Administrateur ad hoc

DP-b99

Pramipexole

Pergolide

PBT2

Nimodipine

Ketasyn

Flurizan

Etanercept (Alzheimer)

Dimebon

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Administrateur ad hoc

    Commentaires fermés sur Administrateur ad hoc

    Personne nommée dans le cadre d’un acte ou une série d’actes ponctuels, pour représenter une autre personne en remplacement de son représentant habituel.

    Un administrateur ad hoc est systématiquement désigné lorsque le tuteur ou le curateur a un intérêt personnel à quelque titre que ce soit, dans un acte qui doit être effectué par le majeur sous protection.

  2. DP-b99

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    Le laboratoire pharmaceutique D-Pharm (Israël) annonce qu’il commence une étude clinique de phase II. DP-b99 a été développé pour réduire les dommages cérébraux chez les patients victimes d’une ischémie cérébrale. Les résultats de la phase IIa ont montré une amélioration chez les patients traités avec le DP-b99 dans les 12 heures suivant les premiers symptômes, mais n’ont pas été confirmés lors de la phase IIb.

    Glossaire

    Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.

    Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.





    Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.

    Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.

  3. Pramipexole

    Commentaires fermés sur Pramipexole

    Le pramipexole est utilisé dans le traitement des symptômes de la maladie de Parkinson. Il peut être prescrit seul ou en association avec la carbidopa et/ou la lévodopa.

    Substance active Nom commercial
    Pramipexole Mirapex®, Mirapexin®
    (Boehringer Ingelheim)

    Indications

    Le pramipexole est utilisé dans le traitement des symptômes de la maladie de Parkinson. Il peut être prescrit seul au stade précoce de la maladie, ou en association avec la carbidopa et/ou la lévodopa à un stade avancé de la maladie (on dit alors que le pramipexole est un adjuvant).

    Comment fonctionne le pramipexole ?

    Le pramipexole a la propriété de stimuler les récepteurs de la dopamine en mimant les effets de cette dernière : on dit qu’il est un agoniste dopaminergique (voir les articles sur le pergolide, la bromocriptine et le ropinirole).

    Dosage

    Dose initiale: 0,375 mg deux fois par jour. Elle est augmentée tous les 5 à 7 jours.

    Dose maximale recommandée: 4,5 mg/jour.

    Effets secondaires (les plus fréquents)/Surdosage

    Nausées, constipation, mouvements anormaux, hallucinations, insomnie, somnolence, étourdissements, et hypotension orthostatique.

     Il n’existe pas de cas cliniques de surdosage.

    Contre-indications/Mises en garde/Précautions

    Le pramipexole est contre-indiqué chez les patients ayant une hypersensibilité à ce médicament.

    Le pramipexole doit être prescrit avec précaution (voire contre-indiqué) chez les patients (liste non exhaustive):

    – ayant une insuffisance rénale, des troubles psychotiques et/ou cardiovasculaires.

    – Qui consomment de l’alcohol ou les médicaments suivants: sédatifs, amantadine, cimétidine, vérapamil.
    Les patients traités au pramipexole doivent conduire avec prudence, car ce médicament peut provoquer une somnolence, voire un sommeil d’apparition soudaine.




    Le pramipexole augmente le risque d’hallucinations lorsqu’il est combiné à la lévodopa.

    Actualités sur le pramipexole et maladie de Parkinson

    Juillet 2010. Le pramipexole semble réduire les symptômes dépressifs chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, selon une étude menée sur 300 patients situés dans des centres médicaux d’Europe et d’Afrique du Sud. Selon les chercheurs, cette découverte pourrait améliorer la qualité de vie des 35% de patients atteints de la maladie de Parkinson et qui sont dépressifs. Parmi ces patients, plus de 140 patients ont été traités avec du pramipexole alors que 152 autres recevaient un placebo. Les chercheurs ont également observé une diminution des symptômes moteurs et une amélioration des activités de la vie quotidienne. Les effets indésirables les plus fréquemment observés par rapport au placebo sont : nausées, étourdissements et somnolence. Les chercheurs estiment qu’une évaluation plus poussée du pramipexole comme antidépresseur chez les patients parkinsoniens est désormais justifiée. Source : Fernandez HH et al. Pramipexole for depression and motor symptoms in Parkinson’s disease: can we kill two birds with one stone? Lancet Neurol. 2010 Jun;9(6):556-7.

