Mini Nutritional Assessment (état nutritionnel)

Apraxie idéomotrice

Cialis, Viagra… Comment fonctionnent les médicaments contre les troubles de l’érection ?

Apraxie idéatoire

Chocolat

Comment adapter sa maison pour ses vieux jours ?

Échelle de dépression gériatrique (dépression)

La perte auditive peut doubler d’ici 2060

Parution de l’Abécédaire du care

L’ibuprofène pris quotidiennement préviendrait la maladie d’Alzheimer

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Mini Nutritional Assessment (état nutritionnel)

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    L’évaluation de l’état nutritionnel d’une personne âgée se fait à l’aide du ‘Mini Nutritional Assessment’ ou MNA, conçu en 1994 par le Centre de Recherche de NESTLE en Suisse. C’est donc un test pour identifier les personnes âgées à risque de dénutrition.

    Le Mini Nutritional Assessment, effectué par un professionnel de santé ou un médecin, comporte une version courte de 6 items et une version longue de 18 items.

    Les six items comportent l’appétit, le poids, la motricité, la présence de maladie aiguë ou de stress, les problèmes neuropsychologiques et l’indice de masse corporelle.

    Il faut environ dix minutes pour faire passer le test. Il peut être réalisé par un médecin  ou une infirmière.

    Les items

    ITEMS
    Le patient perd-il son appétit? A-t-il moins mangé ces trois derniers mois par manque d’appétit, problèmes digestifs, difficultés de mastication ou de déglutition?
    A-t-il perdu du poids durant les 3 deniers mois au maximum?
    Comment se déplace-t-il?
    Présence d‘une maladie aiguë ou d’un stress psychologique lors des trois derniers mois?
    A-t-il des problèmes neuropsychologiques?
    Quel est son indice de masse corporelle (IMC = poids/(taille)2 exprimé en kg/m3)?
    Vit-il de façon indépendante à son domicile?
    Prend-il plus de 3 médicaments?
    A-t-il des escarres ou des plaies cutanées?
    Combien de véritables repas prend-il par jour?
    Consomme-t-il?
    – au moins une fois par jour des produits laitiers?
    – Une ou deux fois par semaine des oeufs ou légumineuses?
    – quotidiennement de la viande, du poisson ou de la volaille?
    Consomme-t-il deux fois par jour au moins des fruits ou des légumes?
    Combien de verres de boissons consomme-t-il par jour?
    Comment se nourrit-il?
    Le patient se considère-t-il bien nourri?
    Le patient se sent-il en meilleure ou en moins bonne santé que la plupart des personnes de son âge?
    Circonférence brachiale (en cm)
    Circonférence du molet (en cm)

    Cotation

    Si le score est supérieur à 12, il faut arrêter l’évaluation car la personne n’a pas de risque nutritionnel. S’il est inférieur à 12, le risque nutritionnel est présent et une évaluation plus précise est nécessaire avec l’utilisation de la seconde partie de l’échelle.

    La seconde partie du Mini Nutritional Assessment évalue le niveau de dénutrition à l’aide de 12 items. L’évaluation porte sur les habitudes alimentaires, le nombre et la qualité des repas, l’autonomie dans la prise des repas, la mesure de la circonférence brachiale et de la circonférence du mollet. Lorsque le score total est compris entre 17 et 23 points, le risque de malnutrition est avéré. Si le score est inférieur à 17 points, la personne présente un mauvais état nutritionnel.

    Le Mini Nutritional Assessment Short Form

    Cette échelle simplifiée comprend les six domaines suivants:

    1. l’appétit;
    2. la perte de poids;
    3. la motricité;
    4. les maladies aiguës ou le stress psychologique;
    5. les troubles neuropsychiatriques;
    6. l’indice de masse corporel

    Un score inférieur à 12 reflète une dénutrition.

    Source

    Lauque S et al. Nutritional evaluation of the elderly patient. A much used test: the mini-nutritional assessment (MNA). Soins Gerontol. 1996 Apr;(2):25-7.

  2. Apraxie idéomotrice

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    Difficulté à effectuer des gestes symboliques, c’est-à-dire qui n’impliquent pas la manipulation d’objets réels (exemple taper sur le clavier d’un ordinateur, planter un clou, faire un signe de croix). Ce type d’apraxie est souvent associé aux troubles du langage.

  3. Cialis, Viagra… Comment fonctionnent les médicaments contre les troubles de l’érection ?

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    D’après le Ministère de la santé, la panne de l’érection est un trouble relativement commun pour les Français, qui touche jusqu’à 3 millions d’adultes chaque année. Aujourd’hui, dans l’Hexagone, le marché actuel des médicaments contre la dysfonction érectile est largement approvisionné par les fabricants étrangers. Que ce soit du côté de Pfizer, avec son Viagra original (le sildénafil comme principe actif), ou chez les laboratoires qui ont développé Cialis (le tadalafil) ou Levitra (le vardénafil), on rencontre une hausse constante de la demande.

