Evaluation Comportementale de la douleur (douleur)

Les oméga 3 inefficaces sur la santé cardiovasculaire ?

Les chutes augmentent chez les femmes dès la quarantaine

Le sommeil : un remède contre la douleur ?

Coenzyme Q10

La maladie d’Alzheimer débute bien avant les premiers symptômes

Alzheimer : un examen du cerveau pour un dépistage précoce ?

Classification des démences : dégénératives et secondaires

Acérola : boostez vos défenses pendant l’hiver

Humeur

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Evaluation Comportementale de la douleur (douleur)

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    L’ECPA (abréviation de Evaluation Comportementale de la douleur chez la Personne Âgée) est une échelle comportementale d’évaluation de la douleur chez la personne âgée ayant un trouble de la communication.

    L’ évaluation Comportementale de la douleur chez la Personne Âgée est faite à partir d’un ensemble de mots reliés à la douleur.

    Elle évite une sous- estimation de la douleur en permettant de dépister, de quantifier et de suivre l’évolution de la douleur du patient.

    C’est une échelle rapide (5 minutes) qui permet des mesures répétées, avec une fréquence qui varie selon le type de douleurs prises en charge (douleur aiguë ou chronique).

    Elle est basée sur l’observation des malades avant et pendant les soins potentiellement douloureux.

    L’échelle Evaluation Comportementale de la douleur chez la Personne Âgée comprend 8 items :

    • L’observation avant les soins de 4 items
    • L’observation pendant les soins de 4 items.
    •  Chaque item comporte 5 degrés de gravité allant de 0 à 4 (douleur maximale).

    Les 8 items de l’échelle

    Observation 5 minutes avant les soins 

    Item 1. Expression du visage.

    • Visage détendu (0 point).
    • Visage soucieux (1 point).
    • Le sujet grimace de temps en temps (2 points).
    • Le regard est effrayé ou le visage est crispé (3 points).
    • L’expression est complètement figée (4 points).

    Item 2. Position spontanée au repos.

    • Aucune position antalgique (0).
    • Le sujet évite une position (1).
    • Le sujet choisit une position antalgique (2).
    • Le sujet recherche sans succès une position antalgique (3).
    • Le sujet reste immobile, comme cloué par la douleur (4).

    Item 3. Mouvements ou mobilité du patient.

    • Le sujet se mobilise comme d’habitude (0).
    • Le sujet bouge comme d’habitude mais évite certains mouvements (1).
    • Lenteur, rareté des mouvements (2).
    • Immobilité (3).
    • Prostration ou agitation (4).

    Item 4. Relation à autrui.

    • Présence d’un contact immédiat (0).
    • contact difficile à établir (1).
    • Évite la relation (2).
    • Absence de tout contact (3).
    • indifférence totale (4).

    Observations pendant les soins

    Item 5. Anticipation anxieuse aux soins.

    • Le sujet ne montre pas d’anxiété (0).
    • Angoisse du regard, impression de peur  (1).
    • Sujet agité (2).
    • Sujet agressif (3).
    • Cris, soupirs, gémissements  (4).

    Item 6. Réactions pendant la mobilisation.

    • Le sujet se laisse mobiliser ou se mobilise sans y accorder une attention particulière (0).
    • Le sujet a un regard attentif et semble craindre la mobilisation et les soins  (1).
    • Le sujet retient de la main ou guide les gestes lors de la mobilisation ou des soins (2).
    • 3 : Le sujet adopte une position antalgique lors de la mobilisation ou des soins (3).
    • 4 : Le sujet s’oppose à la mobilisation ou aux soins  (4).

    Item 7. Réactions pendant les soins des zones douloureuses.

    • Aucune réaction pendant les soins (0).
    • Réaction pendant les soins, sans plus  (1).
    • Réaction au toucher des zones douloureuses (2).
    • 3 : Réaction à l’effleurement des zones douloureuses (3).
    • 4 : L’approche des zones est impossible  (4).

    Item 8. Plaintes exprimées pendant le soin.

    • Le sujet ne se plaint pas (0).
    • Le sujet se plaint si le soignant s’adresse à lui  (1).
    • Le sujet se plaint dès la présence du soignant (2).
    • 3 : Le sujet gémit ou pleure silencieusement de façon spontanée (3).
    • 4 : Le sujet crie ou se plaint violemment de façon spontanée  (4).

    Cotation de l’échelle Evaluation Comportementale de la douleur

    La cotation globale de l’ECPA va de 0 à 32. Plus le score est élevé plus la douleur est importante

    Source

    Morello R et coll. A scale to measure pain in non- verbally communicating older patients: the EPCA-2. Study of its psychometric properties. Pain. 2007 Dec 15.

  2. Les oméga 3 inefficaces sur la santé cardiovasculaire ?

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    Les suppléments d’oméga-3 ne semblent pas avoir d’effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire.

    De nouvelles données publiées aujourd’hui montrent qu’il y a peu ou pas d’effet réducteur des suppléments d’oméga 3 sur le risque de souffrir d’une maladie cardiovasculaire cardiaque, que ce soit une maladie cardiaque ou un accident vasculaire cérébral ou de la mort.

    Omega 3 est un type de graisse. De petites quantités d’acides gras oméga 3 sont essentielles à une bonne santé, et elles se retrouvent dans les aliments que nous mangeons. Les principaux types d’acides gras oméga 3 sont; l’acide alphalinolénique (ALA), l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA).

