Calcium

Protéines

Un antitussif pour réduire les agitations dans la démence ?

Un programme pour maintenir la performance cognitive des personnes à risque

Le cannabis réduit-il les symptômes comportementaux dans la démence ?

Une pompe pour faciliter le passage des médicaments dans le cerveau

Le tango améliore la marche et l’équilibre dans la maladie de Parkinson

Café

Parkinson : certains médicaments ont des effets secondaires handicapants

ReMind : un lecteur de musique pour aider les patients Alzheimer

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Calcium

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    Les suppléments de calcium: hausse modeste du risque d’infarctus, avec ou sans vitamine D

    Septembre 2011. Les suppléments de calcium prescrits aux femmes – en association ou non avec de la vitamine D – pour prévenir ou traiter l’ostéoporose augmentent de 15% le risque de subir un infarctus ou accident vasculaire cérébral (AVC), selon une méta-analyse portant sur près de 30 000 femmes. Cette augmentation est modeste mais statistiquement significative.

    Les données de l’étude indiquent que, sur 1 000 femmes prenant durant 5 ans un supplément de calcium (avec ou sans vitamine D) contre l’ostéoporose, six d’entre elles seront victimes d’un infarctus ou d’un AVC, alors que trois d’entre elles auront évité une fracture osseuse.

    Selon le pharmacien montréalais Jean-Yves Dionne,  » les suppléments de calcium risquent surtout d’avoir un effet néfaste chez celles qui sont déjà propices à l’apparition de troubles cardiovasculaires. Au sein d’une immense cohorte de personnes dont le risque cardiovasculaire est très faible, on ne verra pas d’effet néfaste suivant un traitement au calcium, tandis que le même traitement pourrait très bien faire basculer plusieurs sujets dans la maladie cardiovasculaire si on a affaire à une cohorte de personnes à haut risque. « 

  2. Protéines

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    Les bénéfices d’une alimentation riche en protéines

    Août 2014. Les individus qui ont une alimentation riche en protéines, en particulier provenant du poisson, ont moins de risque (-20%) d’être victime d’un AVC, par rapport à ceux qui ont une alimentation pauvre en protéines.

    Cette conclusion est tirée d’une étude ayant impliqué plus de 250 000 participants suivis pendant une moyenne de 14 ans.

    Il est à noter que la consommation de protéines provenant de viande rouge est à l’inverse associée à une augmentation du risque d’AVC. Deux études conduites au Japon – un pays ou les gens mangent moins de viande rouge que dans les  pays occidentaux – ont d’ailleurs rapporté une diminution du risque d’AVC.

    Selon l’auteur principal de l’étude, ces résultats indiquent que le risque d’AVC peut être réduit en remplaçant la viande rouge par d’autres sources de protéines provenant en particulier du poisson.

    Enfin, la réduction du risque d’AVC est plus importante lorsque la protéine est d’origine animale plutôt que végétale.

    Source: Quantitative analysis of dietary protein intake and stroke risk. Neurology, juin 2014.

  3. Un antitussif pour réduire les agitations dans la démence ?

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    Un médicament couramment utilisé dans le traitement de la toux (dextrométorphane) réduit l’agitation chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

    Une étude multicentrique randomisée à teste la combinaison dextrométorphane/quinidine sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer et présentant une agitation.

    La quinidine empêche à faibles doses le métabolisme du dextrométhorphane, ce qui se traduit par une augmentation de ce dernier dans le corps.

    Cette combinaison dextrométorphane/quinidine porte le nom de AVP 923.

    Selon l’auteur de l’étude, ces résultats donnent de l’espoir aux patients et aux membres de la famille en réduisant d’une part le fardeau et en diminuant d’autre part le risque d’institutionnalisation des patients.

    L’AVP 923 est actuellement approuvé dans le traitement du syndrome pseudobulbaire (symptômes provoqués par une lésion des neurones moteurs centraux).

    Initialement testé pour ralentir la progression de la sclérose latérale amyotrophique, les patients ont observé qu’il diminuait le syndrome pseudobulbaire.