    Publications

    Schapira AH. Present and future drug treatment for Parkinson’s disease. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2005 76:1472-8.

    Bonuccelli U. Comparing dopamine agonists in Parkinson’s disease. Curr Opin Neurol. 2003 16, 1:S13-9.

    Compendium of Pharmaceuticals and Specialties. The Canadian Drug Reference for Health Professionals. Canadian Pharmacists Association. 2005

    Fernandez HH et al. Pramipexole for depression and motor symptoms in Parkinson’s disease: can we kill two birds with one stone? Lancet Neurol. 2010 Jun;9(6):556-7.

    Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les
    règles en vigueur dans le pays.

  4. Pergolide

    Commentaires fermés sur Pergolide

    Indications

    Le pergolide est precrit dans le traitement des symptômes de la maladie de Parkinson. Le pergolide peut être prescrit seul au stade précoce de la maladie, ou en association avec la lévodopa (on dit alors que le pergolide est un adjuvant).

    Substance active Noms commerciaux
    Mésylate de pergolide Permax®, Celance®

    Comment fonctionne le pergolide ?

    Le pergolide a la propriété de stimuler les récepteurs de la dopamine en mimant les effets de cette dernière : on dit qu’il est un agoniste dopaminergique (voir les articles sur le pramipexole, la bromocriptine et le ropinirole.

    L’association du pergolide à la lévodopa permet de réduire les complications motrices accompagnant un traitement prolongé à la levodopa.

    Posologie

    Dose initiale : 0,05 mg deux fois par jour




    Dose habituelle: 2,25 mg/jour

    Il n’est pas recommandé d’utiliser une dose supérieure à 5 mg/jour.

    La dose de pergolide doit être augmentée progressivement lorsque ce médicament est associé à la lévodopa. La dose de lévodopa peut être diminuée de 10 à 30%.

    Effets indésirables les plus fréquents (fréquence en % versus groupe placebo)

    Nausées (32% vs 6%), vertiges (13% vs 2%), vomissements, constipation, anorexie, diarrhée, mouvements anormaux, hallucinations, confusion, anxiété, somnolence (15% vs 6%), insomnie (9% vs 2%) syncope, hypotension orthostatique, dyspnée (difficulté respiratoire), oedème.

    Un surdosage peut conduire aux symptômes suivants: vomissements, hypotension, agitation, hallucinations, palpitations. Les cas cliniques sont cependant très rares.

    Contre-indications/Mises en garde/Précautions d’emploi

    Le pergolide est contre-indiqué chez les patients ayant une hypersensibilité à ce médicament.

    Le pergolide doit être prescrit avec précaution (voire contre-indiqué) chez les patients (liste non exhaustive):

    – traités aux anti-hypertenseurs, aux neuroleptiques anti-émétiques (par ex. métoclopramide) ou antipsychotiques (sauf clozapine).

    – Ayant des troubles du rythme cardiaque.

    Les patients traités au pergolide doivent conduire avec prudence, car ce médicament peut provoquer une somnolence et des vertiges.

    L’association pergolide/lévodopa augmente le risque d’hallucinations et de confusion.

    Efficacité

    La lévodopa est le médicament le plus utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson. Elle traverse la barrière hémato-encéphalique (une paroi qui sépare le cerveau du sang) pour se rendre dans le cerveau où elle est convertie en dopamine. Cette conversion en dopamine explique certainement ses effets atténuants sur les symptômes parkinsoniens. Bien que la lévodopa améliore les symptômes moteurs chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, un traitement de plus de 5 ans provoque des complications motrices sévères (akinésie, effets « on-off », dyskinésies), probablement dues à la sévérité des troubles moteurs et la durée du traitement par la lévodopa. Ces complications motrices peuvent être atténuées, pendant environ 3 ans, par une classe de médicaments appelés agonistes dopaminergiques. Ces médicaments sont la bromocriptine, la cabergoline, le lisuride, le pergolide, le piribédil, le pramipexole, le ropinirole et la rotigotine.