    L’ALA se trouve normalement dans les graisses provenant des aliments végétaux, tels que les noix et les graines. L’EPA et le DHA, appelés acides gras oméga 3 à longue chaîne, sont naturellement présents dans les poissons gras, tels que le saumon et les huiles de poisson, y compris l’huile de foie de morue.

    La consommation accrue d’acides gras oméga 3 est largement encouragée dans le monde en raison d’un fait qu’ils protégeraient contre les maladies cardiovasculaires. Il y a plus d’un mécanisme possible pour aider à prévenir les maladies mettant en jeu le système cardiovasculaire, ainsi que réduire la pression artérielle ou les niveaux de cholestérol. Les acides gras oméga 3 sont facilement disponibles sous forme de suppléments en vente libre et ils sont largement achetés et utilisés.

    Une nouvelle revue systématique de Cochrane , publiée en juillet 2018 dans la bibliothèque Cochrane, rassemble les résultats de soixante-dix-neuf essais randomisés portant sur 112 059 personnes. Ces études ont évalué les effets de la consommation de graisses oméga 3 en suppléments,  sur les maladies du cœur et de la circulation. Vingt-cinq études ont été jugées dignes de confiance parce qu’elles étaient bien conçues et bien menées.

    Les études ont recruté des hommes et des femmes, certains en bonne santé et d’autres souffrant de maladies existantes en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Asie. La plupart des études ont examiné l’impact de l’administration d’un supplément d’oméga 3 à longue chaîne sous forme de gélule et l’ont comparé à une pilule factice (placebo). Seuls quelques-uns ont évalué la consommation de poisson entier. La plupart des essais ont ajouté des acides gras oméga 3 ALA à des aliments comme la margarine ou ont utilisé des aliments riches en ALA comme les noix, comparés à des aliments habituels (non enrichis).

    Les chercheurs de Cochrane ont constaté que l’augmentation des oméga 3 à longue chaîne n’apporte que peu ou pas d’effet significatif sur le risque de décès, quelle qu’en soit la cause. Le risque de décès quelle qu’en soit la cause était de 8,8% chez les personnes qui avaient augmenté leur consommation d’acides gras oméga 3, comparativement à 9% chez les personnes des groupes témoins.

    Les omégas 3 n’ont pas d’effet bénéfique sur la santé cardiovasculaire

    Ils ont également constaté que prendre plus de graisses oméga 3 à longue chaîne (y compris EPA et DHA), principalement par le biais de suppléments, a peu ou pas d’effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires, de décès coronariens, de maladies coronariennes, d’AVC ou d’irrégularités cardiaques. Les acides gras oméga 3 à longue chaîne ont probablement réduit certaines graisses sanguines, les triglycérides et le cholestérol HDL. Réduire les triglycérides est susceptible de protéger les maladies cardiaques, mais réduire les HDL a l’effet inverse. Les chercheurs ont recueilli des informations sur les effets néfastes des études, mais les informations sur les saignements et les caillots sanguins étaient très limitées.

    La revue systématique suggère que manger plus d’ALA, (un des principaux oméga 3)  provenant de la nourriture ou des suppléments a peu ou pas d’effet sur le risque de décès d’origine cardiovasculaire ou de décès de toute cause.

    Cependant, manger plus d’ALA réduit probablement le risque d’irrégularités cardiaques de 3,3 à 2,6%. L’augmentation de l’oméga 3 ou de l’ALA à longue chaîne n’a probablement aucun effet sur le poids corporel ou l’embonpoint.

    L’auteur principal de Cochrane, le Dr Lee Hooper de l’Université d’East Anglia, Royaume-Uni, a déclaré: «Nous pouvons être confiants dans les résultats de cette revue qui vont à l’encontre de la croyance populaire selon laquelle les suppléments d’oméga 3 à longue chaîne protègent le cœur. En dépit de toutes ces informations, nous ne voyons pas d’effets protecteurs.

    L’étude fournit des preuves solides que la prise de suppléments d’oméga 3 (huile de poisson, EPA ou DHA) à longue chaîne ne profite pas à la santé cardiovasculaire ni ne réduit le risque d’AVC ou de décès, quelle qu’en soit la cause. D’un autre côté, alors que le poisson gras est un aliment sain, le petit nombre d’essais n’indique pas clairement si le fait de manger plus de poisson gras protège nos coeurs.

    Source: Abdelhamid AS et coll. Omega 3 fatty acids for the primary and secondary prevention of cardiovascular disease. Cochrane Database of Systematic Reviews, juillet 2018.

  3. Les chutes augmentent chez les femmes dès la quarantaine

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    Selon des chercheurs, la quarantaine peut constituer une étape critique de la vie chez la femme pour mettre en place les interventions visant à prévenir les chutes.

    La recherche, qui s’appuie sur les données de TILDA (étude longitudinale irlandaise sur le vieillissement) et sur des études similaires réalisées en Australie, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, montre que la prévalence des chutes augmente chez les femmes à partir de 40 ans : 9% chez les 40-44 ans, 19% chez les 45-49 ans, 21% chez les 50-54 ans, 27% chez les 55-59 ans et 30% chez les 60-64 ans.

    Selon les auteurs, les résultats indiquent que la quarantaine peut constituer une étape critique de la vie pour les interventions visant à prévenir les chutes. L’étude a incorporé les données de 19 207 hommes et femmes âgés de 40 à 64 ans. Il a été récemment publié dans la revue internationale PLOS ONE.

