La dilatation de la pupille : indicateur de la maladie d’Alzheimer ?

Les anti-inflammatoires pourraient traiter la dépression

Syndrome des jambes sans repos

Consommation excessive d’alcool

Kennedy (maladie)

Huntington (maladie ou chorée de)

Tout savoir sur les toxines

Artichaut

Vitamine D : ses bienfaits sur le coeur

Pour quelles raisons consulter un dentiste ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. La dilatation de la pupille : indicateur de la maladie d’Alzheimer ?

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    Des chercheurs affirment que la mesure de la vitesse à laquelle la pupille d’une personne se dilate pendant qu’elle subit des tests cognitifs peut être une méthode peu coûteuse et peu invasive pour aider à dépister les personnes présentant un risque génétique accru de développer la maladie d’Alzheimer.

    Au cours des dernières années, les chercheurs qui se sont penchés sur la pathologie de la MA se sont surtout intéressés à deux facteurs qui provoquent ou contribuent à la maladie : l’accumulation de plaques amyloide  et l’enchevêtrement d’une protéine appelée tau. Les deux ont été liés à la détérioration et à la destruction des neurones, ce qui a entraîné un dysfonctionnement cognitif progressif.

    La nouvelle étude se concentre sur les réponses pupillaires qui sont dirigées par le locus coeruleus (LC), un groupe de neurones du tronc cérébral impliqués dans la régulation de l’excitation et aussi dans la modulation des fonctions cognitives. La protéine tau est le plus ancien biomarqueur connu de la maladie d ‘Alzheimer avec l’amyloïde. Il affecte notamment le locus coeruleus.

    Le locus coeruleus commande la réponse pupillaire – le diamètre des pupilles des yeux – pendant les tâches cognitives. Dans des travaux publiés antérieurement, les chercheurs avaient signalé que les adultes atteints d’un déficit cognitif léger, souvent un précurseur de la maladie d’Alzheimer, présentaient une dilatation et un effort cognitif supérieurs à ceux des individus sans trouble cognitif, même si les deux groupes avaient obtenu des résultats équivalents aux tests cognitifs.




    Dans ce dernier article, les scientifiques établissent un lien critique entre les réactions de dilatation pupillaire et les personnes génétiquement à risque de maladie d’Alzheimer.

    Compte tenu des données probantes reliant les réponses pupillaires, le locus coeruleus, la protéine tau et risque génétique,  ces résultats renforcent l’hypothèse que mesurer la réponse pupillaire pendant les tâches cognitives pourrait être un autre outil de dépistage pour détecter la maladie d’Alzheimer avant son apparition, a déclaré l’un des auteurs de l’étude.

    Source: William S. Kremen et coll. Pupillary dilation responses as a midlife indicator of risk for Alzheimer’s Disease: Association with Alzheimer’s disease polygenic risk. Neurobiology of Aging, 2019; DOI: 10.1016/j.neurobiolaging.2019.09.001

  2. Les anti-inflammatoires pourraient traiter la dépression

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    Les anti-inflammatoires réduiraient les symptômes de dépression, selon une étude. Ils agiraient en réduisant l’inflammation, un mécanisme qui déclenche la dépression.

    Les agents anti-inflammatoires comprennent les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ; les acides gras oméga-3 ; les médicaments qui freinent la production de produits chimiques inflammatoires (inhibiteurs des cytokines) ; les statines ; les stéroïdes ; les antibiotiques (minocyclines) ; le modafinil ; un médicament utilisé pour traiter les troubles du sommeil.

    Et les effets sont encore plus puissants lorsque ces agents sont ajoutés au traitement antidépresseur standard.

    Des scientifiques estiment que l’inflammation, qui est la réaction du corps à des facteurs comme le stress et une mauvaise alimentation, peut déclencher la dépression dans le cerveau.

    Les chercheurs ont parcouru les bases de données de recherche pour trouver les études appropriées publiées jusqu’en janvier 2019. Ils ont trouvé 30 essais contrôlés randomisés pertinents, impliquant 1610 personnes, qui ont rapporté des changements dans les échelles de dépression. Ils ont mis en commun les données de 26 de ces études.

    L’analyse des données regroupées a suggéré que les agents anti-inflammatoires étaient meilleurs que les placebos et qu’ils augmentaient les effets du traitement antidépresseur standard.

    La baisse moyenne de l’intensité des symtômes de dépression était de 55%, selon l’échelle de dépression.

    Une analyse plus détaillée a indiqué que les AINS, les acides gras oméga-3, les statines et les minocyclines étaient les plus efficaces pour réduire les symptômes dépressifs majeurs comparativement au placebo.

    Les auteurs de l’étude (Université Huazhong, Chine) ont déclaré :  » Les résultats de cette étude systématique suggèrent que les anti-inflammatoires jouent un rôle antidépresseur chez les patients souffrant de troubles dépressifs majeurs et sont raisonnablement sûrs « .

    Le professeur Ed Bullmore, chef du département de psychiatrie de l’Université de Cambridge, qui n’a pas participé à la recherche, a déclaré :  » Cela devrait encourager une réflexion plus approfondie sur la manière dont nous pourrions utiliser une série d’anti-inflammatoires pour aider les personnes souffrant de dépression, en particulier celles qui prennent déjà un antidépresseur classique avec des bénéfices limités.
    Cependant, comme le concluent les auteurs, d’autres essais seront nécessaires pour confirmer la prescription de ces médicaments.

    Près d’un tiers des personnes souffrant de dépression n’arrivent pas à en sortir, même avec la variété des antidépresseurs existants et des psychothérapies disponibles.

    Il est de plus en plus évident que les anti-inflammatoires peuvent aider à soulager les sentiments de tristesse et de désespoir, car les personnes souffrant de dépression ont des taux plus élevés de substances chimiques (cytokines) dans leur sang, liés à l’inflammation.

