Atrophie du temporal gauche (flèches) chez un patient souffrant de démence sémantique
Le profil des troubles dans cette forme de démence est différent de celui observé dans les démences plus courantes, telles que la maladie d’Alzheimer, dans laquelle les troubles de mémoire récente, par exemple, sont souvent un symptôme précoce.
En revanche, dans la démence sémantique, les souvenirs quotidiens récents et la fonction visuospatiale sont relativement bien préservés.
Cela signifie que les personnes atteintes de cette forme de démence sont souvent capables de se rappeler des événements récents et peuvent se promener seules dans leur localité sans se perdre.
Il y a, cependant, des changements importants dans les habiletés de communication, la personnalité et le comportement dans la démence sémantique.
La perte de connaissances sémantiques entraîne des difficultés à trouver des mots lors de la conversation, y compris les noms des personnes, des lieux et des objets, ainsi que des difficultés importantes à comprendre le discours des autres.
La perte sémantique s’étend au-delà des compétences linguistiques pour affecter la compréhension non verbale du monde.
Cela entraîne des problèmes de reconnaissance et de compréhension des mots, des objets, des visages, des sons, des odeurs, du toucher et des goûts, et engendre des défis avec les activités de la vie quotidienne.
Ainsi, les personnes atteintes peuvent ne pas être en mesure de démontrer comment utiliser des éléments courants, tels qu’un marteau ou un peigne.
Les changements de personnalité et de comportement sont également courants dans cette démence, les caractéristiques comportementales ayant beaucoup de points en commun avec la variante comportementale de la démence frontotemporale dans les derniers stades de la maladie.
Reproduction d’un canard fait toute de suite par un individu atteint d’une démence sémantique Reproduction d’un canard faite après un certain temps par un individu atteint d’une démence sémantique
L’apathie, qui se caractérise par une perte de motivation et d’intérêt, se retrouve fréquemment dans la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.
Le mot tire son origine du grec (a privatif et pathos « ce qu’on éprouve »).
L’apathie se manifeste par plusieurs signes : perte de motivation, d’initiatives, activités sociales en chute, désintérêt, émoussement affectif, manque d’énergie… qui doivent être systématiquement repérés s’ils durent plus de 2 semaines.
Comment différencier l’apathie de la dépression?
Il n’est pas facile de différencier l’apathie de la dépression, car certains symptômes co-existent.
En voici un résumé : – Symptômes caractéristiques de l’apathie : baisse de motivation et de persévérance, réduction des réponses émotionnelles, indifférence, retrait social. – Symptômes caractéristiques de la dépression : tristesse, anxiété, idée suicidaire, agitation, dévalorisation, pessimisme, sentiment de culpabilité, pensées négatives, idées noires, perte d’appétit. – Symptômes communs des deux troubles : désintérêt pour l’environnement, ralentissement psychomoteur, fatigue, manque d’énergie, hypersomnie, manque de perspicacité, manque d’initiative, perte d’espoir. L’apathie est plus fréquente que la dépression dans la maladie d’Alzheimer, la démence frontotemporale, contrairement à la maladie de Parkinson.
Apathie et maladie d’Alzheimer
L’apathie est l’un des symptômes comportementaux les plus fréquents de la maladie d’Alzheimer, touchant jusqu’à 75% des patients (la prévalence moyenne serait de 55%). Ce pourcentage dépend cependant du mode d’évaluation et du type de population ciblée.
Elle est présente à tous les stades de la maladie d’Alzheimer, mais sa fréquence augmente en fonction de la gravité de la maladie, affectant 40% des patients au stade léger, 80% au stade modéré, et plus de 90% au stade sévère de la maladie.
Elle se manifeste par une perte d’intérêt pour l’environnement, une baisse de motivation, d’engouement, de spontanéité.
Quelques études ont retrouvé une corrélation entre la sévérité de l’apathie et des troubles de fonctions exécutives (anticipation, sélection d’un objectif, planification, capacité de s’adapter aux changements).
Le lien entre apathie et déclin cognitif a été peu exploré dans la maladie d’Alzheimer. Selon une étude, la fréquence de l’apathie augmente avec la sévérité des troubles cognitifs.
Fait intéressant: les personnes apathiques considérées comme saines peuvent avoir de mauvais résultats à des tests cognitifs, suggérant que l’apathie peut être un signe avant-coureur permettant d’identifier des personnes à risque. Cette hypothèse est confirmée par une étude de suivi ayant montré que les sujets à risque apathiques ont une probabilité plus grande de développer plus tard une maladie d’Alzheimer.
