Ataraxie

Démence : troubles de la communication

Alzheimer : des poupées pour calmer les angoisses de certains patients

Mac Lean (Paul)

Manœuvre (méthode) de Heimlich

Mémoire de travail : est-il utile de l’entraîner ?

Eating Assessment Tool (dysphagie)

Comment le prothésiste audio vous accompagne pour l’appareillage ?

En finir avec l’addiction à l’alcool : pourquoi une maison spécialisée ?

Oral Assessment Guide (santé buccale)

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Ataraxie

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    Forme de communication qui vise à éviter tout conflit, et qui s’inspire de l’ataraxie prônée par les épicuriens. En psychiatrie, l’ataraxie est qualifiée de « calme d’esprit », un état dans lequel le patient n’éprouve aucune émotion émanant de lui-même.




    Elle a été proposée comme mode de relation avec la personne souffrant de démence par le médecin Polydor, qui préconise certaines attitudes favorables de l’entourage face aux malades :

    • de pas démontrer, mais montrer;
    • ne pas se focaliser sur des idées fixes, mais plutôt banaliser celles du malade lorsqu’elles sont répétitives ou chargées d’angoisse;
    • valoriser, et non faire honte;
    • guider et non pas sermonner;
    • encourager, et non pas être condescendant;
    • renforcer, plutôt que forcer.

    Démence : troubles de la communication

  2. Démence : troubles de la communication

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    Les troubles de communication chez les patients atteints de démence sont de plus en plus présents au fur et à mesure que la maladie évolue, en raison des troubles du langage et du comportement. Les facteurs favorisant la communication incluent la mise en jeu des émotions, l’application de soins corporels et une bonne relation entre le patient et l’entourage.

    Le langage est atteint

    La démence est une maladie de la communication et, surtout, de la communication verbale. En effet, la progression de la maladie appauvrit inéluctablement les capacités d’échange verbal du malade avec son entourage. Les difficultés réelles de communication vont surtout survenir au stade sévère de sa maladie.

    La communication verbale avec le malade atteint du déficit des fonctions cognitives est d’autant plus difficile que l’étendue des lésions cérébrales – en particulier les zones du langage – est marquée. Ce déficit concerne :

    • les troubles de la compréhension;
    • les troubles de l’expression orale dominés par un manque de mots;
    • des paraphasies fréquentes : les mots sont déformés ou se substituent à d’autres;
    • une simplification de la syntaxe;
    • dans les cas les plus sévères, le langage devient un jargon avec de nombreux néologismes.

    Démence : les symptômes comportementaux et psychologiques

    Facteurs aggravants la communication

    Qu’il s’agit d’un entourage familial ou médical, plusieurs facteurs peuvent aggraver l’échange :

    • l’absence de disponibilité, d’attention et d’écoute. Par exemple des soignants, qui au cours d’un soin, ont une conversation personnelle dont le malade est exclu;
    • la précipitation : le patient a besoin de temps pour rassembler ses idées, trouver les bons mots et vérifier qu’il a été compris. Dans le cas contraire, il préférera souvent se taire;
    • le jargon médical parfois employé par les soignants;
    • une parole du malade considérée comme sans intérêt;
    • une mise en échec lors d’une amorce de relation où il lui est trop demandé, où il se sent dévalorisé.

    Comment optimiser la communication

    Toute stimulation cognitive peut être propice à induire une parole, notamment dans le cas de séances avec une orthophoniste.
    D’autres thérapies (musicothérapie, techniques de relaxation, art-thérapie) facilitent la communication en renforcent l’estime de soi.
    Les soins corporels agréables tels que des massages ou des soins esthétiques peuvent encourager le patient à parler.



    Comment stimuler l’attention et la motivation du patient

    La communication ne doit jamais être imposée. Aux soignants de créer un climat de confiance et stimuler l’attention et la motivation. Pour cela il convient de :

    • se mettre dans un endroit calme pour créer ensemble un espace commun d’échange;
    • se mettre face aux malades au même niveau que lui;
    • stimuler son attention par le toucher et le regard;
    • faire des phrases simples ne contenant qu’une idée à la fois;
    • dire ‘je’ et éviter d’utiliser ‘on’ trop flou et impersonnel;
    • formuler les questions pour susciter des réponses par ‘oui’ ou par ‘non’, et non pas demander des choix;
    • reformuler éventuellement les paroles du malade pour vérifier leur contenu;
    • l’aider éventuellement à trouver les mots manquants.

