Le Collège national des généralistes refuse d’appliquer les recommandations de la HAS

Médicament anti-Alzheimer : moins de décès avec un traitement prolongé

Lavande

Un simple test oculaire pour détecter le risque d’AVC

Résolution

Résiliation

Réduction pour cause d’excès

Le lien entre maladies vasculaires et maladie d’Alzheimer confirmé

Les crises d’épilepsie aggravent le déclin des fonctions cognitives

Comment détecter la maladie d’Alzheimer grâce à la neuroimagerie

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Le Collège national des généralistes refuse d’appliquer les recommandations de la HAS

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    France: Le Collège national des généralistes enseignants refuse d’appliquer les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui  préconise le dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer, c’est-à-dire la détection des premiers troubles de mémoire.
    Selon les médecins généralistes, des recherches doivent être  menées pour que l’on détermine l’éventuel intérêt d’un diagnostic précoce.

    Selon le Collège, si la HAS recommande que le médecin généraliste pose un diagnostic précoce en cas de déficit cognitif léger, elle «ne dit pas comment il convient de le faire». Le patient peut alors être amené à passer des examens (en particulier des examens neuropsychologiques) parfois lourds.

    La HAS recommande de compléter l’examen clinique par des examens biologiques et de neuroimagerie (IRM, scanner cérébral), ce qui dans les faits est quasi-impossible.

    Enfin, n’oublions pas que, dans certains cas, un examen neuropsychologique plus poussé est nécessaire si le médecin soupçonne que les troubles cognitifs cachent par exemple un état dépressif ou un état délirant.




    Les trois phases de la maladie : On distingue trois phases dans la maladie d’Alzheimer qui se développent sur 15-20 ans :
    Phase 1 préclinique dite asymptomatique qui se caractérise donc par l’absence de symptômes (pertes de mémoire). Phase 2 : phase du déclin cognitif léger, au cours de laquelle le patient se plaint de troubles de mémoire qui n’altèrent pas ses activités de la vie quotidienne. On observe à ce stade une légère altération de certaines structures cérébrales.
    Phase 3 : phase de la maladie d’Alzheimer (ou d’une autre démence) caractérisée par des troubles cognitifs touchant la mémoire, le raisonnement, les notions abstraites etc. et une dépendance accrue, conduisant à un placement en institution dans près de 40% des cas.

  2. Médicament anti-Alzheimer : moins de décès avec un traitement prolongé

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    Le risque de décès est moins élevé chez les patients qui prenaient leur médicament anti-Alzheimer sur une période de plus d’un an.
    La maladie d’Alzheimer se caractérise par une perte progressive des fonctions mnésiques, provoquées par la mort des neurones produisant le neurotransmetteur acétylcholine (ACh). C’est pourquoi les médicaments prescrits dans le traitement symptomatique de la maladie d’Alzheimer vise à augmenter la quantité d’ACh en bloquant sa dégradation, c’est-à-dire en bloquant l’enzyme acétylcholinestérase qui dégrade l’ACh. C’est pourquoi ces médicaments sont appelés inhibiteurs d’acétylcholinestérase.

    Malgré cela, l’efficacité thérapeutique de ces médicaments – donépézil, la galantamine et la rivastigmine – est toujours sujette à caution.

    Une étude québécoise souligne que ces médicaments – incluant la mémantine- diminue le risque de décès chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer à stade modéré à sévère. En effet, il apparaît que  le risque de décès étaient moins élevé chez les patients qui prenaient leur médicament sur une période de plus d’un an, après une brève interruption d’environ 6 semaines, comparés à ceux qui avaient interrompu leur traitement pendant au moins trois mois.