    Cette inflammation est la réaction du corps au stress causée par des facteurs environnementaux tels que la pollution, l’alcool et le tabagisme, et qu’elle peut affecter à plus long terme la façon dont les émotions sont régulées dans le cerveau.

    Les meilleurs résultats de l’étude ont été observés chez les personnes prenant des oméga-3, des statines, des antibiotiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

    Toutefois, l’examen n’a pas porté sur l’aspirine et l’ibuprofène, mais seulement sur le celexocib, qui est principalement utilisé comme analgésique pour les personnes souffrant d’arthrite.

    Les anti-inflammatoires utiles dans la dépression quand ils sont associés à un antidépresseur

    Il ressort clairement de l’étude, basée sur 22 études sur 26, que les anti-inflammatoires seraient utiles contre la dépression lorsqu’ils sont pris en association avec des antidépresseurs.

    L’examen indique que les personnes qui prennent des anti-inflammatoires n’ont pas subi d’effets secondaires importants, bien qu’il y ait eu quelques problèmes intestinaux.

    Le professeur David Curtis, professeur honoraire à l’University College de Londres, qui n’a pas non plus participé à la recherche, a toutefois déclaré :  » Il est tout à fait trompeur de décrire l’utilisation d’agents anti-inflammatoires comme sûre. Les essais n’ayant duré que de 4 à 12 semaines, il n’a donc pas été possible de suivre les effets secondaires à long terme.

    Source: Shuang Bai et coll. Efficacy and safety of anti-inflammatory agents for the treatment of major depressive disorder: a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, 2019; jnnp-2019-320912 DOI: 10.1136/jnnp-2019-320912

  3. Syndrome des jambes sans repos

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    Le syndrome des jambes sans repos est un trouble du sommeil qui entraîne un dysfonctionnement du sommeil.

    Il se caractérise par des sensation désagréables (fourmillements, picotements, brûlures) dans les membres, particulièrement dans les muscles du mollet.

    Ces symptômes apparaissent au repos et tendent à diminuer lors de mouvements.

    Il se caractérise par un besoin irrésistible de boucher ses jambes en réponse à des paresthésies.

    Ce syndrome – ou syndrome d’impatience dans les jambes – surviennent en général en position allongée ou dans des situations d’immobilité imposée, surtout la nuit, ce qui conduit à des troubles du sommeil.

    La très grande majorité des personnes avec un syndrome de jambes sans repos ont des mouvements périodiques du sommeil caractérisés par des mouvements des membres inférieurs chroniques pendant les phases de sommeil lent, ce qui provoquer des réveils.

    Ce syndrome serait présent chez environ une personne sur cinq après 80 ans.

    Il existe des antécédents familiaux de syndrome des jambes sans repos, avec donc une prédisposition génétique. Il peut être également provoqué par une carence en fer ou en vitamine B12, voire par la prise de certains médicaments.

    On le retrouve également associé à l’insuffisance rénale chronique, le diabète ou la polyarthrite rhumatoïde.

    Une personne qui souffre de ce syndrome peut également souffrir de paresthésies ou de crampes.




    Les benzodiazépines peuvent parfois avoir une efficacité, mais présentent le désavantage de provoquer une accoutumance et d’augmenter le risque de chutes chez les personnes âgées. Le traitement de choix repose sur des médicaments qui augmentent la dopamine (L-dopa, bromocriptine, ropirinole ou pergolide) et qui sont pris avant le coucher.

    Le syndrome des jambes sans repos affecte-t-il la fonction cognitive chez les adultes atteints de la maladie de Parkinson?

    La perturbation du sommeil peut avoir des conséquences négatives profondes chez les adultes atteints de la maladie de Parkinson, pouvant inclure des troubles cognitif. Une étude a examiné les relations entre les syndrome des jambes sans repos, la cognition et la qualité du sommeil chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.  Il apparait que les personnes atteintes avaient une fonction cognitive et une qualité du sommeil nettement moins bonnes, et davantage de somnolence diurne. Source: Cederberg KL et coll. Does restless legs syndrome impact cognitive function via sleep quality in adults with Parkinson’s disease. Int J Neurosci. 2019 Oct 18;:1-15.

  4. Consommation excessive d’alcool

    Commentaires fermés sur Consommation excessive d’alcool

    La consommation excessive d’alcool chez les personnes âgées peut avoir des effets délétères car les changements physiologiques liés au vieillissement rendent les personnes âgées particulièrement vulnérables aux méfaits de la consommation excessive d’alcool. En revanche, une faible consommation de vin rouge réduit le risque de démence.

    Épidémiologie

    La prévalence de l’abus d’alcool chez les personnes âgées (plus de 30 g/jour d’alcool) varierait de 2 à 4% en France et aux États-Unis. Si l’on tient compte des critères plus restrictifs du DSM, la prévalence serait de l’ordre de 6%. Cette prévalence est plus élevée chez les personnes âgées hospitalisées que chez celles vivant à domicile.

    Selon une étude publiée en ligne le 31 juillet 2019 dans le Journal de l’American Geriatrics Society, plus d’un adulte sur dix âgé de 65 ans et plus aux États-Unis est un buveur excessif occasionnels.

    La consommation excessive d’alcool est  définie comme la consommation de 5 boissons alcoolisées ou plus dans une même occasion pour les hommes et de 4 consommations ou plus pour les femmes.

    Les buveurs occasionnels étaient plus susceptibles d’être des hommes (58%), avaient une prévalence plus élevée de consommation actuelle de tabac (21%) et / ou de cannabis (6%) et une prévalence inférieure d’au moins deux maladies chroniques (29%) par rapport aux non-buveurs occasionnels », déclare Dr Benjamin Han, de l’école de médecine de l’Université de New York.

    Les maladies chroniques les plus courantes chez les grands buveurs étaient l’hypertension (41,4%), les maladies cardiovasculaires (23,1%) et le diabète (17,7%).

    Ces résultats sont issus d’une analyse transversale portant sur plus de 10 000 adultes âgés de 65 ans au moins provenant du National Survey on Drug Usage and Health (NSDUH) des États-Unis.

