Acide alpha-lipoique

La rosacée associée à la maladie d’Alzheimer

Trop peu aînés consultent un médecin au sujet de leur perte de mémoire

Les cas de démence diminuent

Septum

Une mauvaise santé physique associée à un cerveau moins volumineux

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Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Acide alpha-lipoique

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    L’acide alpha-lipoïque est un antioxydant dont sa structure chimique est similaire à la vitamine.  Cet acide est également fabriqué en laboratoire à des fins médicinales.

    On la retrouve également dans la levure, le foie, les reins, les épinards, les brocolis et les pommes de terre.

    L’acide alpha-lipoïque préviendrait les dommages cellulaires et pourrait restaurer les niveaux vitamines E C.

    L’acide alpha-lipoïque est utilisé pour métaboliser les glucides et produire de l’énergie pour les organes du corps.

    L’acide alpha-lipoïque semble fonctionner comme un antioxydant, en favorisant notamment l’action de la synthèse d’un autre oxydant appelé glutathion. Cette action antioxydant permet de protéger les cellules des radicaux libres et par conséquent des effets néfastes du vieillissement.

     

    Efficacité

    • Cicatrisation des plaies. Certaines études suggèrent que la prise de 300 mg d’un produit spécifique d’acide alpha-lipoïque une fois avant et une fois après l’oxygénothérapie pendant 14-30 jours réduit la zone périphérique de la plaie chez les personnes présentant des ulcères.
    • Douleurs neuropathiques diabétiques. La prise d’acide alpha-lipoïque par voie orale semble réduire les symptômes (brûlures, douleurs, engourdissements des jambes et bras) des personnes diabétiques.
    • Perte de poids. Les études suggèrent que la prise d’acide alpha-lipoïque (1,8 g par jour pendant 20 semaines) réduit le poids chez les personnes en surcharge pondérale. Grâce à l’activation d’une enzyme appelée AMP-kinase, l’acide alpha-lipoïque favorise la diminution du taux de graisse et donc la perte de poids.

    Certaines personnes utilisent l’acide alpha-lipoïque pour traiter les troubles de mémoire, la fatigue chronique, les maladies hépatiques et cardiovasculaires ainsi que la maladie de Lyme.

    L’acide alpha-lipoïque est également utilisé pour traiter les troubles de la vue, associés au dommage à la rétine, à la cataracte, au glaucome et à la maladie de Wilson.

     

    Mises en garde

    Grossesse et allaitement : Les connaissances sont insuffisantes quant à l’utilisation de l’acide alpha-lipoïque pendant la grossesse et l’allaitement.

    Diabète : L’acide alpha-lipoïque peut réduire la glycémie.

    Consommation excessive d’alcool : L’alcool peut réduire la quantité de thiamine (vitamine B1) dans l’organisme. La prise d’acide alpha-lipoïque chez les personnes carencées en thiamine pourrait provoquer de graves problèmes de santé.

    Maladie thyroïdienne : L’acide alpha-lipoïque pourrait interférer avec les traitements modifiant les niveaux d’hormones thyroïdiennes.

     

    Références

    Ansar H., Mazloom Z., Kazemi F., Hejazi N. Effect of alpha-lipoic acid on blood glucose, insulin resistance and glutathione peroxidase of type 2 diabetic patients. Saudi Med J 2011;32(6):584-588.

    Chang J. W., Lee E. K., Kim T. H., Min W. K., Chun S., Lee K. U., Kim S. B., Park J. S. Effects of alpha-lipoic acid on the plasma levels of asymmetric dimethylarginine in diabetic end-stage renal disease patients on hemodialysis: a pilot study. Am J Nephrol 2007;27(1):70-74.

    Khabbazi T., Mahdavi R., Safa J., Pour-Abdollahi P. Effects of alpha-lipoic acid supplementation on inflammation, oxidative stress, and serum lipid profile levels in patients with end-stage renal disease on hemodialysis. J Ren Nutr 2012;22(2):244-250.

    Zhang Y., Han P., Wu N., He B., Lu Y., Li S., Liu Y., Zhao S., Liu L., Li Y. Amelioration of lipid abnormalities by a-lipoic acid through antioxidative and anti-inflammatory effects. Obesity (Silver Spring) 2011;19(8):1647-1653.

    Ziegler D., Ametov A., Barinov A., Dyck P. J., Gurieva I., Low P. A., Munzel U., Yakhno N., Raz I., Novosadova M., Maus J., Samigullin, R. Oral treatment with alpha-lipoic acid improves symptomatic diabetic polyneuropathy: the SYDNEY 2 trial. Diabetes Care 2006;29(11):2365-2370.