De même, l’anosognosie (méconnaissance par un malade d’un trouble), très fréquente dans la maladie d’Alzheimer, est principalement liée à l’apathie (par exemple, le malade a peu conscient qu’il manque d’initiative, de motivation, etc.).
Apathie et Alzheimer : la recommandation de la Haute autorité de la santé
L’apathie est un trouble du comportement qui devrait être mieux diagnostiqué, selon la Haute autorité de la santé (HAS). L’apathie est souvent confondue avec la dépression, ce qui explique qu’un bon nombre de patients consomment, à tort, des antidépresseurs.
L’agence française de santé publie de nouvelles recommandations sur l’apathie avec le double objectif de : « définir précisément le diagnostic » et de « recommander une prise en charge privilégiant des moyens thérapeutiques non médicamenteux. »
Selon la HAS, « les interventions non médicamenteuses doivent être privilégiées, car elles s’attaquent aux symptômes. Il peut s’agir de thérapies de stimulation cognitive, de réhabilitation psycho-socio-cognitive ou encore d’activités de groupe liées à la vie quotidienne…».
La HAS recommande de réduire les médicaments à risque d’effets secondaires favorisant l’apathie.
L’apathie s’accompagne d’un dysfonctionnement de certaines régions du cerveau
La plupart des travaux ont rapporté que l’apathie s’accompagne d’un mauvais fonctionnement de certaines régions du cerveau.
Une baisse de métabolisme (caractérisée par une réduction de la circulation sanguine) a été observée dans le cortex frontal et temporal des patients Alzheimer apathiques.
Il existe une corrélation entre la sévérité de l’apathie et la réduction de l’activité du cortex frontal.
Le cortex frontal (1) et cingulaire (2) du cerveau.
La technique de résonnance magnétique nucléaire a montré que l’épaisseur du cortex frontal et du cortex cingulaire diminue (reflétant une atrophie de ces régions) chez les patients Alzheimer apathiques.
Cette étude démontre que l’apathie n’est pas seulement un trouble psychologique, mais qu’elle s’accompagne d’un dysfonctionnement de certaines régions du cerveau.
Maladie de Parkinson
Selon les données épidémiologiques, la prévalence de l’apathie dans la maladie de Parkinson est estimée entre 16 et 42%. Cette variabilité dépend de l’instrument utilisé ainsi que de la composition des populations examinées.
Sa sévérité n’est généralement pas liée à la sévérité des troubles moteurs. Par contre, elle semble en lien avec l’importance des troubles cognitifs, notamment exécutifs.
L’apathie peut apparaître chez le parkinsonien sans que celui-ci souffre de troubles dépressifs et inversement.
Sa prévalence est estimée à 70-90% et elle s’observe à tous les stades de la maladie.
Les patients ne sont en général pas conscients de ce trouble. Par conséquent, le diagnostic devra essentiellement se baser sur les informations fournies par l’aidant le plus proche.
La présence d’une apathie chez un malade permet de différencier une démence fronto-temporale d’autres formes de démences fronto-temporales (par ex. démence sémantique et aphasie progressive primaire).
Dans la démence fronto-temporale, la sévérité de l’apathie est liée a la sévérité des perturbations du cortex frontal.
Apathie et maladie vasculaire
Une étude récente réalisée chez les personnes âgées de plus de 85 ans indique que cette catégorie de population âgée souffrant d’une maladie vasculaire a un risque accru de souffrir d’apathie, mais pas de dépression, suggérant que ces deux troubles n’ont pas la même cause.
Evaluation
La prise en charge de l’apathie reste aujourd’hui difficile, en grande partie par manque de moyens standardisés pour en détecter la présence et en évaluer la sévérité.
La première échelle proposée fut l’Apathy Evaluation Scale (AES) et sa version abrégée, appelée Apathy Scale (AS).
L’inventaire neuropsychiatrique est un instrument fiable pour évaluer
les troubles neuropsychiatriques dans les maladies neurologiques.
Une autre échelle plus spécifique est également utilisée et s’appelle l’Inventaire Apathie (IA).
Plus récemment, deux nouveaux instruments ont été proposés : le Structured Interview for Apathy (SIA) et le Lille Apathy Rating Scale (LARS).
Exemple d’atrophie cérébrale (flèches rouges)
L’apathie augmenterait le risque de trouble cognitif
Les personnes âgées souffrant d’apathie mais sans symptômes dépressifs
présentent une atrophie cérébrale plus importante, comparées à celles qui ne
sont pas apathiques.
