Fruits et légumes

Vitamine D chez les personnes âgées

Jeu de mémoire 70

L’incidence des AVC en hausse chez les moins de 55 ans

Moyens pour arrêter de vapoter

Le manque ou l’excès de sommeil relié au risque d’AVC

Guarana

Pois mascate (Mucuna Pruriens)

Rhodiole

Spiruline

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Fruits et légumes

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    Accident vasculaire cérébral (AVC)

    Les fruits et légumes réduisent le risque d’AVC. Les gens qui consomment 100 g de fruits frais par jour (principalement des pommes et des oranges) ont 30% moins de risque d’être victimes d’une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral que ceux qui n’en consomment presque jamais, selon une enquête menée pendant sept ans auprès d’un demi-million de chinois vivant en zones urbaines et rurales. Les participants ne souffraient ni de maladies cardiovasculaires ni d’hypertension au début de l’étude.

    La consommation de fruits a aussi été associée à un niveau d’éducation plus élevé, à une pression artérielle et une glycémie plus moins élevés et à une absence de tabagisme.

    Les fruits sont riches en potassium, en fibres alimentaires et en polyphenols et faibles en sodium et en gras.

    Source : Huaidong Du et coll. Fresh Fruit Consumption and Major Cardiovascular Disease in China. New England Journal of Medicine, 2016; 374 (14): 1332.

     

    Ces résultats sont confirmés par une méta-analyse comprenant 20 études publiées ces 19 dernières années. Près de 800 000 hommes et femmes ont été impliqués dans ces études, avec 17 000 cas d’AVC.

    Selon les conclusions de la méta-analyse, le risque d’AVC diminue de 32 % pour chaque 200 g de fruits consommés par jour et de 11 % pour chaque 200 g de légumes consommés par jour 

    Une alimentation riche en fruits et légumes est hautement recommandée parce qu’elle contient des micronutriments et des macronutriments ainsi que des fibres.

    Les macronutriments comportent des hydrates de carbone, des protéines et des gras qui fournissent des calories ou de l’énergie, alors que les micronutriments apportent des vitamines et des minéraux dont notre corps a besoin. Ces aliments sont également généralement riches en fibres.

    Les chercheurs mentionnent les études précédentes qui avaient démontré qu’une consommation élevée de fruits et légumes peut diminuer la pression sanguine et améliorer la fonction microvasculaire. Elle a un effet favorable sur l’indice ce de masse corporelle, le cholestérol, l’inflammation, le stress oxydatif et le tour de taille.

    Une consommation globale de fruits et de légumes jusqu’à 600 g par jour peut réduire le risque d’AVC de 19 %, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, alors que l’association américaine du cœur conseille aux personnes adultes de manger de quatre à cinq portions de fruits de légumes par jour sur une base de 2000 calories.

    Source: Fruits and Vegetables Consumption and Risk of Stroke: A Meta-Analysis of Prospective Cohort Studies. Stroke, mai 2014.

     

    Dans une autre étude néerlandaise prospective* impliquant plus de 20 000 personnes, âgées de 20 à 65 ans et exempts de maladie cardio-vasculaire, il est indiqué que les gros consommateurs de fruits et légumes bruts (plus de 262g/jour) ont un risque réduit (-30%) d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique et hémorragique, par rapport à ceux qui en consomment peu (moins de 92g/jour). L’analyse plus détaillée des résultats montre que la consommation élevée de légumes bruts (plus de 27g/jour) diminue les AVC ischémique de 50%, alors que la consommation élevée de fruits bruts (plus de 120g/jour) diminue les AVC ischémique de moitié.

    Aucun lien n’a été trouvé entre la consommation de fruits et légumes transformés et la survenue d’AVC.

    * Les auteurs de cette étude ont récupéré des renseignements grâce à un questionnaire comprenant 178 items.

    Source : European Journal of Clinical Nutrition 2011 65:791-9.

     

    Les fruits à chair blanche particulièrement efficaces. Une méta-analyse portant sur plus de 760 000 participants rapporte qu’une consommation quotidienne de 200 g fruits (en particulier des pommes ou des poires) diminue d’un quart le risque d’accident vasculaire cérébral. Pour rappel, une pomme ou une poire pèsent, en moyenne, entre 100 et 150 g.

    Pour expliquer ces résultats présentés aux 16e rencontres de neurologie à Paris, les chercheurs rappellent que ces fruits à chair blanche renferment de grandes quantités de fibres qui piègent les graisses dans l’estomac, ce qui permet de diminuer les niveaux de cholestérol. De plus, ils contiennent un polyphénol appelé quercétine qui possède des propriétés neuroprotectrices and antithrombotiques.

    Les chercheurs conseillent également de consommer des agrumes et des légumes à feuille, qui diminuent de façon significative le risque d’accident vasculaire cérébral. Source : 16e rencontres de neurologie à Paris, mai 2015.

    En 2011, des chercheurs néerlandais avaient également découvert que la consommation régulière de fruits et de légumes à chair blanche (ex. pommes, poires) était particulièrement efficace, avec une réduction de 50%  du risque d’AVC. 