    Avec une personne âgée sur trois tombant au moins une fois par an et un adulte sur deux au-delà de 80 ans, les chutes constituent un problème de santé majeur. Les conséquences graves pour la santé comprennent les fractures, les traumatismes crâniens, une baisse des interactions sociales, un risque accru d’admission dans une maison de soins infirmiers, la diminution de l’indépendance et, par la suite, un besoin accru de soins.

    Les experts en santé estiment que les coûts des chutes en Irlande devraient dépasser le milliard d’euros d’ici 2020.

    Dr Geeske Peeters,  auteur principal de l’article, déclaré:

    Les chercheurs et les médecins ont toujours supposé que les chutes sont un problème qui ne concerne que les personnes de plus de 65 ans. L’étude montre que la prévalence des chutes est déjà très élevée à partir de 50 ans. En fait, nos recherches montrent qu’il y a une forte augmentation de la prévalence des chutes chez les femmes à la quarantaine. Les facteurs de risque que l’on retrouve sont les problèmes d’équilibre, la prise de somnifères, le diabète et l’arthrite.

    Les stratégies recommandées pour la prévention des chutes chez les personnes âgées ne sont pas suffisamment efficaces, selon les auteurs. Des études antérieures montrent qu’en théorie, l’exercice peut réduire le taux de chute jusqu’à 32% et que l’évaluation et le traitement des facteurs de risque peuvent réduire le taux de chute jusqu’à 24%. Cependant, les dossiers de blessures à l’hôpital montrent que le nombre de blessures dues à des chutes nécessitant des soins médicaux continue d’augmenter.



    Le Dr Peeters a poursuivi: « Les stratégies de prévention actuelles attendent essentiellement que les personnes développent des facteurs de risque et essaient ensuite de les faire disparaître. Il peut être préférable et plus efficace de prévenir les facteurs de risque ou de les détecter à un stade précoce. »

    Le moment de l’augmentation des chutes coïncide avec le début de la ménopause, la diminution des capacités d’équilibre et l’augmentation de la présence de vertiges et d’évanouissements, qui bénéficieront toutes des stratégies de prévention des chutes susmentionnées.

    Le Dr Peeters a conclu: « Une meilleure compréhension des facteurs à l’origine de cette augmentation du risque de chute à l’âge mûr pourrait être la clé d’interventions précoces de prévention efficaces ».

    Source: G. Peeters et coll. Should prevention of falls start earlier? Co-ordinated analyses of harmonised data on falls in middle-aged adults across four population-based cohort studies. PLOS ONE, 2018; 13 (8): e0201989.

  4. Le sommeil : un remède contre la douleur ?

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    La privation de sommeil augmente la sensibilité à la douleur en modifiant l’activité de certaines zones du cerveau.

    Les effets de la privation de sommeil sur le cerveau sont nombreux, allant d’induire un état de déficience cognitive à une incapacité à apprendre et à former de nouveaux souvenirs.

    Une nouvelle recherche met en évidence un autre effet neurologique du manque de sommeil, à savoir une sensibilité accrue à la douleur.

    Selon cette nouvelle étude, un manque de sommeil nuit aux mécanismes naturels du cerveau pour soulager la douleur, soulignant les liens existant entre la privation de sommeil, la douleur chronique et la dépendance aux opioïdes sur ordonnance .

    Comment la perte de sommeil affecte la sensibilité à la douleur

    Les auteurs de l’étude ont induit de la douleur chez 24 jeunes participants en bonne santé en appliquant de la chaleur à leurs jambes. Pendant ce temps, les scientifiques ont examiné le cerveau des participants, en particulier les circuits qui traitent la douleur.

    Les participants n’avaient pas de problème de sommeil ni de troubles liés à la douleur au début de l’étude.

    Les scientifiques ont commencé par enregistrer le seuil de douleur de chaque participant après une bonne nuit en scannant son cerveau à l’aide d’une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle tout en appliquant un niveau de chaleur croissant à la peau du participant.

    Une fois que les scientifiques ont établi le seuil de douleur de la personne, ils répètent la procédure après une mauvaise nuit de sommeil.

    Dans l’ensemble du groupe, les participants ressentaient une gêne à la baisse des températures, ce qui montre que leur sensibilité à la douleur avait augmenté après une nuit insuffisante, a déclaré l’auteur principal de l’étude.

    « La blessure est la même », explique-t-il, « mais la différence réside dans la façon dont le cerveau évalue la douleur dans le cas d’un sommeil insuffisant ».




    Les chercheurs ont découvert que le cortex somatosensoriel du cerveau, une région associée à la sensibilité à la douleur, était hyperactif lorsque les participants n’avaient pas suffisamment dormi. Cela a confirmé l’hypothèse selon laquelle le manque de sommeil interférerait avec les circuits neuronaux de traitement de la douleur.

    Cependant, une découverte surprenante a été que l’activité dans le noyau accumbens du cerveau était plus faible que d’habitude après une nuit blanche. Le noyau accumbens libère la dopamie, un neurotransmetteur qui est associé au plaisir.

    La perte de sommeil amplifie non seulement les régions du cerveau sensibles à la douleur, mais bloque également les centres analgésiques naturels.

    Enfin, les chercheurs ont découvert que l’insula du cerveau, qui évalue les signaux de douleur et prépare la réaction du corps à la douleur, était également sous-activée.