Selon l’auteur principal de l’étude, la perte de mémoire n’est donc pas le seul symptôme associé à une diminution anormale du volume du cerveau, caractéristique d’un vieillissement cérébral pathologique.
Les chercheurs ont montré, à l’aide d’examens de neuroimagerie, que la baisse du volume du cerveau concerne à la fois la substance grise (formée des corps cellulaires des neurones qui stockent les informations) et la substance blanche (formée des axones et terminaisons qui assurent la connexion entre les neurones).
Ces résultats, s’ils étaient confirmés, permettraient d’identifier les personnes apathiques comme des individus à risque de développer des troubles cognitifs. Source: Structural MRI correlates of apathy symptoms in older persons without dementia: AGES-Reykjavik Study. Neurology, 2014.
Commentaires fermés sur Échelle de dysfonctionnement frontal (comportement)
L’échelle de dysfonctionnement frontal évalue la sévérité des troubles comportementaux de patients souffrant de démence à un stade léger, en particulier ceux atteints de démence frontotemporale.
Ce test est effectué en environ 10 minutes.
L’échelle de dysfonctionnement frontal comporte une liste de symptômes répartis en quatre domaines:
Troubles du contrôle de soi (hyperphasie, irritabilité, pleurs, etc.).
Négligence physique par rapport aux habitudes antérieures.
Troubles de l’humeur (tristesse, hyperémotivité…).
Assoupissement diurne Apathie Désintérêt social Persévéra:on idéique
Un point est attribué par domaine si au moins un signe est présent dans chacun de ces quatre domaines. La note maximale est donc de 4.
On soupçonne une démence frontotemporale lorsque la note est d’au moins 3 points. Selon l’échelle de dysfonctionnement frontal, la fréquence des symptômes comportementaux est :
Avoir une aventure d’un soir peut être une grande expérience pour certaines personnes et un tabou pour d’autres. Certaines personnes ne seront jamais à l’aise avec les liaisons aléatoires. Mais si vous aimez des aventures d’une nuit et vous n’avez pas de problème avec les relations occasionnelles, il n’y a aucune raison pourquoi les éviter. Certaines personnes se sentent plus heureuses et plus entières lorsqu’elles flirtent et discutent plus souvent. En fait, parfois une aventure au hasard est juste ce dont vous avez besoin.
Découvrez pourquoi les relations sans attachement sont devenues courantes :
Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les gens décident d’arrêter de trouver une relation à long terme. La liberté, le jeu et l’évasion rendent une aventure d’un soir si attrayante. En outre, les gens ont la possibilité de s’engager plus tard dans leur vie, donc, ils passent du temps à sortir avec des gens et à avoir des aventures.
Certaines personnes commencent avec des amis ou des connaissances, mais d’autres préfèrent des rencontres moins sérieuses et rejoignent donc des sites de rencontres. Il y a des sites destinés pour les célibataires qui cherchent les aventures d’un soir. C’est peut-être la meilleure option, parce que vous pouvez variment choisir n’importe qui et ne jamais les revoir après votre rencontre d’un soir, à condition de s’être mis d’accord au début.
L’impact sur la santé mentale d’une relation à court terme :
En plus du plaisir, les aventures d’un soir peuvent être des bonnes choses pour votre santé mentale. Puisqu’elles continuent de stimuler vos hormones, elles produisent des neurotransmetteurs qui sont responsables de maintenir l’équilibre chimique de votre cerveau, ce qui est très bénéfique pour plusieurs aspects :
Vous garderez toujours des souvenirs : vous venez de rencontrer une personne au hasard, vous avez eu une belle aventure dans une ville incroyable, la nuit était géniale et vous ne vous êtes jamais revus. Vous avez déjà une histoire à raconter à vos amis ! Vous pouvez en avoir beaucoup et vous en souvenir pendant longtemps.
Vous restez concentré sur d’autres priorités : puisque vous n’êtes pas dans une relation, vous n’avez pas besoin de passer du temps ou de l’énergie avec une autre personne. Vous pouvez rester concentré au travail, d’autres projets et il n’y a aucun facteur externe qui peut vous déranger. Cela ne fonctionne pas si vous êtes amoureux, par exemple, parce que vous perdrez un peu de votre raison et capacité de concentration.