    De récentes études utilisant des protocoles comparables ont permis de comparer de manière rigoureuse l’efficacité des agonistes dopaminergiques. Les essais cliniques pris en compte ont duré de 3 à 12 mois et répondent à des critères d’inclusion stricts : essais randomisés à double insu versus placebo ou lévodopa. La durée minimale (3 mois) et maximale (12 mois) de traitement se justifie respectivement par le besoin de parvenir à un équilibre posologique et par le fait d’éviter les biais liés à l’évolution de la maladie. L’âge moyen des malades – en majorité des hommes – se situe autour de 60 ans.

    L’efficacité est mesurée par la variation du score de l’Unified Parkinson’s Disease Rating Scale* (UPDRS en abrégé) entre le groupe traité avec le médicament (avec ou sans lévodopa) et le groupe placebo (avec ou sans lévodopa). Plus la différence est élevée, plus le médicament est efficace.

    * Unified Parkinson’s Disease Rating Scale. Echelle évaluant la sévérité de la maladie de Parkinson. Elle comprend quatre aspects: état mental, comportement et humeur; activités de la vie quotidienne; état moteur et complications du traitement. Les patients traités avec un agoniste dopaminergique ont moins de risque de développer des dyskinésies (-49%), une dystonie (-36%) et des fluctuations motrices (-25%) que ceux traités seulement avec la lévodopa. La variation des scores de l’UPDRS est la suivante : pergolide (5,9 variation entre groupe traité et groupe placebo); piribédil (7,3); pramipexole (6); ropinirole (4,7) et rotigotine (5,3).

    Effets indésirables. Les oedèmes constituent les effets indésirables les plus fréquents (+268%), suivis de la somnolence (+49%), constipation (+59%), vertiges (+45%), hallucination (+69%) et des nausées (+32%). Ces effets sont liés aux propriétés dopaminergiques de ces médicaments. La fréquence des interruptions de traitements due aux effets secondaires est deux fois et demie plus élevée chez ceux traités avec ces médicaments, comparée au groupe contrôle.

    Ratio efficacité/tolérance. Ce ratio reflète le rapport entre le bénéfice que procure le médicament et le risque encouru par le patient. Le meilleur score est obtenu avec le piribédil, suivi du pramipexole, pergolide, rotigotine et ropinirole. En conclusion, bien que ces médicaments présentent une efficacité comparable, le piribédil est le médicament produisant le moins d’effets indésirables (en particulier les nausées) et ayant le meilleur ratio efficacité/tolérance.

    Actualités

    Juin 2011. Le médicament pergolide (Celance, laboratoires Lilly) utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson a été retiré du marché car il serait responsable de valvulopathies cardiaques (atteintes des valves cardiaques; valve : partie du cœur séparant les différentes cavités et empêchant le sang de refluer dans le mauvais sens).

    La communauté médicale recommande aux patients de ne pas arrêter brutalement leur traitement sans l’aval de leur médecin.

    Cette annonce fait suite au retrait des médicaments contenant du pergolide par le gouvernement américain.

    En France, les patients traités au Celance doivent subir régulièrement une échocardiographie de surveillance de l’état des valves cardiaques. Entre 500 et 1.200 patients étaient encore sous traitement avec Celance en 2011.

    Publications

    Bonuccelli U et al. Pergolide in the treatment of patients with early and advanced Parkinson’s disease. Clin Neuropharmacol. 25:1-10, 2002.

    Bonuccelli U. Comparing dopamine agonists in Parkinson’s disease. Curr Opin Neurol. 2003 16, 1:S13-9.

    Compendium of Pharmaceuticals and Specialties. The Canadian Drug Reference for Health Professionals. Canadian Pharmacists Association. 2005

    Stowe RL. Dopamine agonist therapy in early Parkinson’s disease. Cochrane Database Syst Rev. 2008 Apr 16;(2):CD006564.

    Jankovic J, Stacy M. Medical management of levodopa-associated motor complications in patients with Parkinson’s disease. CNS Drugs. 2007;21(8):677-92.