    Les résultats indiquent que chaque tranche de 25 g consommés par jour réduit les risques de 9 % (une pomme et poire pèsent en moyenne de 120 à 150 g). 

    Les pommes et les poires sont parmi les fruits à chair blanche les plus consommés, et contiennent à la fois des polyphénols (antioxydants) et des fibres alimentaires. 

    Certains chercheurs se demandent si ces résultats positifs ne sont pas dus à une hygiène de vie plus saine de la part des participants qui consommaient ces fruits. . Source : L. Griep et coll. Colors of Fruit and Vegetables and 10-Year Incidence of Stroke. Stroke, dec 2011.

     

    Effet protecteur des agrumes contre l’AVC. Les oranges, pamplemousses et autres agrumes réduiraient de 19% le risque d’AVC d’origine ischémique, selon une grande étude portant sur une population de près de 70 000 infirmières américaines. Cet effet protecteur serait attribuable à la présence, dans ces fruits, d’une classe d’antioxydants appelés flavanones (ex. la naringénine), qui présentent la propriété de dilater les vaisseaux sanguins. Cet effet bénéfique ne semble pas être imputable à la haute teneur de ces fruits en vitamine C (mai 2012).

    De plus, il a été montré que le jus d’orange, source de vitamine C, contient également un phytonutriment appelé hespéridine qui a la particularité d’augmenter le flux sanguin dans tout le corps, y compris le cerveau.

    L’étude réalisée en 2016 chez des participants ayant consommé du jus d’orange a rapporté une baisse de la pression artérielle et une augmentation globale du débit sanguin, ce qui a un impact préventif sur le risque d’AVC d’origine ischémique.

    Lire l’article complet sur www.medisite.fr

     

    Maladie de Parkinson

    La consommation de fruits riches en polyphénols (fraises, mûres, framboises, cassis, myrtilles) diminuerait de 40 % les risques de développer la maladie de Parkinson, et ceci seulement chez les hommes. L’auteur principal de l’étude (Dr X. Gao, Harvard School of Public Health) conseille à la population d’inclure ces fruits dans l’alimentation. D’autres aliments sont également à privilégier, à savoir les aubergines et les haricots noirs (source : Neurology).

     

  2. Vitamine D chez les personnes âgées

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    Actualités

    La vitamine D : a-t-elle des bienfaits sur le coeur ?

    La vitamine D modifie t-elle le risque de chutes ?

    Un lien entre vitamine D et certains symptômes dans la maladie de Parkinson

    Alzheimer : la vitamine D pourrait diminuer les lésions


    La vitamine D est synthétisée par la peau grâce aux rayons ultraviolets émis par le soleil.

    On estime que l’exposition des mains et du visage pendant quinze minutes, à raison de deux à trois fois par semaine, permet de synthétiser des quantités suffisantes de vitamine D.

    Cette production est réduite en hiver, en particulier si l’on vit dans un pays de l’hémisphère nord (ex. Canada), si on applique un écran solaire à haute protection, si l’air est pollué, ou si l’on porte des vêtements épais.

    Prenons l’exemple d’un européen qui se promène dans un rue un 1er mars. Le temps qu’il faudra pour synthétiser 25 ug (1000 UI) de vitamine D sera de :

    • 24 heures s’il  habite Londres (ciel couvert, habillé assez chaudement).
    • 30 minutes s’il habite Rome (ciel dégagé, habillé assez chaudement).

    Source: Calculated Ultraviolet Exposure Levels for a Healthy Vitamin D Status

    La biosynthèse du cholécalciférol, la molécule précurseur de la vitamine D chez l’humain, diminue avec l’âge.

    Elle est absorbée avec les graisses provenant de l’alimentation puis transformée en 25 (OH) vitamine D après être passée dans le foie. 25 (OH) vitamine D est la principale forme de réserve de la vitamine. Cette réserve est cependant limitée.

    La 25 (OH) vitamine D est ensuite transformée une deuxième fois par le rein pour devenir la 1,25 (OH)2 vitamine D, la forme active de la vitamine.

    La vitamine D est ensuite excrétée par la bile, et dans une bien moindre mesure par les urines.

    Quelles sont les principales fonctions de la vitamine D ?

    Elle augmente la concentration de calcium dans le sang, ce qui permet de maintenir une bonne ossature (cette vitamine sert à la fixation du calcium sur les os) et un bon fonctionnement de la thyroïde. Elle assure un bon équilibre physiologique des minéraux dans l’organisme.

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    Les sources alimentaires

    Aliments Quantité (IU)
    Huile de foie de morue, 100g  10000
    Poisson (frit, conserve), 100g 150-600
    Lait, 250 ml 100
    Oeuf, 100g 100

    Peu d’aliments contiennent de la vitamine D. On la trouve toutefois en grandes quantités dans les huiles de foie de poisson. Dans certains pays, le lait est enrichi en vitamine D, ce qui en fait des sources non négligeables.

    Les besoins quotidiens recommandés chez les plus de 70 ans

    De 20 à 50  µg (hommes et femmes), soit 800 à 2000 UI. Cet apport doit être complété par un apport alimentaire en calcium de 1 200 mg.