Vous améliorez votre estime de soi ou surmontez les difficultés que vous pourriez avoir : les gens qui ont eu des aventures d’une nuit sont généralement plus détendus et confiants. Surtout parce que vous devez vous faire confiance pour flirter avec quelqu’un dans un court terme. Vous n’avez pas beaucoup de temps pour montrer vos sentiments intérieurs, vous devez donc compter sur l’apparence et les premières impressions.
Vous avez besoin d’une pause dans votre vie normale : un coup d’un soir, c’est comme « des vacances ». Vous serez moins stressé, plus détaché. Une aventure d’une soirée est une pause dans votre routine normale. Ça stimule votre créativité, vos désirs pour découvrir des nouvelles choses. Quand vous êtes en quête de nouvelles choses, c’est également un bon entraînement pour le cerveau.
Vous savez que ça marche pour vous, car vous l’avez déjà fait. Vous vous sentez moins stressé parce que vous savez ce que vous pouvez attendre. Garder les attentes à l’intérieur les limites aide beaucoup.
Il faut suivre une certaine étiquette lorsque vous choisissez de faire des rencontres rapides, vous devez être toujours clair, bien vous protéger et éviter la jalousie. Ce n’est pas pour tout le monde, bien sûr, mais ceux qui aiment ce genre de rencontres n’en tireront des bénéfices que s’ils s’y mettent en toute sécurité et en respectant le ou la partenaire évidemment.
La réalité virtuelle est une technologie susceptible de détecter précocement la maladie d’Alzheimer et d’améliorer la santé mentale.
La réalité virtuelle plus efficace pour identifier précocement la
maladie d’Alzheimer ?
Dans une étude publiée en 2019 dans la revue Brain, des chercheurs anglais (université de Cambridge et de l’University College London) ont demandé à des participants (45 personnes atteintes de troubles cognitifs légers et 41 personnes sans trouble) de se déplacer dans un environnement fictif. En parallèle, les chercheurs ont prélevé du liquide céphalorachidien pour détecter la présence ou non de lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Les patients atteints de troubles cognitifs légers ont obtenu une marque moins bonne au test de réalité virtuelle, comparés au sujet sain. De plus, dans le groupe des personnes avec des troubles cognitifs légers, douze patients avaient les biomarqueurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, et avaient encore de moins bons résultats que les autres patients.
Selon les chercheurs, les tests de réalité virtuelle pourraient être plus
efficaces pour identifier précocement la maladie d’Alzheimer que les tests
actuels et permettent d’évaluer le niveau de risque.
En 2015, d’autres expériences avaient été réalisées sur deux groupes de personnes
âgées de 18 à 30 ans participaient à l’étude, dont l’un était porteur d’un gêne
de susceptibilité de la maladie. Le second groupe est constitué de personnes en
bonne santé.
Les participants devaient naviguer dans un labyrinthe virtuel dans lequel il
fallait ramasser des objets puis les remettre à leur place.
Résultats. Le groupe des personnes à risques rencontrait
plus de difficultés spatiales, confirmées par un examen de l’activité
cérébrale.
La réalité virtuelle est déjà utilisée pour traiter et mieux comprendre certaines maladies mentales (phobies, addictions, psychopathie), mais aussi les accidents vasculaires cérébrales.
Source:
Howett D et coll. Differentiation of mild cognitive impairment using an
entorhinal cortex-based test of virtual reality navigation. Brain. 2019 Jun 1;142(6):1751-1766.
AVC : La réalité virtuelle facilite la récupération
En sollicitant les zones du cerveau atteintes après un
accident vasculaire cérébral (AVC), des exercices de réalité virtuelle
permettent aux patients de retrouver le contrôle de leurs membres supérieurs.
Une approche innovante expérimentée à Barcelone.
Interagir avec la nature en réalité virtuelle améliore l’humeur positive et conduit à une meilleure osmose avec la nature.
Des bienfaits sur l’humeur
S’immerger dans la nature en réalité virtuelle améliore
l’humeur.
Renouer avec la nature pendant la pandémie de COVID-19 présente
des avantages sur le mental – que ce soit dans des parcs publics ou à la
campagne.
Cependant, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un accès
direct aux milieux naturels, notamment ceux qui vivent dans les établissements de
soins et qui sont à mobilité réduite.
La télévision offre une fenêtre sur le monde extérieur et
regarder des émissions sur la nature peut donc être un bon moyen d’améliorer
son bien-être mental.
Des psychologues britanniques (Universités d’Exeter et de Surrey)
souhaitaient savoir si l’expérience d’immersion dans la nature avec un casque de
réalité virtuelle offrait des avantages sur le bien-être mental par rapport à
la télévision.