    Ainsi chaque fois qu’on offre au patient de l’attention, qu’on le sollicite en essayant de le valoriser et non de le mettre en échec, chaque fois qu’on mobilise ses fonctions émotionnelles, on permet à sa parole de se développer.
    Les malades souffrant de démence ont une expression verbale qui devient de plus en plus difficile. Cependant, jusque dans la phase évoluée de la maladie, avant le stade de mutisme, la majorité d’entre eux recherche la communication pour exprimer leur vécu, parler deux etc.
    Lorsque le mode verbal de communication disparaît, le mot reste toujours possible, surtout si on le favorise par un climat propice.
    Il faut encore que l’entourage soit convaincu qu’échanger avec eux a du sens et que leur parole a du sens.

  3. Alzheimer : des poupées pour calmer les angoisses de certains patients

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    Une équipe canadienne propose un programme de thérapie avec des poupées qui permet de réduire certains troubles du comportement (angoisse) chez les personnes atteintes d’Alzheimer.

    Mise en place depuis les années 1990 aux États-Unis, elle reste encore très peu utilisée dans les foyers pour personnes âgées et se heurte encore aux préjugés.

    Interagir avec les poupées offre aussi un moyen d’action non médicamenteux pour traiter des crises de démences et certains comportements violents ou inappropriés.




    La poupée peut servir de  moyen de communication entre les professionnels de santé et certains patients qui sombrent dans le mutisme ou qui deviennent méfiants.

    Une telle initiative a également été entreprise dans un établissement pour personnes âgées du Calvados. Ces poupées ont des traits semblables à celles de vrais bébés et semblent également diminuer  les angoisses des résidents. Certains d’entre eux  arrivent plus facilement à réaliser des gestes du quotidien (la toilette, les repas) au contact de ces poupées.

    Lire l’article complet

    A lire aussi

    Démence : les symptômes comportementaux et psychologiques

  4. Mac Lean (Paul)

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    Paul Mac Lean est un médecin neurochirurgien et neurobiologiste américain (1913-2007). Il a introduit la théorie du cerveau triunique selon laquelle trois phases du cerveau sont apparues au cours de l’évolution de l’espèce humaine :
      1. le cerveau reptilien (ou cerveau primitif),
      2. le cerveau limbique apparu avec les premiers mammifères,
      3. le cerveau néocortex (ou cerveau «humain»).

    Selon Paul Mac Lean, le développement du cerveau est associé au processus d’évolution des espèces.

    Référence : Paul Mac Lean, Les trois cerveaux de l’homme, Paris, Robert Laffont.




  5. Manœuvre (méthode) de Heimlich

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    La manœuvre (ou méthode) de Heimlich consiste à dégager les voies aériennes d’une personne ayant avalé un corps étranger dont la ventilation spontanée ou artificielle est totalement interrompue. Elle ne peut donc plus ventiler ni parler et s’agite. Elle reste cependant consciente.

    La manœuvre de Heimlich peut se pratiquer debout ou assis. Le principe est d’exercer une forte pression de bas en haut dans le creux de l’estomac afin de chasser violemment l’air présent dans le thorax et d’entraîner l’expulsion du corps étranger se trouvant dans la trachée ou le larynx.

    Debout

    • Se placer derrière la personne.
    • Encerclez-la de vos bras.
    • Mettre le poing gauche au creux de l’estomac, juste au-dessous du sternum.
    • Placer l’autre main sur la première.
    • Les avant-bras doivent appuyer sur les côtes.
    • Tirer brusquement vers soi dans un mouvement allant de bas en haut.

    Assis

    • Se placer derrière le patient, genoux fléchis pour être à la bonne hauteur.
    • Si la personne est alitée, la tourner sur le côté et pratiquer la manœuvre précédemment citée.
    • Si la personne est au sol, la mettre sur le dos, mettre le poing au creux de l’estomac, placer l’autre main sur la première et appuyer fortement vers le haut.