    Par la suite, les chercheurs ont remarqué que ce médicament réduisait l’agitation
 de moitié, contre 26% chez le groupe placebo.

    La phase 2 de cette étude clinique a duré 10 semaines et inclut 220 adultes âgés de 50 à 90 ans et atteint de la maladie d’Alzheimer au stade léger à modéré, et qui présentaient une forte agitation. Les trois quarts de ces patients prenaient des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase et un quart des antipsychotiques.

    En se basant sur les résultats de l’inventaire neuropsychiatrique, les chercheurs ont noté une diminution significative des comportements agressifs et d’agitation.

    Cependant ce médicament n’a aucun effet sur la qualité de vie et les activités de la vie quotidienne.

    Il est important de signaler que ce médicament n’aggrave pas le déclin cognitif. « Il est très important de le préciser car les essais menés sur les antipsychotiques et le citalopram ont rapporté une légère diminution de la fonction cognitive », déclare l’un des auteurs de l’étude.

    Aucun patient n’est décédé au cours de l’étude. Des effets secondaires sont survenus chez 8% des patients, contre 5 % dans le groupe placebo. Ces effets secondaires sont les suivants: chutes, diarrhées, infections urinaires.

    Il est prévu de passer à un essai de plus grande ampleur de phase 3 pour confirmer les résultats obtenus en phase 2.

    L’un des points faibles de cette étude est le coût élevé du médicament, soit 700 $ américains par mois.

    « Le comportement physique agressif est un des problèmes importants de gestion chez certains patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Les antipsychotiques sont largement prescrits pour traiter l’agitation. Cependant, leur efficacité n’est pas si nette que ca. Une combinaison de deux types d’intervention, l’une pharmacologique et l’autre non pharmacologiques, est la meilleure solution ».

    Source: Dr Cummings. Congrès de l’American Academy of Neurology, avril 2015.

     

  4. Un programme pour maintenir la performance cognitive des personnes à risque

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    Un programme clinique multidisciplinaire peut améliorer ou maintenir la fonction cognitive chez des personnes âgées vivant dans la communauté.

    Des chercheurs finlandais ont évalué l’effet préventif d’une étude clinique – appelée FINGER- sur des personnes âgées à risque de développer des troubles cognitifs.

    Plusieurs études épidémiologiques suggèrent un lien entre certains facteurs de risque et un déclin cognitif ou une démence. En se basant sur les résultats de ces études d’observation, des chercheurs ont mené une étude clinique qui démontre qu’il est possible de réduire ce risque en modifiant le style de vie de personnes à risque.

    Selon l’auteur principal de l’étude, ce sont des exercices faciles à entreprendre. C’est une approche simple et pragmatique.

    1260 personnes âgées finlandaises de 60 à 77 ans ont été réparties en deux groupes : groupes bénéficiant du programme multidisciplinaire (groupe intervention) et groupe contrôle bénéficiant de conseils de santé standards.

    Aucun participant n‘avait de problème de mémoire mais avait cependant un risque de démence plus élevé (soit un score supérieur à 6 sur une échelle de 0 a 15). Cette échelle prend en compte le niveau d’éducation, l’indice de masse corporelle, le cholestérol, la pression sanguine et l’activité physique.

    Le groupe intervention bénéficiait :

    • d’exercices physiques mis au point par des physiothérapeutes dans une salle de gymnastique, avec des exercices de musculation (une à trois fois par semaine) et des exercices aérobiques (deux à cinq fois par semaine)
    • des conseils prodigués par des nutritionnistes à raison de trois sessions individuels et de neuf sessions de groupes ;
    • un entraînement cognitif proposé par des psychologues avec des exercices sur l’ordinateur, à raison de 72 sessions trois fois par semaine (10 à 15 minutes par session) ;
    • une gestion des facteurs de risques métaboliques et vasculaire avec une mesure régulière de la pression sanguine, du poids, de la ceinture abdominale et des recommandations sur la gestion de vie quotidienne.

    Les chercheurs ont rapporté que le groupe intervention avait une meilleure performance cognitive, comparé au groupe placebo.