    En fait, ce sont d’ailleurs ces trois médicaments qui sont les mieux positionnés sur le marché, grâce à d’innombrables études sur leurs effets positifs et secondaires, leur durée d’efficacité et de demi-vie. Mais comment fonctionnent ces médicaments, quel est leur délai d’action ? Découvrez dans cet article toutes les informations sur les produits préconisés contre les troubles de l’érection.

     

    Le délai d’action des médicaments contre la dysfonction érectile

    En règle générale, le délai d’apparition de l’effet de ces principes actifs s’étend de 30 à 60 minutes. Sur ce créneau, c’est bien le tadalafil (commercialisé sous le nom de Cialis) qui agit le plus rapidement : il commence habituellement son effet dans les 30 minutes suivant la prise du médicament.

    De son côté, le sildénafil (ou Viagra) devrait se prendre environ 60 minutes avant tout rapport sexuel. La plupart du temps, une dose standard de ce principe actif produit ses premiers effets entre 30 et 60 minutes après l’administration par voie orale.

    Enfin, le vardénafil (Levitra), agit de la même manière que le sildénafil. La plupart des fabricants de ce principe actif recommandent de prendre le comprimé 60 minutes avant l’acte sexuel pour lui donner le temps d’agir.

    D’une manière générale, vous devez prévoir du temps pour que le traitement contre la panne de l’érection commence à agir avant vos ébats amoureux. La meilleure approche en ce sens consiste à vous préparer à l’avance et ainsi à vous assurer que vous avez pris votre médicament 30 à 60 minutes avant le rapport sexuel, en fonction du type de comprimé que recommande votre médecin.

    Notons aussi qu’une alimentation riche en matières grasses peut retarder l’absorption de la plupart des médicaments contre les troubles de l’érection. C’est pour cette raison que les fabricants recommandent de prendre ces remèdes à jeûne et avec beaucoup d’eau.

    La demi-vie des médicaments contre les troubles érectiles

    La demi-vie d’un médicament est le temps nécessaire pour que la concentration du principe actif dans le sang soit réduite à moitié. C’est un paramètre important qui détermine la durée d’efficacité du médicament. Mais en général, les remèdes contre la panne de l’érection sont encore actifs après ce seuil de demi-vie, et deviennent de moins en moins efficaces au fur et à mesure de leur élimination.

      • le sildénafil (Viagra) a une demi-vie de 4 heures ; il reste actif dans le corps 3 à 5 heures après son administration ;
      • le tadalafil (Cialis) a une incroyable demi-vie de 17,5 heures ; il agit contre la panne de l’érection jusqu’à 36 heures suivant la prise du médicament ;
      • le vardénafil (Levitra) a une demi-vie de 5 heures, restant actif jusqu’à 6 heures après son administration par voie orale.

    Comme vous pouvez le voir, le tadalafil est de loin le plus durable sur le des médicaments contre les troubles de l’érection. Cet atout le rend idéal pour les moments où vous avez besoin de lutter contre vos troubles de l’érection. Dans tous les cas, à l’instar du Levitra ou du Viagra, il ne faut jamais se mettre en danger en achetant du Cialis sans prescription médicale.

    Les effets secondaires

    Les médicaments contre la panne de l’érection fonctionnent de la même manière, ce qui occasionne par conséquent des effets secondaires similaires. Ces derniers apparaissent une fois les médicaments actifs dans l’organisme, et peuvent persister en cas de complications.

      • Maux de tête (causés par la montée du taux d’oxyde nitrique dans le flux sanguin),
      • Vertiges (montée du flux sanguin),
      • Douleurs musculaires,
      • Congestion nasale (notamment lorsque le principe actif est à sa concentration maximale),
      • Troubles de la vision (cyanopsie due à la réduction de l’activité enzymatique),
      • Troubles digestifs (diarrhée, indigestion et ballonnements, pouvant s’aggraver avec la consommation d’alcool, de caféine, de produits laitiers et de boissons gazeuses).
  4. Apraxie idéatoire

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    Perte de la capacité de coordonner ses mouvements. Le patient a de la difficulté à manipuler des objets courants (par exemple un peigne, une brosse à dent, des appareils électroménagers, un stylo) ou à exécuter des gestes quotidiens  (s’habiller, à mettre une lettre dans une enveloppe, mettre une cuillère dans la bouche). 

  5. Chocolat

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    Il est de plus en admis que le chocolat noir à forte concentration en cacao (au moins 70% de cacao) a des effets positifs sur la mémoire, le coeur, le stress, l’inflammation, l’humeur et le système immunitaire. Ces effets bénéfiques sont dus à sa forte concentration en polyphénols (ou flavonoïdes).