    Gallagher DA, Schrag A. Impact of newer pharmacological treatments on quality of life in patients with Parkinson’s disease. CNS Drugs. 2008;22(7):563-86.

     

    Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.

  5. PBT2

    Commentaires fermés sur PBT2

    Le PBT2 (Prana Biotechnology, Australie) est un chélateur de seconde génération et un dérivé du clioquinol (un chélateur bien connu mais assez peu spécifique et non dépourvu de toxicité)

    Le laboratoire australien a annoncé qu’il avait reçu l’autorisation de l’agence de santé suédoise afin d’évaluer, dans une étude clinique en phase II, le PBT2, dont la propriété serait d’abaisser les taux d’amyloïde dans le cerveau.

    Cette étude indique que le PBT2 est capable de réduire les niveaux d’amyloide dans le liquide céphalorachidien de patients Alzheimer.

    Publications

    Bush AI. Drug development based on the metals hypothesis of Alzheimer’s disease. J Alzheimers Dis. 2008 Oct;15(2):223-40.

     

    Glossaire

    Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.

    Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.

    Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.

     

    Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.

  6. Nimodipine

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    Substance active Nom commercial
    Nimodipine Nimotop®

    Indication

    Prévention des dommages neurologiques1 provoqués par une hémorragie sous-arachnoïdienne2

    1 Une hémorragie sous-arachnoïdienne(ou méningée) peut s’accompagner de la contraction de vaisseaux du cerveau, provoquant la réduction du débit sanguin (on parle de spasme artériel). Cette réduction de sang dans le cerveau entraîne des déficits neurologiques, voire la mort chez au moins 15 % des patients ayant été victimes d’une rupture d’anévrysme.

    2 L’hémorragie sous-arachnoïdienne est une rupture de la paroi de l’artère (rupture d’anévrysme) conduisant à un épanchement de sang dans l’espace sous-arachnoïdien (c.-à-d. l’espace délimitant le cerveau et le crâne). L’accumulation de sang dans l’espace sous-arachnoïdien (qui contient normalement un liquide appelé liquide cérébrospinal) peut entraîner des dommages au cerveau et la mort.L’hémorragie sous-arachnoïdienne représente environ 5% des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

    La nimodipine est à ce jour le seul médicament prescrit dans le traitement du spasme artériel.

    Elle peut avoir quelques effets bénéfiques dans la démence vasculaire et, plus spécifiquement, dans la démence vasculaire sous-corticale.

    Elle peut réduire le risque de rechute chez les personnes à risque ayant été victimes d’un AVC.

    Comment fonctionne la nimodipine ?

    La nimodipine a la propriété d’augmenter le flux sanguin dans le cerveau et de bloquer l’action des ions calcium.

    Le mécanisme responsable des effets bénéfiques de la nimodipine n’est pas vraiment connu.

    Posologie

    La nimodipine doit être donnée dans les 4 heures suivant le diagnostic de l’hémorragie sous-arachnoïdienne.

    Doses recommandées: 60 à 90 mg toutes les 4 heures par voie orale (et non par voie intraveineuse).

    Le traitement dure environ 3 semaines.

    Il est recommandé de diminuer la posologie (d’environ 180 mg par jour) chez les personnes âgées qui sont plus enclines à souffrir d’insuffisance hépatique, rénale ou d’affections cardiovasculaires.

    Effets indésirables les plus fréquents

    Effets secondaires: baisse de la pression artérielle, sudation, troubles du rythme cardiaque, nausée, vertiges, maux de tête, douleurs gastro-intestinales, difficultés respiratoires.

    Il n’y a pas eu à ce jour de cas cliniques rapportés. Le surdosage devrait théoriquent conduire à des symptômes cardiovasculaires (difficultés respiratoires, baisse de la pression artérielle, maux de tête, évanouissement).

    Contre-indications/Mises en garde/Précautions d’emploi

    • La nimodipine est contre-indiquée chez les patients ayant une hypersensibilité à ce médicament.

    • La nimodipine doit être prescrite avec précaution chez les patients (liste non exhaustive):

      –  ayant une insuffisance rénale, hépatique et/ou cardiaque.