Ils ont estimé que plus l’expérience était proche de la réalité
(ce qui est obtenu avec la réalité virtuelle dite interactive), plus les gens
ressentaient une amélioration de leur humeur.
Contrairement à leurs attentes, ils ont constaté que la
télévision était tout aussi efficace que la réalité virtuelle pour soulager
l’ennui et les états d’humeur négatifs tels que la tristesse.
«Nos résultats montrent que le simple fait de regarder la nature
à la télévision peut aider à améliorer l’humeur des gens et à combattre
l’ennui», déclare l’auteur principal de l’étude.
«Avec des personnes du monde entier confrontées à un accès
limité aux environnements extérieurs en raison des quarantaines du COVID-19,
cette étude suggère que les programmes sur la nature pourraient offrir un moyen
accessible aux populations de bénéficier d’une« dose »de nature numérique.»
Le Dr Mathew White ,
psychologue à Exeter et l’un des auteurs de l’étude, conclut:
«La réalité virtuelle
pourrait nous aider à améliorer le bien-être des personnes qui ne peuvent pas
accéder facilement au monde naturel, comme celles vivant à l’hôpital ou dans
les soins de longue durée.
Pour simuler l’état émotionnel que vivent de nombreuses
personnes dans les hôpitaux et les maisons de soins, 96 bénévoles ont regardé
une vidéo de 4 minutes conçue pour provoquer l’ennui.
Dans le film, un homme décrit de manière monotone son travail
dans une entreprise de fournitures de bureau, y compris une conversation avec
un client, un déjeuner à son bureau et le prix de la papeterie.
Les participants ont ensuite été assignés au hasard à l’un des
trois scénarios, chacun d’une durée de 5 minutes.
Regarder un récif de corail tropical avec des poissons colorés et une tortue sur une télévision haute définition.
Regarder une scène du même récif via un casque de réalité virtuelle offrant des vues à 360 ° à partir d’un point fixe.
Regarder une scène similaire générée par ordinateur via un casque de réalité virtuelle, se déplacer et interagir avec les poissons et les coraux à l’aide d’un contrôleur portable (réalité virtuelle interactive).
Avant et après l’expérience de visionnage, les participants ont répondu à des questions sur leurs sentiments d’appartenance avec la nature, leur humeur et leur niveau d’ennui. De plus, après l’expérience, ils ont rapporté à quel point ils s’étaient sentis «présents».
Les trois expériences ont considérablement réduit l’ennui et
l’humeur négative tout en augmentant l’humeur positive et l’harmonie avec la
nature.
Cependant, il y avait une association entre l’expérience de
réalité virtuelle interactive et une humeur positive significativement plus
grande qu’avec la réalité virtuelle à 360 ° ou la télévision. Ces améliorations
semblaient être dues à un plus grand sentiment de présence au cours de
l’expérience.
La dysarthrie est un trouble de l’élocution ayant pour origine une dégénérescence d’un muscle ou de certaines structures cérébrales.
Dans ce dernier cas, ces structures touchées sont le bulbe rachidien ou le cortex.
Ces dysrathries surviennent suite à une sclérose en plaques (une maladie neurologique) ou un accident vasculaire cérébral.
Il existe d’autres maladies neurologiques caractérisées par des troubles moteurs (ex maladie de Parkinson, maladie de Huntington) et qui entraînent une dysarthrie. Seule l’expression est altérée.
La dysarthrie n’est pas due à une atteinte des organes de la phonation (langue, lèvres, palais) et doit être différenciée de l’aphasie, qui est un trouble du langage oral et/ou écrit affectant l’expression et la compréhension du langage (l’aphasie se rencontre notamment dans la maladie d’Alzheimer).
Les patients atteints de dysarthrie ont une faiblesse, une lenteur ou une incoordination au niveau de la respiration, de l’articulation, de la phonation, du débit, et/ou de la prosodie (intensité et durée du son).
La maladie se caractérise souvent par un discours brouillon ou lent qui peut être difficile à comprendre.
Les différentes formes de dysarthrie
Voici la classification des dysarthries avec entre parenthèses les pathologies. 1. La dysarthrie spastique (AVC). 2. La dysarthrie flasque (neuropathies innervant les muscles effecteurs de la face par exemple). 3. La dysarthrie ataxique (atteinte du cervelet). 4. La dysarthrie hypokinétique (maladie de Parkinson). 5. La dysarthrie hyperkinétique (maladie de Huntington). 6. Les dysarthries mixtes (traumatismes crâniens, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique).