    Les conséquences d’une carence

    Selon la société américaine d’endocrinologie (US Endocrine Society), des niveaux inférieurs à 20 ng/mL (50 nmol/L) de 25(OH) vitamine D (qui sert d’indicateur des niveaux de vitamine D) sont un signe de carence en vitamine D. Elle recommande des niveaux supérieurs à 20 ng/mL pour avoir une bonne santé osseuse.

    Diminution de l’absorption de calcium, conduisant à un risque accru de fracture osseuse (ostéomalacie). Cette carence se manifeste – jusqu’a 30% – surtout dans les pays et régions non ensoleillés. En effet la peau produit également de la vitamine D sous l’effet du soleil. Les personnes âgées, qui restent plus souvent à l’intérieur, produisent moins de cette vitamine, un besoin qui n’est pas nécessairement compensé par l’alimentation.

    A lire aussi : Attention à la carence en vitamine D

    Les conséquences d’un surdosage (hypervitaminose)

    Cette vitamine est toxique au dessus de 50 µg par jour. Cette hypervitaminose peut provoquer les symptômes suivants : anorexie, nausée, faiblesse, polyurie (sécrétion d’une grande quantité d’urine), trouble rénal. Au niveau de l’organisme, elle entraîne des dépôts de calcium dans certains organes (poumons, reins, le cœur).

    A regarder

    Vitamine D et troubles de mémoire.

  3. L’incidence des AVC en hausse chez les moins de 55 ans

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    L’incidence, hommes et femmes confondus, qui stagnait autour de 10 cas pour 100. 000 personnes à la fin des années 1980 et 1990, a désormais doublé, pour atteindre 20 cas pour 100. 000 pour les hommes et 15 cas pour 100.000 pour les femmes.

    De son côté, la Fondation des maladies du cœur du Québec indique que les taux d’AVC chez les personnes de 24 à 64 ans devraient augmenter au cours des 15 prochaines années. Alors que les AVC surviennent généralement après 70 ans, au cours des 10 dernières, les quinquagénaires ont vu leur risque augmenter de 24 % et ceux dans la soixantaine, de 13 %.

    Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cette augmentation de l’incidence des AVC : augmentation de la prévalence  de l’obésité, de l’hypercholestérolémie et du diabète, consommation importante de cannabis et d’autres drogues…




    Lire l’article complet dans santefigaro.fr

  4. Moyens pour arrêter de vapoter

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    arreter de fumerEn quelques années, la cigarette électronique a remplacé le tabac auprès des fumeurs. Les gens l’ont considéré comme un excellent moyen afin de contrer les méfaits du tabac et de stopper l’addiction. Or, ils sont devenus dépendants du vapotage. Elle consomme désormais la nicotine grâce à cet appareil. Vapoter peut présenter des risques pour votre santé. C’est pour cela qu’il est devenu essentiel d’arrêter le vapotage.

    Des astuces pour arrêter de vapoter

    Les fumeurs se sont mis à la cigarette électronique dans le but d’arrêter définitivement le tabac. L’effet contraire s’est produit. Elle a engendré un nouveau phénomène de dépendance. Dans le cas où vous voulez arrêter le vapotage, vous pouvez recourir aux méthodes suivantes.

    Vous pouvez commencer par diminuer progressivement le taux de nicotine dans le liquide cigarette électronique. Il est conseillé de réduire de 2 mg/ml par semaine le dosage de la nicotine. L’objectif est d’arriver à 0. Ensuite, vous allez vapoter sans nicotine pendant 7 jours. Le plus difficile est la phase de transition. Lorsque vous l’avez passée, votre vie ne va plus dépendre de la cigarette.

    Vous pouvez casser votre habitude de fumer en variant le goût de l’e-cigare jusqu’à ce que vous ne consommiez plus de nicotine.

    Certains vapoteurs retombent dans la cigarette électronique à cause des mouvements gestuels. Ils n’ont pas trouvé un moyen d’occuper leur main  et leur bouche. Quand l’envie de fumer vous prenne, vous pouvez faire des activités de bricolage, la vaisselle, le ménage. Concernant la bouche, vous pouvez mâcher du chewing-gum, recourir à un cure-dent, boire de l’eau…

    Si les méthodes précédentes n’ont pas été efficaces, vous pouvez engendrer le dégoût. Vous allez utiliser des arômes qui vous déplaisent dans votre e-liquide. En dégustant ces goûts, vous ne sentirez plus le plaisir de vapoter.

    Vous avez appliqué toutes les techniques, mais elles n’ont pas porté ses fruits. Vous pouvez alors jeter l’e-cigarette et partir en voyage. Durant le séjour, votre temps sera consacré à la visite des sites touristiques. Si vous avez envie de vapoter, vous devez manger quelque chose.

    Pourquoi arrêter la cigarette électronique ?

    La majorité des vapoteurs se demandent la raison qui pousse les gens à les inciter à arrêter. Ils ne comprennent pas cette méfiance vis-à-vis de la cigarette électronique. Les scientifiques ont constaté qu’elle est néfaste comme son prédécesseur. Elle peut provoquer des soucis de santé parce qu’elle inhibe la toux. L’être humain a besoin de tousser afin de faire sortir les microbes dans son organisme. Elle peut engendrer le cancer parce qu’elle contient plusieurs molécules cancérogènes. Le réchauffement du liquide cigarette électronique cause la formation des molécules.