    Ces sessions étaient faisables et sans danger, avec un taux d’échec de seulement 12 % et un taux d’adhérence élevé.

    « Les précédentes études ont rapporté des effets bénéfiques de programme d’intervention seulement sur de courte durée, soit de quelques semaines à quelques mois. La nôtre indique que cet effet peut être bénéfique sur une période plus longue, soit deux ans, avec une faible fréquence (5%) d’effets secondaires (principalement des douleurs musculaires) », rapporte l’auteur principal de l’étude.

    « L’interaction sociale peut également expliquer ces résultats. En effet, lorsque vous participez à des séances de cuisine ou de gymnastiques, vous avez une vie sociale ».

    Ces résultats ayant été obtenus sur une population de personnes âgées vivant chez à domicile, ils ne peuvent être extrapolés sur des patients vivant dans un environnement médicalisé.

    En résumé, des personnes âgées à risque qui bénéficient d’un programme clinique multidisciplinaire préservent ou améliorent leur fonction cognitive, par rapport à un groupe contrôle bénéficiant de simples conseils de santé.

    La combinaison d’activités sociales, cognitives et physiques est une combinaison idéale pour préserver ses fonctions cognitives, conclut l’auteur principal de l’étude.

    Source : Tiia Ngandu et alii. A 2 year multidomain intervention of diet, exercise, cognitive training, and vascular risk monitoring versus control to prevent cognitive decline in at-risk elderly people (FINGER): a randomised controlled trial. The Lancet, mars 2012.

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  5. Le cannabis réduit-il les symptômes comportementaux dans la démence ?

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    Le Δ-9-tétrahydrocannabinol (THC), ne semble pas diminuer les troubles comportementaux (agitation, comportement agressif, délire, anxiété) dans la démence, selon une étude néerlandaise portant sur 50 patients.

    Le THC  sur le cerveau est la principale substance active du cannabis. Il possède des propriétés analgésiques et psychoactives (c’est-à-dire qui agit sur le cerveau).

    Les chercheurs se sont demandés si cette substance pouvait avoir un intérêt thérapeutique chez des patients atteints de démence (dont 68% avec maladie d’Alzheimer) présentant des troubles du comportement et âgés de 78 ans en moyenne.

    Les participants ont reçu une pilule contenant une dose de THC (4,5mg par jour) durant 3 semaines (groupe THC) ou un placebo (groupe placebo).

    Les chercheurs (Université Radboud, Nijmegen, Pays-Bas) ont évalué les symptômes comportementaux des 50 participants au début de l’étude, deux semaines plus tard, puis à la fin de l’étude.

    Les symptômes comportementaux ont été évalués à l’aide de l’inventaire neuropsychiatrie (NPI).

    Résultats

    Le groupe THC a vu ses symptômes comportementaux diminués de manière non significative. De plus, la qualité de vie ne s’en trouble pas améliorée.

    Enfin, deux tiers les participants recevant du THC ont connu au moins un effet secondaire dont la somnolence, des vertiges et des chutes. Il est à noter également que l’on a observé des effets secondaires chez la moitié (54%) des patients traités au placebo, un pourcentage qui pourrait être dû à l’attention et au soutien qui leur étaient portés.

    Aucun patient ne ressentait les effets du cannabis.

    Les auteurs de l’étude estiment néanmoins qu’il faudrait déterminer si une dose plus élevée est plus efficace, tout en restant inoffensive. Elle devra être testée sur un nombre de patients bien plus élevé.

    Source : Geke A.H. van den Elsen et alii.Tetrahydrocannabinol for neuropsychiatric symptoms in dementia. Neurology, mai 2015.

  6. Une pompe pour faciliter le passage des médicaments dans le cerveau

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    La barrière hémato-encéphalique – une couche de cellules et de protéines qui isole la circulation sanguine du cerveau – permet de protéger le cerveau des effets toxiques de substances présentes dans le sang.

    L’inconvenient est que cette barrière bloque le passage (partiel ou totale) de beaucoup de médicaments dans le cerveau, diminuant leur efficacité ou les rendant pratiquement inefficaces.