  2. La rosacée associée à la maladie d’Alzheimer

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    Il existerait un lien entre une rosacée et un risque accru de maladie d’Alzheimer, selon une étude danoise menée par des chercheurs de l’université de Copenhague.

    Les chercheurs ont analysé les dossiers de plus de 5 millions d’adultes, dont plus de 80 000 étaient atteints de rosacée.

    Les analyses statistiques rapportent un risque accru de 7% de développer une démence chez les personnes atteintes de rosacée. Ce pourcentage grimpe à 25% si l’on ne tient compte que de la maladie d’Alzheimer (la forme principale de démence).

    La rosacée est une maladie qui provoque des rougeurs sur la peau.On observe dans cette maladie un niveau elevé d’enzymes appelées métalloprotéases. Ces molécules sont également fortement dans la maladie d’Alzheimer. La rosacée peut être favorisée par des habitudes alimentaires (ex. alcool), des facteurs environnementaux (température) ou psychologiques (stress)

    Source : A. Egeberg et coll. Patients with rosacea have increased risk of dementia. Annals of Neurology. Avril 2016.

  3. Trop peu aînés consultent un médecin au sujet de leur perte de mémoire

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    Les experts estiment que ce sujet est tabou en raison des craintes de démence.

    Craignez-vous que le fait d’oublier des noms ou de ne plus savoir où vous mettez vos clés pourrait être un signe de démence ?

    Si vous êtes comme la plupart des personnes âgées, vous n’aborderez pas ce sujet avec votre médecin, selon un étude américaine.

    Les chercheurs qui ont consulté les données de plus de 10.000 personnes ont trouvé que, en 2011, seulement 1 sur 4 adultes âgés de 45 ans et plus ont discuté de leurs problèmes de mémoire avec un professionnel de la santé au cours d’un examen de routine.

    En fait, la probabilité qu’une personne admette avoir un problème de mémoire dans le bureau médical diminue avec l’âge, déclarent les auteurs de l’étude.

    « Les examens de routine sont une occasion manquée pour évaluer et discuter des problèmes de mémoire pour la majorité des personnes âgées ».

    Les experts conviennent que la stigmatisation autour de la perte de mémoire et de démence peut empêcher les individus de discuter de ces questions avec leurs médecins.

    « La démence étant malheureusement une maladie courante, les personnes âgées sont très familières avec les signes et les symptômes annonciateurs, qu’ils ont pu observer chez un voisin de longue date ou un membre de la famille ».

    « Cette réalité conduit à un déni et un évitement, tant de la part du patient que du médecin ».

    Mais mentionner des troubles de mémoire est important, car ce n’est pas forcément annonciateur d’une démence. En effet, la perte de mémoire peut ne pas être due à une démence, mais à une maladie qui peut être traitée.

    « Les patients peuvent rapidement rencontrer les membres de la famille et des conseillers juridiques, qui peuvent mieux les aider à prendre des décisions concernant leurs soins, plutôt que de compter sur les décisions de dernière minute effectuées par les membres de la famille à un moment où les patients manquent de lucidité.

    L’un des auteurs (Dr. Bruce Polsky) reconnaît que parler de « perte de mémoire et de la possibilité d’un début précoce de démence est une discussion difficile pour le médecin et le patient, surtout à cause des implications à long terme. ».

    Mais le diagnostic précoce de la démence peut être important, poursuit-il.

    «Même une légère perte de mémoire associée au stade précoce de la maladie d’Alzheimer peut être améliorée avec certains médicaments, bien que ces derniers ne bloquent pas la progression de la maladie. »

    « Les modifications de style de vie peuvent également être utiles dans certains cas. »

    « Bien qu’il soit difficile pour les individus d’évaluer si une légère perte de mémoire est normale ou non, la discussion doit être ouverte avec le médecin et, dans certains cas, un test peut donner lieu à des réponses qui pourraient conduire à un traitement et améliorer le fonctionnement du patient, », selon le Dr Polsky.

    Source : Gisele Wolf-Klein et Bruce Polsky, Preventing Chronic Disease, janvier 2016.

     

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  4. Les cas de démence diminuent

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    L’incidence de la démence diminue progressivement, malgré l’augmentation de l’obésité, du diabète et le vieillissement de la population, selon les résultats de la Framingham Heart Study, une étude de cohorte longitudinale communautaire qui comprenait 5209 résidents de Framingham (Massachusetts, États-Unis), dont l’état cognitif a été suivi depuis 1975.

    Cette baisse est limitée à ceux qui sont les plus éduqués. Les résultats représentent l’espoir que certains cas de démence pourraient être évités ou du moins retardés.

    Les chercheurs ont examiné l’incidence sur quatre périodes :

    1. la première allant de 1977 à 1983, représentant la période d’examen de référence;
    2. la seconde période va de 1986 à 1991;
    3. la troisième période : 1992 à 1998;
    4. la quatrième période : 2004 à 2008.