Comment évalue-t-on les dysarthries ?
Echelle GBRAS
GRBAS est l’acronyme anglais de Grade, Breathness, Roughness, Asthenicity et Strain.
G (pour Grade) : quelle est l’impression générale de la qualité de la voix? R (pour Roughness) : la voix est-elle raucailleuse?. B (pour Breathness) : un souffle est-il audible quand le patient parle? A (asthenicity) : il y a-t-il une impression d’asthénie? S (strain) : il y a-t-il une impression quel le patient ?
Ces cinq paramètres sont notés de 0 (voix normale) à 3 (altération maximale de la voix). La cotation est relativement aisée sur la raucité et le souffle, mais elle s’avère difficile pour ce qui concerne l’asthénie et le forçage.
Evaluation perceptive de la dysarthrie
Elle regroupe 32 critères relatifs au volume et au timbre de la voix, la respiration etc. Une échelle note la sévérité du critère (0 : pas d’anomalie, 4 : anomalie sévère).
Mesure de l’intelligibilité
Plusieurs tests traduits de l’anglais ont été mis au point pour évaluer si le message est audible: le Frenchay Dysarthria Assessment (FDA), l’Assessment of Intelligibility in Dysarthric Speakers (AIDS), l’Evaluation Clinique de la Dysarthrie (ECD), ou le Test Lillois de Communication (TLD).
Examens complémentaires
Il existe des instruments qui effectuent des mesures acoustiques et aérodynamiques de la parole. Par exemple, l’appareil d’Evaluation Vocale Assistée enregistre certains paramètres physiologiques de la voix et de la parole (intensité, hauteur, débits d’air, pression)..
L’échelle d’Hachinski, élaborée en 1975 par le médecin Hachinski, permet de déterminer si une détérioration mentale est d’origine vasculaire (en particulier provoquée par des petits infarctus cérébraux) ou neurodégénérative (caractérisée par une mort progressive des neurones).
L’échelle d’Hachinski comporte 13 items une note (1 ou 2 points) en fonction des données cliniques, sans l’aide du malade.
Items
Points attribuées si l’item est présent
Début brutal
2
Aggravation par paliers
1
Évolution fluctuante
2
Confusion nocturne
1
Personnalité relativement préservée
1
Dépression
1
Plaintes somatiques
1
Labilité émotionnelle
1
Antécédents ou présence d’hypertension artérielle
1
Antécédents d’accident vasculaire cérébral
2
Signes d’athérosclérose
1
Symptômes neurologiques focaux*
2
Signes neurologiques focaux à l’examen*
2
Score (maximum 18 points)
* Hémiparésie, paralysie faciale centrale, exagération des réflexes ostéo- tendineux, signe de Babinski, déficit sensitif, hémianopsie, dysarthrie.
Une
note de 1 ou 2 points est affectée à chaque item. La note totale est calculée
en additionnant les notes obtenues aux 13 items. Le barème est le suivant:
de 0 à 4 points: présence d’une démence de type Alzheimer.
À partir de 7 points: présence d’une démence vasculaire.
D’après les données cliniques et anatomiques, le score de l’échelle d’Hachinski permet de séparer la démence vasculaire des autres formes de démences avec une sensibilité de 42% et une spécificité de 84%.
Sources :Hachinski V. C. et coll. (1975). Cerebral blood flow in dementia. Arch Neurol, 32, 632–637.
L’agoraphobie est une forme de trouble anxieux au cours duquel vous craignez et évitez les endroits qui pourraient vous faire paniquer et vous faire sentir pris au piège.
L’anxiété est provoquée par la
peur qu’il n’y ait pas de moyen facile de s’échapper ou d’obtenir de l’aide si
l’anxiété s’intensifie.
La plupart des personnes
atteintes d’agoraphobie la développent après avoir eu une ou plusieurs crises
de panique, ce qui les fait craindre d’avoir une autre crise.
Les personnes atteintes
d’agoraphobie ont souvent du mal à se sentir en sécurité dans n’importe quel
lieu public, en particulier là où les foules se rassemblent.
Le traitement de l’agoraphobie
peut être difficile car il signifie généralement affronter ses peurs. Mais
avec la psychothérapie et les médicaments, vous pouvez échapper au piège de
l’agoraphobie et vivre une vie plus agréable.
Les personnes souffrant d’agoraphobie évitent les transport en commun , les espaces ouverts (p. ex. parcs), les espaces clos (p. ex. ascenseurs) et les foules.