    Ne pas faire

    • Taper dans le dos
    • Donner à boire
    • Mettre la tête en arrière
    • Lever les bras
    • Faire le bouche-à-bouche





    Si la respiration ne se rétablit pas rapidement, couchez la personne sur le ventre en travers du lit, tête et tronc basculés dans le vide. Frappez énergiquement avec le tranchant de la main sur le dos de la personne en remontant de la faille vers les omoplates.

    Si la personne a perdu connaissance, appelez aussi vite que possible les urgences, puis couchez-la sur le dos, tête tournée de côté. Placez-vous au-dessus, un genou de chaque côté. Avec les deux mains croisées l’une sur l’autre, exercez une pression violente au niveau du diaphragme en remontant vers le sternum.

    A lire aussi:

    Les troubles de la déglutition

  6. Mémoire de travail : est-il utile de l’entraîner ?

    Commentaires fermés sur Mémoire de travail : est-il utile de l’entraîner ?

    Qu’est-ce-que la mémoire de travail ?

    La mémoire de travail est une des formes de mémoire (aussi appelée mémoire à court terme) gardant temporairement (quelques secondes) une information avant qu’elle ne soit utilisée pour exécuter une tâche. Par exemple : 

       – se souvenir d’un numéro de téléphone avant de le composer sur le cadran du téléphone, 
       – comprendre une phrase parlée pendant une conversation, 
       – résoudre un problème arithmétique (la mémoire de travail va stocker le résultat d’un calcul avant que le ‘cerveau’ calcule l’étape suivante du problème).

    Mémoire de travail et vieillissement

    Les capacités de stockage et de traitement des informations verbales et symboliques (mots, chiffres, lettres, syllabes) sont préservées lors du vieillissement.  En revanche, il y aurait un déficit dans la gestion et la coordination des différentes opérations intervenant dans la mémoire, mécanisme qui nécessite une bonne attention (les personnes âgées ont généralement une moins bonne attention). Les performances âgées auraient également une moins bonne capacité à inhiber des informations non pertinentes.

    Est-il utile d’entraîner sa mémoire de travail ?

    Oui!, selon une étude réalisée chez des adultes en bonne santé mentale (Nature Neuroscience, 7:75-79. 2004), il apparaît possible d’améliorer la performance de sa mémoire de travail par un entraînement assez intensif.

    Ces résultats pourraient être d’un grand intérêt car une meilleure mémoire de travail contribuerait à accroître l’aptitude à raisonner, à résoudre des problèmes et à apprendre.

    De plus, cette étude conforte l’idée que le cerveau s’use – et donc perd de ses capacités – si l’on ne s’en sert pas.



    Que dit l’étude ?

    Dans cet article, les chercheurs ont entraîné pendant 5 semaines des adultes avec différents exercices de mémoire de travail (voir figure 1).

    L’activité du cerveau de chaque participant a été mesurée avant, pendant et après l’entraînement en utilisant l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique.

    Parallèlement, l’effet d’un entraînement sur la performance de la mémoire de travail a été évalué en utilisant une série de tests neuropsychologiques.

    L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) est utilisée pour mesurer les changements métaboliques qui apparaissent dans une région du cerveau et qui traduisent le changement d’activité des neurones de cette région.

    Les tests neuropsychologiques incluent le ‘span board task’ (un test de mémoire visuelle et spatiale), le ‘Raven’s Advanced Progressive Matrices’ (un test de raisonnement non verbal) et le ‘digit span task’ (un test de mémoire de travail verbale).

    Figure 1 – Exercice de mémoire 

    exercice_memoire

    Etape 1. Cinq cercles rouges sont successivement présentés (sur un écran d’ordinateur) dans cinq grilles 4×4 différentes (un cercle par grille). Chaque grille est présentée durant 0.9 sec et avec un intervalle de 0.5 sec entre deux grilles. Une grille vierge est présentée pour préparer le participant à répondre.

    Etape 2. Le participant indique ensuite la localisation et l’ordre d’apparition de chaque cercle dans chaque grille en cliquant sur l’écran. L’étape 2 dure 12 sec. Dans cette expérience, le premier jour d’entraînement commence avec une séquence de deux grilles. Il y a 18 jours d’entraînement espacés sur cinq semaines.

    Vous pouvez effectuer ce test à votre convenance.

    Résultats

    Les exercices d’entraînement améliorent significativement la performance de la mémoire de travail des participants.