    Source: www.medecineetbienetre.com

  5. Le manque ou l’excès de sommeil relié au risque d’AVC

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    Le manque – ou à l’inverse l’excès – de sommeil est associé à un risque accru d’AVC. Un adulte doit dormir de 7 à 8 heures environ par jour.

    Un sommeil excessif augmente le risque d’AVC

    De nouvelles recherches révèlent qu’un sommeil excessif augmente considérablement le risque d’AVC.

    Plus récemment, les chercheurs ont commencé à explorer la durée du sommeil comme un autre facteur de risque potentiel d’AVC. 

    Certaines études ont montré que trop ou pas assez de sommeil peut augmenter le risque d’événements cardiovasculaires, y compris d’accident vasculaire cérébral.

    Une étude publiée dans la revue Neurology trouve une association entre les siestes diurnes, le sommeil excessif et le risque d’AVC.

    Le Dr Xiaomin Zhang, de l’Université des sciences et technologies de Huazhong, à Wuhan, en Chine, est l’auteur correspondant de l’article qui détaille cette étude.

    85% de risque plus élevé chez les grands dormeurs

    Le Dr Zhang et l’équipe ont recueilli des informations auprès de 31 750 personnes en Chine. Aucun des participants – qui avaient 62 ans, en moyenne – n’avait des antécédents d’accident vasculaire cérébral ou tout autre problème de santé grave au début de l’étude.

    Les participants ont répondu à des questions sur leurs habitudes de sommeil et leurs habitudes de sieste, et les chercheurs ont suivi cliniquement le groupe pendant une moyenne de 6 ans.

    L’équipe a constaté que 8% des participants avaient l’habitude de faire des siestes qui duraient plus de 90 minutes, et 24% ont déclaré dormir au moins 9 heures chaque nuit.

    Au cours de la période d’étude, il y a eu 1 557 accidents vasculaires cérébraux parmi les participants. Ceux qui dormaient 9 heures ou plus par nuit étaient 23% plus susceptibles de subir un AVC que ceux qui ne dormaient régulièrement que 7 à 8 heures par nuit.

    Les personnes qui avaient moins de 7 heures de sommeil ou 8 à 9 heures n’avaient pas de risque plus élevé d’accident vasculaire cérébral que celles qui dormaient 7 à 8 heures.

    Il est important de noter que les personnes qui dormaient toutes plus de 9 heures et faisaient une sieste plus de 90 minutes par jour avaient un risque plus élevé (+85%) d’accident vasculaire cérébral que celles qui dormaient et faisaient une sieste modérément.

    Enfin, la qualité du sommeil semble jouer un rôle – les personnes qui ont déclaré une mauvaise qualité de sommeil étaient 29% plus susceptibles d’avoir un accident vasculaire cérébral que celles dont la qualité du sommeil était censée être bonne.

    Ces résultats ont tenu compte des facteurs tels que l’hypertension , le diabète et le tabagisme.

    « Ces résultats mettent en évidence l’importance d’une sieste et d’un sommeil nocturne d’une durée modérée et du maintien d’une bonne qualité de sommeil, en particulier chez les adultes d’âge moyen et plus âgés», conclut le Dr Xiaomin Zhang.

    Il est possible qu’une sieste et un sommeil prolongés peuvent refléter une inactivité globale, qui est également lié à un risque accru d’AVC.

    Les chercheurs reconnaissent certaines limites de leur travail :

    • L’étude ne peut pas prouver la causalité. 
    • La recherche n’a pas tenu compte de l’apnée du sommeil ou d’autres troubles du sommeil qui auraient pu influencer les résultats.
    • Les données autodéclarées ne sont pas aussi fiables que les données enregistrées par les chercheurs qui observent le sommeil des participants.

    Enfin, les résultats peuvent s’appliquer uniquement aux adultes chinois plus âgés et en bonne santé et non à d’autres populations.

    Le manque de sommeil peut augmenter le risque d’AVC

    Les chercheurs ont constaté que les personnes âgées qui se réveillaient le plus souvent étaient plus susceptibles d’avoir un durcissement des artères cérébrales (c’est l’artériosclérose), ce qui contribue à augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

    Les chercheurs ont examiné les cerveaux post-mortem de 315 personnes, âgées en moyenne de 90 ans, dont la qualité du sommeil avait été évaluée pendant au moins une semaine complète avant leur mort.

    Vingt-neuf pour cent d’entre eux avaient subi un AVC, et 61 % présentaient des dommages de modérés à sévères du système vasculaire cérébral. Ceux qui avaient le sommeil le plus fragmenté avaient un risque plus élevé (+27%) d’avoir des artères cérébrales plus dures.

    Le sommeil a été interrompu en moyenne près de sept fois par heure chez les participants de l’étude.

