Maladie de Parkinson : les premiers signes

Existe-t-il un lien entre Parkinson et trouble bipolaire ?

Dépression: changer d’alimentation peut réduire les symptômes

L’acétylcholine

Le toucher-massage peut réduire l’agitation

Les déséquilibres chimiques dans le cerveau

Jeu de mémoire 80

Champignons : bienfaits pour la santé

Le chou frisé (ou le thé) réduirait le risque d’Alzheimer

Bradypsychie

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Maladie de Parkinson : les premiers signes

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    La maladie de Parkinson se caractérisent par des signes essentiellement moteurs, en particulier des tremblements et des mouvements lents et rigides.

    De petits changements dans les mouvements et le comportement d’une personne peuvent signaler le début de la maladie de Parkinson avant le diagnostic.

    La maladie de Parkinson est un trouble du système nerveux qui affecte environ1 % des personnes âgées de 65 ans et plus. Les symptômes se développent généralement lentement sur plusieurs années. Ils peuvent être subtils au début, donc les premiers signes sont faciles à manquer.

    Si quelqu’un remarque des symptômes de la maladie de Parkinson, il devrait envisager de contacter son médecin pour plus d’informations. Un traitement précoce peut améliorer l’issue à long terme de la maladie.

    Dans cet article, nous couvrons 13 signes précoces de la maladie de Parkinson.

    1. Tremblements

    Les premiers symptômes de la maladie de Parkinson peuvent inclure des tremblements dans les mains et une écriture serrée.

    De nombreux professionnels de la santé considèrent les tremblements comme un signe clé caractéristique de la maladie de Parkinson. Les tremblements impliquent une contraction ou une secousse persistante des mains, des jambes ou du menton.

    Les tremblements associés à la maladie de Parkinson sont appelés «tremblements de repos». Cela signifie que les tremblements cessent lorsqu’une personne utilise la partie du corps affectée.

    Les tremblements sont très subtils lorsqu’ils apparaissent pour la première fois. À ce stade, la personne qui subit les tremblements est généralement la seule à les remarquer. Les tremblements s’aggraveront progressivement à mesure que la maladie progresse.

    Les tremblements apparaissent généralement sur un côté du corps et se propagent ensuite à d’autres parties du corps.

    2. Difficulté à marcher

    Des changements subtils dans le mode de marche d’une personne pourraient être un signe précoce de la maladie de Parkinson.

    Une personne atteinte de la maladie de Parkinson peut marcher lentement ou se traîner les pieds en marchant. Beaucoup appellent cela une « démarche aléatoire ».

    La personne peut marcher à un rythme irrégulier, marcher plus vite ou plus lentement ou changer la longueur de sa foulée.

    Les principaux signes de la maladie de Parkinson : tremblements, démarche traînante.

    3. Écriture serrée ou petite

    La micrographie est un trouble qui implique une écriture anormalement petite ou exiguë.

    Les médecins associent la micrographie à des maladies affectant le système nerveux ou à des troubles neurodégénératifs, tels que la maladie de Parkinson.

    4. Perte d’odeur

    L’hyposmie survient lorsque quelqu’un perd sa capacité à sentir. Ceci est également appelé dysfonctionnement olfactif. Une perte d’odeur est un symptôme relativement courant, affectant 80% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

    La perte d’odeur est l’un des symptômes les plus visibles de la maladie de Parkinson qui n’est pas lié au mouvement. Il peut apparaître plusieurs années avant que la maladie n’affecte les mouvements d’une personne.

    Les personnes qui présentent une hyposmie peuvent ressentir:

    • un odorat émoussé
    • difficulté à détecter les odeurs
    • difficulté à identifier les odeurs
    • difficulté à faire la différence entre les odeurs

    Les médecins utilisent des tests d’identification des odeurs pour diagnostiquer l’hyposmie, mais la précision de ces tests varie considérablement.

    L’hyposmie ne signifie pas toujours qu’une personne est atteinte de la maladie de Parkinson. L’odorat d’une personne peut changer pour de nombreuses raisons, telles que l’âge, le tabagisme ou l’exposition à des produits chimiques agressifs. L’hyposmie est également un symptôme d’autres conditions médicales, notamment la maladie d’Alzheimer et la maladie de Huntington.

    5. Problèmes de sommeil

    Une personne aux premiers stades de la maladie de Parkinson peut éprouver toute une gamme de problèmes de sommeil.

    La maladie de Parkinson peut gravement affecter la capacité de sommeil d’une personne. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent présenter un large éventail de signes liés au sommeil, notamment:

    • insomnie
    • fatigue excessive pendant la journée
    • narcolepsie
    • apnée du sommeil
    • cauchemars
    • mouvements incontrôlés ou sporadiques pendant le sommeil

    6. Mauvais équilibre

    La maladie de Parkinson cible spécifiquement les cellules nerveuses appelées noyaux gris centraux, situés profondément dans le cerveau. Les nerfs des noyaux gris centraux contrôlent l’équilibre et la flexibilité, de sorte que tout dommage à ces nerfs peut altérer l’équilibre d’une personne.

    Les médecins utilisent un test appelé test de traction pour évaluer l’équilibre d’une personne. Le test de traction implique qu’un professionnel de la santé tire doucement les épaules d’une personne vers l’arrière jusqu’à ce qu’elle perde son équilibre et enregistre le temps qu’il lui faut pour retrouver l’équilibre.

    Les individus en bonne santé récupèrent après une ou deux étapes , tandis que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent prendre plus de temps pour s’équilibrer totalement.

    7. Bradykinésie

    La bradykinésie est un terme qui signifie lenteur ou absence de mouvement.

    La bradykinésie provoque une variété de symptômes, tels que la raideur des membres et des mouvements lents. Une personne atteinte de bradykinésie peut marcher plus lentement ou avoir du mal à démarrer un mouvement.

    Certaines personnes qui présentent ce symptôme peuvent l’interpréter à tort comme une faiblesse musculaire. Cependant, ce symptôme n’affecte pas la force musculaire.

    8. Expression faciale réduite

    Les expressions faciales impliquent de nombreux mouvements musculaires subtils et complexes. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont souvent une capacité réduite à faire des expressions faciales.

    Une personne avec peu d’expression faciales peut avoir des difficultés à communiquer avec les autres, car les changements dans ses expressions faciales sont moins visibles que d’habitude.

    Les muscles faciaux se déplacent plus lentement ou rigidement que d’habitude. Les personnes peuvent sembler sans émotion, bien que leur capacité à ressentir des émotions ne soit pas altérée.

    9. Changements vocaux

    Les changements dans le volume et la qualité de la voix d’une personne sont un autre signe précoce de la maladie de Parkinson.

    Les changements vocaux peuvent impliquer de parler sur un ton plus doux, ou de commencer à parler à un volume habituel, puis la voix devient plus douce ou s’estompe.

    Dans d’autres cas, une personne peut perdre la variation habituelle du volume et du ton de sa voix, de sorte que la voix semble monotone.

    10. Posture voûtée

    Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent remarquer des changements dans leur posture en raison d’autres symptômes de la maladie, tels que la rigidité musculaire.

    Les gens se tiennent naturellement pour que leur poids soit uniformément réparti sur leurs pieds. Cependant, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent commencer à se pencher en avant, ce qui les fait apparaître voûtées ou courbées.

    11. Constipation : un signe non moteur de Parkinson

    La constipation est un problème courant qui peut avoir un large éventail de causes. La constipation est l’un des signes non moteurs les plus courants associés à la maladie de Parkinson. Près de 25% des personnes atteintes souffrent de constipation avant de développer des symptômes moteurs.