Symptômes
Les symptômes typiques de l’agoraphobie
comprennent la peur de:
Faire la
queue
Des espaces
fermés, tels que cinémas, ascenseurs ou petits magasins
Des espaces
ouverts, tels que parkings, ponts ou centres commerciaux
Utiliser
les transports en commun (bus, avion ou train).
Ces situations provoquent de
l’anxiété parce que vous craignez de ne pas pouvoir vous échapper ou de ne pas
trouver de l’aide si vous commencez à vous sentir paniqué.
En outre:
La peur
ou l’anxiété résulte presque toujours de l’exposition à la situation
Votre
peur ou votre anxiété est hors de proportion avec le danger réel de la
situation
Vous
évitez la situation, vous avez besoin d’un compagnon pour vous accompagner ou
vous supportez la situation mais vous vous sentez en détresse
Votre
phobie et votre évitement durent généralement six mois ou plus
Exemple d’agoraphobie
Une personne a peur de s’éloigner de chez elle et doit être accompagnée pour se rendre plus loin que son état lui permet. Elle peut appeler un proche pour la prévenir qu’elle va sortir seule. Cet évitement a un impact négatif sur le fonctionnement professionnel.
Les
causes
La biologie, le stress et les
expériences d’apprentissage peuvent tous jouer un rôle dans le développement de
l’agoraphobie.
Facteurs
de risque
L’agoraphobie peut commencer dans
l’enfance, mais commence généralement à la fin de l’adolescence ou au début de
l’âge adulte – généralement avant l’âge de 35 ans. Les adultes plus âgés
peuvent également la développer. Les femmes reçoivent un diagnostic
d’agoraphobie plus souvent que les hommes.
Les facteurs de risque
d’agoraphobie incluent :
Avoir un
trouble panique ou d’autres phobies
Répondre
aux crises de panique avec une peur excessive et l’évitement
Vivre des
événements de la vie stressants, tels que des abus, la mort d’un parent ou une
agression.
Avoir un tempérament
anxieux ou nerveux
Avoir un
parent d’atteint d’agoraphobie
Complications
L’agoraphobie peut grandement
limiter les activités de votre vie. Si votre agoraphobie est sévère, vous
ne pourrez peut-être même pas quitter votre domicile.
Sans traitement, certaines
personnes restent confinées à la maison pendant des années.
Vous ne pourrez peut-être pas
rendre visite à votre famille et vos amis, aller à l’école ou au travail, faire
des courses ou participer à d’autres activités quotidiennes normales.
L’agoraphobie peut également
entraîner ou être associée à:
Une dépression
D’un abus
d’alcool ou de drogues
D’autres
troubles de santé mentale, y compris d’autres troubles anxieux ou troubles de
la personnalité
Prévention
Il n’y a aucun moyen sûr de prévenir
l’agoraphobie. Cependant, l’anxiété a tendance à augmenter à mesure que
vous évitez les situations que vous craignez.
Si vous commencez à avoir de
légères craintes de vous rendre dans des endroits sûrs, essayez de vous
entraîner à y aller encore et encore avant que votre peur ne devienne
écrasante.
Si cela est trop difficile de le
faire vous-même, demandez à un membre de votre famille ou à un ami de vous
accompagner ou demandez de l’aide d’un professionnel.
Si vous ressentez de l’anxiété ou si vous avez des
crises de panique, obtenez un traitement dès que possible. Obtenez de
l’aide tôt pour éviter que les symptômes ne s’aggravent. L’anxiété, comme
de nombreux autres problèmes de santé mentale, peut être plus difficile à
traiter si vous attendez.
Diagnostic
L’agoraphobie est diagnostiquée sur la base:
Signes et symptômes
Entretien approfondi avec votre médecin ou un professionnel de la santé mentale
Examen physique pour exclure d’autres maladies qui pourraient être à l’origine de vos symptômes
Critères d’agoraphobie répertoriés dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), publié par l’American Psychiatric Association
Traitement
Le traitement de l’agoraphobie comprend généralement à la fois une
psychothérapie et des médicaments. Cela peut prendre un certain temps,
mais le traitement peut vous aider à aller mieux.
Psychothérapie
La psychothérapie consiste à travailler avec un thérapeute pour fixer
des objectifs et acquérir des compétences pratiques pour réduire vos symptômes
d’anxiété. La thérapie cognitivo-comportementale est l’une des formes les
plus efficaces de psychothérapie contre les troubles anxieux, y compris
l’agoraphobie.