    Il est bien admis que ces réveils nocturnes – qui reflètent des apnées du sommeil – s’accompagnent de privation d’oxygène dans le cerveau. Il est d’ailleurs de plus en plus admis que les apnées du sommeil augmentent le risque d’AVC. Toutefois, ces résultats ne démontrent pas qu’il existe un lien de cause à effet entre les troubles du sommeil et le risque d’AVC.

    « Les lésions cérébrales observées sont importantes car elles peuvent non seulement contribuer au risque d’AVC, mais aussi à un déclin cognitif progressive et à des troubles moteurs », déclare Dr Andrew Lim, le chercheur principal et neurologie à l’Université de Toronto (Canada).

    « Il y a plusieurs façons de voir ces résultats: un sommeil fragmenté peut dérégler la circulation du sang vers le cerveau et une mauvaise circulation du sang vers le cerveau peut entraîner une fragmentation du sommeil, les deux pouvant être causés par un autre facteur de risque », a poursuivi le chercheur.

    « Le sommeil, dans une certaine mesure, est sous notre contrôle et nous devons tous faire des efforts pour améliorer la qualité de notre sommeil », conclut-il.

    Source : A. Lim et coll. Sleep Fragmentation, Cerebral Arteriolosclerosis, and Brain Infarct Pathology in Community-Dwelling Older People, Stroke, janvier 2016.

    En 2015, un autre groupe de chercheurs avaient également observé que le risque d’AVC quadruplait chez les individus souffrant de troubles du sommeil. Le risque d’infarctus du myocarde était quant à lui multiplié par deux. Les résultats de cette étude ont été obtenus dans le cadre du programme de recherche Monica (Multinational Monitoring of trends and determinants in Cardiovascular disease) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Les chercheurs ont suivi pendant 14 ans 657 hommes âgés de 25 à 64 ans sans antécédents médicaux et ont évalué la qualité de leur sommeil. Mal dormir serait aussi néfaste pour la santé cardiaque que le tabagisme, une mauvaise alimentation ou la sédentarité.

    En effet, les troubles du sommeil multiplient par 2 les risques d’infarctus du myocarde et par 4 les risques d’AVC.

    Selon le professeur Valery Gafarov, « un sommeil de mauvaise qualité devrait être considéré comme un facteur de risque modifiable d’AVC comme le tabac, le manque d’exercice et une mauvaise alimentation ».

    Source: EuroHeartCare 2015 – the annual conference of the European Society of Cardiology.  

    En 2012, une étude avait déjà montré que dormir moins de 6 heures par nuit peut être délétère pour la circulation cérébrale, selon une étude américaine portant sur 6 000 adultes d’âge moyen suivis pendant 3 ans.

    Ces individus étaient sains au début de l’étude, c’est-à-dire de poids normal, sans symptômes d’apnée du sommeil et sans antécédent d’AVC.

    L’une des raisons qui pourraient expliquer cette association est que la mauvaise qualité de sommeil est associée à une mauvaise hygiène alimentaire, un facteur de risque d’AVC.

    Pour corroborer cette hypothèse, une autre étude a montré qu’un manque de sommeil (à peine 4 heures par nuit, pendant 5 jours) incite les personnes à préférer les aliments riches en sucre, en sel et en graisse.

    Combien d’heures faut-il dormir par nuit ?

    Des chercheurs ont trouvé la meilleure combinaison entre la durée du sommeil et la pratique d’une activité physique pour réduire au mieux les risques d’accident vasculaire cérébral.

    Pour réduire considérablement le risque d’AVC, un sommeil de qualité et une pratique physique régulière sont essentiels surtout passé 50 ans.

    Les résultats ont montré que les dormeurs moyens, ceux qui restaient au lit pendant 7 à 8 heures par nuit étaient 25 % moins susceptibles de subir un accident vasculaire cérébral.

    Plus surprenant, les gros dormeurs, ceux qui passaient plus de 8 heures par nuit dans les bras de Morphée étaient 146 % plus susceptibles de connaître un AVC. En savoir plus sur /www.medisite.fr

    Il est admis que la durée moyenne de sommeil d’un adulte est de 7 à 8 heures environ. Une personne âgée a besoin de moins d’heures de sommeil.  

  6. Guarana

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    Guarana <span style='color:#F00;'>Power</span> ®

    Le guarani, plante sud-américaine, est un stimulant contenant de la caféine, ainsi que de la théophylline et de la théobromine qui sont des substances chimiques similaires à la caféine. Ces composés stimulent le système nerveux central.

     

     

     

    Efficacité possible ou à confirmer

    • Anxiété. La prise de suppléments comprenant de l’aubépine de la passiflore, de la valériane et du guarana peut réduire au bout d’un mois l’anxiété chez certaines personnes.
    • Performance mentale. L’extrait de guarana séché pourrait améliorer la vitesse de raisonnement mais ne semble pas avoir d’effet bénéfique sur la fonction cognitive chez les personnes âgées.
    • Perte de poids. Le guarana pourrait favoriser la perte de poids lorsqu’il est associé à d’autres plantes telles que la yerba maté.
    • Endurance physique.
    • Augmentation de la pression artérielle chez les personnes hypotendues.
    • Syndrome de fatigue chronique.
    • Douleurs articulaires.

