sur Penn State worry questionnaire (inquiétudes)
Le Penn State worry questionnaire évalue le degré d’inquiétude de patients qui répondent aux critères du trouble d’anxiété généralisée (TAG).
L’ensemble des résultats obtenus démontre que ce questionnaire présente une bonne fiabilité. La validité de critère est satisfaisante puisque ce questionnaire différencie les sujets ayant un TAG des sujets ayant un autre trouble anxieux (par exemple une phobie sociale).
Notation
La personne répond aux 16 items suivants et s’attribue une note de 1 (aucune inquiétude) à 5 (inquiétude extrême) pour chaque réponse.
Les items du Penn State worry questionnaire (traduction de l’anglais)
ITEMS
Si je n’ai pas assez de temps pour tout faire, cela ne m’inquiète pas.
Mes inquiétudes me submergent.
Je n’ai pas tendance à m’inquiéter à propos des choses.
Plusieurs situations m’amènent à m’inquiéter.
Je sais que je ne devrais pas m’inquiéter, mais je n’y peux rien.
Quand je suis sous pression, je m’inquiète beaucoup.
Je m’inquiète constamment à propos de tout.
Il m’est facile de me débarrasser de pensées inquiétantes.
Aussitôt que j’ai fini quelque chose, je commence immédiatement à m’inquiéter au sujet de toutes les autres choses que j’ai encore à faire.
Je ne m’inquiète jamais.
Quand je ne peux plus rien faire au sujet d’un souci, je ne m’en inquiète plus.
J’ai toujours été inquiet tout au long de ma vie.
Je remarque que je m’inquiète pour certains sujets.
Quand je commence à m’inquiéter, je ne peux plus m’arrêter.
Je m’inquiète tout le temps.
Je m’inquiète au sujet de mes projets jusqu’à ce qu’ils soient terminés.
Sources: Meyer, Miller, Metzger & Borkovec (1990). Development and validation of the Penn State Worry Questionnaire. Behaviour Research & Therapy, 28(6), 487-495.
Commentaires fermés sur Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (troubles parkinsoniens)
La Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (UPDRS en abrégé) est depuis 1987 l’outil le plus fiable utilisé dans la mesure de la sévérité des troubles moteurs chez les parkinsoniens. Cette échelle permet également d’évaluer l’efficacité des médicaments.
Elle comprend quatre parties: 1. L’état mental, comportement et humeur du patient. 2. Ses activités de la vie quotidienne (périodes «on-off»). 3. Son état moteur. 4. Les complications liés au traitement.
Détails de l’échelle Unified Parkinson’s Disease Rating Scale
I. ETAT MENTAL, COMPORTEMENTAL ET THYMIQUE Item 1. Affaiblissement intellectuel
Item 2: Troubles de la pensée
Item 3. Dépression
Item 4. Motivation et initiative
II. ACTIVITES DE LA VIE QUOTIDIENNE Item 5. Parole
Item 6. Salivation
Item 7. Déglutition
Item 8. Ecriture
Item 9. S’alimenter et manipuler les couverts
Item 10. Habillage
Item 11. Hygiène
Item 12. Se retourner dans le lit et arranger les draps et couvertures
Item 13. Chute non liée aux piétinements
Item 14. Piétinements lors de la marche
Item 15. Marche
Item 16. Tremblements
Item 17.Toubles sensitifs subjectifs liés au parkinsonisme
III. EXAMEN MOTEUR (UPDRS III) Item 18. Parole
Item 19. Expression faciale
Item 20. Tremblement de repos
Item 21. Tremblement d’action ou tremblement posturaldes mains
Item 22. Rigidité (évaluée lors des mouvements passifs des principales articulations avec un malade relâché, en position assise)
Item 23. Tapotement des doigts (le malade fait des mouvements rapides et de larges amplitudes du pouce sur l’index, chaque main séparément)
Item 24. Mouvements des mains (le malade ouvre et ferme rapidement les mains avec la plus grande amplitude possible, chaque main séparément)
