Conduite automobile et personnes âgées

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Conduite automobile chez les personnes âgées

D’abord, la conduite automobile représente une tâche extrêmement complexe. Elle sollicite simultanément nos capacités visuelles, motrices et intellectuelles. En vieillissant, les personnes âgées subissent un déclin fonctionnel tout à fait naturel. Leurs muscles perdent de la force et leur coordination diminue fortement. Par conséquent, les réflexes au volant deviennent beaucoup plus lents. Ainsi, ces changements physiques augmentent considérablement les risques d’accident sur la route. La sécurité routière devient alors une préoccupation médicale majeure.

L’impact du déclin cognitif sur la conduite automobile chez les personnes âgées

Ensuite, les troubles cognitifs menacent directement la sécurité des conducteurs car ils affectent gravement le jugement et l’attention du patient. En effet, les personnes âgées atteintes de démence provoquent davantage d’accidents. Leur risque d’accident de la route augmente de deux à huit fois (Référence : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK569418/). Les conducteurs malades peinent souvent à analyser les nouveaux panneaux de signalisation. De plus, ils se perdent facilement sur des trajets pourtant très familiers.

Par ailleurs, ces malades développent parfois des comportements inadaptés ou dangereux. Par exemple, certains conducteurs ignorent les limites de vitesse réglementaires. D’autres freinent beaucoup trop tard face aux obstacles imprévus. Ainsi, l’évaluation médicale de la conduite automobile devient absolument indispensable.

Évaluer les personnes âgées au volant

Cependant, les médecins hésitent souvent à aborder ce sujet très sensible. L’arrêt de la conduite provoque une perte d’indépendance extrêmement brutale. Cette privation entraîne d’ailleurs fréquemment une forte dépression clinique. Néanmoins, les neurologues utilisent des tests précis pour mesurer les capacités réelles. Les scores cognitifs bas prédisent souvent un échec aux examens de conduite.

De surcroît, les observations des proches aidants apportent des informations cruciales. Les familles remarquent rapidement les rayures inexpliquées sur la carrosserie. Elles signalent aussi les contraventions répétées ou les petits accrochages fréquents. Ces témoignages reflètent l’aptitude du patient de manière très fiable (Référence : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK569418/).

Les alternatives à la conduite pour les personnes âgées.

Finalement, les familles doivent anticiper la fin de la conduite automobile des personnes âgées. Les cliniciens recommandent d’aborder cette transition le plus tôt possible. Les personnes âgées acceptent mieux la décision sans un arrêt soudain. Les professionnels conseillent donc des alternatives de transport sûres et abordables. L’utilisation du taxi ou des transports en commun maintient l’autonomie sociale. Ainsi, les seniors préservent leur dignité tout en garantissant la sécurité publique.

Risques de prise de médicaments

Il est important de ne pas prescrire de médicaments (ou d’arrêter de les prescrire) susceptibles d’aggraver les fonctions cognitives.

Voici pour rappel une liste de médicaments pouvant entraînés ou aggraver des troubles cognitifs et comportementaux:
– Médicaments avec des effets anticholinergiques tels que des antiparkinsoniens (ex. amantadine).
– Anti-épileptiques (ex. phénobarbital).
– Antidépresseurs tricycliques (confusion, désorientation, délire).
– Hypnotiques (ou somnifères).
– Antihistaminiques.
– Antihypertenseurs centraux.
– Benzodiazépines (traitement supérieur à un mois).
– Sevrage aux benzodiazépines.
– Cimétidine (un antihistaminique pouvant provoquer un état confusionnel, spécialement chez les sujets âgés et en cas d’insuffisance rénale sévère).
– Corticoides.
– Digitaliques.
– Isoniazide (antibiotique pouvant provoquer une confusion).
– Lithium (régulateur de l’humeur pouvant provoquer une confusion et une perte de mémoire).
– Myorelaxants (ex. baclofène; provoquent de rares troubles telles que des hallucinations, une euphorie et une confusion mentale).
– Antipsychotiques (confusion, troubles de mémoire).
– Opiacés (morphine).
– Quinidine (troubles visuels ou auditifs).
– Théophylline.
– Abus d’alcool (ou sevrage à l’alcool).