    Profil de l’alcoolisme chez les personnes âgées

    L’alcoolisme ancien concerne les deux tiers des personnes âgées. L’alcoolisme tardif est souvent dû à des événements stressants de la vie (par ex. séparation, deuil, conflits de générations, maladie invalidante) ou à des facteurs environnementaux (par ex. l’isolement social, célibat).

    Alcoolisme et co-morbidité

    L’alcoolisme des personnes âgées s’accompagne souvent de signes et symptômes : chutes à répétition, troubles de la marche, confusion, dénutrition, incontinence, baisse de l’activité psychomotrice, négligences d’hygiène corporelle.

    Les troubles liées à la consommation excessive d’alcool se confondent également avec des maladies organiques ou psychiques : hypertension, problèmes hépatiques, troubles de la digestion, troubles de l’humeur et du sommeil (insomnies, cauchemars).

    Complications de l’alcoolisme

    Les complications sont les suivantes:

    • Chutes et accidents;
    • Incohérence alimentaire;
    • Problèmes familiaux, dont l’isolement social;
    • Effets néfastes sur la santé.

    Évaluation de l’alcoolisme

    L’évaluation devrait comporter:

    • un examen physique complet;
    • un dépistage d’autres signes d’alcoolisme (par ex. hyperuricémie, troubles gastrointestinaux, hypertension artérielle, insomnie);
    • bilan biologique;
    • recueil des habitudes alimentaires;
    • estimation de l’état mental;
    • appréciation de l’attitude face au vieillissement;
    • antécédents de consommation (alcool, médicaments).

    Alcool et baisse des facultés mentales chez les personnes âgées

    Au fur et à mesure que l’on vieillit, les effets nocifs d’une consommation excessive d’alcool sont plus marquée sur les fonctions clés du cerveau telles que la mémoire, l’attention et l’apprentissage, selon des chercheurs américains de l’Université de la Floride.

    Une consommation d’alcool est considérée comme excessive quand :

      • Un homme boit 4-5 verres ou plus dans une journée ou plus de 14 verres par semaine.
      • Une femme boit 3-4 verres ou plus par jour ou plus de 7 verres par semaine.

    Ces derniers ont demandé à 31 hommes et 35 femmes de réaliser une série de tests neuropsychologiques puis ont été répartis en groupes en fonction de leur consommation d’alcool: buveurs importants, buveurs modérés ou non buveurs.

    Environ 53 % du groupe d’étude étaient des buveurs occasionnels, alors que 21% étaient considérés comme des buveurs réguliers importants.

    Les résultats des tests de ce dernier groupe ont été comparés aux résultats obtenus avec 45 non buveurs et buveurs modérés.

    L’équipe de recherche a suivi les fonctions cérébrales telles que l’attention, l’apprentissage, la mémoire, la fonction motrice, la fonction verbale et la vitesse de la pensée, la fonction exécutive (qui comprend le raisonnement et la mémoire de travail).

    L’étude a révélé qu’une consommation importante d’alcool chez les personnes âgées se traduisaient par des scores plus faibles aux tests évaluant la mémoire et l’apprentissage, la mémoire et la fonction motrice.

    Ceux qui avaient connu une dépendance à l’alcool avaient également obtenu de mauvais résultats aux tests.

    Les chercheurs soulignent que les effets de la consommation excessive d’alcool peuvent être particulièrement dangereux pour les personnes âgées, dont beaucoup prennent plusieurs médicaments.

    Consommation modérée d’alcool et risque de démence

    Il est admis qu’une consommation modérée de boissons d’alcool -et en particulier du vin rouge ont des effets préventifs sur les maladies cardiovasculaires chez les personnes âgées (tels que l’infarctus du myocarde, l’ischémie cardiaque, la cardiopathie valvulaire, l’arythmie, l’artérite et l’accident vasculaire cérébral).

    En effet, la consommation modérée et régulière de boissons alcoolisées (1 à 2 verres par jour):

    • diminue le risque d’athérosclérose (c’est-à-dire la formation de dépôts contenant du cholestérol et des lipides dans les artères), en élevant le taux de lipoprotéines de haute densité ou HDL (appelé communément le « bon cholestérol »), et, peut-être, en diminuant celui des lipoprotéines de basse densité ou LDL (le « mauvais cholestérol »);
    • diminue le risque de thrombose (aggrégation de plaquettes et de fibrine dans le sang);
    • accélère la fibrinolyse (dissolution des caillots intravasculaires par une enzyme de dégradation appelée plasmine) et diminue les taux sanguins de fibrinogène (une protéine favorisant la coagulation).

    Il est maintenant admis que les personnes âgées souffrant de maladies cardiovasculaires sont plus enclines à souffrir de troubles cognitifs ou être atteintes d’une démence[2].

    A partir de ce constat, un groupe de chercheurs a étudié les effets prolongés d’une consommation d’alcool sur le risque de développer une démence.

    Les résultats ont montré qu’une consommation modérée d’alcool (jusqu’à 3 verres par jour) diminue significativement le risque de développer une démence, et en particulier une démence vasculaire *.

    * La démence vasculaire, moins fréquente que la démence de type Alzheimer, est la conséquence de lésions (uniques ou répétées et d’ampleur variable) au cerveau, provoquées par un manque d’irrigation.

    Cet effet est plus marqué chez les hommes et ne dépend pas du type de boissons consommées.

    Ces résultats rejoignent ceux publiés par une équipe sino-suédoise [5].

    Ces résultats -qui sont toutefois contestés en raison de la méthodologie- sont certes encourageants pour les buveurs modérés, mais attention : on dit bien « modérés ». Et il serait déraisonnable de pousser à la consommation les buveurs d’eau (en particulier des personnes à risque) qui se sont abstenus jusqu’à maintenant.