    Cette amélioration s’accompagne d’une augmentation (en rouge sur figure 2) de l’activité du lobe pariétal de l’hémisphère droit et gauche (1) et du lobe frontal de l’hémisphère gauche (2).

    Figure 2 – Les lobes pariétal et frontal 

    lobes

     

    Les auteurs de cette étude soulignent qu’en revanche la pratique routinière d’un même exercice perd de son efficacité.

    Ces résultats suggèrent que nous pouvons entraîner notre mémoire, du moins la mémoire de travail, à la manière d’un athlète qui améliore (et maintient) sa performance grâce à une préparation physique intensive ! Nous ne pourrions que conseiller aux jeunes retraités, ainsi qu’à leurs parents (pourquoi pas ?), de pratiquer régulièrement ce type d’exercice, afin de garder leur cerveau en bonne santé et, ainsi, de mieux le protéger d’une éventuelle maladie.

    Bon entraînement!

  7. Eating Assessment Tool (dysphagie)

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    Le Eating Assessment Tool (EAT-10) est un outil de dépistage de la dysphagie. Le patient qui a des problèmes pour avaler doit répondre aux 10 affirmations suivantes:

    1. J’ai perdu du poids en raison de mes difficultés à avaler
    2. J’ai mal en avalant
    3. Mes difficultés à avaler me limitent pour prendre mes repas à l’extérieur.
    4. Avaler des liquides me demande des efforts
    5. Avaler des solides me demande des efforts
    6. Avaler des pilules me demande des efforts.
    7. J’ai mal en avalant
    8. Le plaisir de manger est limité par mes problèmes de déglutition.
    9. Lorsque j’avale, la nourriture reste coincée dans ma gorge.
    10. Je tousse quand je mange.
      Avaler est stressant.

    Cotation de l’Eating Assessment Tool

    Il faut répondre à chaque affirmation en inscrivant le nombre de points correspondant à la réponse.

    • Aucune difficulté : 0 point
    • Légères difficultés : 1 point
    • Difficultés modérées : 2 points
    • Difficultés assez sévères : 3 points
    • Difficultés sévères : 4 points

    Un score supérieur ou égal à 3 reflète de possibles difficultés à avaler de façon sécurisée.

    Source: Belafsky PC et coll. Validity and reliability of the Eating Assessment Tool (EAT-10). Ann Otol Rhinol Laryngol. 2008 Dec;117(12):919-24.

  8. Comment le prothésiste audio vous accompagne pour l’appareillage ?

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    Perdre de l’audition après un certain âge ou avoir un handicap dès le plus jeune âge implique le port d’une prothèse auditive. Aujourd’hui, les appareils sont de plus en plus performants et surtout de plus en plus discrets. Plusieurs sortes d’appareils sont disponibles en fonction des besoins de la personne concernée.

    Néanmoins, il est nécessaire de se faire accompagner par un prothésiste au cours des premiers mois pour comprendre l’utilité de l’appareil et son fonctionnement. Comment l’accompagnement se passe-t-il ?

    Le premier rendez-vous avec le patient : élaboration du diagnostic

    Connaître le patient et ses besoins

    Le premier rendez-vous est nécessaire pour connaître les besoins du patient. Le prothésiste évalue les besoins et le physique du patient pour trouver la prothèse auditive la plus adaptée. C’est aussi l’occasion pour le patient de poser toutes les questions qu’il souhaite sur le fonctionnement de cet appareil auditif.

    L’appareil doit être adapté au maximum aux besoins et au quotidien du patient. Par exemple, si ce dernier est très sportif, il est préférable d’opter pour un appareil adapté. Aujourd’hui, des progrès importants sont réalisés pour améliorer les appareils. Il ne faut pas hésiter à préciser son mode de vie et ses habitudes au prothésiste pour que ce dernier choisisse le meilleur appareil.

    La réalisation d’un devis par le prothésiste

    C’est aussi lors de ce premier contact que le professionnel réalise un devis. Le patient peut alors connaître la prise en charge par les organismes de soin et celle qu’il devra lui-même engager, le cas échéant.

    Le prothésiste peut renseigner le patient sur les prises en charge par une certaine mutuelle des appareils. Il ne faut donc pas hésiter à demander des conseils au prothésiste. Il peut vous renvoyer ensuite vers des organismes compétents pour élaborer des devis.

