Le laboratoire pharmaceutique américain Myriad Genetics, Inc. a annoncé le début de l’étude clinique de phase II avec le médicament Flurizan™ (MPC-7869). Le but de cette étude de dix-huit mois est d’évaluer le changement des facultés cognitives et des activités de la vie quotidienne chez des patients Alzheimer traités avec le Flurizan. Flurizan est un anti-inflammatoire qui appartient à la classe des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Glossaire
Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.
Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.
Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.
Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.
L’étanercept est un médicament initialement approuvé dans le traitement de l’arthrite rhumatoïde. Il est actuellement testé dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.
Mode d’action
L’étanercept bloque l’action de la cytokine pro-inflammatoire appelée facteur de nécrose tumorale (en abrégé TNF-alpha pour tumor necrosis factor-alpha), en bloquant son action sur le récepteur TNF-alpha.
Le TNF-alpha fait partie des dizaines de cytokines jouant un rôle central dans les maladies inflammatoires, et vraisemblablement dans la maladie d’Alzheimer.
Outre ses propriétés inflammatoires, le TNF-alpha stimule la production de protéine amyloïde (protéine jouant un rôle délétère dans la maladie d’Alzheimer) dans le cerveau, et provoque un dysfonctionnement des synapses (contacts entre les neurones ; voir notre article sur les synapses dans la rubrique SANTE/cerveau).
Efficacité clinique
Une étude clinique pilote a été publiée en 2006 au cours de laquelle 15 patients ont été traités pendant 6 mois avec cette molécule administrée par voie thécale (une injection thécale consiste à injecter un produit à l’intérieur d’une enveloppe de protection telle que l’arachnoïde). L’étanercept améliore très rapidement la fonction cognitive des patients. Selon les auteurs, cet effet bénéfique obtenu très rapidement s’expliquerait par la capacité de l’étanercept d’empêcher l’action délétère du TNF-alpha sur les synapses. Cette hypothèse tient du fait que le dysfonctionnement des synapses est une des principales caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, et serait responsable des troubles cognitifs. Une étude clinique de plus grande envergure est nécessaire pour confirmer ces résultats.
Cas clinique d’un patient traité avec l’étanercept
Ce patient, médecin de formation et âgé de 81 ans, a reçu avec son autorisation un traitement à l’étanercept. Son état s’était détérioré depuis deux ans, date à laquelle sa femme s’est aperçue de ses problèmes mnésiques et de ses difficultés à effectuer des calculs mentaux. Après avoir été évalué par un neurologue il y a un an et demi, ce dernier lui prescrit du donépézil (Aricept). Cette prescription fut remplacée quatre mois plus tard par une combinaison mémantine-rivastigmine, car ce patient ne tolérait pas le donépézil. La combinaison mémantine-rivastigmine ne fut toujours pas tolérée, et remplacée par la galantamine (8mg par jour, la dose de 16 mg/jour n’étant pas tolérée). Ce patient prend également de faibles doses d’aspirine et une statine (atorvastatine). Malheureusement, aucun effet bénéfique sur la performance cognitive n’a été observé après traitement. Antécédents médicaux du patient : rien d’anormal. Examen physique : rien d’anormal. Examen des nerfs crâniens : rien d’anormal avec cependant un léger déficit auditif. Examen moteur (réflexes tendineux, tonus musculaire…): rien d’anormal. Examen sensoriel : rien d’anormal. Examens de laboratoire : rien d’anormal (thyroïde, foie, prostate normaux; taux d’acide folique, vitamine B12 et cholestérol normaux; taux légèrement élevés d’urée et de créatinine). Examen neurologique : l’examen IRM a montré une atrophie corticale et sous-corticale diffuse, confirmant les résultats de la tomographie par émission de positon (TEP) effectuée 4 mois plus tôt (c’est-à-dire baisse marquée de l’activité du cortex cingulaire postérieur et temporal gauche caractéristique de la maladie d’Alzheimer). Examen mental : Mini-examen de l’état mental (MMSE). Il révéla que le patient se comportait de manière digne, sans hostilité ni suspicion à l’égard de l’examinateur. Il semblait parfois euphorique. Il avait de