    Le sommeil est un analgésique naturel

    Les chercheurs ont mené en parallèle une enquête auprès de plus de 230 adultes inscrits sur le marché en ligne d’Amazon Mechanical Turk. Les participants ont rapporté leurs habitudes de sommeil et leurs niveaux de sensibilité à la douleur sur plusieurs jours.

    Les scientifiques ont constaté que les plus petits changements dans les habitudes de sommeil des participants étaient corrélés aux changements dans la sensibilité à la douleur.

    Les résultats montrent clairement que même des changements très subtils dans le sommeil nocturne  ont clairement un impact sur notre niveau de douleur le lendemain », déclare le chercheur.Le sommeil est donc un analgésique naturel qui peut aider à gérer et à réduire la douleur.

    A lire aussi

    Les douleurs neuropathiques après un AVC

    https://www.neuromedia.ca/douleur-evaluation-chez-personne-agee/

  5. Coenzyme Q10

    Commentaires fermés sur Coenzyme Q10

    Définition

    Coenzyme Q10 (CoQ10), aussi connu sous le nom d’ubiquinone, est une provitamine (une substance convertie en vitamine) produite par l’organisme. Elle a une structure chimique semblable à la vitamine K.

    Elle est présente en petites quantités dans les aliments, notamment la viande (les abats), le poisson à chair grasse (ex saumon), les fruits de mer et les céréales complètes.

    On la retrouve essentiellement dans les mitochondries, un petit organe de la cellule qui produit de l’énergie.

    Ceci explique pourquoi nous la retrouvons en grande quantité dans des tissus qui ont un grand besoin d’énergie : le cœur, le foie et les reins.

    Une carence des niveaux de CoQ10 a été observée chez les personnes souffrant de certaines maladies telles que la maladie de Parkinson, l’insuffisance cardiaque congestive ou certaines maladies musculaires.

    CoQ10 est utilisée comme supplément alimentaire pour fournir de l’énergie aux cellules à partir des glucides et des lipides.

    Comment fonctionne la co-enzyme Q10 ?

    Elle agit comme un antioxydant, c’est-à-dire qu’elle bloque les effets toxiques des radicaux libres, et protège les mitochondries présentes dans les cellules. Un dérèglement des mitochondries est observé dans maladies associées au vieillissement : maladie de Parkinson, dégénérescence maculaire, neuropathie diabétique, hypertension, infarctus du myocarde, ischémique cardiaque.

     

    Efficacité clinique

    Carence en coenzyme Q10. Sa prise  (150 mg par jour) semble améliorer les symptômes liés à cette carence (affaiblissement, fatigue…).

    Maladie de Parkinson. La maladie de Parkinson se caractérise par une akinésie, un tremblement de repos et une rigidité. Elle touche environ 3% de la population après 65 ans.

    Certaines études montrent qu’un supplément de coenzyme Q10 (300-2400 mg/jour) pourrait ralentir le déclin fonctionnel des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, au stade précoce de la maladie. Son efficacité (à une dose de 1200 mg/jour) sur les activité de la vie quotidienne dépend de la durée du traitement qui doit être d’un moins 16 mois. Cette efficacité n’est cependant pas observée au stade intermédiaire de la maladie.

    Dégénérescence maculaire liée à l’âge. La prise par voie orale d’un produit comprenant du coenzyme Q10, de l’acétyl-L-carnitine et des acides gras omégas 3 semble améliorer la vision chez les personnes atteintes d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge.

    Insuffisance cardiaque congestive. Il est possible que l’insuffisance cardiaque soit liée à de faibles niveaux de coenzyme Q10. Combinée à certains médicaments, Elle (100 mg/jour) pourrait être bénéfique chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque congestive, alors qu’elle n’a aucune efficace lorsqu’elle est utilisée seule.

    Diabète. Les effets bénéfiques de la coenzyme Q10 sur le taux de glucose sanguin sont sujets à caution. En revanche, des études ont rapporté que la coenzyme Q10 diminue la lésion des nerfs et les douleurs qui accompagnent la neuropathie chez les personnes diabétiques.

    Hypertension artérielle. La majorité des études montrent que la prise de coenzyme Q10 (100-200 mg/jour) seule ou en association avec d’autres médicaments pour traiter l’hypertension semble aider à réduire la pression artérielle. Toutefois, une petite étude suggère que la prise de coenzyme Q10 par voie orale peut ne pas réduire la pression artérielle chez les personnes atteintes du syndrome métabolique.

    Crise cardiaque. Sa prise – dans les 72 heures suivant une crise cardiaque et pendant un an – pourrait réduire le risque d’une autre crise cardiaque.

    Maladie de La Peyronie. La prise de coenzyme Q10 améliore la fonction érectile chez les hommes atteints de la maladie de La Peyronie.

    Encéphalomyopathie mitochondriale. La prise de co-enzyme Q10 (jusqu’à 3 g/jour) pourrait réduire les symptômes liés aux encéphalomyopathies mitochondriales. L’effet optimal semble se produire au bout de six mois.

    La co-enzyme Q10 ne semble pas efficace dans le traitement des symptômes associés aux maladies suivantes :

    • Maladie de Huntington
    • La maladie d’Alzheimer (fonction cognitive).
    • Sclérose latérale amyotrophique
    • Hypercholestérolémie

     Où en acheter la co-enzyme Q10 ?


    Co-enzyme Q10

    Pureté garantie (obtenue par fermentation naturelle)

    Vitamine antioxydante pour le bon fonctionnement de l’organisme.


    Posologie

    L’administration de la CoQ10 se fait par voie orale et généralement pendant un repas plutôt gras car cela favorise son absorption.