     

    Mises en garde

    Le guarana est sans doute sans danger chez la plupart des adultes lorsqu’il est consommé dans des quantités médicinales et à court terme. Il peut être dangereux lorsqu’il est pris par voie orale dans des doses élevées sur une longue période de temps.
    Des doses élevés (supérieures à 250-300 mg par jour) peuvent provoquer les effets indésirables suivants : insomnie, nervosité, anxiété, irritation ou crampes d’estomac, nausées, vomissements, augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, respiration rapide, tremblements et maux de tête.

    Du fait de sa teneur en caféine, les personnes suivantes doivent utiliser avec prudence ou éviter de prendre du guarana :
    • femmes enceintes ou allaitantes ;
    • personnes anxieuses ;
    • personnes avec des troubles hémorragiques ;
    • patients diabétiques de type 1 ;
    • personnes souffrant de cardiopathies (risque d’irrégularité du rythme cardiaque) ;
    • personnes souffrant de glaucome (risque d’augmentation de la tension à l’intérieur de l’œil);
    • personnes hypertendues ;
    • personnes souffrant d’ostéoporose ;
    • personnes avec un syndrome de l’intestin irritable.

    Interactions

    Le guarana peut moduler les effets des composés ou médicaments suivants :

    • Amphetamines
    • Antibiotiques (Quinolones)
    • Cimétidine
    • Clozapine
    • Estrogènes
    • Fluvoxamine
    • Lithium
    • Médicaments pour la dépression (IMAO)

    Il existe de possible interactions du guarana avec les plantes et suppléments suivants:

    • Calcium
    • Créatine
    • Éphédra
    • Magnésium
    • Orange amère
    • Plantes et suppléments qui ralentissent la coagulation du sang (propriétés anticoagulantes/antiplaquettaires)

    Il n’existe aucune interaction connue avec des aliments.

     

    Références

    Boozer CN et coll. An herbal supplement containing Ma Huang-Guarana for weight loss: a randomized, double-blind trial. Int J Obes Relat Metab Disord 2001;25:316-24.

    Bourin M et coll. A combination of plant extracts in the treatment of outpatients with adjustment disorder with anxious mood: controlled study vs placebo. Fundam Clin Pharmacol 1997;11:127-32.

    Galduroz, J. C. and Carlini, E A. Acute effects of the Paulinia cupana, « Guarana » on the cognition of normal volunteers. Sao Paulo Med.J. 1994;112(3):607-611.

    Galduroz, J. C. and Carlini, E. A. The effects of long-term administration of guarana on the cognition of normal, elderly volunteers. Sao Paulo Med.J. 1996;114(1):1073-1078.

    Holmgren P et coll. Caffeine fatalities–four case reports. Forensic Sci Int 2004;139:71-3

    Kennedy, D. O. et coll. Improved cognitive performance in human volunteers following administration of guarana (Paullinia cupana) extract: comparison and interaction with Panax ginseng. Pharmacol Biochem Behav 2004;79(3):401-411.

    Winkelmayer WC et coll. Habitual caffeine intake and the risk of hypertension in women. JAMA 2005;294:2330-5.

  7. Pois mascate (Mucuna Pruriens)

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    Mucuna Pruriens

    Le pois mascate (Mucuna Pruriens) est une plante qui pousse dans les pays chauds.

    Il est utilisé par certains pour traiter les troubles moteurs (troubles caractéristiques de la maladie de Parkinson) car il contient de la lévodopa (3-6%), médicament standard de la maladie de Parkinson. Il est également utilisé pour traiter l’hyperprolactinémie, maladie caractérisée par un excès de l’hormone appelée prolactine.

    Efficacité possible ou à confirmer

    La maladie de Parkinson. Certaines préparations à base de pois mascate diminuent les symptômes de la maladie de Parkinson, lorsqu’elles sont associées à des médicaments anti-parkinsoniens (ex. amantadine, sélégiline). Ces préparations fournissent entre 75 et 220mg par jour de L-dopa.

    Hyperprolactinémie. Le pois mascate pourrait traiter l’hyperprolactinémie provoquée par l’antipsychotique chlorpromazine.

    Mises en garde

    Globalement, les préparations de pois mascate sont sans doute sans danger lorsqu’elles sont prises par voie orale jusqu’à 20 semaines. Les effets indésirables les plus couramment rapportés sont les nausées, des ballonnements, des maux de tête, des palpitations, voire des symptômes associés à une augmentation de dopamine (symptômes psychotiques).
    Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires doivent utiliser avec prudence, voire éviter, le pois mascate car il peut provoquer une hypotension orthostatique, des étourdissements et des évanouissements.

    Les personnes diabétiques doivent contrôler leur taux de glucose car le pois mascate peut réduire la glycémie.

    Le pois mascate peut aggraver la maladie hépatique et doit être évité en cas d’antécédents de mélanome, de maladie mentale (risque de psychose) et d’ulcères gastroduodénaux (risque d’hémorragie gastro-intestinale).