    On évalue à 2% le pourcentage des médicaments susceptibles de soigner le système nerveux central et qui franchissent la barrière hémato-encéphalique.

    Une équipe internationale a mis au point une micro-pompe qui, implantée dans le cerveau, permettrait une diffusion directe de la substance active dans celui-ci.

    Cette micro-pompe a été mise au point par des chercheurs de l’unité Inserm à l’Université d’Aix-Marseille dans le cas de l’épilepsie.

    Cette micro-pompe – 20 fois plus petite qu’un cheveu – stocke la substance active qui est libérée lorsque l’on applique un courant grâce à la présence d’une pile dans la pompe.

    En plus de contourner la barrière hémato-encéphalique, la micro-pompe diminuerait le risque d’effets secondaires des traitements actuels en évitant que les médicaments se propagent vers des organes périphériques.

    Si l’opération est un succès pour l’épilepsie, les chercheurs envisageraient d’utiliser cette méthode pour utiliser des médicaments dans les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

    Lire l’article complet sur le site web de Pourlascience.fr

  7. Le tango améliore la marche et l’équilibre dans la maladie de Parkinson

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    danseLe tango argentin améliore l’équilibre, la mobilité fonctionnelle et la satisfaction des malades avec des bénéfices modestes sur les fonctions cognitives et la fatigue, selon une étude publiée par des chercheurs canadiens (Institut neurologique de Montréal), mais sans effet sur la sévérité globale des symptômes moteurs de la maladie.

    Le Dr Rios Romenets, l’auteur principal de l’étude, explique que le tango est une « danse particulière avec des pas en avant et en arrière, qui fait travailler les fonctions cognitives : mémoire de travail, attention…ne serait-ce que pour éviter les autres danseurs lors des déplacements».

    Selon, le Pr Jean-Marc Orgogozo neurologue au CHU de Bordeaux, « le faible nombre de patients et le court délais de suivi ne permet pas de tirer des conclusions définitives ».

    Quarante femmes et hommes ont suivi des cours pendant 12 semaines.

    Lire l’article complet sur le site du Figaro.fr

  8. Café

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    Sommairecafé

    Une consommation modérée de café réduit la mortalité

    Décembre 2015. Boire de trois à cinq tasses de café par jour réduit de 15% le risque de mourir prématurément de maladies (infarctus, diabète, maladies neurologiques). L’effet est présent qu’il y ait ou non de la caféine. Le café permettrait également de prévenir la dépression et ainsi le risque de suicide.
    Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont comparé les données médicales et les comportements de personnes ne buvant pas ou peu de café (jusqu’à cinq tasses par jour). Les participants ont répondu à des questionnaires relatifs à leur état de santé et leurs habitudes alimentaires. Bien que l’étude n’ait pas établi de lien de cause à effet entre le café et le risque réduit de mortalité, elle confirme les résultats des précédents travaux. Un bémol : ces résultats sont basés sur les déclarations de personnes rapportant elles-mêmes leurs habitudes de vie, ce qui peut être sujet à caution.
    Source : Ding M et coll. Association of Coffee Consumption With Total and Cause-Specific Mortality in 3 Large Prospective Cohorts. Circulation. 2015 Dec 15;132(24):2305-15.

    Attention de ne pas consommer trop de café après 65 ans

    Août 2015. Une consommation trop importante de café chez des personnes d’un certain âge favoriserait le déclin cognitif léger, état caractérisé par une perte légère des facultés cognitives. Les personnes souffrant de déclin cognitif léger sont des personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer.
    En revanche, si l’on en boit modérément, le café a des effets protecteurs. Les chercheurs de l’Université Bari Aldo Moro (Italie) ont suivi 1 445 personnes âgées de 65 à 84 ans pendant plus de 3 ans. Aucun n’avait de problèmes cognitifs au début de l’étude. Résultats

    • Ceux qui ont augmenté leur consommation de café (plus d’une tasse par jour) avaient un risque multiplié par deux de développer un déficit cognitif léger, par rapport à ceux qui ont réduit leur consommation d’au moins une tasse.
    • Ceux qui ont gardé les mêmes habitudes avaient un risque 1,5 fois plus élevé, comparés à ceux qui ont réduit leur consommation.
    • Enfin, ceux qui buvaient modérément du café (une ou deux tasses par jour) avaient un risque réduit de déficit cognitif léger, par rapport à ceux qui en consommaient peu ou pas du tout.