    Ce premier rendez-vous permet donc d’instaurer le cadre de ce nouvel appareil nécessaire dans le quotidien du patient.

    Si en parallèle, vous avez des douleurs au dos importantes, il est utile de dormir avec un oreiller ergonomique. Le site prévention-santé vous donne des conseils pour bien le choisir.

    La mise en place de la prothèse auditive lors du second rendez-vous

    Une fois le diagnostic posé lors du premier rendez-vous, le prothésiste commande l’appareil auditif pour le patient. Une fois la réception faite, le second rendez-vous est planifié.

    Les premiers pas avec la prothèse auditive

    Il est très important que le prothésiste accompagne le patient lors des premiers mois avec son nouvel appareil auditif. En effet, ce changement majeur dans son quotidien doit se faire dans de bonnes conditions.

    Tout d’abord, il faut bien comprendre comment le mettre dans son oreille et ses conditions d’utilisation pour ne pas se tromper. Une fois ces premières consignes données, le patient peut l’essayer.

    Il doit comprendre les bruits atténués par la prothèse auditive et au contraire, ceux qui peuvent persister. Le bruit ambiant comme dans une voiture peut gêner l’audition de la personne appareillée. Il faut donc comprendre les limites de son appareil pour ne pas être surpris. L’accompagnement par le prothésiste permet de mieux appréhender ses changements dans le quotidien.

    Le suivi du patient après le port de la prothèse auditive

    En fonction des besoins du patient, un ou plusieurs rendez-vous peuvent être programmé une fois la prothèse mise en place. Le prothésiste peut réaliser des améliorations sur l’appareil en fonction de son modèle et de ses options.

    Le docteur Paul Zylberberg est interviewer par un journaliste à propos des bruits de fond sur les appareils. Il répond dans le magazine notretemps.com.

    Le patient doit alors tester son appareil dans plusieurs situations pour vérifier que ce dernier corresponde bien à ses besoins du quotidien.  Un compte rendu auprès du professionnel de soin est nécessaire pour réaliser, par la suite, des ajustements. Le prothésiste peut aussi contrôler l’efficacité de l’appareil sur le long terme. C’est une façon efficace pour lui de vérifier son efficacité.

  9. En finir avec l’addiction à l’alcool : pourquoi une maison spécialisée ?

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    En France, l’alcool fait partie du quotidien. On consomme quelques verres de vin pendant le repas. On boit quelques verres avec des amis. On se sert un verre pour se détendre. En moyenne, 13 millions de Français en consommeraient régulièrement et 4 millions d’entre eux seraient alcooliques.

    Comme n’importe quelle dépendance, celle à l’alcool peut impacter lourdement sur la vie professionnelle et personnelle. Mais heureusement, il y a des cures qui peuvent aider à faciliter le sevrage. Un conseil, pour en finir une bonne fois pour toutes avec votre addiction, pensez à vous inscrire dans une maison de thérapie.

    Un programme sur mesure pour chaque cas

    Dans un centre de thérapie, les dépendants qui souhaitent se sevrer profitent d’un programme sur mesure en fonction de leur dépendance. En effet, quand bien même l’alcool ne serait pas bon pour la santé, en finit brusquement avec votre addiction n’est pas non plus conseillé par les médecins. Votre corps doit apprendre à se réadapter à une vie saine. Il faut donc réduire petit à petit les consommations, et accompagner la cure de médicament de sevrage. Le but étant de faciliter le sevrage, mais aussi d’éviter les sensations de manque et les complications qui vont avec.

    Les centres de désintoxication vous proposent un personnel médical impliqué et professionnel pour le suivi de votre cas. Ils font état de votre situation et de votre niveau de dépendance à travers des séances de discussion avec vous et votre entourage.

    Ils mettent en place un emploi du temps et trouvent des solutions afin de vous permettre de divorcer d’avec l’alcool. Le meilleur moyen pour en finir avec une addiction est encore d’en commencer une nouvelle, mais cette fois en choisissant une activité plus seine comme le sport, la couture, etc.

    Dans le programme qui vous sera proposé, vous aurez non seulement droit à des séances de thérapies et à des médicaments, vous aurez aussi des corvées à faire et des activités pour retrouver facilement et naturellement un certain équilibre.