    12. Symptômes psychologiques

    Parler à un thérapeute pourrait aider une personne atteinte de Parkinson à faire face aux changements émotionnels causés par la maladie.

    La maladie de Parkinson peut gravement affecter le bien-être psychologique d’une personne. La maladie abaisse les niveaux naturels de dopamine de l’organisme, ce qui peut provoquer des changements d’humeur et de comportement.

    Certains symptômes psychologiques associés à la maladie de Parkinson comprennent:

    • la dépression
    • anxiété
    • psychose
    • démence
    • confusion
    • difficulté à planifier ou à rester organisé
    • capacité de résolution de problèmes réduite

    13. Perte de poids

    Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent subir une perte de poids légère à modérée pour plusieurs raisons.

    Les tremblements et autres symptômes moteurs associés à la maladie de Parkinson peuvent augmenter les besoins énergétiques naturels du corps. Les symptômes non moteurs, tels que la perte de l’odorat, la dépression ou les problèmes digestifs, peuvent amener les gens à manger moins, ce qui peut entraîner une perte de poids.

    En résumé

    La maladie de Parkinson est difficile à diagnostiquer, en particulier aux premiers stades. En effet, les symptômes sont plus subtils et plus sporadiques. Cependant, savoir quels symptômes rechercher peut encourager les gens à consulter un médecin avant de progresser.

    Les premiers signes de la maladie de Parkinson comprennent:

    • tremblements
    • difficulté à marcher
    • écriture étroite ou petite
    • perte d’odeur
    • problèmes de sommeil
    • mauvais équilibre
    • bradykinésie
    • perte d’expression faciale
    • changements de voix
    • posture voûtée
    • constipation
    • symptômes psychologiques
    • perte de poids

    Le fait d’avoir ces signes ne signifie pas toujours qu’une personne est atteinte de la maladie de Parkinson. Les personnes de plus de 60 ans devraient envisager de parler à leur professionnel de la santé si elles présentent l’un des symptômes énumérés ci-dessus.

    Un diagnostic précoce conduit à un traitement plus précoce, ce qui peut améliorer la qualité de vie d’une personne.

  2. Existe-t-il un lien entre Parkinson et trouble bipolaire ?

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    Les auteurs d’une méta-analyse concluent à l’existence d’un lien entre la maladie de Parkinson et le trouble bipolaire.

    Une étude récente examine les liens entre la maladie de Parkinson et le trouble bipolaire, deux maladies qui surviennent aux extrémités opposées de la vie.

    Le trouble bipolaire, appelé autrefois maniaco-dépression, a tendance à commencer vers l’âge de 20 ans.

    Caractérisé par des épisodes cycliques de dépression et de manie, le trouble bipolaire affecte environ 3% des adultes.

    Les scientifiques ne savent pas pourquoi il survient chez certaines personnes, mais pas chez d’autres, bien que des recherches suggèrent que le système dopaminergique pourrait jouer un rôle.

    Par exemple, la lévodopa – un médicament contre la maladie de Parkinson qui active les récepteurs de la dopamine – peut induire la manie chez certaines personnes.

    Les chercheurs se réfèrent à l’hypothèse selon laquelle la dopamine est dérégulée dans le trouble bipolaire.

    Parkinson et trouble bipolaire

    La maladie de Parkinson, une affection caractérisée par des tremblements, une rigidité et une posture instable, survient le plus souvent chez les personnes âgées.

    Les symptômes de la maladie de Parkinson sont provoqués par la mort de cellules productrices de dopamine dans une partie du cerveau appelée substance noire.

    Une étude récente examine les liens entre deux maladie de Parkinson et trouble bipolaire qui apparaissent aux extrémités opposées de la vie.

    Les personnes qui prennent ces médicaments pendant de longues périodes peuvent développer un parkinsonisme induit par les médicaments qui, comme l’expliquent les auteurs de la dernière étude, « ne se distingue pas cliniquement de la maladie de Parkinson« .

    En 2020, un groupe de chercheurs a tenté de comprendre si la BD augmentait la probabilité de développer la maladie de Parkinson plus tard dans la vie. Ils ont publié leurs résultats dans JAMA Neurology.

    Pour étudier ce possible lien, les scientifiques ont effectué une revue systématique et une méta-analyse des études existantes.

    Au total, sept études ont répondu aux critères des scientifiques, fournissant des données de plus de 4 millions de participants. Après leur analyse, les auteurs ont conclu que :

     » Lles personnes atteintes de trouble bipolaire ont une probabilité accrue de développer plus tard la maladie de Parkinson. »

    Les auteurs émettent l’hypothèse que le dérèglement des récepteurs de la dopamine peut conduire à long terme à une réduction de l’activité dopaminergique.

    Limites de l’étude

    Bien que les conclusions des auteurs soient claires, l’étude présente plusieurs limites. Premièrement, ils soulignent que les liens entre le trouble bipolaire et la maladie de Parkinson étaient les plus forts dans les études avec des temps de suivi plus courts. Cela, expliquent-ils, pourrait être dû au diagnostic erroné de parkinsonisme provoqué par un médicament et non à une maladie de Parkinson proprement dite.

    Ils notent également que deux des études de leur analyse ne font pas de différence entre la maladie de Parkinson et le parkinsonisme.

    En effet, la plupart des données que l’équipe de recherche a utilisées dans la nouvelle analyse provenaient d’études qui n’avaient pas cherché à étudier la relation entre le trouble bipolaire et la maladie de Parkinson, en particulier.

    Pourtant, dans les études avec des périodes de suivi plus longues, où un diagnostic erroné devrait être moins probable, l’association entre les deux maladies était toujours «forte». 

    Implications

     » La principale implication clinique de cette revue devrait être de souligner que si les patients atteints de trouble bipolaire présentent des caractéristiques de troubles moteurs, cela peut ne pas être d’origine médicamenteuse. Il est alors recommandé de dépister une éventuelle maladie de Parkinson. »

    Étant donné que la maladie de Parkinson affecte une partie spécifique du cerveau, la neuroimagerie est le seul moyen de distinguer le parkinsonisme de la maladie de Parkinson. Des études ultérieures utilisant cette approche pourraient apporter une réponse plus claire.

    Source: Patrícia R. et coll. Risk of Developing Parkinson Disease in Bipolar Disorder. A Systematic Review and Meta-analysis. October 14, 2019

  3. Dépression: changer d’alimentation peut réduire les symptômes

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    Les symptômes de la dépression peuvent être atténués rapidement en modifiant l’alimentation chez les jeunes adultes. Les résultats offrent de l’espoir, mais doivent être confirmés.

    Cette étude rejoint celle publiée en 2017 ayant montré qu’un régime de type Un régime de type méditerranéen diminue le risque de dépression.

    La science a maintenant clairement établi l’impact d’une mauvaise alimentation sur la santé physique globale.

    La consommation de grandes quantités d’aliments transformés et sucrés augmente le risque d’obésité, de maladies cardiaques et de diabète.

    Plus récemment, les chercheurs ont commencé à se concentrer sur l’impact d’une alimentation saine ou mauvaise sur la santé mentale.

    En fait, comme l’expliquent les auteurs de la dernière étude, l’alimentation est désormais considérée comme un «facteur de risque modifiable de dépression».

    La plupart des études sont des observations. En d’autres termes, il est actuellement difficile de déterminer si une alimentation saine évite la dépression ou si la dépression entraîne des habitudes alimentaires malsaines.

