Le bipéridène est souvent prescrit pour combattre la maladie de Parkinson. De plus, ce médicament soulage efficacement les syndromes parkinsoniens provoqués par certains neuroleptiques.
Comment le bipéridène agit-il sur le cerveau humain ?
Notre cerveau possède un équilibre chimique extrêmement fragile. Dans la maladie de Parkinson, le corps détruit progressivement la voie dopaminergique nigrostriée. Par conséquent, le cerveau produit beaucoup moins de dopamine qu’auparavant. Cette baisse brutale active anormalement les neurones produisant l’acétylcholine. Ainsi, un déséquilibre majeur s’installe rapidement entre ces deux neurotransmetteurs essentiels.
Heureusement, le bipéridène intervient pour corriger cette anomalie chimique. Ce médicament bloque directement l’effet excessif de l’acétylcholine dans le cerveau. Les professionnels qualifient donc le bipéridène d’anticholinergique très puissant. Finalement, cette action ciblée réduit considérablement les tremblements physiques du patient.
Le bipéridène a des propriétés similaires à celles de la benztropine.
Les études cliniques sur l’efficacité du bipéridène dans Parkinson
Ensuite, de nombreuses études cliniques rigoureuses confirment les bénéfices de ce traitement. Les chercheurs observent une réduction modérée des troubles moteurs chez les personnes malades (Référence : Konig P et al., Neuropsychobiology, 1996). Généralement, les neurologues utilisent le bipéridène comme simple adjuvant thérapeutique. Ils l’associent très souvent avec la lévodopa pour optimiser les résultats globaux.
Par ailleurs, le médicament prouve également son efficacité chez les patients schizophrènes. Ces malades développent parfois une akinésie sévère suite aux traitements neuroleptiques classiques. Ainsi, la molécule diminue significativement ces syndromes particulièrement gênants. Les médecins recommandent généralement une dose quotidienne variant entre 2 et 16 mg. Les laboratoires pharmaceutiques proposent ce traitement sous forme de comprimés classiques.
Précautions et effets indésirables du bipéridène
Cependant, la prise de bipéridène exige une surveillance médicale très stricte. Le praticien interdit ce traitement en cas d’hypersensibilité connue aux anticholinergiques. De plus, le patient risque de développer un dangereux glaucome oculaire. Surtout, le malade ne doit jamais interrompre son traitement de manière brutale.
Parfois, le produit dégrade les facultés mentales chez les personnes souffrant de démence. Les médecins surveillent aussi attentivement les dangereuses interactions avec les antidépresseurs ou les sédatifs. Enfin, le patient signale fréquemment divers effets indésirables très handicapants. Il ressent souvent une sécheresse buccale, une forte somnolence ou une constipation rebelle. Les cliniciens observent même parfois des hallucinations visuelles ou des confusions mentales passagères.
Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.
Notes
1 Le bipéridène est presque toujours utilisé comme adjuvant, c’est-à-dire comme un médicament auxiliaire associé au traitement principal, en l’occurrence la lévodopa ou un agoniste de la dopamine.
2 Les troubles moteurs incluent le tremblements de repos et postural. Il ne semble pas que le bipéridène atténue la rigidité et l’akinésie (difficulté à exécuter volontairement des mouvements).