    Effets secondaires

    Les données cliniques indiquent que la prise orale de CoQ10 (jusqu’à 3 g/jour) semble être relativement sûre et généralement bien tolérée.

    Les effets secondaires, qui sont légers, sont les suivants : nausées, diarrhée, dyspepsie, perte d’appétit et éruptions cutanées. L’insomnie et des niveaux élevés d’enzymes hépatiques ont également été rapportés avec de fortes doses.

    Il est conseiller de répartir la dose quotidienne totale en plusieurs (2 à 3 fois) prises pour réduire les effets secondaires.

     

    Mises en garde/Interactions

    Les diabétiques prenant de la CoQ10 doivent surveiller leur glycémie.

    Les personnes traitées simultanément avec la CoQ10 et les médicaments/suppléments suivants doivent être surveillées :

    • Bêta-bloquant (les bêta-bloquants peuvent diminuer les niveaux endogènes sanguins de CoQ10).
    • Warfarine (anticoagulant, Coumadin). La coenzyme Q10 diminuerait l’efficacité de la warfarine et accroître le risque de formation de dangereux caillots.
    • Antihypertenseurs. La coenzyme Q10 pourrait réduire la tension artérielle et pourrait provoquer une hypotension si elle est combiné avec un médicament prescrit contre l’hypertension.
    • Oméga-3. La consommation d’oméga-3 pourrait réduire les niveaux sanguins de coenzyme Q10.
    • Bêta-carotène. La coenzyme Q10 pourrait augmenter les effets du bêta-carotène.

     

    Références

    Berbel-Garcia A et al. Coenzyme Q 10 improves lactic acidosis, strokelike episodes, and epilepsy in a patient with MELAS (mitochondrial myopathy, encephalopathy, lactic acidosis, and strokelike episodes). Clin Neuropharmacol 2004;27:187-91.

    Bresolin N et al. Ubidecarenone in the treatment of mitochondrial myopathies: a multi-center double-blind trial. J Neurol Sci 1990;100:70-8.

    Chan A et al. Metabolic changes in patients with mitochondrial myopathies and effects of coenzyme Q10 therapy. J Neurol 1998;245:681-5.

    Feher, J. et al. Improvement of visual functions and fundus alterations in early age-related macular degeneration treated with a combination of acetyl-L-carnitine, n-3 fatty acids, and coenzyme Q10. Ophthalmologica 2005;219(3):154-166.

    Hernandez-Ojeda, J. et al. The effect of ubiquinone in diabetic polyneuropathy: a randomized double-blind placebo-controlled study. J.Diabetes Complications 2012;26(4):352-358.

    Ho MJ, Bellusci A, Wright JM. Blood pressure lowering efficacy of coenzyme Q10 for primary hypertension (review). Cochrane Database Syst Rev 2009;(4):CD007435.

    Hofman-Bang C et al. Coenzyme Q10 as an adjunctive treatment of congestive heart failure. J Card Fail 1995;1:101-7.

    Liu, J. et al. Coenzyme Q10 for Parkinson’s disease. Cochrane Database Syst.Rev. 2011;(12):CD008150.

    Morisco C et al. Effect of coenzyme Q10 therapy in patients with congestive heart failure: A long-term, multicenter, randomized study. Clin Investig 1993;71:S134-6.

    Shults CW et al. Effects of coenzyme Q10 in early Parkinson disease: evidence of slowing of the functional decline. Arch Neurol 2002;59:1541-50.

    Sobreira C et al. Mitochondrial encephalomyopathy with coenzyme Q10 deficiency. Neurology 1997;48:1238-43.

    Storch A et al. German Coenzyme Q(10) Study Group. Randomized, double-blind, placebo-controlled trial on symptomatic effects of coenzyme Q(10) in Parkinson disease. Arch Neurol. 2007 64:938-44.

    The NINDS NET-PD Investigators. A randomized clinical trial of coenzyme Q10 and GPI-1485 in early Parkinson disease. Neurology. 2007 Jan 2;68(1):20-8.

    Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.

  6. La maladie d’Alzheimer débute bien avant les premiers symptômes

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    Pour la majorité des gens, la maladie d’Alzheimer débute au moment où apparaissent les premiers symptômes.

    Mais pour les chercheurs, elle débute dix ou vingt ans plus tôt, lorsque commence la destruction des neurones. Avec en corollaire cette question cruciale: comment la détecter? Quand faut-il commencer à prendre des médicaments?

    Aujourd’hui, les médecins attendent que les patients se plaignent pour poser le diagnostic et éventuellement prescrire des traitements.

    Généralement les troubles de la mémoire sont les premiers symptômes.

    Une stratégie qui présente des résultats modestes, ne faisant que ralentir le déclin cognitif sans le stopper, sans pouvoir guérir la maladie. Mais s’agissant d’une pathologie dégénérative, il semble plus logique d’envisager d’agir en amont, avant que ne se produisent des lésions cérébrales irréversibles, aussi les chercheurs visent-ils la phase préclinique (phase avant les premiers symptômes).

    La suite dans le Figaro Santé


    Les premiers symptômes

    Voici pour rappel les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    • Pertes de mémoire
    • Difficultés pour réaliser des tâches quotidiennes
    • Troubles du langage
    • Désorientation dans le temps et dans l’espace
    • Difficultés de raisonnement
    • Jugement altéré
    • Modification du comportement et de la personnalité
    • Apathie

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  7. Alzheimer : un examen du cerveau pour un dépistage précoce ?