    Cette étude a été réalisée sur 400 personnes âgées de 75 ans. La consommation modérée d’alcool (calculée en prenant comme unité étalon la quantité d’éthanol présente dans les boissons) correspond au maximum à 16g/jour pour les femmes et à 24g/jour pour les hommes.

    A titre indicatif:

    • Une bouteille de bière (340 ml) contient 13g d’éthanol
    • Un verre standard de vin contient 11g d’éthanol
    • Un verre (44ml) de spiritueux contient 15g d’éthanol

    Consommation excessive d’alcool et risque d’AVC d’origine ischémique

    Préventif jusqu’à deux verres par jour

    La consommation modérée (de un à deux verres par jour) d’alcool réduit légèrement (jusqu’à 20%) le risque d’AVC d’origine ischémique,  selon une méta-analyse portant une trentaine de travaux et publiée dans le journal BMC Medicine en février 2017.

    Au dessus de 3 à 4 verres d’alcool par jour, l’alcool a un effet délétère, augmentant le risque d’AVC ischémique.

    Il y a également une augmentation du risque de cancers, maladies cardiovasculaires et cirrhose du foie. Une autre étude américaine souligne le risque accru (+15%) de cancer du sein chez les femmes consommant jusqu’à six verres de vin par semaine.

    Enfin, ce risque augmente en plus lorsque la consommation quotidienne dépasse les 4 verres par jour.

    Alors que la faible consommation d’alcool est associée à un faible risque d’AVC d’origine ischémique, l’alcoolisme augmente au contraire ce risque (c’est ce que l’on appelle une courbe en J).

    Si vous avez une fréquence de consommation d’alcool supérieure à 2 fois par semaine, votre risque de mortalité causée par un AVC est multiplié par trois, comparé à ceux qui ne boivent pas d’alcool.

    Des effets qui dépendent de l’âge et de la fréquence

    Les résultats montrent également que les effets de l’alcool ne se limitent pas à la quantité consommée mais aussi à la fréquence de consommation.

    De plus, boire plus de 2 verres d’alcool (incluant le vin) par jour en milieu de vie augmente d’un tiers le risque d’AVC, par rapport à ceux qui ne boivent peu ou pas.

    Le risque de l’alcool sur la survenue d’un AVC est supérieur à celui de l’hypertension et le diabète, du moins lorsque les consommateurs sont âgés de 50-60 ans.

    En revanche, pour les septuagénaires,  l’hypertension et le diabète sont des facteurs de risque d’AVC plus importants que l’alcoolisme.

    2609 hommes ont participé à cette étude menée par des chercheurs finlandais. Les hommes étaient d’âge mur et ont été suivis pendant 20 ans.

    Conclusion : consommer plus de deux verres d’alcool par jour constitue un facteur de risque d’AVC. Ce facteur varie avec l’âge.

    Consommation excessive d’alcool et risque d’AVC d’origine hémorragique

    Consommer plus de trois à quatre verres d’alcool par jour après 60 ans accélère le vieillissement cérébral, selon une étude publiée sur 137 patients hospitalisés pour un  AVC. Selon les chercheurs lillois (France), à la soixantaine, une consommation régulière (et non excessive) d’alcool fragilise les artères cérébrales, pouvant provoquer un AVC d’origine hémorragique (rupture de l’artère rompue).

    Plus précisément, il apparaît que les buveurs réguliers font des hémorragies cérébrales en moyenne 14 ans avant les non-buveurs victimes d’un AVC hémorragique.

    L’AVC survient préférentiellement dans les aires profondes du cerveau irriguées par des petites artères qui sont les plus vulnérables. «L’alcool va rendre ces petits vaisseaux de plus en plus rigides et poreux», poursuit le Pr Cordonnier, l’un des auteurs de l’étude.

    Une autre étude souligne qu’au-delà de deux verres d’alcool par jour, le risque d’AVC d’origine hémorragique augmente vite (+60%).

    Le fait que les vaisseaux rompent plus facilement s’expliquerait par le fait que la consommation d’alcool pourrait diminuer les niveaux  de fibrinogène, une protéine qui facilite la formation de caillots sanguins.

    Sources

      • The Journal of the American Medical Association, juin 2012.
      • Neurobiology of Aging, 21, 153-160, 2002.
      • The Lancet 359, 281-286, 2002.
      • The frequency of alcohol consumption is associated with the stroke mortality. Acta Neurologica Scandinavica, mars 2014.
      • Differing association of alcohol consumption with different stroke types: a systematic review and meta-analysis. BMC Med. 2016 Nov 24;14(1):178.
      • Alcoholism: Clinical and Experimental Research, Sept. 2016.
      • Alcohol consumption and incidence of dementia in a community sample aged 75 year and older, Journal of Clinical Epidemiology, 55, 959-964, 2002.
  5. Kennedy (maladie)

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    La maladie de Kennedy ou amyotrophie spino-bulbaire est une maladie de transmission récessive liée au chromosome X.

    Elle est caractérisée par une perte des neurones motaures des ners crâniens et de la moelle.

    La maladie débute entre 20 et 50 ans par des crampes puis la perte progressive des motoneurones devient sévère au niveau de moelle épinière.

    Souvent, la maladie de Kennedy est sans incidence sur la durée de vie des patients.

    Elle se traduit par une faiblesse musculaire, une dysarthrie et une dysphagie.

    Elle peut s’accompagner d’une perte partielle des caractères sexuels secondaires.

    Les femmes hétérozygotes (possède deux variantes du gène) n’ont généralement pas de symptomes.

  6. Huntington (maladie ou chorée de)

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    La maladie de Huntington est une maladie neurologique – également appelée chorée de Huntington – d’origine génétique conduisant à la mort des neurones provenant de certaines structures cérébrales impliquées dans la motricité (noyau caudé, putamen).

    Elle se caractérise principalement par des troubles moteurs (mouvements anormaux involontaires), comportementaux et psychologiques (dépression, agressivité et changement de personnalité).