      – Recevant les médicaments/suppléments suivants: antihypertenseurs (alfuzosine, prazosine), anticonvulsivants (phenytoϊne), rifampicine, benzodiazépines, cimétidine, anti-épileptiques, vitamines.

    • La consommation de pamplemousse peut provoquer une hypotension chez les personnes traitées à la nimodipine.

    Publications

    Inzitari D, Poggesi A. Calcium channel blockers and stroke. Aging Clin Exp Res. 2005

    Bailey DG, Dresser GK. Interactions between grapefruit juice and cardiovascular drugs.  Am J Cardiovasc Drugs. 2004 4:281-97.

    Weyer GW, Nolan CP, Macdonald RL. Evidence-based cerebral vasospasm management. Neurosurg Focus. 2006 1521:E8.

     

    Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.

  7. Ketasyn

    Commentaires fermés sur Ketasyn

    Une étude évalue l’innocuité et l’efficacité de la Ketasyn™ (AC-1202; laboratoire Accera) sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer (stade léger à modéré).

    Glossaire

    Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.

    Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.





    Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.

    Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.

  8. Flurizan

    Commentaires fermés sur Flurizan

    Le laboratoire pharmaceutique américain Myriad Genetics, Inc. a annoncé le début de l’étude clinique de phase II avec le médicament Flurizan™ (MPC-7869). Le but de cette étude de dix-huit mois est d’évaluer le changement des facultés cognitives et des activités de la vie quotidienne chez des patients Alzheimer traités avec le Flurizan. Flurizan est un anti-inflammatoire qui appartient à la classe des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens.

    Glossaire

    Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.

    Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.

    Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.





    Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.

  9. Etanercept (Alzheimer)

    Commentaires fermés sur Etanercept (Alzheimer)

    L’étanercept est un médicament initialement approuvé dans le traitement de l’arthrite rhumatoïde. Il est actuellement testé dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.

    Mode d’action

    L’étanercept bloque l’action de la cytokine pro-inflammatoire appelée facteur de nécrose tumorale (en abrégé TNF-alpha pour tumor necrosis factor-alpha), en bloquant son action sur le récepteur TNF-alpha.

    Le TNF-alpha fait partie des dizaines de cytokines jouant un rôle central dans les maladies inflammatoires, et vraisemblablement dans la maladie d’Alzheimer.

    Outre ses propriétés inflammatoires, le TNF-alpha stimule la production de protéine amyloïde (protéine jouant un rôle délétère dans la maladie d’Alzheimer) dans le cerveau, et provoque un dysfonctionnement des synapses (contacts entre les neurones ; voir notre article sur les synapses dans la rubrique SANTE/cerveau).

    Efficacité clinique

    Une étude clinique pilote a été publiée en 2006 au cours de laquelle 15 patients ont été traités pendant 6 mois avec cette molécule administrée par voie thécale (une injection thécale consiste à injecter un produit à l’intérieur d’une enveloppe de protection telle que l’arachnoïde). L’étanercept améliore très rapidement la fonction cognitive des patients. Selon les auteurs, cet effet bénéfique obtenu très rapidement s’expliquerait par la capacité de l’étanercept d’empêcher l’action délétère du TNF-alpha sur les synapses. Cette hypothèse tient du fait que le dysfonctionnement des synapses est une des principales caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, et serait responsable des troubles cognitifs. Une étude clinique de plus grande envergure est nécessaire pour confirmer ces résultats.