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    Efficacité

    Mémoire et cognition

    Un apport riche en antioxydants provenant du chocolat stimulerait la mémoire chez les seniors, selon une étude publiée dans la revue Nature neuroscience.

    Ces antioxydants – appelés polyphénols – faciliteraient la circulation sanguine dans une partie du cerveau impliquée dans la mémoire et l’apprentissage, à savoir l’hippocampe.

    Trente-sept volontaires en bonne santé âgés de 50 à 69 ans ont été répartis au hasard entre deux groupes : un groupe qui recevait une supplémentation riche en polyphénols  (900 mg/j contenant 128 mg d’épicatéchine) et un groupe qui recevait une supplémentation  pauvre en polyphénols (10 mg/j) pendant 3 mois.

    Pour mesurer l’efficacité des polyphénols du cacao, deux techniques ont été utilisées avant et à la fin de l’étude :

    1. Une IRM fonctionnelle de haute résolution évaluant le flux sanguin dans l’hippocampe ;
    2. un test de mémoire évaluant en particulier la reconnaissance de formes complexes.

    Résultats :

    Le groupe ayant consommé la plus forte dose de flavanols (900 mg/j) présente :

    1. une amélioration significative du flux sanguin dans l’hippocampe (et plus exactement dans le gyrus denté) ;
    2. une amélioration de 25 % de la reconnaissance des formes complexes.

    Sachant qu’il faudrait consommer quotidiennement 300 g de chocolat pour obtenir 900 mg de polyphénols, il est plutôt déconseillé de se précipiter sur les tablettes.

    Compte-tenu du faible nombre de participants, ces résultats doivent être confirmés avant d’envisager de commercialiser des suppléments alimentaires riches en polyphénols.

    Source: Brickman AM et coll. Enhancing dentate gyrus function with dietary flavanols improves cognition in older adults. Nature Neuroscience, octobre 2014.

    Une étude clinique a montré que la consommation de cacao améliore la circulation sanguine chez des personnes âgées de 65 ans et plus et souffrant de troubles cardiovasculaires (hypertension artérielle et/ou diabète).

    Ces résultats pourraient améliorer l’état de personnes âgées atteintes d’une réduction de la circulation cérébrale.

    Cet effet n’est pas dû aux flavanols – polyphénols ayant des propriétés anti-oxydantes – puisque l’un des deux groupes a bu du cacao ayant une faible teneur en cacao.

    L’expérience a consisté à faire boire pendant 30 jours 2 tasses de cacao. Que le cacao soit riche ou non en flavanols, les chercheurs ont constaté une meilleure irrigation du cerveau chez les participants, ce qui se traduit par un meilleur approvisionnement en oxygène et en sucre.

    De plus, leur performance, leur performance aux tests cognitifs était meilleure après 30 jours.

    Source. Neurovascular coupling, cerebral white matter integrity, and response to cocoa in older people. Neurology. Août 2013. 

    Humeur

    Il a été démontré que le chocolat diminue les symptômes de la dépression et de l’anxiété et contribue à améliorer les sentiments de calme et de contentement. On pense que les polyphénols et les méthylxanthines jouent un rôle dans les effets d’amélioration du chocolat sur l’humeur. Dans une revue récente portant sur huit études évaluant l’humeur du chocolat, cinq ont rapporté une amélioration de l’humeur [1]. Dans une autre étude, les sujets sains se sentaient plus calmes et satisfaits après avoir consommé tous les jours une boisson chocolatée noire contenant une grande quantité de polyphénols. Par contre, ceux qui buvaient une boisson chocolatée ne contenant pas de polyphénols ne présentaient aucun changement d’humeur. Comparativement au chocolat sans polyphénols, le chocolat riche en polyphénols réduit les symptômes dépressifs et anxieux ainsi que d’autres symptômes chez les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique.

    Sources: Nutr Rev. 2013 Oct;71(10):665-81. J Psychopharmacol. 2013 May;27(5):451-8. Nutr J. 2010 Nov 22;9:55.

    Accident vasculaire cérébral

    Le chocolat augmente la dilatation des vaisseaux sanguins, en favorisant leur élasticité. Cette propriété qui pourrait avoir une répercussion positive chez les sujets à risque d’AVC. C’est en particulier le cas des obèses et des fumeurs, qui ont des vaisseaux plus rigides.  Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs ont donné 100 grammes de chocolat à des sujets puis leur ont demandé de bloquer leur respiration pendant 30 secondes, ce qui provoque une dilatation des vaisseaux. Ils ont observé que la dilatation est plus importante chez les personnes ayant consommé du chocolat, ce qui a pour conséquence d’augmenter le débit du sang dans le cerveau, et ainsi de réduire le risque d’AVC. Ce phénomène n’est pas provoqué par une augmentation du taux de sucres dans le sang, mais probablement par la présence des polyphénols (antioxydants également présents dans les fruits rouges et le thé) dans le cacao. C’est une hypothèse à vérifier car la dilatation est observée aussi bien avec du chocolat noir que du chocolat au lait, alors que ce dernier contient trois fois moins de polyphénols.