    On observe également des troubles cognitifs : perte de mémoire et déficit de l’attention.

    C’est une maladie rare puisque sa prévalence est de 1 sur 15 000, dont les premiers signes apparaissent entre 30 et 50 ans dans la moitié des cas, et après 60 ans dans 5% des cas.

    C’est une maladie autosomique dominante, c’est-à-dire que si l’un des deux parents est atteint par la maladie, le descendant aura 50% de risque de développer la maladie. Ce risque est de 100% si les deux parents sont atteints de la maladie.

    Les signes moteurs précoce de la maladie de Huntington sont souvent discrets : anomalies des mouvements oculaires, haussement de sourcils, petits mouvements brusques et incontrôlés qui se généralisent en chorée. L’évolution conduit progressivement à une perte d’autonomie et à des symptômes tels que l’impossibilité de parler, une démence sous corticale et une grande maigreur. Dans environ la moitié des cas, les troubles psychiatriques ou du comportement précèdent l’apparition de la chorée.

    L’examen du cerveau indique une perte neuronale qui touche de manière prépondérante des neurones qui sécrètent le neurotransmetteur GABA présents dans les noyaux gris centraux. Par la suite, le cortex et le cervelet sont touchés.

  7. Tout savoir sur les toxines

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    Les toxines sont des déchets accumulés dans l’organisme humain. Quand celles-ci atteignent un point critique, divers problèmes de santé peuvent se produire. Voici tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet.

    D’où viennent les toxines?

    D’abord, il y a les toxines naturelles. Celles-ci sont produites par l’organisme lui-même. Elles résultent par exemple de l’usure des tissus qui composent les organes, du travail cellulaire, d’une mauvaise digestion, d’une activité cérébrale trop importante, etc. Ce sont des phénomènes physiologiques auxquels nous ne pouvons pas échapper.

    Mais, les toxines peuvent aussi venir de l’extérieur. Le monde dans lequel nous vivons actuellement nous inonde de produits chimiques. Citons par exemple la fumée du tabac, les désodorisants non naturels qu’on utilise à la maison, les bougies parfumées, les peintures, les colles contenues dans les meubles, les substances chimiques dans les produits alimentaires industriels, les composants chimiques dans les cosmétiques… Tous ces polluants génèrent insidieusement des toxines dans notre corps.

    Comment savoir si l’organisme est infecté par les toxines?

    L’organisme émet des signes lorsqu’il subit une surcharge de toxines. Des maux d’estomac ou encore de la constipation peuvent par exemple signifier que les intestins ne parviennent plus à faire face à la réaction des toxines accumulées dans le corps. Celles-ci peuvent provenir des colorants, des conservateurs et des additifs alimentaires.

    Une accumulation importante de toxine dans l’organisme peut aussi engendrer des nausées, une fatigue constante, un manque d’entrain et une difficulté à se concentrer et aussi à s’endormir. Les toxines peuvent également entrainer la production d’odeur corporelle parfois nauséabonde même si on prend une bonne douche le matin et met du déodorant.

    L’apparition des taches sur la peau doit aussi alerter. Si vous avez des éruptions cutanées, de l’acné ou encore de l’eczéma, une accumulation de toxines pourrait bien en être la cause. La perte de cheveux plus rapide, la prise de poids, les ongles abîmés et fragiles sont autant de symptômes qui doivent vous inciter à évacuer les toxines accumulées dans votre organisme.

    Comment détoxifier le corps?

    Vous souffrez d’une ou de plusieurs des symptômes décrits précédemment? Il est temps de faire le ménage dans votre corps et d’évacuer tous ces déchets qui affectent votre santé. Pour cela, faites une cure détox. Vous pouvez par exemple préparer un smoothie détoxifiant, healthy et rafraîchissant. Le bol de Bouddha est un autre plat détox à tester absolument. C’est à la fois délicieux, sain, facile à réaliser tout en vous permettant d’éliminer les toxines dans votre corps. Buvez également de grandes quantités d’eau. Cela expulse les déchets qui s’accumulent dans l’organisme. Les fruits et légumes contiennent aussi des fibres et d’antioxydants qui neutralisent les toxines. Alors, mangez-en beaucoup chaque jour.

    Faites attention aussi à votre mode de vie. Ayez toujours un sommeil suffisant. En effet, lorsque vous dormez bien, tous vos organes fonctionnent correctement. Ce qui booste leur capacité à détoxiquer le corps. Pour améliorer la qualité de votre sommeil, vous pouvez terminer votre journée par un bain relaxant de désintoxication. Pour cela, il suffit d’ajouter un peu de sel d’Epson dans l’eau de votre bain.

  8. Artichaut

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    Les artichauts sont faibles en gras, riches en fibres et chargés de vitamines et de minéraux comme la vitamine C, la vitamine K, le folate, le phosphore et le magnésium. Ils sont également l’une des sources les plus riches en antioxydants.

    La consommation régulière d’extrait d’artichaut peut aider à protéger notre foie des dommages et soulager les symptômes de la stéatose hépatique non alcoolique. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires.

    Originaire de la Méditerranée, cette plante est utilisée depuis des siècles pour ses propriétés médicinales potentielles.

    Ses avantages supposés pour la santé incluent une baisse de la glycémie, une meilleure digestion, une meilleure santé cardiaque et du foie.

    L’extrait d’artichaut est également de plus en plus populaire comme complément.

    Voici huit bienfaits pour la santé des artichauts et de l’extrait d’artichaut.

    1. Forte concentration en nutriments

    Les artichauts sont faibles en gras, mais riches en fibres, en vitamines, en minéraux et en antioxydants. Particulièrement riches en folate et en vitamines C et K, ils fournissent également des minéraux importants, tels que le magnésium, le phosphore, le potassium et le fer.

    Un artichaut moyen contient près de 7 grammes de fibres, soit 23 à 28% de l’apport journalier recommandé.