Item 25. Mouvements alternatifs rapides (mouvements de prosupination des mains verticalement ou horizontalement, avec la plus large amplitude possible, les deux mains simultanément)
Item 26. Agilité de la jambe (le patient tape le talon sur le sol de façon rapide en soulevant toute la jambe. L’amplitude doit être d’environ 7.5 cm en position assise)
Item 27. Se lever d’une chaise (le patient essaie de se lever d’une chaise à dos droit en bois ou en métal, les bras pliés devant la poitrine)
Item 28. Posture
Item 29. Stabilité posturale (réponse à un déplacement ultérieur soudain produit par une poussée sur les épaules alors que le patient est debout, les yeux ouverts et les pieds légèrement écartés. Le patient doit être prévenu)
Item 30. Démarche
Item 31. Bradykinésie corporelle et hypokinésie (combinant la lenteur, l’hésitation, la diminution du ballant des bras, l’amplitude faible et la pauvreté des mouvements en général)
IV. COMPLICATIONS DU TRAITEMENT (UPDRS IV)(au cours des 7 derniers jours)
A. Dyskinésies Item 32. Durée. Dans quelles proportions les dyskinésies sont-elles présentes au cours de la journée ?
Item 33. Incapacité. Dans quelles mesures les dyskinésies sont-elles invalidantes ?
Item 34. Douleurs liées aux dyskinésies. Les dyskinésies sont-elles douloureuses ?
Item 35. Présence de dystonie au petit matin
B. Fluctuations motrices Item 36. Y a-t-il des périodes OFF dont on peut prédire le moment après une prise médicamenteuse?
Item 37. Y a-t-il des périodes OFF dont on ne peut pas prédire le moment après une prise médicamenteuse ?
Item 38. Est-ce que certaines périodes OFF surviennent brutalement en quelques secondes ?
Item 39. Quelle est la proportion de la journée durant laquelle le patient est en moyenne en situation OFF ?
C. Autres complications Item 40. Est-ce que le patient présente une anorexie, des nausées ou vomissements ?
Item 41. Est-ce que le patient présente des troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie) ?
Item 42. Est-ce que le patient présente une hypotension orthostatique symptomatique ?
Sources
Movement Disorder Society Task Force on Rating Scales for Parkinson’s disease. The Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (UPDRS): status and recommendations. Mov Disord 2003 ; 18 : 738-50.
Van Hilten JJ, van der Zwan AD, Zwinderman AH, Roos RA. Rating impairment and disability in Parkinson’s disease: evaluation of the Unified Parkinson’s Disease Rating Scale. Mov Disord 1994 : 9 : 84-88.
Deux échelles d’auto-évaluation (Selfcare et Center for Epidemiologic Studies Depression Scale) ont été conçues pour les personnes âgées vivant à leur domicile. Elles sont simples, rapides et d’une grande fiabilité :
Selfcare (Bird et colll., Int J Geriat Psy 2 :31-8, 1987).
Center for Epidemiologic Studies Depression Scale (Radloff et coll., Appl Psychol Measur, 3, 385-401, 1977).
Nous vous en proposons une que nous avons très légèrement modifiée.
Question 1/Item 1: comparée à ceux de mon âge, ma santé est :
Excellent, bonne
Fragile, mauvaise, très mauvaise
Question 2/Item 2: comparée à l’année dernière, la vitesse de mes mouvements est :
Plus ou aussi rapide
Moins ou bien moins rapide
Question 3/Item 3: Par rapport à l’année dernière, mon niveau énergie est :
Plus ou aussi élevée
Moins ou bien moins élevée
Question 4/Item 4: Je me sens seul(e)
Jamais ou rarement
Parfois, souvent ou tout le temps
Question 5/Item 5: Certaines choses m’ont préoccupé le mois dernier
Jamais ou rarement
Parfois, souvent ou tout le temps
Question 6/Item 6: Vous êtes-vous senti(e) triste, malheureux ou avez-vous eu envie de pleurer lors du mois dernier?