    Les symptômes de la dépression ont considérablement diminué chez de jeunes adultes qui ont suivi un régime de style méditerranéen pendant trois semaines. Il s’agit de la dernière étude à montrer que l’alimentation peut influencer la santé mentale.

    Combler un vide

    Selon les auteurs, à ce jour, un seul essai témoin randomisé a enquêté sur une modification de l’alimentation chez des adultes ayant un diagnostic clinique de dépression.

    L’étude de 12 semaines a conclu que «l’on peut réduire efficacement et facilement les symptômes de dépression en améliorant l’alimentation».

    La dernière étude, publiée en 2020 dans PLOS ONE, fournit plus d’information.

    Dans cette étude, les scientifiques ont voulu découvrir si les jeunes adultes avec une dépression pouvaient bénéficier d’une bonne alimentation de 3 semaines. Dans le même temps, ils souhaitaient savoir si les jeunes souffrant de dépression seraient capables de s’en tenir à une intervention diététique.

    Les chercheurs ont choisi d’étudier les jeunes adultes parce que, comme ils l’expliquent, « l’adolescence et le jeune âge sont une période au cours de laquelle il y a un risque accru de dépression, et ce sont également des périodes critiques pour établir des modèles de santé – comme le régime alimentaire – qui se perpétueront jusqu’à l’âge adulte. « 

    Pour enquêter, des chercheurs de l’Université Macquarie en Australie ont recruté 76 participants âgés de 17 à 35 ans. Tous les participants présentaient des symptômes de dépression modérés et leur régime alimentaire standard comprenait des niveaux élevés de sucre, de graisses saturées et d’aliments transformés.

    Les scientifiques ont divisé les participants en deux groupes; le groupe avec dépression « changement d’alimentation » et le groupe avec dépression « alimentation régulière ».

    Les scientifiques ont donné au groupe de changement de régime des conseils nutritionnels sous la forme d’une vidéo de 13 minutes, qu’ils ont mise en ligne pour que l’étudiant puisse y faire référence pendant l’étude.

    Les membres de ce groupe ont reçu un petit panier de nourriture saine et la promesse d’une carte-cadeau de 60 $ s’ils remettaient leurs reçus d’achat à la fin de l’étude.

    Le groupe de changement de régime a également reçu deux appels d’enregistrement au cours de l’étude, aux jours 7 et 14. Le groupe « régime régulier » n’a cependant reçu ni instruction sur le régime alimentaire, ni nourriture gratuite ou cartes-cadeaux; l’équipe de recherche leur a simplement demandé de revenir après 3 semaines.

    Au début et à la fin de l’étude de 3 semaines, tous les participants ont subi une batterie de tests. Les scientifiques ont évalué les niveaux de dépression et d’anxiété et ont également testé les compétences d’apprentissage et de raisonnement.

    Comme prévu, les participants du groupe expérimental ont adhéré aux changements alimentaires. Dans ce groupe de changement de régime, les scores de dépression se sont considérablement améliorés. Les scores d’anxiété et de stress se sont également améliorés.

    À l’inverse, le groupe de régime régulier n’a connu aucun changement significatif de son score de dépression.

    Après 3 mois, les chercheurs ont parlé avec 33 des participants par téléphone. Bien que seulement sept de ces personnes maintiennent un régime alimentaire sain, les améliorations de l’humeur étaient encore significatives dans ce petit groupe.

    Dans l’ensemble, les auteurs concluent:

     » Les symptômes de dépression ont été réduite suite à une modification de l’alimentation. Cette modification de régime a conssité à réduire la consommation d’aliments transformés et à augmenter la consommation de fruits, légumes et poisson.

    Ces résultats confirment l’hypothèse qu’un changement modeste du régime alimentaire est un traitement d’appoint utile pour réduire les symptômes de la dépression. »

    Limites et défis

    Bien que les résultats actuels confirment que la nourriture joue un rôle bénéfique dans la santé mentale, l’étude présente des limites importantes.

    D’abord et avant tout, l’étude n’a recruté qu’un petit nombre de participants; et il s’agissait exclusivement de jeunes adultes qui fréquentaient l’université, de sorte que les résultats pourraient ne pas s’appliquer à d’autres classes sociales.

    Il est important de noter que les personnes appartenant au groupe de régime régulier n’ont reçu aucune orientation, aucune nourriture gratuite et aucune incitation en espèces. Les études ultérieures devront faire correspondre plus étroitement les deux groupes. Par exemple, les deux groupes pourraient recevoir la même récompense financière.

    En ce qui concerne le suivi de 3 mois, l’équipe de recherche l’a mené par téléphone avec seulement 33 participants, il est donc difficile d’extrapoler les résultats.

    Puisque la relation la santé mentale (en particulier la dépression) et l’alimentation est un sujet brûlant, d’autres chercheurs sont susceptibles de publier des études plus étoffées et assez rapidement. La nutrition et la santé mentale étant difficiles à étudier séparément, il est donc encore plus difficile d’examiner l’interaction entre les deux.

    Développer une image claire du rôle de l’alimentation dans le bien-être psychologique est en effet complexe. Cela dit, les liens entre bien manger et santé mentale se renforcent déjà.

    Source: A brief diet intervention can reduce symptoms of depression in young adults – A randomised controlled trial. Plos One. October 9, 2019 .

  4. L’acétylcholine

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    L’acétylcholine est un messager chimique, ou neurotransmetteur, qui joue un rôle important dans la fonction cérébrale et musculaire. Les déséquilibres dans l’acétylcholine sont liés à des maladies chroniques, telles que la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

    L’acétylcholine a été le premier neurotransmetteur découvert.

    Les déséquilibres dans les niveaux d’acétylcholine sont responsables de certaines maladies neurologiques. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson ont tendance à avoir de faibles niveaux d’acétylcholine.

    Il n’existe aucun moyen efficace de maintenir des niveaux idéaux d’acétylcholine et de prévenir les maladies neurologiques.

    Cependant, les chercheurs développent des traitements pour aider les personnes atteintes à vivre plus longtemps et en meilleure santé.


    Acétylcholine et maladie d’Alzheimer

    Les personnes atteintes d’Alzheimer ont généralement de faibles niveaux d’acétylcholine.

    La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence chez les personnes âgées.

    Ses symptômes incluent une perte de mémoire sévère et des problèmes de capacité de penser qui interfèrent avec la vie quotidienne. Il n’y a pas de remède contre la maladie d’Alzheimer.

    Les experts ne connaissent pas la cause de la maladie d’Alzheimer.

    Cependant, ils savent que de nombreuses personnes atteintes de la maladie ont des niveaux inférieurs d’acétylcholine. La maladie d’Alzheimer endommage les neurones qui produisent de l’acétylcholine.

    Certains médicaments peuvent augmenter les niveaux d’acétylcholine. Ils le font en bloquant l’action des enzymes qui décomposent le neurotransmetteur.

    L’enzyme principale de ce groupe est appelée acétylcholinestérase (AChE), et les médicaments qui rendent ces enzymes moins actives sont appelés inhibiteurs de l’AChE ou inhibiteurs de la cholinestérase.

    Les inhibiteurs de l’AChE peuvent aider à soulager les symptômes liés aux processus de pensée tels que le langage, le jugement et la mémoire.

    Les inhibiteurs de l’AChE incluent :


    Acétylcholine et myasthénie grave

    La myasthénie grave (MG) est une maladie auto-immune qui entraîne une faiblesse musculaire due à la présence d’anticorps dirigés contre des protéines fonctionnellement importantes de la membrane postsynaptique de la jonction neuromusculaire.

    La plupart des patients atteints de MG présentent des auto-anticorps pathogènes contre la partie extracellulaire des récepteurs de l’acétylcholine (AChR), généralement associés à un thymus anormal.