    Un artichaut moyen (128 grammes cru et 120 grammes cuits) contient :

    Glucides : 13,5 grammes

    Fibres : 6,9 ​​grammes

    Protéines : 4,2 grammes

    Graisse : 0,2 grammes

    Vitamine C : 25% de l’apport journalier recommandé (AJR)

    Vitamine K : 24% de l’AJR

    Thiamine: 6% de l’AJR

    Riboflavine : 5% de l’AJR

    Niacine : 7% de l’AJR

    Vitamine B6 : 11% de l’AJR

    Folate : 22% de l’AJR

    Fer 9% de l’AJR

    Magnésium 19% de l’AJR

    Phosphore 12% de l’AJR

    Potassium 14% de l’AJR

    Calcium 6% de l’AJR

    Zinc 6% de l’AJR

    Les chardons ne contiennent que 60 calories par artichaut moyen et environ 4 grammes de protéines – un résultat supérieur à la moyenne pour un aliment à base de plantes.

    Pour couronner le tout, les artichauts figurent parmi les légumes les plus riches en antioxydants.

    2. Réduction du «mauvais» cholestérol LDL et augmentation du «bon» cholestérol HDL

    L’extrait de feuilles d’artichaut peut réduire le cholestérol total et le «mauvais» cholestérol LDL tout en augmentant le «bon» cholestérol HDL.

    Une vaste étude portant sur plus de 700 personnes a révélé qu’une supplémentation quotidienne en extrait de feuille d’artichaut pendant 5 à 13 semaines entraînait une réduction du cholestérol total et du «mauvais» cholestérol LDL.

    Une autre étude portant sur 143 adultes présentant un taux de cholestérol élevé a montré qu’un extrait de feuille d’artichaut pris quotidiennement pendant six semaines entraînait une diminution de 18,5% et 22,9% du cholestérol total et du «mauvais» cholestérol LDL, respectivement (7Trusted Source).

    En outre, une étude animale a montré une réduction de 30% du «mauvais» cholestérol LDL et de 22% des triglycérides après consommation régulière d’extrait d’artichaut (8Trusted Source).

    L’extrait d’artichaut affecte le cholestérol de deux manières principales.

    1. les artichauts contiennent de la lutéoline, un antioxydant qui empêche la formation de cholestérol.
    2. l’extrait de feuille d’artichaut encourage le corps à traiter le cholestérol plus efficacement, ce qui entraîne une réduction des niveaux globaux.

    3. Régulation de la pression artérielle

    L’extrait d’artichaut peut aider à réduire la pression artérielle chez les personnes présentant des taux déjà élevés.

    Une étude portant sur 98 hommes souffrant d’hypertension artérielle a montré que la consommation quotidienne d’extrait d’artichaut pendant 12 semaines réduisait respectivement les pressions artérielles diastolique et systolique de 2,76 et 2,85 mmHg en moyenne.

    Le mécanisme n’est pas entièrement compris.

    Cependant, des études in vitro et des animaux indiquent que l’extrait d’artichaut favorise l’enzyme eNOS, qui joue un rôle dans l’élargissement des vaisseaux sanguins.

    De plus, les artichauts sont une bonne source de potassium, ce qui aide à réguler la pression artérielle.

    Cela dit, il n’est pas clair si la consommation d’artichauts entiers confère les mêmes avantages, car l’extrait d’artichaut utilisé dans ces études est très concentré.

    4. Amélioration de la santé du foie

    La consommation régulière d’extrait d’artichaut peut aider à protéger le foie et à soulager les symptômes de la stéatose hépatique non alcoolique. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires.

    Il augmente également la production de bile, ce qui aide à éliminer les toxines nocives du foie.

    Dans une étude, l’extrait d’artichaut administré à des rats entraînait moins de dommages au foie, et s’accompagnait de niveaux d’antioxydants plus élevés et d’une meilleure fonction hépatique, par rapport aux rats ne recevant pas d’extrait d’artichaut.

    Des études chez l’homme ont également montré des effets positifs sur la santé du foie.

    Par exemple, un essai mené auprès de 90 personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique a révélé qu’une consommation quotidienne de 600 mg d’extrait d’artichaut pendant deux mois avait entraîné une amélioration de la fonction hépatique.

    Dans une autre étude portant sur des adultes obèses atteints de stéatose hépatique non alcoolique, la prise quotidienne d’extrait d’artichaut pendant deux mois a réduit l’inflammation du foie et réduit le dépôt de graisse par rapport à l’absence d’extrait d’artichaut.

    Les scientifiques pensent que certains antioxydants présents dans les artichauts – la cynarine et la silymarine – sont en partie responsables de ces bénéfices.

    Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer le rôle de l’extrait d’artichaut dans le traitement des maladies du foie.

    5. Amélioration de la santé digestive

    L’extrait de feuilles d’artichaut peut maintenir la santé digestive en stimulant des bactéries intestinales inoffensives et en atténuant les symptômes de l’indigestion.

    Les artichauts sont une excellente source de fibres, qui peuvent aider à garder votre système digestif en santé en favorisant le développement de bonnes bactéries intestinales, en réduisant le risque de certains cancers de l’intestin et en soulageant la constipation et la diarrhée.

    Les artichauts contiennent de l’inuline, un type de fibre qui joue le rôle de probiotique.

    Dans une étude, 12 adultes ont constaté une amélioration des bactéries intestinales lorsqu’ils consommaient un extrait d’artichaut contenant de l’inuline chaque jour pendant trois semaines.

    L’extrait d’artichaut peut également soulager les symptômes de l’indigestion, tels que ballonnements, nausées et brûlures d’estomac.

    Une étude portant sur 247 personnes souffrant d’indigestion a révélé que la consommation quotidienne d’extrait de feuilles d’artichaut pendant six semaines réduisait certains symptômes, tels que la flatulence et les sensations inconfortables de plénitude, par rapport à l’absence d’extrait de feuilles d’artichaut.