la difficulté à se souvenir d’événement autobiographique (par ex. l’anniversaire et la profession de son père). Il ne se souvint d’aucuns noms de médecins l’ayant traité et ne put deviner la date du jour et le lieu. Sa fluence était normale (pas de dysarthrie c’est-à-dire de trouble de l’articulation de la parole). Cependant, il souffrait de façon marquée d’aphasie anomique (forme d’aphasie se caractérisant par une grande difficulté à trouver certains mots) : ainsi, il ne put se remémorer que d’un nom parmi les dix que l’examinateur lui proposa dans le cadre du test de mémoire appelé Boston Naming Test. Ses résultats aux tests de fluence verbale ont été médiocres (il nomma seulement en une minute cinq mots commençant par la lettre F et deux noms appartenant à la catégorie des animaux). Tests du cube et de l’horloge. Le patient fut capable de dessiner un cube tridimensionnel, mais ne put dessiner une horloge et d’indiquer avec ses mains l’heure (11h10) que l’examinateur lui demanda d’indiquer. Trail making Task. Ce test évalue les fonctions exécutives et les capacités visuelles et motrices. Il comprend deux parties appelées A et B. Lors de la première partie, le sujet doit relier le plus rapidement possible et par ordre croissant des chiffres répartis au hasard sur un morceau de papier. Lors de la deuxième partie, le sujet doit relier alternativement des lettres et des chiffres le plus rapidement possible (c’est-à-dire 1-A-2-B-3-C, etc.). Le patient ne put effectuer correctement ce test. Traitement: après avoir signé un formulaire de consentement leur signalant les risques potentiels liés à l’administration du médicament (infection, cytopénie, lymphome, inflammation de l’œil, problèmes cardiaques), le patient reçut une dose d’étanercept (25 mg dans 1 ml d’eau stérile) à hauteur des 6e et 7e vertèbres cervicales, afin de faire pénétrer le médicament dans le système veineux cérébrospinal. Résultats : Deux heures après administration de l’étanercept, les médecins observèrent une amélioration des fonctions exécutives et des capacités visuelles et spatiales, évaluées selon les tests de l’horloge et du Trail Making Test B. Il obtint la note médiocre de 0 sur 5 au test des cinq mots, mais se souvint sans problème du nom de l’examinateur. Il put se remémorer une série de cinq chiffres présentés dans l’ordre (test de séquence de chiffres), et une série de trois chiffres présentés dans l’ordre inverse (voir notre rubrique exercices d’entraînement). Au test de calcul mental, il put soustraire 7 de 100 (mais ne put continuer la série de soustraction), mais fut incapable de diviser 58 par 2 et d’ajouter 29 à 11. Lors du test d’abstraction, il trouva le lien entre le train et la voiture (c’est un moyen de transport) mais pas entre la musique et la peinture. Enfin, ses résultats au test de fluence verbale furent meilleurs car il put nommer 8 mots commençant par la lettre F en une minute et 5 noms d’animaux en une minute.
Publications
Griffin WS.Perispinal etanercept: potential as an Alzheimer therapeutic.J Neuroinflammation. 2008 Jan 10;5:3.
Strangfeld A et coll. Comparative effectiveness of TNFalpha inhibitors in combination with either methotrexate or leflunomide.Ann Rheum Dis. 2009 Jan 6.
Tobinick EL, Gross H. Rapid improvement in verbal fluency and aphasia following perispinal etanercept in Alzheimer’s disease.BMC Neurol. 2008 Jul 21;8:27.
Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien. Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.
Dimebon (Pfizer/Medivation Inc) fut commercialisé il y a plusieurs années en Russie comme médicament antihistaminique utilisé dans le traitement de l’allergie.
Janvier 2012. Le laboratoire Pfizer, qui commercialise déjà le donépézil (nom commercial Aricept), a rapporté que le Dimebon (latrépirdine) n’a pas fait preuve de son efficacité en phase 3. Dans cette étude clinique (appelée étude Concert) menée en partenariat avec la société californienne de biotechnologies Medivation le Dimebon avait été testé en association avec l’Aricept (nom scientifique: donepezil), chez un millier de patients atteints de formes légères à modérées de la maladie d’Alzheimer. Les évaluations portaient que la performance cognitive (échelle ADAS-cog) et les activités de la vie quotidienne (échelle activité de la vie quotidienne).
