La bromocriptine pour traiter la maladie de Parkinson
La bromocriptine cible directement les symptômes de la maladie de Parkinson. Ce médicament agit comme un puissant agoniste dopaminergique dans le cerveau. En effet, la pathologie détruit progressivement la voie dopaminergique nigrostriée (voie partant de la substance noire et se dirigeant vers le striatum).
Par conséquent, les patients manquent cruellement de dopamine. Cette carence provoque des tremblements intenses et une rigidité musculaire sévère. Ainsi, la bromocriptine stimule les récepteurs cérébraux en imitant parfaitement l’action de la dopamine naturelle. Le patient retrouve alors un meilleur contrôle de ses mouvements quotidiens.
L’association de la bromocriptine avec la lévodopa
Ensuite, les neurologues prescrivent souvent ce traitement avec la lévodopa. La lévodopa reste le médicament principal contre la maladie de Parkinson. Cependant, un traitement prolongé de plus de cinq ans provoque des complications motrices graves. Les malades subissent notamment des dyskinésies douloureuses ou des blocages soudains. Par conséquent, l’ajout d’un agoniste dopaminergique atténue fortement ces effets secondaires gênants pendant environ trois ans.
De plus, de rigoureuses études cliniques confirment cette stratégie médicale protectrice. Les patients sous agonistes dopaminergiques réduisent leur risque de dyskinésie. Ils diminuent également les fluctuations motrices de 25 % par rapport à une monothérapie par lévodopa. Néanmoins, les chercheurs précisent que la molécule ne retarde pas l’apparition initiale de ces complications motrices.
Des chercheurs ont réalisé une analyse médicale très rigoureuse et exhaustive. Ils ont examiné tous les essais cliniques randomisés et contrôlés disponibles en 2007. Ces travaux scientifiques comparaient la thérapie combinée avec la lévodopa administrée seule. Les scientifiques voulaient évaluer la véritable efficacité de cette approche pharmacologique. Les résultats globaux ne montrent aucune différence cohérente entre les traitements. La combinaison thérapeutique ne réduit absolument pas la fréquence des complications motrices. Elle ne diminue pas non plus la sévérité des symptômes par rapport à la monothérapie classique. L’association médicamenteuse n’améliore pas les scores d’incapacité des malades (Référence : van Hilten JJ et al., Cochrane Database Syst Rev, 2007).
Conclusion sur la bromocriptine et lévodopa précoces
En conclusion, cette revue systématique révèle un manque cruel de preuves scientifiques tangibles. L’analyse ne soutient pas du tout l’utilisation précoce de cette bithérapie. Ainsi, l’ajout de bromocriptine ne prévient pas les complications motrices liées au traitement principal. Ce médicament échoue également à retarder leur apparition chez les patients diagnostiqués.
Finalement, les médecins doivent reconsidérer cette stratégie thérapeutique spécifique pour la maladie de Parkinson précoce. Les neurologues recherchent constamment de meilleures solutions pharmacologiques à long terme. La médecine doit absolument proposer des protocoles de soins beaucoup plus efficaces. Les patients attendent de nouvelles thérapies ciblées pour améliorer leur qualité de vie quotidienne.
Posologie, efficacité et effets indésirables
Par ailleurs, les médecins ajustent la posologie très minutieusement. Les doses thérapeutiques varient de 1,25 mg à 40 mg par jour. Les laboratoires pharmaceutiques commercialisent ce produit sous forme de comprimés ou de gélules. Toutefois, ce traitement engendre parfois des effets indésirables très marqués. Les malades signalent fréquemment de fortes nausées, des vertiges ou une somnolence diurne.
Finalement, la prescription exige des précautions médicales extrêmement strictes. Les médecins interdisent formellement la bromocriptine avec la plupart des traitements neuroleptiques. De surcroît, de fortes doses déclenchent parfois d’effrayantes hallucinations visuelles. Les patients subissent aussi d’importants épisodes de confusion mentale aiguë. Les cardiologues surveillent aussi attentivement les patients souffrant d’hypotension artérielle. En conclusion, ce médicament exige un suivi clinique régulier pour garantir son efficacité optimale.
Références
Bonuccelli U et alii. Pergolide in the treatment of patients with early and advanced Parkinson’s disease. Clin Neuropharmacol, 25:1-10, 2002.
Ramaker C et Hilten JJ. Bromocriptine/levodopa combined versus levodopa alone for early Parkinson’s disease. Cochrane Database Syst Rev, 2002.
Stowe RL. Dopamine agonist therapy in early Parkinson’s disease. Cochrane Database Syst Rev. 2008 Apr 16;(2):CD006564.
Jankovic J, Stacy M. Medical management of levodopa-associated motor complications in patients with Parkinson’s disease. CNS Drugs. 2007;21(8):677-92.
Gallagher DA, Schrag A. Impact of newer pharmacological treatments on quality of life in patients with Parkinson’s disease. CNS Drugs. 2008;22(7):563-86.
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