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    Il existerait des moyens de faire un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer grâce à un examen du cerveau. Des changements cérébraux sont en effet observés avant que des problèmes de mémoire ou de raisonnement ne soient perceptibles chez le malade. L’objet serait de proposer le plus tôt possible des traitements visant à ralentir la progression de la maladie.

    L’intelligence artificielle au service du dépistage précoce ?

    Une étude publiée dans la revue américaine Radiology suggère que l’intelligence artificielle (IA) pourrait être utile pour détecter de subtiles modifications métaboliques dans certaines zones du cerveau, caractérisées par un changement de la consommation de glucose par les neurones de ces zones. L’IA utilise des milliers d’imageries cérébrales provenant d’un millier de patients. Selon des résultats préliminaires provenant de cerveaux de 40 patients analysés jusqu’à 6 ans avant la déclaration (ou l’absence) de la maladie, l’IA a pu établir un diagnostic correct sur d’anciens cas avec un taux de réussite de 100%. L’IA a observé des imageries anciennes, datées de 6 ans avant  (ou non) des patients du panel.

    L’intelligence artificielle pourrait par ailleurs être mise à profit dans le cadre d’un dépistage précoce et automatique de la maladie d’Alzheimer à partir d’un examen de neuroimagerie.

    Source: Ding Y et coll. A Deep Learning Model to Predict a Diagnosis of Alzheimer Disease by Using (18)F-FDG PET of the Brain. Radiology. 2018.



    Un cortex entorhinal plus petit est un signe avant-coureur

    L’étude a porté sur des personnes âgées qui vivent dans la communauté de Toronto et qui ne connaissaient aucun problème majeur de mémoire, mais qui ont obtenu un score inférieur à la normale sur un test de dépistage de la démence.

    Au sein de ces personnes âgées, les chercheurs ont également trouvé des signes d’atrophie dans une région du cerveau connue pour être touchée précocement, à savoir le cortex entorhinal antérolatéral situé dans le lobe temporal du cerveau.

    Cette étude est la première à mesurer cette sous-région cérébrale particulière chez les personnes âgées qui n’ont pas de diagnostic de démence ou des problèmes de mémoire qui affectent leur routine quotidienne.

    L’analyse du cortex entorhinal permettrait donc de faire un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer.

    Elle est également la première étude à démontrer la fiabilité du test de dépistage de la démence (le Montreal Cognitive Assessment ou MoCA en abrégé), dont le score est lié au volume (taille) de cette petite région, ainsi qu’à d’autres régions du cerveau touchées au début de la maladie d’Alzheimer.

    «Ce travail est une première étape importante dans la mise en place d’une procédure visant à identifier les personnes âgées vivant de façon autonome à la maison sans problème de mémoire et qui sont à risque de démence», explique le Dr Morgan Barense du Département de psychologie de l’Université de Toronto et auteur principal de l’étude.

    Volume du cortex entorhinal (en vert) apparaissant plus petit chez une personne avec un trouble cognitif évoluant vers une maladie d’Alzheimer (1), comparée à une personne sans trouble cognitif (2).

    L’équipe a étudié 40 adultes âgés de 59 à 81 ans qui vivent de façon autonome (ou avec un conjoint) à la maison. Tous les participants ont passé le test MoCA. Les personnes ayant une marque inférieure à 26 – un score qui indique un problème potentiel de troubles cognitifs et de mémoire en particulier et suggère qu’un dépistage de démence supplémentaire est nécessaire – ont été comparées à celles qui avaient une marque supérieure à 26 et plus.

    Les scientifiques ont pu mesurer de façon fiable le volume du cortex entorhinal antérolatéral en utilisant des analyses cérébrales à haute résolution qui ont été collectées chez chaque participant.

    Les différences de taille les plus importantes ont été retrouvées dans les régions du cerveau connues pour être touchées tout au début de la maladie d’Alzheimer.

    Les chercheurs vont mettre au point une étude de suivi pour déterminer si les individus qui avaient des problèmes de mémoire et certaines régions du cerveau atrophiées ont en effet développé une démence.

    Source : Lok-Kin Yeung et coll. Anterolateral entorhinal cortex volume predicted by altered intra-item configural processing. The Journal of Neuroscience, mai 2017; 3664-16.

  8. Classification des démences : dégénératives et secondaires

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    La classification des démences se fait généralement de la manière suivante : démences primaires (ou dégénératives) et des démences secondaires.

    La démence primaire se caractérise par une mort progressive des neurones, provoquées notamment par l’amyloide et la protéine tau.

    La démence secondaire est provoquée par une autre maladie qui est généralement traitable  (par exemple une hydrocéphalie).

    Les démences dégénératives

    – La maladie d’Alzheimer.

    – La démence à corps de Lewy.

    – Les démences fronto-temporales (ou dégénérescence lobaire fronto-temporale).

    – Les démences associées à un syndrome extrapyramidal.

    Les démences secondaires

    – La démence vasculaire (démence par infarctus multiples, démence vasculaire associée à une maladie d’Alzheimer, état lacunaire, maladie de Binswanger).

    – Démence d’origine infectieuse : encéphalite liée au HIV, méningites, pneumonie, neurosyphilis, maladie de Creutzfeld-Jacob1, maladie de Gertsmann-Straussler-Scheinker, maladie de Lyme.