    Par la suite, les muscles ne reçoivent pas le neurotransmetteur et ne peuvent pas fonctionner normalement. Plus précisément, sans acétylcholine, les muscles ne peuvent pas se contracter.

    Les symptômes de la myasthénie grave peuvent varier de légers à graves. Ils peuvent comprendre :

    • faiblesse dans les bras, les jambes, les mains, les doigts ou le cou
    • affaissement d’une ou des deux paupières
    • vision floue ou double
    • difficulté à avaler
    • essoufflement
    • difficulté à parler

    De nombreuses personnes atteintes de myasthénie grave peuvent mener une vie régulière. Une variété de traitements peut contrôler les symptômes.

    Les inhibiteurs de l’AChE que les médecins prescrivent pour traiter la maladie d’Alzheimer peuvent également aider à soulager les symptômes de la myasthénie grave. Lorsque ces médicaments ralentissent la dégradation de l’acétylcholine, ils améliorent la connexion neuromusculaire et la force musculaire.

    Acétylcholine et maladie de Parkinson

    Un déséquilibre des niveaux d’acétylcholine peut également avoir un effet chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

    Le corps a besoin d’un équilibre d’acétylcholine et de dopamine, un autre messager chimique, pour bien contrôler les mouvements.

    La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui provoque des mouvements involontaires, des tremblements et des difficultés de réflexion et d’humeur.

    Les causes exactes de la maladie de Parkinson sont inconnues. Cependant, les experts ont découvert que les personnes atteintes de la maladie ont souvent une diminution de la dopamine qui permet à l’acétylcholine de prendre le dessus. Lorsque cela se produit, les muscles deviennent trop «excités», ce qui entraîne des symptômes tels que des mouvements saccadés et des tremblements.

    Pour cette raison, certains médicaments contre la maladie de Parkinson bloquent l’action de l’acétylcholine. Cela permet aux niveaux de dopamine de se rééquilibrer, ce qui peut aider à soulager certains symptômes.

    Ces médicaments sont appelés anticholinergiques. Ils peuvent également aider à soulager les dyskinésies, qui sont des mouvements excessifs qui peuvent être des effets secondaires d’autres médicaments contre la maladie de Parkinson.

    Les anticholinergiques ne sont pas prescrits pour tout le monde. Les effets secondaires peuvent inclure de la confusion, une perte de mémoire, des hallucinations et une vision floue.

    Les experts croient également que de nombreux symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson, tels que des problèmes de mémoire, sont liés à des niveaux réduits d’acétylcholine.


    Toxines, pesticides et acétylcholine

    L’exposition aux pesticides organophosphorés ou à certains agents nerveux utilisés dans la guerre peut faire monter très haut les niveaux d’acétylcholine dans le corps.

    Ces produits chimiques semblent entraîner une accumulation d’acétylcholine dans le système nerveux, provoquant les symptômes suivants:

    • respiration sifflante
    • transpiration
    • faiblesse
    • maux de tête
    • évanouissement
    • diarrhée et vomissements
    • troubles mentaux
    • contractions musculaires
    • convulsions
    • paralysie
    • arrêt respiratoire

    Une personne peut être exposée à ces produits chimiques par la peau, par la respiration ou par ingestion. 

    L’exposition est plus susceptible de se produire par contact avec des pesticides sur les cultures – y compris les pommes, les raisins, les épinards, les concombres et les pommes de terre – ou par contact avec des produits ménagers.


    Peut-on augmenter les niveaux d’acétylcholine?

    Il n’y a aucun moyen efficace d’augmenter les niveaux d’acétylcholine. Cependant, certaines études suggèrent que la consommation de choline, un nutriment, pourrait aider.

    Le corps a besoin de choline pour le bon fonctionnement du cerveau et du système nerveux. Il est également nécessaire pour le contrôle musculaire et pour créer des membranes saines autour des cellules.

    La choline est également un élément constitutif de l’acétylcholine. Les gens doivent obtenir suffisamment de choline provenant de leur alimentation pour produire des niveaux adéquats d’acétylcholine.

    Des études chez l’animal ont montré qu’une consommation élevée de choline pendant la gestation et le développement précoce améliore la fonction cognitive et aide à prévenir le déclin de la mémoire lié à l’âge.

    Certaines études animales ont montré que des apports plus élevés de choline pourraient conduire à une meilleure fonction cognitive. Cependant, d’autres études ont trouvé que cela n’était pas utile.

    De nombreux aliments contiennent de la choline, notamment:

    • viande
    • poisson
    • œufs
    • haricots
    • légumes crucifères
    • grains entiers
    • produits laitiers
    • noisettes
    • graines

    La plupart des gens ne reçoivent pas assez de choline de leur alimentation. La quantité recommandée de choline est de 425 milligrammes (mg) par jour pour les femmes et 550 mg pour les hommes.

    Une personne peut prendre des suppléments de choline, mais des doses élevées peuvent provoquer des effets secondaires tels que des vomissements, une odeur corporelle de poisson et des dommages au foie.


    Botox et acétylcholine

    La toxine botulique, mieux connue sous le nom de marque Botox, peut traiter diverses affections musculaires. Les injections de Botox peuvent également traiter les migraines, la transpiration excessive et certains problèmes de vessie et d’intestin, par exemple.

    Le Botox agit principalement en interférant avec l’acétylcholine dans le muscle ciblé. L’injection de Botox dans certains muscles du visage, par exemple, peut créer une réduction temporaire des rides car le Botox empêche les muscles de se contracter. Cela donne à la peau du muscle une apparence plus lisse.


    Résumé

    L’acétylcholine est un neurotransmetteur important et abondant dans le corps. Lorsqu’il y en a trop ou trop peu, une personne peut éprouver des problèmes neurologiques, tels que ceux qui caractérisent la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.

    Une alimentation saine peut aider une personne à obtenir suffisamment de choline, que le corps utilise pour créer de l’acétylcholine. Il faut se renseigner auprès d’un médecin avant de prendre des suppléments de choline, en raison de leurs possibles effets secondaires.

  5. Le toucher-massage peut réduire l’agitation

    Commentaires fermés sur Le toucher-massage peut réduire l’agitation

    massotherapieLe toucher/massage chez les patients âgés

    Certains professionnels considèrent le massage et le toucher comme une approche efficace permettant de réduire certains troubles comportementaux (anxiété, agitation et troubles de l’humeur…) accompagnant la démence.

    Le massage pourrait même ralentir le déclin des fonctions cognitives de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. 

    Une équipe de chercheurs danois a rassemblé en 2006 toutes les publications médicales ayant trait au massage chez les patients âgés, afin d’en évaluer de manière objective l’efficacité thérapeutique. 
    Les chercheurs ont exclusivement pris en compte des études avec critères d’inclusion stricts : 

    • Les études cliniques doivent être contrôlées (c’est-à-dire avec un groupe contrôle n’ayant pas reçu de traitement) et randomisées (c’est-à-dire les traitements sont prescrits de façon aléatoire aux patients).
    • Les patients sont diagnostiqués comme étant atteints d’une maladie affectant les capacités mentales.
    • Les patients ont été évalués au terme des expériences à l’aide de tests cognitifs et comportementaux.