    Afin d’expliquer ces résultats, les chercheurs avancent plusieurs hypothèses:

    • la caféine bloque des récepteurs – appelés récepteurs de l’adénosine A2 -, ce qui a pour conséquence de diminuer les dommages dans le cerveau. En revanche, peu ou trop de caféine (soit plus de deux tasses par jour) peut dérégler l’adénosine (cette molécule qui régule l’excitabilité des neurones), ce qui entraîne au contraire une baisse de la performance mnésique. De fortes doses de caféine provoquent d’ailleurs un déficit de mémoire chez le rat.
    • La caféine à doses modérée réduit le risque de diabète de type 2 en augmentant la sensibilité à l’insuline, ce qui diminue le risque de déclin cognitif.
    • La caféine augmente l’attention et la vigilance, ce qui compense le déclin cognitif observé chez certaines personnes âgées.
    • Enfin, la caféine peut, en quantité modérée, réduit la neuroinflammation et le stress oxydant (production excessive de radicaux libres, notamment dans le cerveau), ce qui diminue les dommages sur les neurones.

    Une consommation modérée de café bénéfique pour la santé du cerveau

    Juillet 2013. De nombreuses études (plus de 150) publiées depuis 2012 soulignent que le café réduit le risque d’AVC et de maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Le café semble  plutôt bénéfique s’il est consommé en quantité modérée, soit 200 à 300 mg de caféine par jour, ce qui correspond à cinq à six expressos en France ou deux à trois tasses en Amérique du Nord (l’expresso contient moins de caféine qu’un café filtre). La caféine est-elle responsable de ces effets protecteurs ? Cela semble être le cas dans la maladie de Parkinson, car elle agit sur des récepteurs (récepteurs de d’adénosine, une molécule régulant l’excitabilité des neurones). D’autres composés présents dans le café pourraient être responsables de ces effets protecteurs, en particulier les polyphénols qui ont des propriétés anti-oxydantes. Selon Jean Costentin, professeur à la faculté de médecine de Rouen, la caféine,  « est une bonne drogue puisqu’elle entraîne peu d’accoutumance et ne dérègle pas le  fonctionnement du cerveau ».

    AVC: les sodas augmentent le risque contrairement au café

    Juillet 2013. Des chercheurs américains ont rapporté que la consommation de sodas (light ou sucrés) augmente de 16% le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), alors que la consommation de café (avec ou sans caféine) possède l’effet inverse (-10% de risque). Une étude avait précédemment montré que la consommation de sodas augmente le risque de diabète, d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie et de maladies coronariennes. Cette étude a porté sur l’analyse de données provenant de plus de 120 000 sujets.  Cette association s’expliquerait par le fait que les sodas sucrés favorisent l’athérosclérose et la thrombose qui sont des facteurs favorisant les AVC. (Source: American Journal of Nutrition). 

    Le thé et le café réduisent le risque d’AVC

    Mars 2013. Une étude japonaise confirme les bienfaits du thé vert ou du café sur le cerveau. Selon cette étude publiée sur plus de 100 000 adultes japonais âgés de 40 à 69 ans et suivis pendant 13 ans,  il existe une association entre la consommation de thé vert et de café et le risque d’AVC. Résultats: ceux qui boivent 4 tasses de thé vert ou une tasse de café par jour ont un risque réduit de 20% d’AVC, comparés à ceux qui n’en boivent pas. Ce risque est réduit de 14% pour ceux qui boivent  2 à 3 tasses de thé vert par jour. Le risque d’AVC est réduit de 19% pour ceux buvant du café deux fois par jour. Source: Stroke, mars 2013.