    Des chercheurs ont recruté plus de 37 000 suédois de 49 à 75 ans et leur ont demandé de remplir un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires, et notamment sur la fréquence de consommation de chocolat. Près de 2000 cas d’AVC ont été recensés au bout de 10 ans.

    Résultats: les hommes qui ont mangé chaque semaine plus de 63 grammes de chocolat – soit un peu plus d’une demi-tablette – présentent ainsi un risque moindre (-17%) d’AVC, comparés à ceux qui n’en mangeaient pas. Ces effets bénéfiques sont vraisemblablement dus aux polyphénols contenus dans le cacao et qui possèdent des propriétés antioxydantes, anti-coagulantes et anti-inflammatoires. L’association est présente quelque soit le type d’AVC: d’origine ischémique (lorsqu’une artère se bouche) ou hémorragique (lorsqu’un vaisseau sanguin se rompt). Rien ne prouve cependant que le lien constaté soit causal, mentionne le chercheur principal de l’étude.

    Précision : 90% du chocolat consommé au cours de cette étude est du chocolat au lait. Le chocolat noir n’aurait donc pas de meilleures vertus. Un seul bémol : le chocolat au lait est plus calorique (plus de sucre) et contient mois de cacao, qui contient beaucoup de polyphénols. Rappelons que la consommation de tabac, l’inactivité et une mauvaise alimentation sont trois facteurs de risque importants d’AVC

    Source : Neurology, août 2012.

    Maladie de Parkinson

    Le chocolat noir réduirait les symptômes de la maladie de Parkinson, grâce à la présence de phényléthylamine dans le cacao.

    23 patients ont consommé 50g de chocolat (chocolat blanc sans cacao ou chocolat noir à 85% de cacao) deux fois par jour pendant une semaine. La semaine suivante, ceux qui avaient pris du chocolat blanc ont pris du chocolat noir et inversement.

    Les résultats de cette étude allemande ont montré que la consommation de chocolat noir s’accompaganient d’une diminution des symptômes moteurs (tremblements).

    La présence d’une molécule appelée phényléthylamine dans le cacao serait responsable de cet effet réducteur, en stimulant la sécrétion de dopamine. La dopamine est également un neurostransmetteur qui fait défaut dans le cerveau des parkinsoniens (ce défaut est à l’origine des troubles moteurs dans la maladie de Parkinson).

    Maladie cardiovasculaire

    La consommation de chocolat serait «associée» à des risques réduits de maladies cardiovasculaires.

    Des chercheurs britanniques ont analysé la consommation de chocolat et la santé cardiovasculaire de 20 951 hommes et femmes en Angleterre. Ces personnes ont été suivies pendant une dizaine d’années.

    La santé cardiovasculaire comprend la mesure des taux de cholestérol, la survenue d’accident cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

    Plus la consommation de chocolat est élevée (jusqu’à 100 g par jour), plus le risque de maladie coronarienne et d’AVC est faible. Ainsi ceux qui mangent ente 16 et 99g de chocolat par jour ont un risque réduit (-12%) d’AVC (-23%) et de maladie cardiovasculaire (-14%), par rapport à ceux qui n’en consomment pas.

    * Maladie cardiovasculaire = maladie coronarienne + AVC.

    Les auteurs suggèrent cependant que cette association soit due à une meilleure hygiène de vie puisque les participants qui mangeaient le plus de chocolat pratiquaient plus de sport et étaient en moyenne plus jeunes et moins gros.

    De plus, ceux qui étaient à risque de maladies cardiovasculaires aurait tendance à consommer moins de chocolat afin de suivre un régime alimentaire plus sain.

    Source : Kwok CS et alii. Habitual chocolate consumption and risk of cardiovascular disease among healthy men and women, Heart, juin 2015.
     

    Calories et leur répartition

    • Pour une tablette de chocolat noir (70% de cacao, 100g)
    Calories (kcal) Glucides (%) Lipides (%) Protéines (%)
    550 33 42 9

     

    Charge glycémique

    Pour une tablette de chocolat noir (70% de cacao, 100g) : 7

    La charge glycérique est une mesure qui prend en compte la quantité réelle de glucides provenant d’une portion normale. Elle tient aussi compte des autres ingrédients de l’aliment qui pourraient contrecarrer les effets des glucides (par exemple la présence de fibres alimentaires). Ainsi, un aliment qui un index glycémique élevé peut avoir une faible charge glycémique pour une quantité jugée normale. L’inverse est également vrai.