    Cas clinique d’un patient traité avec l’étanercept

    Ce patient, médecin de formation et âgé de 81 ans, a reçu avec son autorisation un traitement à l’étanercept. Son état s’était détérioré depuis deux ans, date à laquelle sa femme s’est aperçue de ses problèmes mnésiques et de ses difficultés à effectuer des calculs mentaux. Après avoir été évalué par un neurologue il y a un an et demi, ce dernier lui prescrit du donépézil (Aricept). Cette prescription fut remplacée quatre mois plus tard par une combinaison mémantine-rivastigmine, car ce patient ne tolérait pas le donépézil. La combinaison mémantine-rivastigmine ne fut toujours pas tolérée, et remplacée par la galantamine (8mg par jour, la dose de 16 mg/jour n’étant pas tolérée). Ce patient prend également de faibles doses d’aspirine et une statine (atorvastatine). Malheureusement, aucun effet bénéfique sur la performance cognitive n’a été observé après traitement.
    Antécédents médicaux du patient : rien d’anormal.
    Examen physique : rien d’anormal.
    Examen des nerfs crâniens : rien d’anormal avec cependant un léger déficit auditif.
    Examen moteur (réflexes tendineux, tonus musculaire…): rien d’anormal.
    Examen sensoriel : rien d’anormal.
    Examens de laboratoire : rien d’anormal (thyroïde, foie, prostate normaux; taux d’acide folique, vitamine B12 et cholestérol normaux; taux légèrement élevés d’urée et de créatinine).
    Examen neurologique : l’examen IRM a montré une atrophie corticale et sous-corticale diffuse, confirmant les résultats de la tomographie par émission de positon (TEP) effectuée 4 mois plus tôt (c’est-à-dire baisse marquée de l’activité du cortex cingulaire postérieur et temporal gauche caractéristique de la maladie d’Alzheimer).
    Examen mental :
    Mini-examen de l’état mental (MMSE). Il révéla que le patient se comportait de manière digne, sans hostilité ni suspicion à l’égard de l’examinateur. Il semblait parfois euphorique. Il avait de la difficulté à se souvenir d’événement autobiographique (par ex. l’anniversaire et la profession de son père). Il ne se souvint d’aucuns noms de médecins l’ayant traité et ne put deviner la date du jour et le lieu. Sa fluence était normale (pas de dysarthrie c’est-à-dire de trouble de l’articulation de la parole). Cependant, il souffrait de façon marquée d’aphasie anomique (forme d’aphasie se caractérisant par une grande difficulté à trouver certains mots) : ainsi, il ne put se remémorer que d’un nom parmi les dix que l’examinateur lui proposa dans le cadre du test de mémoire appelé Boston Naming Test. Ses résultats aux tests de fluence verbale ont été médiocres (il nomma seulement en une minute cinq mots commençant par la lettre F et deux noms appartenant à la catégorie des animaux).
    Tests du cube et de l’horloge. Le patient fut capable de dessiner un cube tridimensionnel, mais ne put dessiner une horloge et d’indiquer avec ses mains l’heure (11h10) que l’examinateur lui demanda d’indiquer.
    Trail making Task. Ce test évalue les fonctions exécutives et les capacités visuelles et motrices. Il comprend deux parties appelées A et B. Lors de la première partie, le sujet doit relier le plus rapidement possible et par ordre croissant des chiffres répartis au hasard sur un morceau de papier. Lors de la deuxième partie, le sujet doit relier alternativement des lettres et des chiffres le plus rapidement possible (c’est-à-dire 1-A-2-B-3-C, etc.). Le patient ne put effectuer correctement ce test.
    Traitement: après avoir signé un formulaire de consentement leur signalant les risques potentiels liés à l’administration du médicament (infection, cytopénie, lymphome, inflammation de l’œil, problèmes cardiaques), le patient reçut une dose d’étanercept (25 mg dans 1 ml d’eau stérile) à hauteur des 6e et 7e vertèbres cervicales, afin de faire pénétrer le médicament dans le système veineux cérébrospinal.
    Résultats : Deux heures après administration de l’étanercept, les médecins observèrent une amélioration des fonctions exécutives et des capacités visuelles et spatiales, évaluées selon les tests de l’horloge et du Trail Making Test B. Il obtint la note médiocre de 0 sur 5 au test des cinq mots, mais se souvint sans problème du nom de l’examinateur. Il put se remémorer une série de cinq chiffres présentés dans l’ordre (test de séquence de chiffres), et une série de trois chiffres présentés dans l’ordre inverse (voir notre rubrique exercices d’entraînement). Au test de calcul mental, il put soustraire 7 de 100 (mais ne put continuer la série de soustraction), mais fut incapable de diviser 58 par 2 et d’ajouter 29 à 11. Lors du test d’abstraction, il trouva le lien entre le train et la voiture (c’est un moyen de transport) mais pas entre la musique et la peinture. Enfin, ses résultats au test de fluence verbale furent meilleurs car il put nommer 8 mots commençant par la lettre F en une minute et 5 noms d’animaux en une minute.