    Interactions

    Le pois mascate peut interagir avec des antidépresseurs (Antidépresseurs tricycliques, IMAO), de antidiabétiques (risque d’hypoglycémie) ou des hypotenseurs (risque d’hypotension).
    Il peut également accenter les effets de certains plantes et suppléments qui réduisent le taux de glucose dans le sanguin.

    Références
    Akhtar MS et coll.. Antidiabetic evaluation of Mucuna pruriens, Linn seeds. J Pak Med Assoc 1990;40:147-50.

    HP-200 in Parkinson’s Disease study group. An alternative medicine treatment for Parkinson’s disease: Results of a multicenter clinical trial. J Alt Comp Med 1995;1:249-55.

    Katzenschlager R et coll. Mucuna pruriens in Parkinson’s disease: a double blind clinical and pharmacological study. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2004;75:1672-77.

    McEvoy GK, ed. AHFS Drug Information. Bethesda, MD: American Society of Health-System Pharmacists, 1998.

    Nagashayana N et coll. Association of l-DOPA with recovery following Ayurveda medication in Parkinson’s Disease. J Neurol Sci 2000;176:124-7.

    Vaidya AB et coll. Treatment of Parkinson’s disease with the cowhage plant-Mucuna pruriens Bak. Neurol India 1978;26:171-6.

  8. Rhodiole

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    Rhodiola Rosea
    La rhodiole est une plante originaire de l’Asie, de l’Alaska et des régions arctiques d’Europe. Elle a été longuement utilisée comme plante médicinale dans la Grèce antique et dans certains pays nordiques.

    Certaines données scientifique rapportent que la rhodiole pourrait combattre la fatigue, en particulier en situation de stress, et abaisser les symptômes dépressifs et d’anxiété.

    Elle est également utilisée pour stimuler le système immunitaire, traiter les problèmes cardiaques et l’hypercholestérolémie, malgré cependant l’absence de preuves scientifiques tangibles.

     

    Efficacité clinique

    Fatigue, performance sportive.  La rhodiole pourrait réduire la sensation de fatigue dans des situations de stress, et améliorer la sensation de bien-être chez les personnes surmenées ou en manque de sommeil. Elle pourrait également améliorer la performance sportive, bien qu’il n’existe pas de consensus.

    Cancer de la vessie. La rhodiole pourrait avoir des effets bénéfiques sur le cancer de la vessie.

    Anxiété et Dépression. La plante pourrait réduire l’anxiété chez les personnes souffrant d’un trouble anxieux généralisé et diminuer les symptômes dépressifs après six semaines de traitement chez les personnes dépressives (forme légère à modérément sévère).

    Les données sont insuffisantes pour prétendre que la rhodiole présente une efficacité dans les troubles suivants : 

    •   Troubles cardiaques liés au stress.

    •   Hypercholestérolémie.

    •   Irrégularité du rythme cardiaque.

    •   Le cancer.

    •   Le vieillissement.

    •   Le diabète.

    •   Trouble auditif.

     

    Mise en garde

    La rhodiole est vraisemblablement sans danger lorsqu’elle est prise par voie orale et à court terme (jusqu’à six à dix semaines). Elle pourrait produire des effets secondaires à plus long terme. 

    La rhodiole pourrait modifier la façon dont le foie métabolise certains médicaments (par exemple l’escitalopram). Elle pourrait également interagir avec des médicaments antihypertenseurs, antidiurétiques et immunosuppresseurs (médicaments qui réduisent le système immunitaire), ainsi qu’avec des plantes et suppléments qui abaissent le taux de glucose dans le sang et qui réduisent la pression artérielle.

    Aucune interaction n’a été rapportée avec des aliments.

     

    Références

    Apostolidis E et coll. Potential of cranberry-based herbal synergies for diabetes and hypertension management. Asia Pac J Clin Nutr 2006;15:433-41.

    Bocharova OA et coll. [The effect of a Rhodiola rosea extract on the incidence of recurrences of a superficial bladder cancer]. Urol Nefrol (Mosk) 1995;:46-7.

    Bystritsky A et coll. A pilot study of Rhodiola rosea (Rhodax) for generalized anxiety disorder (GAD). J Altern Complement Med 2008;14:175-80.

    Kim SH et coll. Antioxidative effects of Cinnamomi cassiae and Rhodiola rosea extracts in liver of diabetic mice. Biofactors 2006;26:209-19.

    Kwon YI et coll. Evaluation of Rhodiola crenulata and Rhodiola rosea for management of type II diabetes and hypertension. Asia Pac J Clin Nutr 2006;15:425-32.

    Olsson EM et coll. A randomised, double-blind, placebo-controlled, parallel-group study of the standardized extract shr-5 of the roots of Rhodiola rosea in the treatment of subjects with stress related fatigue. Planta Med 2009;75:105-12.

    Shevtsov VA et coll. A randomized trial of two different doses of a SHR-5 Rhodiola rosea extract versus placebo and control of capacity for mental work. Phytomedicine 2003;10:95-105.

    Spasov AA et coll. The effect of a preparation rodakson on the psychophysiological and physical adaptation of students to an academic load. Eksp Klin Farmakol 2000;63:76-8.