    Une deuxième étude réalisée en Angleterre indique que les patients qui arrêtent leur traitement au donépezil ont de moins bons résultats au test cognitif et une dégradation plus rapide de leur autonomie, comparés à ceux qui continuent leur traitement. En conclusion, il est important de ne pas arrêter le traitement pendant une longue période. Un arrêt momentané de quelques semaines n’a pas de grave conséquence (source: Neurology 2012 et New Engl J Med. 2012)

  3. Lavande

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    L’essence de lavande diminue le risque de chute

    Les personnes âgées placées dans un établissement de santé sont enclines à chuter, surtout si elles souffrent d’un déficit cognitif (considéré comme un facteur de risque). Malgré les efforts du personnel soignant, il est difficile de prévenir ces chutes. Les conséquences de ces chutes sont multiples : la personne, de peur de rechuter, évite de pratiquer des activités de la vie quotidienne nécessitant un effort physique et/ou intellectuelle, perdant peu à peu une certain autonomie.

    Il a été suggéré que l’essence de lavande pouvait avoir une effet positif sur l’équilibre et diminuer ainsi les chutes. Un groupe de chercheurs japonais a voulu vérifier cette hypothèse en étudiant les effets de patchs à l’essence de lavande sur 145 résidents vivant dans un établissement de santé : la moitié recevait un  patch imprégné d’essence de lavande, l’autre moitié un placebo (un patch sans lavande). Les patchs ont été changé chaque jour pendant 360 jours.

    Résultats : l’incidence des chutes diminuait de moitié dans le groupe avec le patch de lavande. De plus, le groupe traité avec la lavande était moins agité et avait un meilleur comportement (source : J Am Geriatr Soc. 2012;60:1005-1011).

  4. Un simple test oculaire pour détecter le risque d’AVC

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    Un test oculaire a été mis au point par des chercheurs suisses (Université de Zurich) pour identifier les patients ayant un risque d’AVC. Ce test, qui peut être réalisé par des ophtalmologistes, détecte de manière précise le rétrécissement de l’artère carotide (phénomène appelé sténose). Pour rappel, la sténose est un facteur de risque important d’AVC qui a le désavantage d’être asymptomatique (les patients souffrant de sténose ne ressentent aucun symptôme).

    Pour cela, les chercheurs utilisent un appareil appelé tonomètre qui mesure la différence entre les niveaux de pression intra-oculaire lors des phases systolique et diastolique de contraction cardiaque. Lorsque la différence de la pression intra-oculaire est faible, ce qui est le cas durant une sténose, il y a un risque élevé d’AVC.




    Une étude américaine avait conclu auparavant que ce test de dépistage pouvait réduire notablement l’incidence des cardio- et cérébrovasculaires (AVC, crises cardiaques), et présente l’avantage d’être moins complexe que l’angiographie par résonance magnétique, utilisée notamment chez des patients présentant des symptômes précurseurs d’AVC (Source: Ophthalmology).

  5. Résolution

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    Anéantissement rétroactif des obligations nées d’un contrat, lorsque l’une des parties n’exécute pas ses prestations. La résolution a un effet rétroactif.

    Elle sanctionne un défaut d’exécution et non pas un vice existant lors de la formation du contrat.

  6. Résiliation

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    1- La résiliation est un cas déterminé de résolution caractérisé par l’absence de restitution et concernant autant les contrats instantanés que les contrats à exécution successive.

    2- Dissolution d’un contrat par décision volontaire, soit à l’initiative d’une seule partie (résiliation d’un contrat de travail), soit d’un commun accord (résiliation conventionnelle).

  7. Réduction pour cause d’excès

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    Action pour laquelle une personne placée sous un régime de protection (sauvegarde de justice ou curatelle) demande en justice de ramener à de justes limites un acte excessif par rapport à sa fortune.

    Le tribunal tient compte de la bonne foi ou de la mauvaise foi du cocontractant et de l’utilité ou de l’inutilité de la dépense.

  8. Le lien entre maladies vasculaires et maladie d’Alzheimer confirmé

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    Traiter les maladies vasculaires pourrait avoir un effet bénéfique sur la maladie d’Alzheimer.
    Des chercheurs américains de l’Université de Pennsylvanie affirment que les gens avec des caractéristiques cliniques de la maladie d’Alzheimer peuvent tirer bénéfice des traitements actuellement disponibles pour réduire les problèmes vasculaires.
Ainsi, en réduisant précocement les facteurs de risque vasculaires, tels que l’hypertension et l’hypercholestérolémie, et en adoptant un mode de vie sain autour de la quarantaine, on  peut retarder ou empêcher l’apparition d’une démence.