Jamais ou rarement
Parfois, souvent ou tout le temps
Question 7/Item 7: Vous êtes-vous réveillé mal à l’aise ou dans un état de tristesse lors du mois dernier?
Jamais ou rarement
Parfois, souvent ou tout le temps
Question 8/Item 8: Vous est-il arrivé de vous culpabiliser pour des événements désagréables qui vous sont arrivés dans le passé?
Commentaires fermés sur Memory Assessment Questionnaire (mémoire)
Ce questionnaire (qui s’appelle en anglais Memory Assessment Questionnaire) permet de mesurer la présence et la sévérité des plaintes de mémoire chez la personne âgée.
Qui effectue le test? La personne elle-même.
Que doit-elle faire? Elle doit répondre à six questions (ou items) qui évaluent ses capacités mnésiques actuelles, comparées à celles qu’elles avaient il y a environ une dizaine d’années.
Les items du Memory Assessment Questionnaire
Items
1. Je me souviens du nom de la personne que l’on vient de me présenter
2. Je me souviens des numéros de téléphone, des codes ou mots de passe (carte bancaire, accès internet, porte d’entrée…) ou autres choses que j’utilise quotidiennement ou hebdomadairement
3. Je me souviens de l’endroit de mon domicile où je pose les objets utilisés régulièrement (p. ex. clef, lunette)
4. Je me souviens de faits précis que je viens juste de lire dans un journal ou entendre à la radio
5. Je me souviens des articles que je dois acheter lorsque j’arrive dans un magasin (pharmacie, supermarché…)
6. D’une manière générale, j’estime qu’aujourd’hui ma mémoire fonctionne :
Barème du Memory Assessment Questionnaire
Barème
Points
Pour les items 1 à 5 :
Ma mémoire est bien mieux maintenant
1
Un peu mieux maintenant
2
A peu près pareil
3
Un peu moins bien maintenant
4
Bien pire maintenant
5
Pour l’item 6, le barème est le suivant :
Bien mieux maintenant
2
Un peu mieux maintenant
4
A peu près pareil
6
Barème
Points
Un peu moins bien maintenant
8
Bien pire maintenant
10
Note maximale : 35 points
Une note supérieure à 25 reflète la présence d’une plainte mnésique qui doivent être validées par des tests plus approfondies.
Source Crook TH 3rd et al. Assessment of memory complaint in age-associated memory impairment: the MAC-Q. Int Psychogeriatr. 1992 Fall;4(2):165-76.
Commentaires fermés sur Évaluation du risque de chute
Ce test rapide évalue le risque de chute qu’encourt un patient placé en institution. Après avoir évalué le risque de chute (voir tableau ci-dessous), l’établissement de soins met à disposition des patients un programme de prévention.
Ce programme (formation du personnel, aménagement des locaux, exercices physiques…) réduit d’environ 40% le risque de chute, et de moitié le nombre de fractures. Les auteurs de cette étude ont constaté que les individus dont les fonctions cognitives sont intactes en tirent le meilleur bénéfice.
Maladies affectant les os/muscles (ex. ostéoporose, myopathie)
Mobilité réduite/démarche chancelante
Antécédents de fractures
Hypotention orthostatique
Incontinence
Troubles visuels/auditifs/tactiles
Étourdissements
Deshydratation
Maladie aiguë (ex. grippe)
Utilisation de contentions
Diabètes, en particulier avec antécédents d’hypoglycémie
Prescription de plus de 3-4 médicaments
Source
Hofmann MT et coll. Decreasing the incidence of falls in the nursing home in a cost-conscious environment: a pilot study. J Am Med Dir Assoc. 2003 4:95-7.