    Spasov AA et coll. A double-blind, placebo-controlled pilot study of the stimulating and adaptogenic effect of Rhodiola rosea SHR-5 extract on the fatigue of students caused by stress during an examination period with a repeated low-dose regimen. Phytomedicine 2000;7:85-89.

  9. Spiruline

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    Spiruline Bio

    La spiruline (ou algue bleu-vert) est une micro-algue qui vit dans les eaux tropicales ou subtropicales riches en sel et dans certains grands lacs.

    Elle est riche en protéine, en fer, en vitamine B et autres minéraux, lesquels sont absorbés lorsqu’elle est prise par voie orale.

    Les données préliminaires rapportent que la spiruline pourrait traiter les croissances précancéreuses buccales, réduire le cholestérol et diminuer les taux de glucose chez les diabétiques de type 2.

    Efficacité clinique

    Lésions buccales précancéreuses. Des résultats préliminaires indiquent que la spiruline (1 g par jour par voie orale pendant 12 mois) réduit la leucoplasie orale chez les personnes qui consomment du tabac à mâcher.
    Diabète. Une étude préliminaire suggère que la spiruline (1 g, deux fois par jour pendant 2 mois) diminue les taux de glucose après les repas et les niveaux de protéines glyquées chez les diabétiques de type 2.
    L’hypercholestérolémie. La spiruline pourrait réduire le cholestérol chez les personnes ayant des niveaux normaux ou légèrement élevés. Les personnes en bonne santé de plus de 60 ans qui ont pris de la spiruline par voie orale (8 g par jour pendant 16 semaines) ont présenté une réduction du cholestérol total de 200,5 à 184,8 mg /dL. Des réductions significatives des lipoprotéines de basse densité (LDL-cholestérol) n’ont été observées que chez les femmes. Dans une autre étude, des volontaires âgés entre 18 et 65 ans qui ont consommé de la spiruline (4,5 g une fois par jour pendant 6 semaines) ont présenté des baisses significatives de cholestérol total et LDL-cholestérol, et une augmentation des lipoprotéines de haute densité (HDL-cholestérol). Des diminutions significatives de cholestérol total et de LDL-cholestérol ont également été observées chez les hommes en bonne santé qui ont pris de la spiruline (1,4 g trois fois par jour pendant 4-8 semaines). Enfin, les patients atteints de diabète de type 2 qui ont consommé un produit d’algues bleu-vert spiruline spécifique (1 g par voie orale deux fois par jour pendant 2 mois) ont vu leurs niveaux de triglycérides et de cholestérol total diminués.
    En revanche, la spiruline ne semble pas favoriser la perte de poids et réduire les tics ou clignements des paupières chez les personnes atteintes de blépharospasme (ou syndrome de Meige).

     

    Mises en garde

    Les produits à base d’algue bleu-vert qui sont dépourvus de contaminants sont vraisemblablement sans danger.

    En revanche, l’algue bleu-vert contaminée peut provoquer un dommage au foie, des douleurs d’estomac, des nausées, des vomissements, un affaiblissement, un rythme cardiaque rapide, une commotion et même la mort.

    L’algue bleu-vert pourrait augmenter l’activité du système immunitaire et par conséquent accentuer les symptômes des maladies auto-immunes (ex. sclérose en plaques, arthrite rhumatoïde).

    La spiruline contient de la phénylalanine qui pourrait aggraver le risque de phénylcétonurie.

    La spiruline pourrait contrecarrer les effets des médicaments qui réduisent l’activité du système immunitaire (immunosuppresseurs)

    Il n’y a pas d’interactions connues avec des herbes et des suppléments.

     

    Références

    Chiu HF, Yang SP, Kuo YL, et al. Mechanisms involved in the antiplatelet effect of C-phycocyanin. Br J Nutr 2006;95:435-40.

    Juarez-Oropeza MA, Mascher D, Torres-Duran PV, Farias JM, Paredes-Carbajal MC. Effects of dietary Spirulina on vascular reactivity.J.Med.Food 2009;12:15-20

    Lee AN, Werth VP. Activation of autoimmunity following use of immunostimulatory herbal supplements. Arch Dermatol 2004;140:723-7.

    Mani UV, Desai S, Iyer U. Studies on the long-term effect of spirulina supplementation on serum lipid profile and glycated proteins in NIDDM patients. J Nutraceut 2000;2(3):25-32.

    Mathew B, Sankaranarayanan R, Nair PP, et al. Evaluation of chemoprevention of oral cancer with Spirulina fusiforms. Nutr Cancer 1995;24:197-02.

    Nakaya N, Homma Y, Goto Y. Cholesterol lowering effect of spirulina. Nutr Rep Internat 1988;37(6):1329-37.

    Park HJ, Lee YJ, Ryu HK, et al. A randomized double-blind, placebo-controlled study to establish the effects of spirulina in elderly Koreans. Ann.Nutr.Metab 2008;52:322-8.

    Vitale S, Miller NR, Mejico LJ, et al. A randomized, placebo-controlled, crossover clinical trial of super blue-green algae in patients with essential blepharospasm or Meige syndrome. Am J Ophthalmol 2004;138:18-32.