Nos conseils pour trouver le dentiste idéal

Les avantages d’être en EHPAD pour une personne âgée

Vous ne pouvez pas vous déplacer suite à des problèmes de dos ?

La détresse psychologique peut augmenter le risque de maladie d’Alzheimer

Ataraxie

Démence : troubles de la communication

Alzheimer : des poupées pour calmer les angoisses de certains patients

Mac Lean (Paul)

Manœuvre (méthode) de Heimlich

Mémoire de travail : est-il utile de l’entraîner ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Nos conseils pour trouver le dentiste idéal

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    Une rage de dent difficile à calmer ou une simple visite de routine, vous devrez alors passer par un dentiste. Vous n’en connaissez pas et que vous redoutez le premier rendez-vous car vous ne savez rien des compétences du dentiste et encore moins sa réputation. Or, les problèmes dentaires ne sont pas des maux qu’il faut prendre à la légère. Il faut aller chez le meilleur, un dentiste apte à vous donner les soins qu’il faut. Mais comment procéder pour trouver le dentiste idéal ? C’est ce dont nous allons parler dans cet article.

    Choisir son dentiste : le bouche à oreille

    Depuis des années, la technique du bouche à oreille a toujours fait son affaire. Rien de tel pour connaître les compétences d’un dentiste qu’à travers ses clients qui vont éventuellement parler de lui à d’autres personnes. Alors si vous voulez trouver un bon dentiste, demandez tout simplement aux gens de votre entourage. De plus, ayant peut-être connu les mêmes problèmes que vous, ils seront en mesure de vous donner les meilleures adresses qui soient. Les personnes à solliciter sont : vos connaissances proches et la famille. Vous pouvez également demander à une personne de votre entourage professionnel. Pour un avis purement professionnel, l’idéal est également de passer par votre cabinet médical. Vous pouvez ainsi expliquer à la secrétaire votre problème et elle sera en mesure de vous aider. Elle pourra vous indiquer une adresse adaptée à vos besoins et problèmes voire vous indiquer le meilleur praticien du coin. De plus, en passant par le cabinet médical, vous aurez plus de détails sur le dentiste que vous allez consulter. Et enfin, vous pouvez tout simplement appeler des médecins dans la région pour qu’ils vous indiquent les meilleurs spécialistes locaux.

    Passer par les forums et les sites d’avis

    Avec internet, on peut trouver des informations très fiables. Et en quelques clics seulement on peut tomber rapidement sur un dentiste. Attention cependant, ce n’est pas en tapant dentiste dans la barre de recherche que vous allez forcément tomber sur un bon dentiste. Il faut procéder de manière intelligente. De ce fait, effectuez votre recherche avec soin. Vous pouvez ensuite lire tous les commentaires et toutes les recommandations sur le forum. Et notez que si plusieurs personnes recommandent le même dentiste, forcément ce dernier doit être compétent. Il ne faut pas aussi oublier qu’à l’ère du numérique, de plus en plus de cabinets dentaires disposent de leur propre site alors n’hésitez pas à les visiter. C’est en allant visiter directement les sites que vous pourrez rapidement apercevoir si le dentiste en question est bon ou non. Les bons indices avancent de bonnes philosophies comme : disent-ils qu’ils acceptent de traiter des patients anxieux ou phobiques ? Quels traitements proposent-il ? Etc.

    Quel profil pour un dentiste idéal ?

    Il ne faut pas oublier qu’un dentiste ne s’analyse pas seulement à travers ses compétences professionnelles. Un dentiste reçoit toujours des patients qui souffrent de maux divers. Ces personnes ne se ressemblent pas toutes. Si certaines sont détendues à l’approche de la consultation, d’autres seront plus nerveuses. Alors forcément il faut un dentiste compréhensif et ouvert envers ses patients. Par exemple, un nombre important de personnes préfèrent être en face d’un dentiste décontracté avec un sens de l’humour tout en étant calme et gentil. La personne va être alors mise en confiance et sera moins réticente à l’idée de consulter un dentiste et d’exposer totalement ses problèmes. Mais il y a aussi des gens qui regardent un certain profil avant de consulter. Alors pour mieux affiner les recherches, il vaut mieux préciser ces détails.