    Parmi les 18 études recensées par les auteurs, seules 2 ont satisfait ces critères:

    • Dans la 1re étude publiée en 1986, Eaton et alii ont conduit des expériences sur 42 personnes âgées souffrant d’un ‘syndrome cérébral chronique’ (aucun diagnostic précis n’a été posé par les auteurs de l’étude). Au cours de chaque repas, ils adressèrent des mots d’encouragements accompagnés de touchers
      Au bout d’une semaine, ils ont observé une augmentation significative de la prise alimentaire (de 570 à 740 cal/jour) et de protéines (de 32 à 43 g/jour), comparée à ceux n’ayant bénéficié que d’encouragements verbaux.
    • Dans la 2e étude (Remington, 2002), 68 patients souffrant de démence ont été répartis en quatre groupes suivant le traitement:
      – un groupe contrôle,
      – un groupe soumis à une musique d’ambiance apaisante,
      – un groupe bénéficiant d’un massage de la main
      – un groupe bénéficiant d’un massage de la main et d’une musique d’ambiance apaisante.
      Le traitement a été de courte durée (10 minutes, une seule fois). Les auteurs ont rapporté une réduction significative des agitations chez les patients ayant reçu l’un des trois traitements, comparée au groupe contrôle. Selon les auteurs, cette réduction est aussi marquée que celle obtenue avec un traitement médicamenteux.
    • Trois autres études cliniques contrôles exclues de l’évaluation par manque de rigueur et de précision méthodologique font mention d’un effet bénéfique du toucher/massage/aromathérapie sur les troubles comportementaux et cognitifs de patients souffrant de démence.

    Résumé des effets du toucher/massage

    Études Effets rapportés
    Eaton, 1986: Toucher et encouragements verbaux (plusieurs fois pendant le repas, deux fois par jour pendant 1 semaine). Augmentation de la prise alimentaire
    Remington, 2002: Massage et musique d’ambiance (1 fois pendant 10 minutes). Baisse des agitations
    *Giasson, 1999: Toucher (10 minutes une fois par jour pendant cinq jours consécutifs). Amélioration du confort
    *Scherder, 1995 : Massage du dos accompagné ou non d’une neurostimulation transcutanée (courant électrique léger transmis par des électrodes placées sur la peau) 30 minutes/jour pendant 6 semaines. Amélioration des fonctions cognitives et du comportement affectif
    *Smallwood, 2000 : Massage et aromathérapie (2 fois/semaines pendant 4 semaines). Baisse des troubles comportementaux
    *Etudes exclues de l’analyse

    En 2019, une chercheuses suisse (Sophie Bochatay) a publié un mémoire sur l’impact du massage dans la prise en soins de l’agitation auprès de la personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer en institution. Il apparaît qu’il existe un manque de preuves scientifiques démontrant  l’efficacité du toucher/massage dans la prise en soins de l’agitation chez la personne âgée démente.

    Cependant, la communauté médicale estime qu’il existe un potentiel bénéfique du massage auprès de cette population, soit directement sur l’agitation soit sur la qualité de vie de manière générale. 

    En conclusion :

    • Le massage de la main réduit rapidement les agitations.
    • Le toucher accompagné de mots d’encouragements pour se nourrir s’accompagnent d’une meilleure prise alimentaire.
    • Les données restent insuffisantes pour certifier du bienfait du massage-toucher sur les troubles comportementaux de la personne démente.
    • Cette intervention mérite des recherches plus poussées pour définir les conditions dans lesquelles elle doit être appliquée.

    Sources : 

    ViggoHansen N et alii. Massage and touch for dementia. Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue4.

    Roberson L. The importance of touch for the patient with dementia. Home Healthc Nurse. 2003 Jan;21(1):16-9.

    Bochatay, Sophie ; Verloo, Henk (Dir.). Le massage comme traitement, ou, L’impact qu’il peut avoir dans la prise en soins de l’agitation auprès de la personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer en institution : revue de la littérature. Mémoire de bachelor : Haute Ecole de Santé Valais, 2019.




    Une forme plus douce de massage: la stimulation par le toucher

    Le toucher est une forme non verbale de communication et fait partie intégrante de l’interaction entre le soignant et le malade. L’un des principaux problèmes rencontrés par les prodigueurs de soins est la gestion des symptômes psychiatriques et comportementaux des personnes atteintes dedémence, en particulier l’agressivité. Les causes de ces comportements agressifs sont nombreuses et complexes : le stress, un environnement inadapté, la douleur, des soins insuffisants en raison d’un sentiment de manque de communication, de confiance et d’empathie. Pour être en mesure de gérer un tel comportement, il est nécessaire de comprendre ou d’interpréter les causes à l’origine du problème : l’agressivité et l’agitation des patients sont la conséquence de la démence en elle-même, ou plus simplement une réponse légitime à leur situation?

    Action bénéfique sur le stress, le bien-être et la douleur

    Plusieurs études suggèrent une action bénéfique des différents types de massage sur le stress, le bien-être et la douleur (grâce à la libération d’endorphines). En bloquant la douleur, le massage peut améliorer la circulation sanguine locale et procurer une sensation de chaleur. Le massage semble aussi réduire les agitations chez les personnes souffrant d’une démence, et améliorent leur l’humeur. En outre, les patients qui ont reçu des massages communiquent et se concentrent mieux, et ont une meilleure défense immunitaire.

    La stimulation (ou massage) tactile a été développée en Suède dans les années 1990. C’est une forme légère de massage dont la technique, différente de celle utilisée dans les massages classiques, consiste à n’atteindre que les couches superficielles de la peau. 
    Cette méthode a pour but d’établir un contact par le toucher, et de rendre la personne confortable. Un climat de confiance doit alors s’établir entre le soignant et le patient (confiance confort sont les maîtres mots dans la prise en charge du patient). 
    Le corps entier, excepté les parties génitales, peut être stimulé. Des parties aussi petites que les mains, les bras ou les jambes peuvent faire l’objet d’un massage par le toucher.

    La stimulation par le toucher commence et finit lentement, avec des mouvements qui assurent un sentiment de calme et de détente. Enfin, le soignant indique à la personne que la séance est finie en le couvrant chaudement et en le laissant se reposer. Dans une étude impliquant des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, les résultats indiquent que les résidents chez qui a été pratiqué une stimulation par le toucher se sentent moins déprimés et moins anxieux, ont meilleure humeur, sont plus attentifs à leurs activités quotidiennes, et établissaient plus de contact avec les autres malades. Ces observations s’expliqueraient par le fait que cette technique provoque un sentiment de confiance, améliore la communication, et soulage la douleur.

    Une autre étude (Skovdahl K et alii., 2007) a rapporté l’expérience d’aidants qui ont appliqué des massages par le toucher chez des patients atteints de démence et présentant des comportements agressifs ou ne pouvant tenir en place.

    Ces aidants ont dû suivre une formation théorique et pratique de 36 heures de la part d’un professionnel qualifié. La stimulation par le toucher a été prodiguée sur une base régulière au moins une fois par semaine pendant 7 mois (le nombre moyen de séances a été de 27). Chaque massage a duré de 20 à 60 minutes et les parties du corps massées sont les mains, bras, pieds et jambes. Idéalement, le massage doit être fait par la même personne (au maximum deux). Seule de l’huile essentielle doit être utilisée, sans aucune musique d’ambiance ou de bruits d’interférence. La lumière doit être tamisée. La chambre du patient est idéalement la salle de massage.

    Les aidants ayant prodigué ces massages ont constaté que les patients, méfiants lors de la 1re séance et malgré une séance préalable d’explication, parvenaient à se relaxer. Il apparaissait difficile de masser un résidant qui se distrayait ou paraissait inquiet. Pratiquement tous les patients s’endormaient durant les séances. Tous les aidants ont remarqué qu’ils interagissaient mieux avec les résidants au bout des 7 mois.