Octobre 2010. Une étude américaine de phase 3 (appelée Connection) a porté sur 600 patients ne prenant aucun autre médicament que le Dimebon (5 et 20 mg trois fois par jour). Les résultats n’indiquent aucun effet bénéfique du médicament sur la performance cognitive, selon les tests utilisés (MMSE, ASAD-cog, CIBIC). En outre, des effets secondaires, en particulier des maux de tête, fatigue et somnolence, ont été observés chez les patients traités avec le médicament. Ces résultats ne signifient pas que le Dimebon ne sera approuvé par l’agence américaine de santé Food and Drug Administration (FDA). En effet, la mémantine (Namenda) a été approuvée dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, malgré des résultats mitigés.
Le laboratoire Medivation va effectuer les essais suivant sur le dimebon, en collaboration avec Pfizer:
1. Essai (appelé Concert) de 12 mois sur des patients Alzheimer (stade léger à modéré) recevant du donépezil (Aricept). 2. Essais (appelés Contact et Constellation) de 6 mois chez des patients Alzheimer (stade modéré à sévère) traités par des médicaments de différentes classes. 3. Essai (appelé Horizon) de 6 mois chez des patients souffrant de la maladie de Huntington.
Octobre 2008. Une étude en phase 2 menée en Russie indique que le Dimebon (comprimé de 20 mg, pris oralement trois fois par jour) améliore sur une période d’un an l’état de patients Alzheimer au stade léger à modéré: performance cognitive (différence de +6,9 points sur l’échelle ADAS-cog entre le groupe traité et le groupe placebo), les activités de la vie quotidienne, le comportement et le fonctionnement global (source: Lancet. 2008;372:208-217). Il est à préciser que l’effet bénéfique de la molécule n’est pas le résultat d`un déclin fonctionnel du groupe placebo mais bien le reflet d`une amélioration de l`état des patients traités au Dimebon. Dans cette étude, les 183 patients russes répartis sur 11 sites ont reçu soit du Dimebon, soit un placebo. Les effets indésirables sont mineurs (bouche sèche).
Selon les chercheurs, les mécanismes sous-tendant cet effet protecteur inclueraient une protection des mitochondries (composants cellulaires dont le dysfonctionnement conduit à la mort neuronale). Cependant, cette étude présente quelques faiblesses (faible nombre de patients, étude menée dans un seul pays).
Une phase 3 est actuellement en cours et implique plusieurs pays dont les États-Unis.
Glossaire
Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.
Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.
Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.
Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.
La CDP-choline (syn: citicoline, terme utilisé pour désigner le médicament) est un composé produit normalement par l’organisme. La CDP-choline est un précurseur de la phosphatidylcholine, un des composants lipidiques de la membrane des cellules. Il est soit prescrit soit vendu comme supplément alimentaire sans ordonnance.
Indication
La citicoline est prescrite dans le traitement des accidents vasculaires cérébraux (AVC) d’origine ischémique et dans la phase aiguë des traumatismes crâniens avec troubles de la vigilance.
Efficacité clinique
AVC. Une étude de phase 3 indique que les patients traités avec la citicoline ont un risque réduit de souffrir d’un handicap (en particulier un déficit moteur) trois mois après avoir été victimes d’un AVC (versus le groupe placebo). La citicoline peut être utilisée en combinaison avec un traitement à l’activateur tissulaire du plasminogène (t-PA; le traitement standard des AVC aigus d’origine ischémique). L’efficacité de la citicoline dans le traitement des AVC est contestée par certains cliniciens.
Troubles vasculaires chroniques. Il est possible qu’un traitement à court et moyen terme améliore la mémoire et le comportement des personnes âgées souffrant de troubles vasculaires chroniques incluant des plaintes de mémoire subjectives (cad non validées par des tests neuropsychologiques), un déclin cognitif léger et démence vasculaire d’intensité légère à modérée. En revanche, la CDP-choline n’améliore pas l’attention. Les effets à long terme ne sont pas connus.
Maladie de Parkinson. Puisque la CDP-choline stimule la libération de l’adrénaline et de la dopamine dans le cerveau, il serait possible de l’utiliser comme adjuvant au traitement de la maladie de Parkinson.