    1 La maladie de Creutzfeld-Jacob est une affection rare habituellement sporadique provoquée par un agent pathogène de type prion. Il existe des cas d’origine iatrogène ou la contamination est due à une greffe de la dure-mère humaine ou de la cornée, à l’injection d’hormones de croissance ou à une intervention neurochirurgicale. Elle touche le plus souvent des individus de 50 à 70 ans. Les troubles neurologiques sont variables, avec des myoclonies, des troubles visuels et moteurs. L’examen neurologique (IRM) permet de visualiser des lésions des noyaux gris centraux (zone cérébrale impliquée dans la motricité) ou des aires corticales. L’évolution est rapide, conduisant au décès en moins d’une année.

    – Démence d’origine métabolique : hypo- ou hyperthyroïdie, maladie de Gaucher, maladie de Krabbe, maladie d’Alexander, maladie de Wilson, carence en vitamines B, troubles métabolites, déshydratation etc..

    – Démence d’origine toxique : alcool2, effets toxiques de médicaments, métaux lourds, monoxyde de carbone.

    2 Une consommation importante et prolongée d’alcool peut entraîner une affection fréquente d’origine carentielle. Cette forme d’encéphalopathie (appelée encéphalopathie de Gayet-Wernicke) se traduit par des lésions qui affectent certaines structures cérébrales telles que les tubercules mamillaires. Un traitement précoce et intensif avec de la vitamine B1 (500 mg-1 g/ jour par voie intramusculaire) et d’autres vitamines B permet d’observer une guérison. Dans le cas contraire, les lésions entraînent de graves séquelles sous la forme d’un syndrome de Korsakoff, avec une amnésie profonde. Une amélioration du syndrome de Korsakoff mais elle est lente et incomplète. Les effets secondaires d’un médicament peuvent conduire à un état confusionnel si celui-ci n’est pas arrêté, un état qui peut s’apparenter à un syndrome démentiel.

    – Démence d’origine inflammatoire : sclérose en plaques, maladie de Schilder. 

    – Démences d’origines diverses : hydrocéphalie à pression normale3, traumatisme crânien, anoxie4, hypoxie, hématome sous-dural, tumeur cérébrale, dépression.

    3 L’hydrocéphalie à pression normale (ou syndrome d’Adams et Hakim) provoque des troubles de la marche (le patient marche à petits pas), une incontinence urinaire associés à des troubles de mémoire. Cette triade d’événements n’apparaît pas de manière simultanée. Dans la moitié des cas, le médecin pourra déterminer la cause : hémorragie méningée, méningite, intervention chirurgicale. Le diagnostic de l’hydrocéphalie à pression normale repose sur la clinique et l’examen neurologique qui indique une dilatation des ventricules. Le fait de retirer du liquide céphalorachidien (par ponction lombaire) améliore l’état du patient dans certains patients, surtout si ceux-ci ont des troubles cognitifs qui ne sont pas trop sévères (score à l’examen de l’état mental supérieur à 16 sur 30). L’hématome sous-dural chronique est une forme d’hémorragies intracrâniennes survenant plusieurs semaines après un traumatisme crânien mineur. Le médecin recherche l’apparition des céphalées ou de vomissements. D’un point de vue clinique, le patient présentera des troubles cognitifs accompagnés éventuellement d’un oedème papillaire. L’imagerie cérébrale permet de poser un diagnostic.

    4 L’anoxie (mort cellulaire provoquée par un manque d’oxygène dans dans le sang) peut entraîner des troubles cognitifs, de même que des patients ayant une hypoxie chronique (par exemple souffrant d’insuffisance respiratoire ou d’un syndrome d’apnée du sommeil). Les maladies et conditions provoquant un état démentiel sont donc nombreuses, mais peu fréquentes. Certaines d’entre elles peuvent être améliorées, voire guéries par un traitement.

    Afin d’éliminer ou non une des causes, le médecin devra effectuer les examens cliniques et complémentaires suivants :

    Bilan sanguin

    – Numération-formule sanguine (ou hémogramme) : analyse quantitative et qualitative des différents constituants du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

    – Vitesse de sédimentation (indicateur d’une inflammation).

    – Ionogramme (analyse de la concentration en électrolytes du sang, de l’urine ou du liquide céphalo-rachidien).

    – Calcémie (taux plasmatique de calcium)5.

    – Créatininémie (taux plasmatique de créatine, indicateur de la fonction rénale).

    – Glycémie.

    – Transaminases (enzymes dont une augmentation anormale dans le sang reflète une maladie cardiaque ou hépatique).

    – Temps de Quick (mesure de la vitesse de coagulation du sang).

    – Sérologie syphilitique5.

    – TSH (en anglais Thyroid-stimulating hormone ou thyréostimuline)5.

    – Vitamine B12. 5 La sérologie syphilitique, la TSH et la calcémie sont des tests permettant de déceler une neurosyphilis ou une hypo(hyper)thyroïdie.

    Imagerie cérébrale

    Imagerie par résonnance magnétique (IRM) ou scanner cérébral par défaut

    Autres examens éventuels

    – Electroencéphalogramme (EEG) : il doit être pratiqué dans les formes de démence d’évolution rapide, aux maladies associées à des myoclonies ou s’accompagnant de crises épileptiques.

