Myéline : son rôle vital dans le système nerveux

Sciences

La myéline : une structure clé du système nerveux

D’abord, la myéline représente une substance biologique indispensable pour notre organisme. En effet, cette spirale protectrice entoure directement l’axone des neurones. Ainsi, elle isole efficacement ces fins prolongements nerveux. Par conséquent, cette gaine assure la propagation rapide de l’influx nerveux. De plus, cette accélération permet une communication optimale entre les différentes cellules nerveuses. La gaine de myéline n’est pas continue. Elle est séparée par de courts espaces appelés noeuds de Ranvier (Ranvier, Louis-Antoine, histologiste français, 1835-1922).

Le cerveau et la formation de la myéline

Ensuite, des cellules très spécifiques fabriquent cette fameuse substance dans le cerveau. Les biologistes appellent ces bâtisseurs les oligodendrocytes. En réalité, ces cellules gliales déploient de longs prolongements pour enrouler l’axone. Ainsi, elles créent plusieurs couches protectrices autour de la fibre nerveuse. Néanmoins, cette gaine de myéline ne couvre pas l’axone de manière continue. En effet, de courts espaces nus séparent les différents segments myélinisés. Les scientifiques nomment ces zones stratégiques les nœuds de Ranvier. Par conséquent, le signal électrique saute d’un nœud à l’autre très rapidement.

1. Noyau de neurone. 2. Dendrite. 3. Corps cellulaire. 4. Axone. 5. Gaine de myéline entourant l’axone. 6. Cellule de Schwann. 7. Noeud de Ranvier. 8. Terminaison synaptique

Les nouvelles fonctions de la myéline dans le système nerveux

Pendant longtemps, les chercheurs limitaient le rôle de cette gaine à la simple conduction saltatoire. Cependant, la science moderne révèle aujourd’hui des fonctions beaucoup plus complexes. En effet, les oligodendrocytes forment un vaste réseau cellulaire interconnecté avec les neurones. De surcroît, ces cellules gliales apportent un soutien métabolique crucial aux neurones sous-jacents. Par exemple, elles nourrissent activement l’axone pour garantir sa survie à long terme. De plus, elles régulent rigoureusement l’homéostasie de l’eau et des ions locaux. Finalement, cette structure dynamique s’adapte en permanence aux signaux neuronaux liés à l’activité.

Les maladies qui ciblent le système nerveux et le cerveau

Toutefois, plusieurs pathologies graves attaquent directement cette structure délicate dans le cerveau. La sclérose en plaques détruit progressivement ces couches protectrices essentielles. Par conséquent, cette démyélinisation pathologique ralentit ou bloque complètement les signaux vitaux. Les médecins diagnostiquent également d’autres troubles majeurs comme l’encéphalomyélite aiguë disséminée. De plus, les cliniciens étudient la neuromyélite optique et ses conséquences néfastes. Ainsi, la perte de cette gaine provoque de profonds déficits neurologiques. Heureusement, la recherche étudie activement comment réparer ou régénérer cette substance fondamentale. En conclusion, la préservation de ce tissu garantit le bon fonctionnement global de notre système nerveux.

Référence

Physiological Reviews – Myelin in the Central Nervous System : https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/physrev.00031.2018