Comment la citicoline fonctionne ?
La citicoline est absorbée par le tractus gastro-intestinal et se métabolise dans le sang en choline et cytidine. Les deux métabolites pénètrent par la suite dans le cerveau en traversant la barrière hémato-encéphalique. La choline est ensuite incorporée dans la membrane des neurones.
Les études chez l’animal suggèrent que ces deux métabolites réduisent la mort neuronale provoquée par une ischémie cérébrale selon deux mécanismes proposés:
– En réduisant l’accumulation d’acides gras qui ont une action toxique sur les neurones.
– En resynthétisant la phosphadidylcholine, un des composants lipidiques de la membrane des neurones. Durant l’ischémie, la phosphatidylcholine est détruite et dégradée en acide gras.
Dose
La dose recommandée est de 500 mg/jour par voie orale durant 6 semaines ou 1000 mg/jour par voie intraveineuse pendant 2 semaines. Le traitement à la citicoline doit débuter dans les 24 heures suivant l’AVC ischémique.
Effets secondaires
La molécule est bien tolérée. Quelques effets mineurs ont été rapportés, en particulier sur le système gastro-intestinal.
Secades JJ, Lorenzo JL. Citicoline: pharmacological and clinical review, 2006 update. Methods Find Exp Clin Pharmacol. 2006 28 Suppl B:1-56.
Conant R, Schauss AG. Therapeutic applications of citicoline for stroke and cognitive dysfunction in the elderly: a review of the literature. Altern Med Rev. 2004 9:17-31.
Fioravanti M, Yanagi M. Cytidinediphosphocholine (CDP-choline) for cognitive and behavioural disturbances associated with chronic cerebral disorders in the elderly. Cochrane Database Syst Rev. 2005 Apr 18;(2):CD000269.
Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.
Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.
Commentaires fermés sur Carbidopa/Levodopa/Entacapone
Substance active
Nom commercial
Carbidopa, Entacapone, Levodopa
Stalevo®
Stalevo® est une combination de carbidopa, entacapone et levodopa. Par exemple, Stalevo® 100 contient 100 mg (mg = un millième de gramme) de levodopa, 25 mg de carbidopa et 200 mg d’entacapone.
Indication
Traitement de la maladie de Parkinson idiopathique (dont l’origine est inconnue).
Les études cliniques ont montré qu’un traitement avec une combination de levodopa, carbidopa et d’entacapone
– augmente significativement la période « on »,
– réduit significativement la période « off » et
– améliore la fonction motrice et facilité les activités de la vie quotidienne (par exemple la marche et l’habillage),
chez les patients atteints de la maladie de Parkinson’s disease et souffrant d’une phase de « wearing-off » (comparé au groupe placebo).
Les périodes on/off sont des fluctuations de l’état moteur du patient se trouvant sous traitement à la levodopa depuis plusieurs années.
Quand la personne est en période ‘on’, la levodopa fournit une quantité adequate de dopamine dans le cerveau et elle peut ainsi exercer ses tâches presque normalement.
Quand la personne est en période ‘off’, la dopamine est en quantité insuffisante et le patient présente des difficultés à se mouvoir (par exemple il ne peut s’habiller, marcher ou manger normalement). Cette aggravation de l`état moteur se déclenche lorsque le traitement perd de son effet, juste avant la prise de la dose suivante: c`est le wearing-off.
Comment fonctionne Stalevo® ?
Un faisceau de neurones se projettent d’une région cérébrale (appelée substance noire) vers une autre (appelée le striatum).
Ces neurones produisent la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle des mouvements.
Ce faisceau de neurones forme la voie dopaminergique nigrostriée.
La destruction progressive de la voie dopaminergique nigrostriée entraîne une diminution de la production de dopamine, à l’origine de la plupart des symptômes observés dans la maladie de Parkinson (tremblement, rigidité, akinésie, lenteur des mouvements).
Le fonctionnement de Stalevo®
Un groupe de neurones formant la voie dopaminergique nigrostriée (VDN) partent d’une région cérébrale appelée substance noir (SN) pour se rendre vers une autre région appelée striatum (STR). Ils produisent la dopamine (DA), un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle des mouvements.