    La caféine réduirait les symptômes de la maladie de Parkinson

    Juillet 2012. La caféine réduirait les symptômes moteurs chez les personnes parkinsoniens, selon une étude portant sur 61 patients et publiée dans Neurology. Les auteurs ont réparti ces patients en deux groupes : la moitié recevait un placebo et l’autre de la caféine (100 milligrammes) 2 fois par jour durant 3 semaines. Les 3 semaines suivantes, la dose de caféine était augmentée, ce qui équivalait à 2-4 tasses de café par jour. Résultats : les malades ayant reçu la caféine ont connu une amélioration de la rapidité des mouvements et une baisse de la rigidité, selon l’échelle Unified Parkinson’s Disease Rating Scale. Cependant, la caféine n’a pas ou peu d’effet bénéfique sur la dépression et la qualité du sommeil. Selon  l’auteur principal de l’étude (Ronald Postuma, Centre de Santé de l’Université McGill, Montréal), si les résultats sont confirmés, »la caféine pourrait compléter les effets des traitements médicamenteux chez les patients parkinsoniens ».

    Le café peut réduire le risque de développer un diabète de type 2

    Juin 2012. Il est déjà admis que la consommation régulière de café réduit le risque de développer une maladie de Parkinson ou des troubles du rythme cardiaque. Une étude de la Fondation Nationale de Science naturelle de Chine indique qu’une consommation quotidienne de quatre tasses de café peut aussi diminuer de moitié le risque de développer un diabète de type 2. Ce risque se réduit de 7% pour chaque tasse supplémentaire consommée. Le café décaféiné pourrait offrir des avantages similaires au café normal. Cet effet préventif sur le diabète pourrait s’expliquer par la présence, dans le café, d’antioxydants mais aussi de magnésium et de chrome qui aident l’organisme à utiliser l’insuline.

  9. Parkinson : certains médicaments ont des effets secondaires handicapants

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    Août 2015. Les traitements contre cette affection neurologique entraînent des effets secondaires parfois handicapants.

    La maladie de Parkinson se traite bien, mais au prix d’effets secondaires parfois difficilement supportables. Résultat: ils sont la première cause de ruptures de soins, comme le révèle une étude menée par France Parkinson à l’occasion de la Journée mondiale dédiée à cette maladie, le 11 avril.
    Une personne malade sur trois affirme avoir déjà interrompu son traitement et dans 45 % des cas cette rupture était liée aux effets secondaires, devant l’aggravation de la maladie, l’apparition d’une autre maladie et un deuil, selon ce sondage.

    La L-Dopa qui va rétablir les concentrations en dopamine est bien supportée. Mais son dosage n’est pas toujours bien adapté, d’autant plus que sa durée d’action est faible», explique le professeur Yves Agid, neurologue à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière à Paris.

    Les agonistes dopaminergiques, autre classe de médicaments également prescrite dans la maladie de Parkinson sont moins fréquemment à l’origine de dyskinésie mais ils ne sont pas pour autant dénués d’effets secondaires.

    Lire l’article complet sur le site du Figaro.fr


    Décembre 2014. Près d’une personne sur cinq souffrant de la maladie de Parkinson déclare avoir des comportements addictifs, lorsqu’elle est sous traitement, selon la dernière étude réalisée par l’association France Parkinson. Ces troubles vont de la simple gourmandise à des problèmes de jeux d’argent ou d’hypersexualité.

    Voir la vidéo sur allodocteurs.fr

     

  10. ReMind : un lecteur de musique pour aider les patients Alzheimer

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    Une équipe de chercheurs a mis au point un lecteur de musique mp3, appelé ReMind, qui permet à un patient souffrant de la maladie d’Alzheimer de se souvenir d’un événement précis.

    Cet appareil, conçu sous la forme d’un collier, est contrôlé par les proches du malade depuis leur téléphone mobile. Ces derniers font jouer un morceau de musique à distance qui est par exemple associé à un événement précis. Le malade pourra ainsi se souvenir plus longtemps de ces proches.

    ReMind a reçu une récompense à un concours d’innovation, et devrait être prochainement mis sur le marché.