    – Sérologie VIH

  9. Acérola : boostez vos défenses pendant l’hiver

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    L’Acérola, de son nom scientifique Malpighiaemarginata, est le fruit d’un arbuste du même nom. Originaire d’Amérique latine, il a l’aspect d’une cerise de couleur rouge vif. Avec sa forte teneur en vitamine C qui surpasse de 20 à 30 fois celle de l’orange, la « cerise du Brésil » est très utilisée comme compléments alimentaires depuis plus de 50 ans. Elle est également riche en antioxydants, en vitamines (A, B6, B1 et B5), en phosphore, en fer, en potassium et en magnésium. C’est un « superfruit » qui est idéal pour lutter contre la fatigue et les maux de l’hiver.

    Traditionnellement, la population d’Amérique du Sud l’utilisait pour traiter des cas de fièvre, de dysenterie, ou de diabète. Il était même utilisé pour lutter contre l’anémie et en prévention du scorbut. Actuellement, grâce à ses nombreuses propriétés, l’Acérola est très sollicité pour ses vertus tonifiantes, stimulantes, revitalisantes, antioxydantes, et thérapeutiques.

    Acérola Biologique

    Les bienfaits de l’acérola sur la santé

    En cas d’épuisement ou de stress

    L’acérola est un superconcentré de Vitamine C qui tonifie le corps. Il est tout indiqué en cas de grosse fatigue, de surmenage ou de stress.

    Contre le vieillissement cellulaire

    Sa propriété antioxydante réduit les effets des radicaux libres sur les cellules, ce qui favorisela lutte contre leur vieillissement.

    Renforcement des dents et des os

    Grâce à son effet revitalisant, l’Acérola active le renforcement des os ainsi que des dents. Il participe aussi à leur développement.

    Contre l’hypercholestérolémie et l’obésité

    Selon des études menées en 2001, puis renforcées en 2013, il est efficace pour combattre les mauvais cholestérols ainsi que leurs effets néfastes sur les organes tels que le rein ou le foie.

    Les problèmes intestinaux

    Depuis toujours, ce fruit est consommé par les Indiens d’Amérique pour stopper la diarrhée et la dysenterie. Consommé régulièrement, il évite tous risques d’irritation du colon.

    Lutte contre l’anémie

    Également riche en fer, la cerise du Brésil est utilisée en traitement pour les cas d’anémie. Elle peut aussi être sollicitée en prévention, car elle garantit une meilleure absorption du fer par l’intestin.

    En prévention du scorbut

    C’est surtout une maladie qui est causée par une  carence en vitamine C. L’acérola en étant riche naturellement, il prévient les risques de scorbut qui peut s’avérer mortel.

    Prévention des maux hivernaux

    La forte teneur en vitamine C présente dans ce superfruit stimule l’organisme et aide à prévenir les petites affections de l’hiver, comme la grippe, le rhume ou encore la rhinopharyngite.

    Anti-bactérie

    Des chercheurs japonais ont conclu, suite à plusieurs études, que le fruit de l’acérola est très efficace contre les bactéries et les champignons.

    Anti-cancer

    Suite à des études faites par des chercheurs en 2004, il a été constaté que l’acérola est toxique sur des cellules tumorales. Les recherches restent encore en cours, seulement son action bloquante de la croissance de certaines cellulescancéreuses a été prouvée.

    Où acheter de l’acérola ?

    Malheureusement on ne trouve pas de baies d’acérola dans nos supermarchés français ! Elles sont parfois commercialisées sous forme de jus ou en poudre, dans les boutiques spécialisées. La façon la plus simple de bénéficier de toutes ses vertus est d’en prendre sous forme de complément alimentaire, en gélule généralement. Vous pouvez faire plusieurs cures au cours d’une année, comme avec n’importe quelles vitamines. Préférez l’acérola Bio, sur le site muscle-up.fr vous pouvez retrouver des tests et une sélection de marques à recommander.

    Utilisation et posologie

    En jus, sous forme de complément alimentaire, de comprimé ou de gélule, une prise régulière d’acérola est bénéfique pour la santé. Il est important de souligner qu’un produit avec 500 mg d’acérola contient environ dans les 100 à 130 mg de vitamine C.

    Pour une personne normale, la consommation moyenne conseillée est de 1 gramme par jour. Pour ceux qui souffrent de maladie, de fatigue ou de stress, ce besoin peut être augmenté.

    Précautions d’emploi

    Il n’existe aucune précaution d’emploi particulière pour l’acérola, car aucun test clinique n’a rapporté que sa consommation puisse produire des effets indésirables si l’on suit les doses recommandées. Seulement, compte tenu de sa grande richesse en vitamine C, il faut faire attention à ne pas en surconsommer.

    Contre-indications

    Ce fruit n’est pas indiqué pour les personnes ayant des problèmes de gouttes, car il peut augmenter le taux d’acide urique. Il en est de même pour celles qui souffrent de calculs rénaux. 

    Effets secondaires

    Une consommation excessive de vitamine C peut provoquer des diarrhées, des nausées ou même des douleurs abdominales. 

    Interactions

    Associé avec d’autres plantes comme le ginseng ou la gelée royale, l’acérola traite efficacement et durablement la fatigue. Avec la spiruline, on observe une augmentation de l’apport en fer et vitamine C. C’est donc un bon mix contre l’asthénie. En association avec les omégas 3 naturels, il stimule la croissance des enfants. Il accentue aussi l’effet antioxydant du soja et de l’alfalfa.

  10. Humeur

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    Etat émotionnel variant entre l’euphorie (état exagéré de bien-être intérieur), l’euthymie (état de sérénité), la dysphorie (trouble de l’humeur caractérisé par une perte d’intérêt et un sentiment d’insatisfaction) et la tristesse.