A quoi sert la lévodopa? La levodopa – le médicament le plus utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson – traverse la barrière hémato-encéphalique (une paroi qui sépare le cerveau du sang) pour se rendre dans le cerveau où elle est convertie en dopamine. Cette conversion en dopamine explique certainement ses effets atténuants sur les symptômes parkinsoniens.
Cependant, la lévodopa a deux défauts : elle devient moins efficace chez environ la moitié des patients après un à deux ans de traitement et elle se transforme de nouveau rapidement (on dit qu’elle est décarboxylée) en dopamine dans le sang (la dopamine ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique).
A quoi sert la carbidopa? La carbidopa inhibe la conversion de la levodopa en dopamine et ainsi la levodopa est transportée en plus grande quantité dans le cerveau.
A quoi sert l’entacapone? Lorsque la carbidopa empêche cette conversion, une enzyme appelée catechol-O-methyltransferase (COMT) `prend le relai en dégradant à son tour la lévodopa. L’entacapone inhibe la COMT, et ainsi la levodopa se maintient à un niveau plus élevé dans le cerveau.
Cette combinaison Carbidopa/Entacapone/Levodopa optimise les effets bénéfiques de la lévodopa et permet au patient d’exécuter plus facilement des tâches quotidiennes.
Résumons cela sur un schéma :
Le cheminement de la lévodopa
Cette figure illustre le cheminement de la lévodopa. Deux enzymes (la dopa-décarboxylase et la COMT) dégradent la lévodopa avant que celle-ci ne rentre dans le cerveau. La carbidopa et l’entacapone bloquent respectivement ces deux enzymes et permettent ainsi d’augmenter la quantité de dopamine dans le cerveau.
Lire également nos articles sur la Carbidopa, la Carbidopa/lévodopa et l’Entacapone.
Contre-indications – mises en garde
Le Stalevo® est contre-indiqué ou doit être administré avec précaution chez les patients ayant: – une hypersensibilité connue à la carbidopa, lévodopa, ou entacapone, – un glaucome, – des antécédents de mélanome, d’ulcère, – une maladie cardiovasculaire, pulmonaire, rénale, hépatique ou endocrine.
L’entacapone peut amplifier les effets secondaires (dyskinésie) de la lévodopa,
Stalevo® peut causer des troubles mentaux,
Stalevo® peut intéragir avec des médicaments tels que des anti-hypertenseurs, antidépresseurs tricycliques, psychotropes.
Effets indésirables
Par ordre de fréquence décroissant: Dyskinésie, nausée, diarrhée, vomissement, perte d’appétit, maux de tête, trouble du sommeil et hallucinations.
Entacapone/levodopa/carbidopa combination tablet: stalevo. Drugs R D. 4:310-311, 2003.
Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien. Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.
Commentaires fermés sur Carbidopa/Lévodopa (Sinemet; Parkinson)
Substance active
Nom commercial
Carbidopa, Levodopa
Sinemet®
Sinemet® est une combination de carbidopa et de levodopa. Par exemple, Sinemet® 100/25 contient 100 mg (un mg = un millième de milligramme) de levodopa et 25 mg de carbidopa.
Indication
Traitement de la maladie de Parkinson idiopathique (dont l’origine est inconnue).
Comment fonctionne Sinemet® ?
Qu’est-ce que la lévodopa?
La levodopa est le médicament le plus utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson. Contrairement à la dopamine, la lévodopa traverse la barrière hémato-encéphalique (une paroi qui sépare le cerveau du sang) pour se rendre dans le cerveau où elle est convertie en dopamine.
En conséquence, les symptômes parkinsoniens sont atténués.
Cependant, la lévodopa se transforme en dopamine avant qu’elle ne pénètre dans le cerveau, réduisant ainsi son efficacité thérapeutique.
Qu’est-ce que la carbidopa?
Afin de pallier ce handicap, la lévodopa est combinée avec une autre substance appelée carbidopa qui empêche la lévodopa de se transformer en dopamine dans le sang (cette action ne se déroule que dans le sang car la carbidopa ne ‘passe’ pas dans le cerveau).