Parmi les formes de maladies neurodégénératives, c’est avec la maladie d’Alzheimer que la maladie cérébro-vasculaire a les liens les plus forts.

    Les chercheurs ont analysé 5715 cas de maladies neurodégénératives. Presque 80 pour cent des 4600 patients atteints de la maladie d’Alzheimer avaient une pathologie vasculaire, définie comme un durcissement ou un blocage des vaisseaux sanguins, une mort tissulaire provoquée par un  manque d’approvisionnement en sang, ou une hémorragie cérébrale. Cette pathologie apparaît chez deux tiers des patients parkinsoniens.




    
« Faute de traitements curatifs dans les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, nous espérons que l’utilisation de traitements contre les pathologies vasculaires et la création de campagnes encourageant un mode de vie sain pourront avoir un impact positif sur ces maladies » déclare l’auteur de l’étude Jon Toledo.

    Source: Contribution of cerebrovascular disease in autopsy confirmed neurodegenerative disease cases in the National Alzheimer’s Coordinating Centre. Brain, 2013.

  9. Les crises d’épilepsie aggravent le déclin des fonctions cognitives

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    Les patients avec un trouble cognitif léger et qui ont subi une crise d’épilepsie présentent une progression plus rapide des symptômes et une perte neuronale plus sévère que ceux n’ayant pas eu de crise.
    L’étude a porté sur 54 patients avec un diagnostic de trouble cognitif léger accompagné ou non d’une crise d’épilepsie.
    De plus, les patients épileptiques avec un trouble cognitif léger ont une baisse des fonctions cognitives plus précoce (presque 7 ans) que ceux avec un DCL et non épileptiques. Cette différence d’âge se retrouve également chez les patients Alzheimer épileptiques versus non épileptiques, mais dans une moindre mesure (5 ans).
    « L’identification et le traitement de l’épilepsie chez cette catégorie de patients peuvent ralentir le déclin de leurs fonctions cognitives », concluent les auteurs de l’étude.

    Source: Seizures and Epileptiform Activity in the Early Stages of Alzheimer Disease. JAMA Neurology, 2013.

  10. Comment détecter la maladie d’Alzheimer grâce à la neuroimagerie

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    Les premiers signes de la maladie d’Alzheimer peuvent être détectés par neuroimagerie des années avant le diagnostic, selon des chercheurs de l’Université de Birmingham.
    Cette équipe a scanné pendant deux ans les cerveaux de patients souffrant d’un déficit cognitif amnésique, une condition caractérisée par une diminution des capacités cognitives. 80% de ces patients progressent vers une maladie d’Alzheimer.
    L’imagerie cérébrale indique que la perte de matière grise dans l’hémisphère gauche du cerveau est particulièrement marquée chez ce groupe de patients. Cette région du cerveau est associée au langage, la prise de décision, l’exécution de mouvement complexe et la planification.



    Le lobe temporal latéral et le gyrus parahippocampique, une région connue pour être liée à l’encodage et à la récupération de la mémoire, sont les zones les plus touchées.
    Ces régions doivent être regardées soigneusement.
    Un des chercheurs impliqués dans l’étude indique : « La perte continue de cellules dans ces régions du cerveau devrait agir en tant que sonnette d’alarme chez les médecins, leur indiquant  que le patient est en train de développer la maladie d’Alzheimer. »
    Les experts à l’Université de Birmingham espèrent que cette étude aidera d’autres chercheurs à trouver un traitement clinique efficace pour retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

    Cette étude confirme que dans la maladie d’Alzheimer, la neuroimagerie permet de détecter des changements dans certains régions du cerveau avant que des problèmes de mémoire n’apparaissent chez le malade.

    Source: A Longitudinal Study of Atrophy in Amnestic Mild Cognitive Impairment and Normal Aging Revealed by Cortical Thickness. PLoS ONE, 2012.