    Les auteurs ayant conduit cette étude estiment que les patients atteints de démence et présentant des difficultés de communication peuvent tirer profit de séances de stimulations par le toucher. La tâche de l’aidant se trouve évidemment facilitée.

    Source: Skovdahl K et alii. (2007) Tactile stimulation associated with nursing care to individuals with dementia showing aggressive or restless tendencies: an intervention study in dementia care. International Journal of Older People Nursing 2, 162–170

    Livres ayant trait au sujet

    • Le toucher massage (J. Savatofski, Lamarre Poinat, 1998) 
    • Le toucher apprivoise (J. Savatofski & P. Prayez, Lamarre, 2002) 
    • Le toucher dans la relation soignant-soigne (F. Bonneton-A. Lambert, Med-Line Editions, 2006) 
    • Le toucher relationnel au coeur des soins (C. Blanchon, Elsevier, 2006)

    Effet bénéfique de la massothérapie sur l’agitation

    Des séances de massage réduisent significativement l’agitation chez des personnes âgées de 60 ans et souffrant de troubles cognitifs. Les effets bénéfiques du massage sont associés à quatre des cinq aspects de l’agitation : déambulation (-62%), manifestations/agitations verbales (-41%), agitations physiques (-18%), et une résistance aux soins. Le 5e aspect de l’agitation (comportement inapproprié) n’est pas affecté par les effets du massage. Selon les auteurs, le massage peut être un moyen efficace pour réduire l’agitation chez cette catégorie de patients. Source: Massage in the Management of Agitation in Nursing Home Residents with Cognitive Impairment. Source: Geriatric Nursing 30, 108-117, 2009. 

    Exemples de troubles du comportement dans la maladie d’Alzheimer

    – Errer, entrer dans la chambre ou la salle de bains d’autres patients, se coucher dans leur lit. 
    – Toucher ou étreindre d’autres personnes. 
    – Arracher les moyens de contention ou les cathéters. 
    – Refuser des médicaments ou aliments. 
    – Manifester une hostilité inappropriée (injures; interpellations, jurons, cris, etc.) .
    – Accumuler des objets (crayons, tasses, articles de toilette, vêtements qui se trouvent dans la chambre d’autres patients ou au poste de soins infirmiers).
    – Cacher des objets, déchirer des choses, les jeter dans les toilettes. 
    – Prendre des objets appartenant à d’autres patients et aux membres du personnel (lunettes, dents, pantalons). 
    – Renverser les plateaux d’aliments, manger dans les plateaux d’autres patients. 
    – Manifestations verbales ou physiques d’une activité sexuelle inappropriée (se masturber en public, s’exhiber).
    – Miction ou défécation inappropriées, notamment manipuler les selles.
    – Ingérer des objets qui ne se mangent pas, par exemple les selles.

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  6. Les déséquilibres chimiques dans le cerveau

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    Les déséquilibres chimiques se produisent dans le cerveau lorsqu’une personne a trop ou pas assez de certains neurotransmetteurs.

    Les neurotransmetteurs sont les messagers chimiques qui transmettent les informations entre les cellules nerveuses. Des exemples de neurotransmetteurs incluent la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline (norépinéphrine).

    Les gens appellent parfois la sérotonine et la dopamine les « hormones du  bonheur » en raison des rôles qu’ils jouent dans la régulation de l’humeur et des émotions.

    Une hypothèse courante est que les troubles de santé mentale , tels que la dépression et l’ anxiété , se développent à la suite de déséquilibres chimiques dans le cerveau.

    Bien que cette théorie puisse contenir une certaine vérité, elle risque de simplifier à outrance l’origine des causes des maladies mentales. En réalité, les troubles de l’humeur et les maladies mentales sont des conditions très complexes qui affectent environ 15% de la population  dans les pays occidentaux.

    Mythes

    C’est un mythe de penser que les déséquilibres chimiques dans le cerveau sont les seuls responsables des problèmes de santé mentale.

    Bien que les déséquilibres chimiques dans le cerveau semblent avoir une association avec les troubles de l’humeur et les problèmes de santé mentale, les chercheurs n’ont pas prouvé que ces déséquilibres sont la cause initiale de ces conditions.

    D’autres facteurs qui contribuent aux problèmes de santé mentale comprennent:

    • génétique et histoire familiale
    • des expériences de vie, comme des antécédents de violence physique, psychologique ou émotionnelle
    • antécédents de consommation d’alcool ou de drogues illicites
    • prise de certains médicaments
    • facteurs psychosociaux, tels que des circonstances externes qui mènent à des sentiments d’isolement et de solitude

    Bien que certaines études aient identifié des liens entre des déséquilibres chimiques distincts et des conditions de santé mentale spécifiques, les chercheurs ne savent pas comment les gens présentent des déséquilibres chimiques en premier lieu.

    Les tests biologiques actuels ne peuvent pas non plus vérifier de manière fiable un état de santé mentale. Les médecins ne diagnostiquent donc pas les problèmes de santé mentale en testant les déséquilibres chimiques dans le cerveau. Au lieu de cela, ils font un diagnostic basé sur les symptômes d’une personne et les résultats d’un examen physique.

    Quelles maladies sont liées aux déséquilibres chimiques?

    La recherche a relié les déséquilibres chimiques à certains problèmes de santé mentale, notamment:

    La dépression

    La dépression est un trouble de l’humeur qui affecte de nombreux aspects de la vie d’une personne, de ses pensées et de ses sentiments à ses habitudes de sommeil et d’alimentation.

    Bien que certaines recherches établissent un lien entre les déséquilibres chimiques du cerveau et les symptômes de la dépression, les scientifiques soutiennent que ce n’est pas tout.

    Les chercheurs soulignent que si la dépression était uniquement due à des déséquilibres chimiques, les traitements ciblant les neurotransmetteurs, tels que les antidépresseurs de type inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), devraient fonctionner plus rapidement.

    Il est possible de développer une dépression à tout âge, mais les symptômes commencent généralement lorsqu’une personne est dans l’ adolescence ou au début de la vingtaine et de la trentaine . Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de souffrir de dépression.

    Il existe de nombreux types de dépression différents. Ceux-ci inclus:

    • trouble dépressif majeur
    • trouble dépressif persistant
    • dépression psychotique
    • dépression postpartum
    • trouble affectif saisonnier

    Les changements hormonaux spectaculaires qui ont lieu après l’accouchement sont parmi les facteurs qui peuvent augmenter le risque de développer une dépression post-partum chez la femme. Selon l’ Institut national de la santé mentale , 10 à 15% des femmes souffrent de dépression post-partum.

    Trouble bipolaire

    Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur qui provoque des périodes alternées de manie et de dépression. Ces périodes peuvent durer de quelques jours à quelques années.

    Des épisodes graves de manie ou de dépression peuvent provoquer des symptômes psychotiques, tels que des délires et des hallucinations.

    Les personnes atteintes de trouble bipolaire peuvent subir des changements distincts dans leur humeur et leur niveau d’énergie. Ils peuvent avoir un risque accru de toxicomanie et une incidence plus élevée de certaines affections, telles que:

    • migraine
    • maladie thyroïdienne
    • maladie cardiaque
    • diabète
    • obésité ou perte de poids excessive

    La cause exacte du trouble bipolaire reste inconnue. Les chercheurs pensent que les changements dans les récepteurs de la dopamine – entraînant une altération des niveaux de dopamine dans le cerveau – peuvent contribuer aux symptômes du trouble bipolaire.

    Anxiété

    De nombreuses personnes souffrent d’anxiété occasionnelle lorsqu’elles font face à des changements de vie importants, à des problèmes à la maison ou à des projets importants au travail.