    Appelez ou envoyez un mail

    La meilleure astuce c’est aussi d’appeler directement le cabinet ou de lui envoyer un email. Vous pouvez trouver de nombreux dentistes dans un annuaire. Vous ne les connaissez pas mais à travers un appel ou un email, vous pouvez déjà avoir une petite idée de leurs compétences. En effet, la manière de répondre peut en dire déjà long sur les compétences d’un dentiste. Cette étape est essentielle avant la prise de rendez vous. Vous pouvez expliquer à la personne vos problèmes et vos craintes et demander  en même temps à ce qu’ils vous aident. En appelant la clinique dentaire gatineau par exemple, faites vous rassurer en obtenant des réponses satisfaisantes. Enfin, si plusieurs dentistes sont disponibles, demandez à vous faire soigner par celui qui est le plus apte à soigner vos maux.

  2. Les avantages d’être en EHPAD pour une personne âgée

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    Pour les personnes âgées, l’hébergement en EHPAD est une solution qui se présente être la plus fiable pour profiter d’une bonne qualité de vie. C’est un établissement, également appelé maison de retraite ayant des structures médicalisées et où les seniors ayant perdue leur autonomie peuvent recevoir des soins et une assistance au quotidien.

    Pourquoi envoyer une personne âgée en EHPAD ?

    Qui voudrait se séparer d’un proche lorsque celui-ci ne pourrait plus prendre soin de lui tout seul ? C’est parfois pour des raisons de sécurités que beaucoup de gens sont tentés par l’EHPAD. Avec l’âge, les seniors sont plus exposés aux risques accidents pouvant leur rendre la vie encore plus difficile.

    S’ils vivent en EHPAD, ils auront la possibilité de rester autonome tout en épargnant leurs proches des frais liés à une infirmière à domicile. Les personnes âgées intégrant un EHPAD profiteront aussi d’une vie sociale plus adaptée à leurs situations.

    Avec le professionnalisme et le savoir-faire des personnels travaillant au sein de cet établissement, les résidents auront toujours quelqu’un à qui ils peuvent confier leurs soucis, leurs bonheurs ou encore leurs tristesses… C’est également un endroit où chaque résident profitera d’un suivi médical plus avancé.

    L’EHPAD : une prise en charge plus rassurante pour ceux qui souffrent de l’Alzheimer

    Dans la majorité des cas, les seniors sont les plus touchés par la maladie d’Alzheimer. En EHPAD, une unité en particulier s’en occupera afin que chaque patient puisse recevoir les soins dont il a besoin.

    Les résidents de l’EHPAD souffrant de troubles de comportement modérés seront pris en charge par les Pôles d’Activités et de Soins Adaptés où ils profiteront de diverses activités sociales et thérapeutiques. D’un autre côté, des Unités d’Hébergement Renforcées peuvent aussi s’occuper des personnes atteintes de cette maladie ou autres maladies apparentées.

    Autres modes d’accueil en EHPAD

    Hormis l’hébergement pour les seniors atteintes de l’Alzheimer, d’autres options s’offrent aussi aux personnes souhaitant mettre un proche en EHPAD. Il y a par exemple l’hébergement temporaire qui permet de bénéficier d’un accompagnement pendant quelques semaines ou quelques mois.

    De cette manière, l’EHPAD pourrait aider le résident à faire face à des difficultés ponctuelles avant de passer à une entrée définitive dans l’établissement. Il y a aussi l’accueil du jour, spécialement conçue pour les personnes âgées dépendantes qui préfèrent vivre dans leurs domiciles. C’est une manière de garder leurs autonomies.

    Comment intégrer un EHPAD ?

    Il faudrait remplir un dossier d’admission pour mettre une personne âgée en EHPAD. Ce document sera adressé aux établissements que les proches de la personne en question auraient choisis. Il faudrait aussi prévoir une visite de pré-admission.

    Après admission, l’établissement à qui vous auriez confié votre proche devrait vous fournir des informations concernant son fonctionnement, vos droits et obligations ainsi que les conditions de prise en charge. Au moment de l’admission, le résident obtiendra un contrat de séjour ou un document individuel. Ce document comprendra la nature des prestations que l’établissement propose et le coût que cela va engendrer.

    Avant de mettre une personne âgée en EHPAD, il faudrait aussi réaliser la grille AGGIR. Elle vise à identifier son niveau de dépendance et ce sera en fonction du résultat ainsi obtenu que celle-ci ait la possibilité de bénéficier d’un APA. Le calcul du gir implique des activités corporelles et mentales ainsi que des activités domestiques et sociales.

    Trois critères sont à prendre en compte pour évaluer chacune des activités impliquées dans l’évaluation de la grille AGGIR : fait seul, fait seul non spontanément ou ne fait seul ni spontanément. Ils visent à déterminer l’aptitude de la personne âgée à agir selon les activités qui lui seront attribuées.