L’efficacité de la lévodopa est considérablement accrue.
La combinaison de la carbidopa avec la lévodopa augmente la présence de cette dernière dans le cerveau. Cela permet de réduire de trois quarts environ la quantité de lévodopa nécessaire pour produire son effet thérapeutique. De plus certains effets secondaires (nausée, vomissments) de la lévodopa sont minimisés, puisque la dose injectée est réduite.
Lire également notre article sur la Carbidopa-Entacapone-Levodopa.
Contre-indications – mises en garde – précautions
Le traitement au Sinemet® est contre-indiqué ou doit être administré avec précaution chez les patients ayant (ou ayant eu): – une hypersensibilité connue à la carbidopa et à la lévodopa, – un glaucome, – une maladie cardiovasculaire (infarctus, arythmie), pulmonaire, rénale, hépatique ou un ulcère.
Sinemet® peut provoquer des mouvements anormaux et des troubles mentaux.
Sinemet® peut intéragir avec des médicaments tels que des antihypertenseurs, psychotropes et certains antidépresseurs.
Effets indésirables
Par ordre de fréquence décroissante: dyskinésie (mouvements involontaires), nausée, hallucinations, confusion, étourdissements, maux de tête, dépression, somnolence, troubles du sommeil…
Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien. Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.
La carbidopa est utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson idiopathique (dont l’origine est inconnue), en association avec la lévodopa (la carbidopa n’a pas d’effet thérapeutique si elle est administrée seule).
Comment fonctionne la carbidopa?
La lévodopa – le médicament le plus utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson – se transforme en dopamine dans le cerveau (en particulier dans les noyaux gris centraux) et permet d’atténuer les symptômes parkinsoniens.
Cependant, la lévodopa, lorsqu’elle est administrée par voie orale- se transforme également en dopamine avant qu’elle ne pénètre dans le cerveau, et ainsi une faible proportion de lévodopa pénètre dans le cerveau : son efficacité thérapeutique est donc réduite.
La carbidopa a pour but d’inhiber la conversion de lévodopa en dopamine. Ainsi, lorsque la carbidopa est associée à la lévodopa, cette dernière atteint le cerveau en plus grande quantité et son efficacité est considérablement accrue.
La dose de carbidopa est en général 10 fois plus faible que celle de la lévodopa (par exemple 10 mg de carbidopa pour 100 mg de lévodopa)
La combinaison de la carbidopa avec la lévodopa permet de réduire de trois quarts environ la quantité de lévodopa.
Lire également nos articles sur la Carbidopa-Entacapone-Levodopa et sur la carbidopa-lévodopa.
Contre-indications – mises en garde – précautions
La carbidopa est contre-indiquée ou doit être administré avec précaution chez les patients ayant (ou ayant eu):
– une hypersensibilité connue à la carbidopa,
– un traitement avec un inhibiteur de la monoamine oxidase,
– un glaucome,
– un mélanome,
– une maladie cardiovasculaire (infarctus, arythmie), pulmonaire, rénale, hépatique, un ulcère, ou des troubles psychotiques.
La carbidopa peut intéragir avec des médicaments tels que des antihypertenseurs, certains antipsychotiques et antidépresseurs.
Effets indésirables
Par ordre de fréquence de croissante: Ces effets sont presque exclusivement observés lorsqu’elle est associée à la carbidopa.
Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien. Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.
Le bapineuzumab (Pfizer/Wyeth et Johnson et Johnsonand) est un anticorps monoclonal (ACM) qui cible la protéine amyloïde qui s’accumule dans le cerveau des patients Alzheimer. 14 essais de phase III sont en cours et portent chez plus de 10 000 patients. Les résultats de certaines études sont attendus fin 2012. Le médicament a été mis sur « voie rapide » d’examen par la FDA.
En 2013, deux tests cliniques réalisés avec la molécule bapineuzumab sur des patients Alzheimer ont donné des résultats négatifs.
Cet anticorps censé détruite les plaques amyloïdes n’a pas produit d’amélioration sur la cognition, comparé à un placebo.
Selon l’un des responsables des études de l’Université de Brown (Etats-Unis), il serait pertinent d’examiner ce traitement dès que les plaques amyloïdes commencent à s’accumuler et bien avant que les symptômes cognitifs n’apparaissent.