    La cynarine, un composé naturellement présent dans les artichauts, peut avoir ces effets positifs en stimulant la production de bile, en accélérant les mouvements intestinaux et en améliorant la digestion de certaines graisses.

    Artichaut

    6. Soulagement des symptômes du syndrome du côlon irritable

    L’extrait de feuilles d’artichaut peut aider à traiter les symptômes du syndrome du côlon irritable (SCI) en réduisant les spasmes musculaires, en équilibrant les bactéries intestinales et en réduisant l’inflammation. Cependant, plus de recherche est nécessaire.

    Le SCI est une affection qui affecte le système digestif et peut provoquer des douleurs à l’estomac, des crampes, des diarrhées, des ballonnements, de la constipation et des flatulences.

    Dans une étude menée auprès de personnes atteintes du SCI, la consommation quotidienne d’extrait de feuilles d’artichaut pendant six semaines a atténué les symptômes. Qui plus est, 96% des participants ont jugé l’extrait aussi efficace, sinon meilleur, que d’autres traitements du SCI, tels que les antidiarrhéiques et les laxatifs.

    Une autre étude portant sur 208 personnes atteintes du SCI a révélé que 1 à 2 capsules d’extrait de feuilles d’artichaut, consommées quotidiennement pendant 2 mois, réduisaient les symptômes de 26% et amélioraient la qualité de vie.

    L’extrait d’artichaut peut soulager les symptômes de plusieurs façons.

    Certains composés dans les artichauts ont des propriétés antispasmodiques. Cela signifie qu’ils peuvent aider à arrêter les spasmes musculaires courants dans le SCI, à équilibrer les bactéries intestinales et à réduire l’inflammation.

    Bien que l’extrait d’artichaut semble prometteur pour le traitement des symptômes du SCI, des études plus vastes sur l’homme sont nécessaires.

    7. Réduction de la glycémie

    Certaines études suggèrent que les artichauts et l’extrait de feuilles d’artichauts peuvent abaisser le taux de sucre dans le sang. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires.

    Une étude menée auprès de 39 adultes en surpoids a montré que la consommation quotidienne d’extrait d’haricot rouge et d’artichaut pendant deux mois abaissait les niveaux de sucre dans le sang à jeun par rapport à l’absence de supplémentation.

    Cependant, on ne sait pas dans quelle mesure cet effet était dû à l’extrait d’artichaut lui-même.

    Une autre petite étude a indiqué que la consommation d’artichauts cuits réduisait les taux de sucre dans le sang et d’insuline 30 minutes après les repas. Cet effet n’a notamment été observé que chez des adultes en bonne santé ne présentant pas de syndrome métabolique.

    La façon dont l’extrait d’artichaut réduit la glycémie n’est pas complètement comprise.

    Cela dit, il a été démontré que l’extrait d’artichaut ralentissait l’activité de l’alpha-glucosidase, une enzyme qui décompose l’amidon en glucose, ce qui pourrait avoir un impact sur la glycémie.

    8. Effets anticancéreux

    Des études in vitro et sur des animaux suggèrent que l’extrait d’artichaut peut lutter contre la croissance des cellules cancéreuses. Cependant, il n’existe aucune étude sur l’homme et il est donc nécessaire de poursuivre les recherches avant de pouvoir tirer des conclusions.

    Certains antioxydants – dont la rutine, la quercétine, la silymarine et l’acide gallique – présents dans les artichauts seraient responsables de ces possibles effets anticancéreux.

    Par exemple, il a été démontré que la silymarine aidait à prévenir et à traiter le cancer de la peau dans des études in vitro et sur des animaux.

    Malgré ces résultats prometteurs, il n’existe aucune étude chez l’humain.

  9. Vitamine D : ses bienfaits sur le coeur

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    Une carence en vitamine D serait liée à un risque accru de maladie du coeur, en augmentant les marqueurs du syndrome métabolique, à savoir le diabète, l’obésité et l’hyperglycémie.

    La vitamine D et l’estradiol diminuerait le syndrome métabolique

    Une nouvelle étude démontre les effets synergiques des carences en vitamine D et en estradiol sur le syndrome métabolique.

    La vitamine D et les œstrogènes ont déjà montré des résultats concluants sur la santé des os chez les femmes.

    Une nouvelle étude suggère que cette même combinaison pourrait aider à prévenir le syndrome métabolique, un ensemble de maladies qui augmente le risque de maladie du coeur, d’accident vasculaire cérébral et de diabète chez les femmes ménopausées. Les résultats sont publiés dans Menopause, le journal de la North American Menopause Society (NAMS) du mois de juin 2019.

    Le syndrome métabolique est devenu un problème de santé publique majeur, affectant 30 à 60% des femmes ménopausées dans le monde. La progression de l’obésité abdominale et des maladies cardiaques conduisant à un syndrome métabolique augmente considérablement avec l’âge et semble être directement associée à la perte d’œstrogènes chez les femmes ménopausées. Cela a conduit certains chercheurs à recommander le traitement à l’estradiol chez les femmes ménopausées depuis moins de six ans, afin de prévenir les maladies cardiaques.

    De même, la vitamine D a été associée à plusieurs marqueurs du syndrome métabolique, notamment l’obésité, l’hyperglycémie, la résistance à l’insuline et le diabète de type 2. Un supplément en vitamine D réduit le risque de syndrome métabolique après 20 ans de suivi.

    Comme les bénéfices d’une combinaison vitamine D et œstrogènes sont déjà reconnus pour améliorer la santé des os chez les femmes, les chercheurs de cette nouvelle étude ont émis l’hypothèse que cela pourrait être également le cas sur le syndrome métabolique.

    L’étude entreprise par les chercheurs chinois comprenait 616 femmes ménopausées âgées de 49 à 86 ans qui ne prenaient pas de suppléments d’oestrogène et de vitamine D / calcium au début de l’essai.

    Les résultats ont montré  qu’une teneur élevée en vitamine D était associée à un bon profil lipidique, une pression artérielle et un taux de glucose normal.