  3. Vous ne pouvez pas vous déplacer suite à des problèmes de dos ?

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    En fonction des âges, les douleurs de dos peuvent apparaître de diverses façons. On ne peut pas définir globalement les causes de ces douleurs, car elles sont différentes en fonction des gens. Parfois ces douleurs sont d’une telle intensité qu’il est impossible de faire ne serait-ce qu’un simple mouvement.

    Se déplacer donc devient un vrai calvaire. Pour autant ce n’est pas la fin du monde, car ces types de douleurs peuvent être traités. Il faut tout simplement connaitre ce qu’il faut faire comme faire appel à un ostéopathe à domicile par exemple.

    Les causes les plus courantes

    Les maux de dos peuvent trouver leurs origines dans n’importe quel mouvement que l’on effectue, dans les travaux professionnels que l’on effectue ou encore suite à des antécédents divers. On peut alors dire que le mal de dos n’indique pas obligatoirement une affection sous-jacente.

    Les causes les plus fréquentes sont les mouvements que l’on effectue dont nous ne soupçonnons pas les difficultés sur notre corps qu’ils peuvent engendrer. Le mal de dos peut ainsi survenir suite à un faux mouvement, au port d’un sac à dos trop lourd ou tout simplement parce qu’on est resté trop longtemps sur une seule position.

    Quel auto-traitement ?

    Si le mal de dos survient subitement, il est possible de traiter le problème soi-même. En cas de douleurs sévères, il est nécessaire de faire un repos de deux jours suivis de la prise d’analgésiques comme l’ibuprofène ou encore le paracétamol.

    L’inconfort peut être également soulagé par des alternatives naturelles comme la chaleur par exemple : appliquez une bouillotte sur la zone concernée et laisser reposer pendant quelques minutes.

    Si les douleurs ne sont pas très intenses, faire de petits mouvements peut également aider en évitant les poses qui ne font qu’amplifier les douleurs.

    Passer par une assistance médicale

    Dans certains cas, les douleurs peuvent avoir un impact sur la santé, mais aussi sur votre quotidien. Il faut alors faire appel à une assistance médicale. Pour les cas suivants, il est impératif de prendre rendez-vous avec un médecin spécialiste ou un ostéopathe : si les douleurs sont trop intenses et qu’elles persistent, si la douleur se propage, si des changements pertinents sont remarquables au niveau du corps en général, si la personne n’est plus en mesure d’effectuer les tâches du quotidien ou encore a du mal à trouver le sommeil.

    Il y a aussi les cas critiques où il faut immédiatement consulter un médecin : si la personne est fiévreuse, si la douleur est présente suite à un accident ou une chute, si la personne présente des difficultés à déféquer ou uriner.

    Les maladies les plus fréquentes pouvant causer le mal de dos

    L’impossibilité de se déplacer peut être aussi causée par diverses maladies. En effet, certaines maladies empêchent certaines personnes de se déplacer. Il peut être alors question de déchirure musculaire, d’obésité, car le corps accumule les graisses qui augmentent les problèmes de santé, la hernie discale, la scoliose qui est une déviation de la colonne vertébrale et l’ostéoporose qui provoque la fragilité des os en les rendant facilement cassants.

    Dans tous ces cas, il est possible que la personne ne puisse plus se déplacer et il faut alors faire appel à une assistance médicale.

    Demander les services d’un ostéopathe

    Un ostéopathe est une personne qui se spécialise pour soulager les maux de dos. En ayant suivi une formation spéciale dans le domaine, il est en mesure de traiter le problème sans causer des douleurs supplémentaires. En touchant les zones, il ne provoque pas douleur, mais soulage au contraire.

  4. La détresse psychologique peut augmenter le risque de maladie d’Alzheimer

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    L’épuisement, marqueur de la détresse psychologique, pourrait augmenter le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

    De nombreux facteurs peuvent augmenter le risque de maladie d’Alzheimer, notamment l’âge, les antécédents familiaux et les facteurs génétiques.
    Certains problèmes de santé, tels que les maladies cardiovasculaires ou le diabète , peuvent également influer sur les risques de démence, car ils affectent les vaisseaux sanguins.
    Une nouvelle recherche indique que des facteurs psychologiques pourraient également influer sur le risque. La nouvelle étude indique que la détresse psychologique, en particulier, peut augmenter les risques de développer une démence.