    Nulle : aucune charge glycémique
    Faible : charge glycémique de 10 ou moins
    Modérée : charge glycémique de 11 à 19
    Forte : charge glycémique de 20 et plus

     

    Valeur nutritive

    Chocolat noir (70% de cacao, 100g) Quantité % valeur quotidienne
    Lipides 42 g  70
    Saturés 30 g 100
    Trans  –
    Poly-insaturés  1,2
    Cholestérol 0-3 mg
    Glucides 45 g  15
    Fibres 13 g 40
    Protéines  10
    Vitamine A  –
    Vitamine C
    Vitamine D
    Vitamine E 0,7 mg 6
    Vitamine K
    Thiamine (vitamine B1) 0,2 mg 15
    Riboflavine (vitamine B2) 0,3 mg 20
    Niacine (vitamine B3) 0,9 mg 5
    Vitamine B6 0,4 mg 25
    Folate (vitamine B9) 35 ug 20
    Vitamine B12 0,3 ug 10
    Calcium 60 mg 8
    Fer 10 mg 60
    Magnésium 200 mg 55
    Phosphore 250 mg 35
    Potassium 700 mg 36
    Sodium 4 mg 1
    Zinc 3 mg 30
    Cuivre 1,5 mg 100
    Manganèse 1 mg 55
    Sélénium ‹ 5ug 9
    Polyphénols *  1700 mg

    * Le chocolat représente environ 10% des sources alimentaires de polyphénols. Le cacao contient 3500 mg de polyphénols par 100g.

  6. Comment adapter sa maison pour ses vieux jours ?

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    Arrivé à un certain âge, certaines problématiques de mobilité peuvent se poser, et avec celles-ci, le recours aux maisons de retraite. Pourtant dans bien des cas il ne suffirait que de quelques travaux d’aménagement pour que votre résidence soit adaptée à vos nouveau besoins de senior.

    Monter les escaliers : un challenge pour certains

    La première chose à faire est de pouvoir installer un monte escalier chez soi. Il s’agit d’un accessoire électrique qui facilitera l’accès aux étages de votre maison. Bien évidemment, son installation sera du ressort d’un professionnel.

    Avec un monte escalier on minimise de manière substantielle les risques de chutes, sécurisant ainsi l’accès aux étages.

    Le monte escalier dispose d’une chaise et il est également équipé d’une ceinture de sécurité. Grâce à un moteur intégré, le monte escalier vous transportera dans vos escaliers, sur la simple pression d’un bouton.

    Demandez conseil à des spécialistes qui viendront étudier la configuration de votre escalier pour installer un monte-escalier sur-mesure. Vous pouvez regarder les différents modèles de monte-escaliers chez Thyssenkrupp par exemple.

    Une baignoire pour senior

    Encore une fois, il s’agit ici d’une question de sécurité et de santé. Une baignoire classique n’est plus adaptée à l’âge des seniors qui ne peuvent monter leurs jambes au-delà d’une certaine position.

    D’ailleurs, l’accès à ce genre de salle de bain classique n’est pas une bonne idée étant donné qu’à un certain âge trop se pencher pourrait créer des accidents graves.

    Mais forte heureusement, sur le marché, vous avez l’embarras du choix, en matière de style et de taille, ainsi que de marque de baignoire pour senior. Ce sont des accessoires qui prennent notamment des hersages de baignoire classique, mais qui dispose d’une porte sur le côté. Ce qui viendra en faciliter l’accès.

    Il reste un problème : la mise en place de ce genre de baignoire. Cela implique de travaux plus importants dans la salle de bain. Pour vous aider en la matière, faites appel à des plombiers de confiance.

    Toutefois, il paraît important de souligner que la baignoire pour senior n’est pas la seule option possible afin d’adapter sa salle de bain à sa condition physique. Si vous avez une douche à l’italienne, il suffira d’y installer une chaise fixée sur l’un des murs de la salle de bain. Cela ne devrait ni être trop compliqué ni coûter trop cher.

    Investir dans un nouveau matelas

    Le sommeil est un gage important de la bonne santé et ce peu importe notre âge. On ne devrait d’ailleurs pas en minimiser l’importance, d’autant que cela peut impacter sur la clarté du teint et donc nous faire paraître un peu plus jeune. En outre, selon les experts, le manque de sommeil peut impacter non seulement sur notre santé physique, mais aussi sur notre acuité intellectuelle.

    Pour avoir une bonne nuit de sommeil réparateur, et réduire le stress par la même occasion, investir dans un nouveau matelas semble être de mise. La tendance est actuellement aux matelas à mémoire de forme.