    Publications

    Griffin WS.Perispinal etanercept: potential as an Alzheimer therapeutic.J Neuroinflammation. 2008 Jan 10;5:3.

    Strangfeld A et coll. Comparative effectiveness of TNFalpha inhibitors in combination with either methotrexate or leflunomide.Ann Rheum Dis. 2009 Jan 6.

    Tobinick EL, Gross H. Rapid improvement in verbal fluency and aphasia following perispinal etanercept in Alzheimer’s disease.BMC Neurol. 2008 Jul 21;8:27.

    Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien. Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.

  10. Dimebon

    Commentaires fermés sur Dimebon

    Dimebon (Pfizer/Medivation Inc) fut commercialisé il y a plusieurs années en Russie comme médicament antihistaminique utilisé dans le traitement de l’allergie.

    Janvier 2012. Le laboratoire Pfizer, qui commercialise déjà le donépézil (nom commercial Aricept), a rapporté que le Dimebon (latrépirdine) n’a pas fait preuve de son efficacité en phase 3. Dans cette étude clinique (appelée étude Concert) menée en partenariat avec la société californienne de biotechnologies Medivation le Dimebon avait été testé en association avec l’Aricept (nom scientifique: donepezil), chez un millier de patients atteints de formes légères à modérées de la maladie d’Alzheimer. Les évaluations portaient que la performance cognitive (échelle ADAS-cog) et les activités de la vie quotidienne (échelle activité de la vie quotidienne).

    Octobre 2010. Une étude américaine de phase 3 (appelée Connection) a porté sur 600 patients ne prenant aucun autre médicament que le Dimebon (5 et 20 mg trois fois par jour). Les résultats n’indiquent aucun effet bénéfique du médicament sur la performance cognitive, selon les tests utilisés (MMSE, ASAD-cog, CIBIC). En outre, des effets secondaires, en particulier des maux de tête, fatigue et somnolence, ont été observés chez les patients traités avec le médicament. Ces résultats ne signifient pas que le Dimebon ne sera approuvé par l’agence américaine de santé Food and Drug Administration (FDA). En effet, la mémantine (Namenda) a été approuvée dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, malgré des résultats mitigés.

    Le laboratoire Medivation va effectuer les essais suivant sur le dimebon, en collaboration avec Pfizer: 




    1. Essai (appelé Concert) de 12 mois sur des patients Alzheimer (stade léger à modéré) recevant du donépezil (Aricept).
    2. Essais (appelés Contact et Constellation) de 6 mois chez des patients Alzheimer (stade modéré à sévère) traités par des médicaments de différentes classes.
    3. Essai (appelé Horizon) de 6 mois chez des patients souffrant de la maladie de Huntington.

    Octobre 2008. Une étude en phase 2 menée en Russie indique que le Dimebon (comprimé de 20 mg, pris oralement trois fois par jour) améliore sur une période d’un an l’état de patients Alzheimer au stade léger à modéré: performance cognitive (différence de +6,9 points sur l’échelle ADAS-cog entre le groupe traité et le groupe placebo), les activités de la vie quotidienne, le comportement et le fonctionnement global (source: Lancet. 2008;372:208-217). Il est à préciser que l’effet bénéfique de la molécule n’est pas le résultat d`un déclin fonctionnel du groupe placebo mais bien le reflet d`une amélioration de l`état des patients traités au Dimebon. Dans cette étude, les 183 patients russes répartis sur 11 sites ont reçu soit du Dimebon, soit un placebo. Les effets indésirables sont mineurs (bouche sèche).

    Selon les chercheurs, les mécanismes sous-tendant cet effet protecteur inclueraient une protection des mitochondries (composants cellulaires dont le dysfonctionnement conduit à la mort neuronale). Cependant, cette étude présente quelques faiblesses (faible nombre de patients, étude menée dans un seul pays).

    Une phase 3 est actuellement en cours et implique plusieurs pays dont les États-Unis.

    Glossaire

    Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.

    Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.

    Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.

    Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.