La première étude a examiné l’efficacité de la molécule sur 1121 porteurs de l’allèle de gène d’APOE qui est associé à un risque accru de la maladie d’Alzheime, appelé APOE4. L’autre étude a évalué l’efficacité de la molécule sur 1331 personnes qui ne sont pas porteurs de l’allèle à risque.
Tous les participants étaient diagnostiqués comme ayant probablement la maladie d’Alzheimer, selon les critères cliniques classiques (examen par IRM et test cognitifs). Ils ont reçu la drogue par intraveineuse toutes les 13 semaines pendant 78 semaines.
Source: Two Phase 3 Trials of Bapineuzumab in Mild-to-Moderate Alzheimer’s Disease. New England Journal of Medicine, 2014; 370 (4): 322.
1Glossaire
Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.
Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.
Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.
Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.
Bien que l’aspirine puisse prévenir un accident vasculaire cérébral ischémique, elle peut augmenter votre risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique.
Indications de l’aspirine dans l’accident vasculaire cérébral
Le risque de récidive d’AVC est le plus élevé pendant les premières heures et les premiers jours qui suivent un AIT ou un AVC d’origine ischémique. La communauté médicale recommande de débuter un traitement avec des antiplaquettaires dès le diagnostic d’AIT ou d’AVC. L’efficacité préventif de l’aspirine après un AVC ischémique est admis. Il semblerait que l’association de l’aspirine avec un autre antiplaquettaire (comme le clopidogrel) soit encore plus efficace pour réduire le risque de récidive.
Une méta-analyse conclut que la combinaison de 2 antiagrégants plaquettaires plutôt que d’un seul réduit, dans les 3 jours, le risque de récidive d’ischémie cérébrale après un AVC ischémique ou un AIT. Cette étude ne permet également pas de déterminer clairement si le bénéfice de cette effet préventif l’emporte sur le risque potentiel de saignements.
Un guide de pratique clinique recommande, après un diagnostic d’AVC ou d’AIT sans anomalie cardiaque, d’instaurer un traitement de l’aspirine (160 mg) puis de diminuer la dose à raison de 80 mg par jour, à vie. En cas de contre-indication à l’aspirine, le clopidogrel est recommandé.
L’aspirine semble prévenir le risque de rechute chez les personnes à risque ayant été victimes d’une attaque cérébrale transitoire ou durable. La combinaison de l’aspirine avec d’autres médicaments ayant la propriétés d’inhiber l’agrégation des plaquettes (ticlopidine, clopidogrel) semble être plus efficace que la prise d’aspirine seule.
Rappel
Un accident cérébral est provoqué par l’obstruction partielle ou totale d’une artère cérébrale. Le glucose et l’oxygène ne sont plus transportés par le sang dans le cerveau, entraînant la mort des neurones dans une ou plusieurs régions du cerveau.
Cet accident peut être :
– transitoire si les symptômes ne persistent pas plus de 24 heures (c’est l’accident ischémique transitoire ou AIT) ou
– durable, et donc plus grave (on parle d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral ou d’AVC).
Les personnes ayant subi un AIT sont des personnes à risque car leur risque d’être victimes d’un infarctus cérébral est plus élevé.
L’infarctus cérébral est, dans le principe, similaire à l’infarctus du myocarde, sauf qu’il touche le cerveau ! la grande majorité (80%) des infarctus sont d’origine ischémique, provoqués par un caillot sanguin se développant sur les plaques d’athérome situés les parois des artères. Un peu moins de 20% des infarctus sont d’origine hémorragique, provoqués par la rupture d’une artère cérébrale.
Les moyens préventifs admis à ce jour sont : la modification du style de vie, le contrôle de la pression sanguine, des taux de cholestérol, du diabète et de la fibrillation atriale.
L’aspirine serait délétère en prévention d’un AVC
Selon une méta-analyse portant sur 9 essais cliniques et 100 000 personnes,
la consommation quotidienne d’aspirine à petite dose par des personnes saines
entraîne davantage de risque d’AVC, car elle entraînerait un risque accru de
31% de saignements internes.