    Ces derniers ne sont ni trop durs, ni trop mous et donc peuvent s’adapter à tous les besoins. Dans la mesure où, comme son nom l’indique, il se moule à la forme du corps de celui qui l’utilise, le matelas à mémoire de forme est aussi plus résistant. Il reprend notamment ses traits initiaux quand vous le quittez. Outre d’être un gage de confort, c’est aussi un allié incontestable pour la récupération physique.

  7. Échelle de dépression gériatrique (dépression)

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    L’échelle de dépression gériatrique (ou GDS) est une échelle permettant de diagnostiquer une dépression chez une personne âgée.

    C’est une maladie seule ou associée à une malade neurodégénérative (maladies de Parkinson ou d’Alzheimer) ou une douleur chronique. Elle ne doit pas être négliger car elle peut conduire au suicide.

    L’échelle existe sous plusieurs formes :  30 items, 15 items ou 10 items (la forme la plus courte).

    On pose 30 questions à la personne elle-même qui doit répondre par OUI ou par NON.

    On attribue 0 ou 1 point suivant que vous répondiez OUI ou NON.

    Comptez 1 si la réponse est non aux question 1,5,7,9,15,19,21,27,29,30 et oui aux autres.

    Plus la note est élevée, plus la dépression est grave: 
De 0 à 10: pas de symptômes dépressifs. 
De 11 à 19: symptômes dépressifs légers. 
De 20 à 30: symptômes dépressifs sévères.

    La GDS n’est pas utile chez des personnes ayant des troubles cognitifs. Elle est en revanche utile pour évaluer l’efficacité d’un antidépresseur.

    Le questionnaire de l’échelle de dépression gériatrique

    Questions
    Item 1. Êtes-vous satisfait(e) de la vie que vous menez ?
    Item 2. Avez-vous renoncé à de nombreuses activités ou hobbies ?
    Item 3. Avez-vous le sentiment que votre vie est vide ?
    Item 4. Vous ennuyez-vous souvent ?
    Item 5. Envisagez-vous l’avenir avec optimisme ?
    Item 6. Êtes-vous souvent dérangé par des pensées qui vous reviennent sans cesse ?
    Item 7. Êtes-vous de bonne humeur la plupart du temps ?
    Item 8. Avez-vous peur qu’un malheur vous arrive ?
    Item 9. Êtes-vous heureux la plupart du temps ?
    Item 10. Vous sentez-vous souvent impuissant ?
    Item 11. Vous arrive-t-il souvent de ne pas tenir en place, de vous impatienter ?
    Item 12. Préférez-vous rester à la maison plutôt que de sortir et faire quelque chose ?
    Item 13. Etes-vous préoccupé par l’avenir?
    Item 14. Avez-vous le sentiment d’éprouver davantage de problèmes de mémoire que la majorité des gens?
    Item 15. Pensez-vous qu’il est merveilleux de vivre à notre époque?
    Item 16. Vous sentez-vous déprimé et triste ?
    Item 17. Avez-vous le sentiment que vous ne valez pas grand-chose?
    Item 18. Le passé vous préoccupe-t-il beaucoup ?
    Item 19. Trouvez-vous que la vie est excitante ?
    Item 20. Avez-vous des difficultés à entreprendre de nouveaux projets ?
    Item 21. Vous sentez-vous plein d’énergie ?
    Item 22. Désespérez-vous de votre situation présente ?
    Item 23. Pensez-vous que la situation des autres est meilleure que la vôtre ?
    Item 24. Êtes-vous souvent irrité par des choses sans importance ?
    Item 25. Eprouvez-vous souvent le besoin de pleurer ?
    Item 26. Avez-vous du mal à vous concentrer ?
    Item 27. Êtes-vous content(e) de vous lever le matin ?
    Item 28. Evitez-vous souvent de participer à des activités sociales ?
    Item 29. Vous est-il facile de prendre des décisions ?
    Item 30. Avez-vous l’esprit aussi clair qu’autrefois ?

    Source

    Brink TL, Yesavage JA, Lum O, Heersema P, Adey MB, Rose TL: Screening tests for geriatric depression. Clinical Gerontologist 1: 37-44, 1982.

    La version abrégée de l’échelle de dépression gériatrique

    C’est une version abrégée de la GDS à 30 items. Elle peut être remplie par le patient ou un professionnel de santé.

    Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de faire un diagnostic de dépression. Le professionnel doit se référer aux critères diagnostiques de dépression majeure du DSM IV qui requièrent la présence de cinq des neuf symptômes suivants pendant une période minimale de deux semaines :

    1. humeur dépressive,
    2. perte d’intérêt ou de plaisir,
    3. perte ou gain de poids,
    4. insomnie ou hypersomnie,
    5. agitation ou ralentissement psychomoteur,
    6. fatigue,
    7. sentiment de culpabilité ou auto-dévalorisation,
    8. diminution de la capacité à penser ou à se concentrer et
    9. idéation suicidaire.