    Des chercheurs danois (Département de santé publique de l’Université de Copenhague) ont entrepris d’étudier l’existence d’un lien possible entre l’épuisement et la maladie d’Alzheimer.
    L’épuisement décrit « un état mental de détresse psychologique » qui se manifeste par de l’irritabilité, de la fatigue et un sentiment de démoralisation.

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    Comme l’expliquent les chercheurs, l’épuisement peut être une réaction à des « problèmes insolubles » dans la vie, en particulier lorsque la personne a été exposée à des facteurs de stress pendant une période prolongée.

    Des études antérieures ont montré que l’épuisement peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire, de syndrome métabolique, de décès prématuré et d’obésité.



    La détresse psychologique peut augmenter le risque jusqu’à 25%

    Les chercheurs ont analysé les données d’une enquête menée auprès de près de 7 000 personnes ayant participé à l’étude de Copenhague sur les maladies du cœur. Les participants avaient en moyenne 60 ans.

    Les auteurs ont suivi les participants sur le plan clinique jusqu’à la fin de 2016. Ils ont également examiné les dossiers hospitaliers et les registres de mortalité et de prescriptions des participants, à la recherche de diagnostics de démence.

    L’étude a révélé un lien dose-réponse entre l’épuisement à la quarantaine et le développement ultérieur de la maladie d’Alzheimer. L’auteur principal a déclaré: « Pour chaque symptôme supplémentaire d’épuisement vital, nous avons constaté que le risque de démence augmentait de 2% ».

    Les participants signalant cinq à neuf symptômes présentaient un risque de démence plus élevé de 25% par rapport à ceux ne présentant aucun symptôme, tandis que ceux présentant un symptôme de 10 à 17 symptômes présentaient un risque de démence plus élevé de 40% par rapport à l’absence de symptômes, poursuit l’auteur principal.

    Les auteurs expliquent qu’il est peu probable que les résultats soient dus à une causalité inverse, c’est-à-dire qu’il est peu probable que la démence provoque un épuisement, plutôt que l’inverse.

    En ce qui concerne les mécanismes possibles qui pourraient expliquer les résultats, les chercheurs ont indiqué que les taux excessifs de cortisol, hormone du stress, et les modifications cardiovasculaires étaient les responsables potentiels.

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    « Le stress peut avoir des conséquences graves et néfastes, non seulement sur la santé de notre cerveau, mais aussi sur notre santé en général », a déclaré Islamoska.

    « Les facteurs de risque cardiovasculaires sont bien connus et modifiables pour la démence. Dans certains pays, on a observé une stagnation ou même une diminution de l’incidence de la démence. »

    « Notre étude indique que nous pouvons aller plus loin dans la prévention de la démence en prenant en compte les facteurs de risque psychologiques pour la démence », conclut Islamoska.

    Source: S Islamoska et coll.  (2019) Vital Exhaustion and Incidence of Dementia: Results from the Copenhagen City Heart Study. J Alzheimers Dis 67, 369-379. doi: 10.3233/JAD-180478.

  5. Ataraxie

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    Forme de communication qui vise à éviter tout conflit, et qui s’inspire de l’ataraxie prônée par les épicuriens. En psychiatrie, l’ataraxie est qualifiée de « calme d’esprit », un état dans lequel le patient n’éprouve aucune émotion émanant de lui-même.




    Elle a été proposée comme mode de relation avec la personne souffrant de démence par le médecin Polydor, qui préconise certaines attitudes favorables de l’entourage face aux malades :

    • de pas démontrer, mais montrer;
    • ne pas se focaliser sur des idées fixes, mais plutôt banaliser celles du malade lorsqu’elles sont répétitives ou chargées d’angoisse;
    • valoriser, et non faire honte;
    • guider et non pas sermonner;
    • encourager, et non pas être condescendant;
    • renforcer, plutôt que forcer.

    Démence : troubles de la communication

  6. Démence : troubles de la communication

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    Les troubles de communication chez les patients atteints de démence sont de plus en plus présents au fur et à mesure que la maladie évolue, en raison des troubles du langage et du comportement. Les facteurs favorisant la communication incluent la mise en jeu des émotions, l’application de soins corporels et une bonne relation entre le patient et l’entourage.

    Le langage est atteint

    La démence est une maladie de la communication et, surtout, de la communication verbale. En effet, la progression de la maladie appauvrit inéluctablement les capacités d’échange verbal du malade avec son entourage. Les difficultés réelles de communication vont surtout survenir au stade sévère de sa maladie.