Rappelons que l’aspirine, qui prévient la formation de caillots sanguins,
est prescrit chez les patients souffrant d’une maladie cardiovasculaire, mais
également de façon préventive chez les personnes âgées saine (i.e. sans aucune
pathologie).
Rappelons que les maladies cardiovasculaires sont un des principaux facteurs de risque d’AVC. Source : Archives of Internal Medicine, jan 2012.
Maladie d’Alzheimer et autres démences
Maladie d’Alzheimer
La consommation régulière d’aspirine semble réduire le risque de développer une maladie d’Alzheimer. Cependant, ces résultats restent à confirmer. De plus, la communauté scientifique déconseille aux sujets âgés d’en consommer sans consulter un médecin.
Déclin des fonctions cognitives
Il semble que l’aspirine à faibles doses freine le déclin des fonctions cognitives chez la personne âgée.
Démence vasculaire
Il n’existe à ce jour aucune évidence indiquant que la consommation régulière d’aspirine :
diminue le risque de développer une démence vasculaire
ralentisse sa progression.
La démence vasculaire est la forme de démence la plus courante après la maladie d’Alzheimer (20% du total des démences). Elle résulte d’une mauvaise irrigation des neurones provoquée par un infarctus cérébral unique, par des infarctus multiples ou par une hémorragie cérébrale (plus rare). Ces lésions cérébrales sont en général diffuses.
Contre-indications – mises en garde – précautions
L’aspirine est contre-indiquée ou doit être prise avec précaution chez les personnes (liste non exhaustive):
Allergiques aux salicylates ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Souffrant ou ayant un antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal.
Effets gastro-intestinaux (ulcères gastriques, nausées, douleurs abdominales, diarrhée…), syndromes hémorragiques, effets sur le système nerveux central (bourdonnements d’oreille, céphalées)…
Publications
Nilsson SE et alii. Does aspirin protect against Alzheimer’s dementia? A study in a Swedish population-based sample aged > or =80 years. Eur J Clin Pharmacol. 59:313-319, 2003.
Peacock JM et alii. Association of nonsteroidal anti-inflammatory drugs and aspirin with cognitive performance in middle-aged adults. Neuroepidemiology 18:134-43, 1999.
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Zandi PP et alii. Cache County Study Investigators. Reduced incidence of AD with NSAID but not H2 receptor antagonists: the Cache County Study. Neurology. 59:880-886, 2002.
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Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.
Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.
AN1792 est le nom d’un vaccin qui a été prématurément arrêté car 6% (18 sur 300) des patients ont développé une encéphalite. Le laboratoire pharmaceutique Elan a continué à suivre l’état clinique de ces patients semestriellement, avec leur consentement. Ces personnes ont vieilli de 4 ans et demi depuis l’injection du vaccin. Ceux qui répondent efficacement au vaccin (c’est à dire les répondants) ont vu leur capacité mentale déclinée* deux fois moins vite que ceux n’ayant pas recu le vaccin. De plus les répondants présentaient une dépendance moindre vis-à-vis des aidants. Aucun cas d’encéphalite n’a été rapporté. Élan/Wyeth a décidé de lancer un essai clinique de phase III avec le bapineuzumab (une formule améliorée du vaccin) dans le traitement de la maladie (stade léger à modéré).
Glossaire
Essai clinique en phase I. Première étape de la vie d’un médicament ou d’un traitement. La phase I permet de déterminer la dose qui ne présente aucun danger ainsi que les possibles effets secondaires.
Essai clinique en phase II. Etude qui évalue l’efficacité clinique d’une molécule, et détermine ses éventuels effets secondaires. La phase 2 est subdivisée en deux phases : phases 2a et 2b. Alors que la phase 2a apprécie l’efficacité de la molécule sur un nombre limité (de 100 à 200) de patients, la phase 2b détermine la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle (de 100 à plus de 300 patients). Le développement de la molécule peut s’arrêter durant cette phase si elle ne présente qu’une efficacité modeste et/ou des effets toxiques.
Essai clinique en phase III. Etude clinique contrôlée, randomisée et à double insu réalisée sur un grand nombre de patients (de 1000 à 3 000 et plus) visant à évaluer l’efficacité d’un médicament, en comparaison avec un traitement standard.
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