    Les 15 items sont :

    Item 1. Êtes-vous satisfait(e) de votre vie ?

    Item 2. Avez-vous renoncé à un grand nombre de vos activités ?

    Item 3. Avez-vous le sentiment que votre vie est vide ?

    Item 4. Vous ennuyez-vous souvent ?

    Item 5. Êtes-vous de bonne humeur la plupart du temps ?

    Item 6. Avez-vous peur que quelque chose de mauvais vous arrive ?

    Item 7. Êtes-vous heureux(se) la plupart du temps ?

    Item 8. Avez-vous le sentiment d’être désormais faible ?

    Item 9. Préférez-vous rester seul(e) dans votre chambre plutôt que de sortir ?

    Item 10. Pensez-vous que votre mémoire est plus mauvaise que celle de la plupart des gens ?

    Item 11. Pensez-vous qu’il est merveilleux de vivre à notre époque ?

    Item 12. Vous sentez-vous une personne sans valeur actuellement ?

    Item 13. Avez-vous beaucoup d’énergie ?

    Item 14. Pensez-vous que votre situation actuelle est désespérée ?

    Item 15. Pensez-vous que la situation des autres est meilleure que la vôtre ?

    Comptez 1 si la réponse est non aux questions 1,5,7,11 et 13 et oui aux autres.

    Le score normal est de 3 ± 2, un sujet légèrement déprimé a un score de 7 ± 3, un sujet très déprimé a un score de 12 ± 2.

    La mini échelle avec ses 4 items

    Une version courte à 4 items a été également élaborée. Cette échelle consiste à poser 4 questions au patient en lui précisant qu’il doit se référer à un passé très récent, soit au mieux une semaine.

    Les 4 items sont :

    Item 1. Vous sentez-vous souvent découragé(e) et triste ?

    Item 2. Avez-vous le sentiment que votre vie est vide ?

    Item 3. Êtes-vous heureux(se) la plupart du temps ?

    Item 4. Avez-vous l’impression que votre situation est désespérée ?

    Comptez 1 si la réponse est oui aux questions 1,2,4 et non à la question 3.

    Si le score est égal à 1 ou plus, il y a une très forte probabilité de dépression ; si le score est égal à 0, il y a une très forte probabilité d’absence de dépression.

  8. La perte auditive peut doubler d’ici 2060

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    À mesure que la population vieillit, des millions de personnes seront confrontées à la perspective d’une perte de l’audition.

    Aux États-Unis, la perte auditive devrait passer de 44 millions en 2020 (15% des adultes) à 73,5 millions d’ici 2060 (23% des adultes). Dans le monde, 360 millions d’individus souffrent de déficience auditive, alors qu’en France, on estime ce nombre à environ 5 millions de personnes.

    L’augmentation sera plus grande chez les personnes âgées. En 2020, 55% de tous les adultes ayant une déficience auditive auront 70 ans ou plus. En 2060, ce taux passera à 67%.

    Pour résoudre ce problème, des approches novatrices sont nécessaires car la perte auditive a un impact sur la qualité de vie d’un individu et sa capacité à communiquer, à travailler et à s’engager dans des activités sociales et familiales.

    «La perte d’audition a été associée à une diminution de la capacité mentale, d’où la nécessité de fournir des soins adaptés à notre population. Son importance continuera d’augmenter», déclaré le Dr Ian Storper, un spécialiste de l’audition travaillant à New York.

    La cause la plus fréquente de perte auditive est l’exposition prolongée à un bruit élevé (par exemple écouter de la musique à un volume élevé ou travailler dans un lieu de travail bruyant).

    Les personnes âgées qui souffrent de perte d’audition sont plus à risque d’être dépressives, anxieuses, hospitalisées ou de chuter. Il y a également un lien entre la perte d’audition et le déclin mental.




    Pour ce qui a trait aux facultés mentales, on peut expliquer cette corrélation par l’isolement social auquel sont confrontées les personnes souffrant de problèmes auditifs. On estime qu’elles ont de 30 à 40% de risque supplémentaires de souffrir de déclin cognitif, comparées à celles n’ayant pas de problèmes.

    Cette perte peut être corrigée par le port d’appareils auditifs de plus en plus performants.

    Il n’est jamais trop tôt pour commencer à protéger votre audition. La perte d’audition est un processus lent et insidieux, et des changements peuvent survenir pendant de nombreuses années, qui ne sont pas réversibles.

    Les spécialistes recommandent de passer un test d’audition vers 55-60 ans. « Les personnes ne devraient pas perdre l’ouïe au fur et à mesure qu’elles vieillissent. Il existe des moyens de prévenir et de traiter la perte auditive », conclut l’un des chercheurs.