Médicaments
Certains types d’antidépresseurs sont souvent utilisés pour traiter l’agoraphobie, et parfois des benzodiazépines sont utilisées sur une base limitée.
Les médicaments peuvent prendre des semaines pour soulager les
symptômes.
Médecine douce
Certains compléments alimentaires et à base de plantes prétendent avoir
des bienfaits calmants et anxiolytiques. Avant de prendre l’un de ces
médicaments pour l’agoraphobie, parlez-en à votre médecin. Bien que ces
suppléments soient disponibles sans ordonnance, ils présentent toujours des
risques pour la santé.
Pour accompagner une personne faisant face à la maladie d’Alzheimer, il est nécessaire de réaliser certains aménagements, d’avoir du temps à consacrer à la prise en charge des tâches quotidiennes, mais aussi de savoir lorsqu’il est temps de demander de l’aide et de confier cet accompagnement dans la dépendance à un professionnel qualifié.
Ainsi, si vous souhaitez accueillir une personne souffrant de cette maladie neurodégénérative voici quelques conseils.
Proposer une prise en charge adaptée
Lorsque l’on souhaite accueillir une personne touchée par la maladie d’Alzheimer, il est important de garder en tête qu’il ne s’agit pas d’une simple colocation.
Les personnes âgées atteintes par cette maladie auront des besoins bien spécifiques pour effectuer des tâches du quotidien, mais aussi pour être soutenues et accompagnées dans la maladie. Cela demande de réaliser des ajustements pratiques au quotidien, mais aussi de disposer de temps pour la personne que l’on accompagne.
Qui plus est, s’agissant d’une maladie neurodégénérative, il faut aussi être en mesure d’évaluer lorsque l’intervention régulière d’un personnel formé et professionnel est nécessaire pour éviter de mettre en danger la personne que l’on accompagne.
Il peut donc être envisagé d’accueillir une personne Alzheimer chez soi dans les premiers temps de la maladie, mais lorsque la situation deviendra trop difficile, il est recommandé d’envisager un accueil en EHPAD ou en famille d’accueil pour senior.
Qu’est-ce que la famille d’accueil pour senior ?
La famille d’accueil pour senior est une famille d’accueil pour personnes âgées touchées par la maladie d’Alzheimer ou plus généralement en perte d’autonomie.
La famille d’accueil pour senior comprend obligatoirement un professionnel agréé et formé et peut accueillir jusqu’à trois personnes âgées. Il s’agit donc d’un professionnel (et de sa famille) qui accueillera une personne âgée dépendante ou en perte d’autonomie à son domicile pour une prise en charge complète.
La famille d’accueil pour seniors a la particularité, par comparaison à l’EHPAD, de proposer un cadre de vie plus chaleureux et accueillant. La personne accueillie en famille d’accueil pour senior va ainsi pouvoir partager du temps avec d’autres personnes accueillies, mais aussi avec les membres de la famille.
Cela permet de profiter d’un environnement plus agréable, mais aussi plus vivant qui permet le maintien du lien social et humain ce qui est particulièrement pertinent dans l’accompagnement des personnes touchées par une maladie neurodégénérative ou en perte d’autonomie (plus d’informations sur l’accompagnement des personnes âgées sur le blog Astuce Santé).
Comment trouver une famille d’accueil pour personne âgée ?
La famille d’accueil pour senior peut être proposée par un organisme spécifique comme par exemple CetteFamille (découvrez la chaine YouTube de CetteFamille).
Ce type d’organisme permet de s’assurer que les personnes se proposant comme famille d’accueil pour senior disposent bien des qualifications requises, mais aussi d’un environnement de vie adapté aux besoins des personnes âgées rencontrant une dépendance pour les gestes du quotidien.
L’organisme va pouvoir effectuer un diagnostic des besoins en matière de dépendance, mais aussi des attentes de la famille de la personne âgée à accueillir puis effectuer des recherches pour proposer trois familles d’accueil différentes.
Il sera ainsi possible de faire un choix en fonction de ses critères puis d’être accompagné pour l’installation dans ce nouveau lieu de vie. L’organisme accompagnera également le suivi des démarches administratives pour mettre en place le contrat et la rémunération, mais aussi les demandes d’aides comme l’APA par exemple.
Bien évidemment, un suivi est effectué de façon régulière pour s’assurer que tout se passe dans les meilleures conditions possible pour les deux parties et mettre en place les changements adaptés si nécessaire.
Il s’agit donc d’une prise en charge complète pour permettre à une personne âgée d’être accueillie dans une famille avec un professionnel formé et agréé.