    Cependant, les personnes souffrant d’un trouble anxieux éprouvent souvent une anxiété persistante ou une inquiétude excessive qui s’aggrave en réponse à des situations stressantes.

    Les études dans le domaine de l’anxiété suggèrent que le neurotransmetteur acide gamma aminobutyrique (GABA)Lesserait à l’origine des déséquilibres dans la cerveau reliés à l’anxiété.

    Le neurotransmetteur GABA réduit l’activité neuronale dans l’amygdale, qui est la partie du cerveau qui stocke et traite les informations émotionnelles.

    Le GABA n’est pas le seul neurotransmetteur impliqué par les troubles anxieux. D’autres neurotransmetteurs qui peuvent contribuer à ces troubles comprennent:

    • sérotonine
    • endocannabinoïdes
    • ocytocine
    • hormone libérant de la corticotropine (CRH)
    • peptides opioïdes
    • neuropeptide Y

    Comment traiter les déséquilibres chimiques du cerveau

    Les médecins peuvent prescrire une classe de médicaments appelés psychotropes pour rééquilibrer la concentration de neurochimiques particuliers dans le cerveau.

    Les médecins utilisent ces médicaments pour traiter divers troubles de santé mentale, notamment la dépression, l’anxiété et les troubles bipolaires.

    Des exemples de psychotropes comprennent:

    • Inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) , tels que la fluoxétine (Prozac), le citalopram (Celexa) et la sertraline (Zoloft).
    • Inhibiteurs du recaptage de la sérotonine-norépinéphrine (IRSN) , y compris la venlafaxine (Effexor XR), la duloxétine (Cymbalta) et la desvenlafaxine ( Pristiq ).
    • Antidépresseurs tricycliques (TCA), tels que l’amitriptyline (Elavil), la désipramine (Norpramin) et la nortriptyline (Pamelor).
    • Benzodiazépines , y compris le clonazépam (Klonopin) et le lorazépam (Ativan).

    Selon les recherches, les antidépresseurs ont amélioré les symptômes chez environ 40 à 60% des personnes souffrant de dépression modérée à sévère dans les 6 à 8 semaines.

    Alors que certaines personnes ressentent des symptômes réduits en quelques semaines, il peut parfois prendre des mois pour que d’autres ressentent les effets.

    Quand faut-il consulter un médecin?

    L’anxiété et les changements d’humeur peuvent survenir pour diverses raisons.

    Ces symptômes ne devraient pas alarmer s’ils sont légers et disparaissent en quelques jours.

    Cependant, les gens peuvent envisager de parler à un médecin ou à un professionnel de la santé mentale qualifié s’ils éprouvent des symptômes émotionnels, cognitifs ou physiques tous les jours pendant plus de 2 semaines.

    Résumé

    La santé mentale est complexe et de nombreux facteurs peuvent affecter le bien-être mental d’une personne.

    Bien que les déséquilibres chimiques dans le cerveau ne causent pas directement des troubles de santé mentale, les médicaments qui influencent la concentration des neurotransmetteurs peuvent parfois soulager les symptômes.

    Les personnes qui présentent des signes et des symptômes d’un problème de santé mentale pendant plus de 2 semaines devraient parler à un médecin.

  7. Jeu de mémoire 80

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  8. Champignons : bienfaits pour la santé

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    Les champignons offrent des bienfaits pour la santé, grâce à  plusieurs nutriments importants. Les nombreux types de champignons ont des compositions et des profils nutritionnels variables

    Les protéines, vitamines et minéraux contenus dans les champignons peuvent être bénéfiques pour la santé d’une personne.

    Les champignons contiennent des protéines, des vitamines , des minéraux et des antioxydants . Ceux-ci peuvent avoir divers avantages pour la santé.

    Par exemple, les antioxydants sont des produits chimiques qui aident le corps à éliminer les radicaux libres.

    Les radicaux libres sont des sous-produits toxiques du métabolisme et d’autres processus corporels. Ils peuvent s’accumuler dans le corps et, si un trop grand nombre s’accumulent, un stress oxydatif peut en résulter. Cela peut endommager les cellules du corps et entraîner divers problèmes de santé.

    Parmi les agents antioxydants des champignons, on trouve:

    • sélénium
    • vitamin C
    • Choline

    Cancer

    La teneur en antioxydants des champignons peut aider à empêcher les cancers du poumon, de la prostate et le sein, selon l’Institut américain du cancer  (National Cancer Institute).

    Certaines sources ont suggéré que le sélénium pouvait aider à prévenir le cancer, mais une revue Cochrane de 2017 n’a trouvé aucune preuve pour le confirmer.

    Les champignons contiennent également une petite quantité de vitamine D . La supplémentation en vitamine D peut aider à prévenir ou à traiter certains types de cancer, mais selon un rapport de 2018, l’effet peut varier d’une personne à l’autre.

    La choline est un autre antioxydant des champignons. Certaines études suggèrent que la consommation de choline peut réduire le risque de certains types de cancer, alors qu’une autre étude mais au moins un autre étude a indiqué qu’elle peut augmenter le risque de cancer de la prostate .

    Il convient de noter que la consommation d’un nutriment en tant que supplément n’est pas la même chose qu’une consommation provenant de  l’alimentation.

    Diabète

    Les fibres alimentaires peuvent aider à réduire un certain nombre de problèmes de santé, dont le diabète de type 2 .

    Des méta-analyses ont conclu en 2018 que les personnes qui mangent beaucoup de fibres peuvent avoir un risque plus faible de développer un diabète de type 2. Pour celles qui sont déjà diabétiques, les fibres peuvent les aider à réduire la glycémie.

    Une tasse de champignons crus tranchés, pesant g, fournit près de 1 g de fibres.

    Les directives recommandent aux adultes de consommer de 20 g à 30 g de fibres alimentaires chaque jour, selon le sexe et l’âge.

    Les champignons, les haricots, certains légumes, le riz brun et les aliments à grains entiers peuvent tous contribuer aux besoins quotidiens en fibres d’une personne.

    Mémoire

    Lire : les champignons préviendraient le déclin cognitif

    Santé cardiaque

    Les fibres, le potassium et la vitamine C provenant des champignons peuvent contribuer à la santé cardiovasculaire.

    Le potassium peut aider à réguler la pression artérielle , ce qui peut réduire le risque d’hypertension et de maladies cardiovasculaires. La communauté médicale recommande de réduire l’apport de sel ajouté dans l’alimentation et de manger plus d’aliments contenant du potassium.

    Il est recommandé de consommer environ 4 700 milligrammes (mg) de potassium chaque jour. Les champignons figurent sur la liste des aliments qui fournissent du potassium.

    Une étude publiée en 2016 a conclu que les personnes ayant une carence en vitamine C étaient plus susceptibles de souffrir de maladies cardiovasculaires, suggérant que la consommation de vitamine C pourrait prévenir cette maladie. Cependant, les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve que les suppléments de vitamine C peuvent réduire le risque de ce type de maladie.

    La consommation d’un type de fibre appelé bêta-glucanes peut abaisser le taux de cholestérol sanguin. Les bêta-glucanes se trouvent dans les parois cellulaires de nombreux types de champignons.

    La tige des champignons shiitake est un bonne source de bêta-glucanes.

    Autres bénéfices

    Les champignons sont riches en vitamines B, telles que:

    • riboflavine, ou B-2
    • folate ou B-9
    • thiamine ou B-1
    • acide pantothénique ou B-5
    • niacine ou B-3

    Les vitamines B aident le corps à obtenir l’énergie des aliments et à former des globules rouges. Un certain nombre de vitamines B semblent également importantes pour un cerveau sain.