    Pour chaque période, les chercheurs ont inclus des participants âgés de 60 ans ou plus qui avaient une démence au début de chaque période. Plus de 2000 participants ont fourni des données pour chaque période.

    Par rapport à la première période, l’incidence de la démence a diminué de 22% au cours de la seconde, de 38% au cours de la troisième, et de 44% au cours de la quatrième.

    En moyenne, l’incidence de la démence a diminué de 20% par décennie.

    Une grande partie de la baisse de l’incidence de la démence est due à une réduction des cas de démence vasculaire, ce qui pourrait s’expliquer par un meilleur contrôle des facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral, ainsi qu’une plus grande utilisation de médicaments antihypertenseurs.

    L’étude a également montré que la baisse de l’incidence de la démence se limitait à ceux qui ont terminé leurs études secondaires.

    Une des critiques que l’on peut formuler sur l’étude est l’absence de prise en compte des habitudes alimentaires et de l’activité physique.

    Cependant, cette baisse des cas de démence ne pourrait pas durer ne cas de persistance des cas de diabète et d’obésité.

    Source : Claudia Satizabal et coll. Incidence of Dementia over Three Decades in the Framingham Heart Study. N Engl J Med 2016; 374:523-532.

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  5. Septum

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    Structure du système limbique qui contrôle des émotions. Sa destruction entraîne une émotion exagérée, une irritabilité et une agressivité.

    Du latin saeptum qui signifiant « barrière ».

  6. Une mauvaise santé physique associée à un cerveau moins volumineux

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    Une nouvelle étude associe une mauvaise santé physique vers la quarantaine à un volume du cerveau plus petit deux décennies plus tard.

    « Ces résultats confirment que l’il faut encourager les gens de faire de l’exercice lorsqu’ils atteignent l’âge mûr pour avoir plus tard un cerveau en bonne santé », suggère l’auteur principal américain (School of Medicine, Massachusetts Université de Boston).

    Ce message peut être particulièrement important chez les personnes souffrant (ou à risque) de maladies cardiaques. En effet, les chercheurs ont trouvé une relation encore plus marquée entre la condition physique et le vieillissement du cerveau chez cette catégorie de population.

    L’étude a inclus 1094 participants âgés en moyenne  de 40 ans et qui ne souffraient pas de maladies cardiovasculaires, d’accident vasculaire cérébral ou de démence.

    Les participants ont pratiqué des exercices sur tapis roulant à pente raide dont la vitesse était augmentée jusqu’à ce qu’ils soient trop épuisés pour continuer ou qu’ils atteignaient 85% de leur fréquence cardiaque maximale.

    Les participants ont également passé des tests neuropsychologiques et un examen de neuroimagerie (IRM) pour déterminer le volume de leur cerveau.

    Résultats : les participants qui avaient une fréquence cardiaque et une pression artérielle diastolique plus élevées présentaient bien plus tard des cerveaux plus petits.




    Selon les auteurs, « ces résultats ne devraient pas suggérer que l’exercice est dangereux, mais plutôt que l’exercice est probablement le révélateur d’un problème vasculaire entraînant une réduction du volume cérébral. »

    « Nos résultats suggèrent que la forme physique peut être particulièrement importante chez les personnes atteintes de préhypertension ou d’hypertension artérielle, afin de ralentir le processus de vieillissement du cerveau ».

    Le mécanisme d’action qui explique cette association n’est pas connu. Il est possible que les programmes d’activité physique augmentent la circulation sanguine et l’apport d’oxygène dans le cerveau.

    « Cette amélioration de la circulation sanguine peut avoir bien des années plus tard un impact positif sur le vieillissement du cerveau et prévenir le déclin cognitif chez les personnes âgées », conclut le chercheur.

    Source : Dr Spartano et coll. Midlife exercise blood pressure, heart rate, and fitness relate to brain volume 2 decades later. Neurology, février 2016.

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  7. Sclérose en plaques

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    Maladie touchant plus fréquemment des individus entre 20 et 30 ans et caractérisée par une destruction progressive de la myéline.

    Cette destruction de la myéline se traduit par des troubles neurologiques qui dépendent de l’endroit où la myéline est atteinte : hémiplégie, troubles sensitifs, troubles de la coordination, baisse de l’acuité visuelle (si le nerf optique est atteint).

    Des examens neurologiques (ponction lombaire, imagerie par résonance magnétique) peuvent confirmer ou non un diagnostic.

    L’évolution de la maladie varie d’un individu à un autre, avec le plus souvent une aggravation des symptômes suivie d’un rémission.

  8. Lexique du bien vieillir

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