    L’estradiol était associée négativement au cholestérol, aux triglycérides et à la pression artérielle.

    Ces résultats suggèrent un rôle synergique de la vitamine D et de la carence en estradiol dans le développement du syndrome métabolique chez les femmes ménopausées.

    Dans cette étude transversale, une faible teneur en estradiol a augmenté le risque de syndrome métabolique chez les femmes ménopausées présentant un déficit en vitamine D, a déclaré le Dr JoAnn Pinkerton, directrice exécutive de la revue.

    Les médecins américains recommandent des niveaux de vitamine D de 30 ng / mL pour les femmes ménopausées. La question de savoir si des niveaux adéquats de vitamine D améliorent la santé cardiovasculaire ou cognitive reste en débat.

    Un bon indicateur de risque de maladie du coeur et d’AVC

    Les niveaux de vitamine D seraient un bon indicateur de risque de maladie du coeur (infarctus) mais aussi d’accident vasculaire cérébral. Des chercheurs américains du Centre médical de Salt Lake City ont analysé en 2016 les taux des métabolites de la vitamine D (produits après métabolisme de la vitamine D) chez 4200 personnes âgées de 52 à 76 ans.

    Les personnes qui ont à la fois un faible niveau de vitamine D sont plus susceptibles d’êtres victimes d’une maaldie du coeur ou d’un accident vasculaire (crise cardiaque, AVC, insuffisance cardiaque ou mort cardiaque). Un quart d’entre elles souffraient de diabète et environ 70% avaient une maladie coronarienne.

    Selon les chercheurs, il serait possible de déterminer la dose de vitamine D à prescrire pour réduire le risque d’accident cardiovasculaire.

    Source : Congrès de l’American College of Cardiology Scientific (Chicago, avril 2016)

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  10. Pour quelles raisons consulter un dentiste ?

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    La prévention constitue le secret d’une bonne santé bucco-dentaire. Comme elle assure la santé de l’organisme tout entier, la santé des dents ne doit, en aucun cas, être prise à la légère ou minimisée. Ainsi, une consultation chez le dentiste ne doit pas être provoquée par une rage de dents.

    Des études ont montré que 36 % des Français consultent le dentiste moins d’une fois par an. Pour la plupart de ces gens, c’est la peur du dentiste, plus connue sous le nom de stomatophobie, qui leur fait éviter autant que possible la fréquentation des centres dentaires. Tandis pour d’autres, le contrôle est considéré comme une perte de temps, surtout lorsqu’ils ne ressentent aucune douleur. 

    Au moins une fois par an, il est indispensable de prendre rendez-vous chez le dentiste. Cette bonne habitude est essentielle pour ceux qui veulent rester en bonne santé. C’est à partir de la pré-adolescence, vers l’âge de 12-13 ans, que le rituel doit être instauré chez les enfants.  C’est, en effet, à partir de cette période de la vie que les caries se développent sur les dents définitives.

    .

    3 à 4 visites par an sont recommandées pour ceux qui ont des antécédents bucco-dentaires, notamment les maladies parodontales et les maladies de la gencive, ou ceux qui portent des implants.

    Pourquoi consulter un dentiste?

    La principale mission d’un dentiste c’est de s’occuper de la santé de la bouche, des dents et des gencives de ses patients. Pour ce faire, il prodigue les soins les plus adaptés. Afin d’éviter de nombreuses maladies dentaires, ses conseils sont à suivre à la lettre. Un vieil adage populaire disait que « mieux vaut prévenir que guérir ».

    Ainsi, pour prévenir tous les éventuels problèmes qui concernent la bouche et les dents, il est essentiel d’aller chez un dentiste. Une visite systématique périodique lui permettra de trouver à temps les problèmes et les maladies,  et d’apporter immédiatement la solution la plus adaptée au cas observé.

    Au cas où une personne observe une transformation au niveau de sa bouche, de ses gencives ou de ses dents, elle doit impérativement consulter un dentiste avant qu’il soit trop tard.

    • Pour éviter des graves problèmes

    Au cours du brossage, un petit saignement des gencives indique souvent une petite inflammation à ce niveau.  S’il est traité assez tôt, ce genre de désagrément peut disparaitre au bout de 48 heures. Cependant, s’il est négligé, il peut dégénérer en parodontite. La dent peut devenir mobile et nécessite finalement une extraction.

    Par ailleurs, les affections bucco-dentaires peuvent caractériser différentes maladies, telles que des cancers, des maladies cardiovasculaires, le diabète,… Mais tout cela, les gens ont tendance à oublier.

    • Pour faire des économies

    Une dent un peu sensible au froid est généralement annonciatrice d’un début de carie. Or, une  carie peut évoluer et s’aggraver. Dans ce cas, le traitement nécessite la dévitalisation de  la dent et la pose d’une couronne qui coûte en moyenne 1000 euros en France, et que la Sécurité sociale ne rembourse qu’à hauteur de 75,25 euros. 

    • Pour un gain du temps et à faible coût

    Pour rendre les soins dentaires accessibles à tous, de nombreux centres dentaires proposent aux clients des tarifs modérés. En général, il faut moins d’une heure pour un contrôle de routine chez le dentiste, et la prise en charge de la consultation par la Sécurité sociale est à hauteur de 70 %. Des informations supplémentaires peuvent être obtenues sur le site astuce santé.

    Quand se rendre chez un dentiste?

    Pour prévenir les pathologies des dents et des gencives et pour préserver sa santé bucco-dentaire, une visite de contrôle chez le dentiste est plus que recommandée. Habituellement, l’intervalle admis entre deux visites chez le dentiste est de12 mois.

    Mais en fonction de plusieurs facteurs, dont l’âge, les antécédents bucco-dentaires, ainsi que les facteurs de risque, comme l’alimentation, le tabac, cette fréquence peut varier. C’est le dentiste seul qui est habilité à établir un calendrier de suivi adapté à la situation de chaque patient.