    Aller dans la source de l’addiction

    Quand on se soigne seul à la maison, les chances de rechuter sont énormes. Ce n’est pas le cas avec un centre de désintoxication. Pour cause, les personnels de l’établissement n’effleurent pas uniquement votre problème. Ils vont au fond des choses.

    La base importante du programme de sevrage proposée dans ces maisons spécialisées est la thérapie. Ce peut être des séances de groupes ou en solitaire avec un psychologue où vous devez affronter vos peurs et vos problèmes. Vous devez parler du moment où vous avez commencé à boire, de ce que vous avez fait pour avoir une dose, et des complications auxquelles vous avez dû faire face par rapport à votre addiction.

    À l’instar des programmes de sevrage dans les alcooliques anonymes, dans les établissements comme celui-ci, la cure se fera en 9 étapes. La vitesse à laquelle vous sortirez dépendra de votre bonne volonté et du niveau de votre addiction.

    Des médicaments pour vous accompagner

    Selon le cas, le sevrage peut se faire de manière ambulatoire ou en hospitalisation. La première alternative est faite pour ceux qui ne présentent pas trop de risque de rechute. Ils viennent dans les centres pendant la journée et rentent chez eux le soir. Ils viennent uniquement pour les thérapies et pour prendre leur médicament.

  10. Oral Assessment Guide (santé buccale)

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    La grille «Oral Assessment Guide » est une échelle d’évaluation de la santé buccale qui prend en compte huit paramètres. 

    Les items de l’Oral Assessment Guide

    Elle est composée de 8 items. Pour chaque item, une méthode d’examen est établie avec une notation de 1 (pas d’altération) à 3 (altérations importantes).  Le score à atteindre est de huit, ce qui c’est ce qui signifie que les soins d’hygiène et de confort sont assurés.  Si le score est supérieur à huit, il faut prendre des mesures adaptées pour le ramener à huit.

     

    1 point2 points3 points

    Voix

    Normale

    Sèche et rauque

    Difficultés à parler

    Déglutition

    Normale

    Douleurs pour déglutir

    Impossible

    Lèvres

    Roses et humides

    Sèches et fissurées

    Ulcérations
    ou saignements

    Langue

    Présence de papilles

    Pâteuse, moins de papilles

    Fissurée et boursouflée

    Salive

    Transparente

    Visqueuse, épaisse

    Absente

    Muqueuses

    Roses et humides

    Inflammatoires

    Ulcérations,saignements

    Gencives

    Roses et fermesInflammatoiresSaignements

    Dents

    PropresPlaques et débris localisés Plaques et débris généralisés

    Après avoir évalué l’état de la bouche, différentes situations s’offrent aux médecins :

    S’il s’agit d’une bouche normale, le traitement consiste alors en une hygiène élémentaire : brossage des dents et/ou des prothèses et, dans le cas d’un patient capable d’effectuer ses soins par lui-même, une humidification des muqueuses avec des bâtonnets glycérinés citronnés.  Ces soins seront effectués plusieurs fois par jour afin de préserver le bien-être.

    Lorsque l’hygiène est médiocre, le recours aux bains de bouche (d’une durée de 3 à 5 minutes) est possible pour alcaliniser et humidifier la bouche.  On peut alors utiliser du bicarbonate à 14.

    Si la bouche est ulcérée et douloureuse, des traitements locaux anti-inflammatoires et antalgiques améliorent souvent les symptômes.

    Le plus fréquemment, il s’agit d’une bouche sale nécessitant des soins à la glycérine boratée ou un antiseptique local. L’absorption de boissons à base de cola ou d’ananas peut également aider.

    En cas de mycose associée, il est nécessaire d’instaurer un traitement antifongique local (par exemple amphotéricine B, fluconazole, associé à des bains de bouche une solution d’une solution de bicarbonate à 14 %)

    La bouche sèche (xérostomie), également très fréquente, est une complication de nombreux traitements. Elle est aggravée par la respiration buccale, notamment durant le sommeil. De simples soins de bouche améliorent l’état buccal et le confort.

    La xérostomie peut-être à l’origine d’une gêne importante et permanente, voire de douleurs, entraînant non seulement perturbation de l’alimentation, mais aussi de la vie affective et sociale. La prise de boissons plusieurs fois par jour (eau, café, jus de fruits)  favorise l’hydratation et un état buccal satisfaisant.