    Source : Adele Goman et coll. JAMA Otolaryngol Head Neck Surg, 2 mars 2017.

     

    Perte auditive et traitement de l’information par le cerveau

    Chez la personne âgée, elle serait liée à l’incapacité du cerveau de traiter rapidement l’information. Des chercheurs américains de l’Université du Maryland ont émis l’hypothèse que le problème ne provient pas seulement de l’oreille, mais aussi du cerveau. En effet, ils ont ​​constaté que la capacité du cerveau à traiter la parole diminue avec l’âge. Ils ont ainsi demandé à des participants de suivre une conversation dans un environnement calme puis bruyant. Ces participants ont été divisés en deux groupes : un groupe d’adultes d’âge moyen de 22 ans et un autre groupe avec une moyenne d’âge de 65 ans. Les résultats ont montré que les personnes âgées ont eu plus de problèmes à suivre et à comprendre les paroles. Les problèmes de compréhension de la parole ne sont pas seulement dus à une incapacité d’entendre les conversations mais aussi à une difficulté du cerveau à interpréter le sens des signaux sonores (Source : Journal of Neurophysiology, octobre 2016).

  9. Parution de l’Abécédaire du care

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    l’Abécédaire du care est un ouvrage qui développe la thématique du care, traduite par prendre soin, soutenir les forces de vie, faire attention, se soucier de.
    Il essaie de rendre accessible ce concept, assez récent et venu des États-Unis, à tous – personnels soignants, aidants et ceux confrontés au besoin de prendre soin et d’épauler un proche.
    Son objectif est, d’une part, de vulgariser celui-ci et, d’autre part, d’apporter des méthodes simples, d’inventer d’autres savoir-faire utiles pour gérer des quotidiens pas toujours évidents, ainsi que de mieux appréhender des situations non choisies mais réelles.



  10. L’ibuprofène pris quotidiennement préviendrait la maladie d’Alzheimer

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    Selon une étude, une prise quotidienne d’ibuprofène, un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), peut prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

    Cela signifie qu’en prenant un médicament en vente libre, les gens peuvent contrer une maladie qui, selon Alzheimer Disease International World Alzheimer Report (2016), touche environ 47 millions de personnes dans le monde et coûte annuellement plus de 818 milliards de dollars.

    En 2016, le Dr McGeer et son équipe, reconnus dans le monde entier pour ses 30 années de travail sur la neuro-inflammation et les maladies neurodégénératives, ont annoncé qu’ils avaient mis au point un simple test de salive capable de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer et de prédire son apparition future. Le test est basé sur la mesure de la concentration du peptide amyloïde présent dans la salive. Chez la plupart des individus, le taux de production d’amyloïde est presque exactement le même quel que soit le sexe ou l’âge. Cependant, si ce taux de production est deux à trois fois plus élevé, ces individus sont plus enclins de développer la maladie d’Alzheimer. L’amyloïde est un composé relativement insoluble. Elle peut former (dans des situations anormales) des dépôts dans le cerveau, provoquant la neuroinflammation, qui détruit les neurones dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

    Contrairement à la croyance largement répandue selon laquelle l’amyloïde est fabriquée uniquement dans le cerveau, l’équipe du Dr McGeer a démontré que le peptide est produit dans tous les organes du corps et sécrété dans la salive par la glande sous-maxillaire. Par conséquent, avec aussi peu qu’une cuillère à café de salive, il est possible de prédire si un individu est destiné à développer la maladie d’Alzheimer.

    La stratégie serait donc de commencer à prendre à titre préventif des anti-inflammatoires non stéroïdiens sans ordonnance tels que l’ibuprofène.

    « Ce que nous avons appris, c’est que les personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer présentent les mêmes niveaux élevés d’amyloïde que les personnes qui présentent déjà la maladie », explique le Dr McGeer. Sachant que la prévalence de la maladie d’Alzheimer clinique augmente dès 65 ans, nous recommandons que les gens soient testés dix ans plus tôt, à l’âge de 55 ans, période au cours de laquelle la maladie d’Alzheimer débute généralement. Dans le cas d’un résultat positif, ils pourraient commencer à prendre de l’ibuprofène tous les jours pour contrer la maladie. »

    Malheureusement, la plupart des essais cliniques à ce jour ont porté sur des patients dont les déficits cognitifs sont déjà légers ou sévères, alors que les possibilités thérapeutiques à ce stade avancé de la maladie sont minimes. C’est pourquoi aucun essai thérapeutique n’a réussi à arrêter la progression de la maladie. Un test simple pourrait indiquer si une personne est destinée à développer la maladie d’Alzheimer bien avant qu’elle ne commence à se développer.

    Source : Patrick L. McGeer, Edith McGeer. Conquering Alzheimer’s Disease by Self Treatment. Journal of Alzheimer’s Disease, 2018; 1.