    La choline présente dans les champignons peut aider à une bonne fonction musculaire, à l’apprentissage et à la mémoire. La choline aide à maintenir la structure des membranes cellulaires et joue un rôle dans la transmission des influx nerveux.

    Les champignons sont également la seule source alimentaire végétalienne de vitamine D.

    Plusieurs autres minéraux qui peuvent être difficiles à obtenir à partir d’un régime végétalien – comme le sélénium, le potassium, le cuivre , le fer et le phosphore – sont disponibles dans les champignons.

  9. Le chou frisé (ou le thé) réduirait le risque d’Alzheimer

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    Les aliments tels que le chou frisé, les haricots, le thé, les épinards et le brocoli ont les sources les plus élevées de flavonol appelé kaempférol, ce qui conduit à une baisse de 51% du risque de maladie d’Alzheimer. 

    De plus, les personnes qui ont ingéré les aliments les plus riches en isorhamentine (un autre flavonol) ont un risque réduit de 38% du risque, par rapport à ceux qui en consomment le moins.

    Ces aliments incluent les poires, huile d’olive, vin et sauce tomate.

    Les flavonols – qui sont une classe de flavonoïdes – ont des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires capables de bloquer le stress oxydatif et l’inflammatoire, deux mécanismes qui aggrave les phénomènes du vieillissement en endommageant les cellules (dont les neurones)

    Consommer des aliments riches en flavonoïdes (dont le chou) préviendrait donc la maladie d’Alzheimer.

    Source

    https://www.breakingnews.fr/international/quy-a-t-il-dans-le-chou-frise-ou-une-poire-qui-semble-reduire-le-risque-dalzheimer-194376.html

  10. Bradypsychie

    Commentaires fermés sur Bradypsychie

    La bradypsychie est un symptôme neurologique qui se caractérise par un ralentissement de la pensée mais aussi de la fonction psychomotrice.

    Les personnes qui présentent une bradypsychie ont une fonction cognitive plsu lente avec un ralentissement du cours de la pensée. Les processus de pensée qui sont légèrement plus lents que la normale mais n’affectent pas négativement la personne ne sont pas inclus dans le terme bradypsychie.

    Elle s’accompagne souvent d’une diminution de l’activité motrice. 

    La bradypsychie s’oppose à la tachypsychie, qui se caractérise par la présence d’une pensée excessivement élevée et rapide.

    La bradypsychie est une altération qui apparaît fréquemment dans les maladies qui détériorent les fonctions cognitives, telles que la démence ou les troubles schizophréniques.

    Caractéristiques de la bradypsychie

    La bradypsychie constitue un trouble de la pensée qui se définit par la génération d’une lenteur exagérée dans les processus cognitifs.

    Le terme bradipsiquia vient du grec où « bradi » signifie lent et « psíquia » signifie pensée ou esprit.e.

    En ce sens, le terme bradypsychie n’est pas employé pour déterminer un processus de pensée légèrement inférieur à la normale.

    La bradypsychie ne se réfère pas au niveau intellectuel que chaque personne présente, mais définit une qualité pathologique dans laquelle la pensée est anormalement ralentie en raison de la présence d’une certaine altération ou d’une lésion cérébrale.

    Maladies apparentées

    La bradypsychie est un trouble causé par une atteinte ou une altération du fonctionnement des régions sous-corticales du cerveau.

    De cette façon, puisque les zones supérieures ou corticales sont préservées, le contenu de la pensée n’est généralement pas affecté.

    Cela signifie que les personnes atteintes de bradypsychie n’ont généralement pas de perte de mémoire ou d’autres capacités cognitives, mais présentent simplement des processus de réflexion signativement lents.

    Cependant, ce n’est pas toujours le cas, car l’apparition de la bradypsychie dépend de la maladie ou du trouble sous-jacent. Ainsi, selon la pathologie à l’origine du symptôme, la bradypsychie peut apparaître en conjonction avec d’autres altérations et manifestations.

    La maladie d’Alzheimer

    La maladie d’Alzheimer est la principale pathologie neurodégénérative, qui génère une grande variété d’altérations dans les processus cognitifs.

    Les principales manifestations de la maladie d’Alzheimer ne sont pas associées à une lenteur de la pensée, car la pathologie affecte d’abord les régions corticales du cerveau.

    Ainsi, la maladie commence généralement par l’apparition de difficultés d’apprentissage, d’un manque de mémoire ou d’une détérioration des processus cognitifs tels que l’attention, les fonctions exécutives ou l’orientation.

    Cependant, au fil du temps, la maladie commence à toucher toutes les régions du cerveau. C’est donc aux stades avancés de la maladie d’Alzheimer que la bradypsychie apparaît.

    La démence vasculaire

    La démence vasculaire englobe une variété de pathologies caractérisées par l’apparition d’un syndrome de démence dû à des lésions vasculaires dans les régions du cerveau.

    La présence d’une bradypsychie dépendra des zones du cerveau endommagées. Ces troubles affectent souvent les régions sous-corticales et incluent fréquemment la bradypsychie parmi les symptômes.

    Maladie de Huntington

    La maladie de Huntington est une pathologie neurologique sévère, héréditaire et dégénérative.

    Le trouble provoque des changements psychiques et moteurs qui progressent lentement pendant environ 15 à 20 ans. Plus précisément, trois principaux groupes de symptômes ont été proposés.

    Le premier serait formé de signes de détérioration sous-corticale et comprendrait la bradypsychie. La seconde est la présence de signes de détérioration frontale tels que des altérations du calcul mental ou écrit, et la troisième comprend des troubles praxiques.

    Maladie de Parkinson

    La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui conduit à une incapacité progressive due à la destruction des neurones de la substance noire.

    Les symptômes les plus typiques de cette pathologie sont le moteur, à travers les tremblements typiques et la lenteur des mouvements causés par la maladie de Parkinson.

    La lenteur des mouvements causés par cette maladie s’étend également généralement aux zones cognitives, produisant une bradypsychie et une détérioration d’autres processus mentaux sous-corticaux.

    Schizophrénie

    La schizophrénie est un trouble psychotique qui génère une variété de manifestations. Parmi eux se trouve l’alogie, une altération qui caractérise une série de dysfonctionnements cognitifs provoqués par la maladie.

    Les altérations cognitives de la schizophrénie peuvent être très variées et de tous les symptômes, la bradypsychie est l’une des plus importantes.

    Dépression

    Au cours des dernières années, les recherches se sont développées et se sont concentrées sur l’étude des altérations cognitives pouvant conduire à des troubles de l’humeur.

    Dans le cas de la dépression, il est probable que les troubles de l’humeur peuvent générer des altérations dans les processus d’attention, de concentration et de pensée. Tous ces processus ne semblent pas endommagés mais sont souvent plus lents que la normale.

    Alcoolisme chronique

    Enfin, bien qu’il existe de nombreuses substances qui peuvent ralentir le fonctionnement cognitif des personnes, l’alcoolisme semble lié à la survenue d’une bradypsychie.

    Traitement

    La bradypsychie est un symptôme spécifique qui apparaît comme la manifestation d’une maladie spécifique.

    Son traitement doit donc être basé sur le traitement de la pathologie sous-jacente.

    Dans certains cas, comme la dépression, les altérations cognitives causées par la pathologie peuvent disparaître lorsque le trouble est inversé.

    Cependant, la plupart des maladies qui provoquent la bradypsychie sont chroniques, de sorte que le symptôme ne peut être traité que de manière palliative.