    La communication verbale avec le malade atteint du déficit des fonctions cognitives est d’autant plus difficile que l’étendue des lésions cérébrales – en particulier les zones du langage – est marquée. Ce déficit concerne :

    • les troubles de la compréhension;
    • les troubles de l’expression orale dominés par un manque de mots;
    • des paraphasies fréquentes : les mots sont déformés ou se substituent à d’autres;
    • une simplification de la syntaxe;
    • dans les cas les plus sévères, le langage devient un jargon avec de nombreux néologismes.

    Démence : les symptômes comportementaux et psychologiques

    Facteurs aggravants la communication

    Qu’il s’agit d’un entourage familial ou médical, plusieurs facteurs peuvent aggraver l’échange :

    • l’absence de disponibilité, d’attention et d’écoute. Par exemple des soignants, qui au cours d’un soin, ont une conversation personnelle dont le malade est exclu;
    • la précipitation : le patient a besoin de temps pour rassembler ses idées, trouver les bons mots et vérifier qu’il a été compris. Dans le cas contraire, il préférera souvent se taire;
    • le jargon médical parfois employé par les soignants;
    • une parole du malade considérée comme sans intérêt;
    • une mise en échec lors d’une amorce de relation où il lui est trop demandé, où il se sent dévalorisé.

    Comment optimiser la communication

    Toute stimulation cognitive peut être propice à induire une parole, notamment dans le cas de séances avec une orthophoniste.
    D’autres thérapies (musicothérapie, techniques de relaxation, art-thérapie) facilitent la communication en renforcent l’estime de soi.
    Les soins corporels agréables tels que des massages ou des soins esthétiques peuvent encourager le patient à parler.



    Comment stimuler l’attention et la motivation du patient

    La communication ne doit jamais être imposée. Aux soignants de créer un climat de confiance et stimuler l’attention et la motivation. Pour cela il convient de :

    • se mettre dans un endroit calme pour créer ensemble un espace commun d’échange;
    • se mettre face aux malades au même niveau que lui;
    • stimuler son attention par le toucher et le regard;
    • faire des phrases simples ne contenant qu’une idée à la fois;
    • dire ‘je’ et éviter d’utiliser ‘on’ trop flou et impersonnel;
    • formuler les questions pour susciter des réponses par ‘oui’ ou par ‘non’, et non pas demander des choix;
    • reformuler éventuellement les paroles du malade pour vérifier leur contenu;
    • l’aider éventuellement à trouver les mots manquants.

    Ainsi chaque fois qu’on offre au patient de l’attention, qu’on le sollicite en essayant de le valoriser et non de le mettre en échec, chaque fois qu’on mobilise ses fonctions émotionnelles, on permet à sa parole de se développer.
    Les malades souffrant de démence ont une expression verbale qui devient de plus en plus difficile. Cependant, jusque dans la phase évoluée de la maladie, avant le stade de mutisme, la majorité d’entre eux recherche la communication pour exprimer leur vécu, parler deux etc.
    Lorsque le mode verbal de communication disparaît, le mot reste toujours possible, surtout si on le favorise par un climat propice.
    Il faut encore que l’entourage soit convaincu qu’échanger avec eux a du sens et que leur parole a du sens.

  7. Alzheimer : des poupées pour calmer les angoisses de certains patients

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    Une équipe canadienne propose un programme de thérapie avec des poupées qui permet de réduire certains troubles du comportement (angoisse) chez les personnes atteintes d’Alzheimer.

    Mise en place depuis les années 1990 aux États-Unis, elle reste encore très peu utilisée dans les foyers pour personnes âgées et se heurte encore aux préjugés.

    Interagir avec les poupées offre aussi un moyen d’action non médicamenteux pour traiter des crises de démences et certains comportements violents ou inappropriés.




    La poupée peut servir de  moyen de communication entre les professionnels de santé et certains patients qui sombrent dans le mutisme ou qui deviennent méfiants.

    Une telle initiative a également été entreprise dans un établissement pour personnes âgées du Calvados. Ces poupées ont des traits semblables à celles de vrais bébés et semblent également diminuer  les angoisses des résidents. Certains d’entre eux  arrivent plus facilement à réaliser des gestes du quotidien (la toilette, les repas) au contact de ces poupées.

    Lire l’article complet

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    Démence : les symptômes comportementaux et psychologiques

  8. Mac Lean (Paul)

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    Paul Mac Lean est un médecin neurochirurgien et neurobiologiste américain (1913-2007). Il a introduit la théorie du cerveau triunique selon laquelle trois phases du cerveau sont apparues au cours de l’évolution de l’espèce humaine :
      1. le cerveau reptilien (ou cerveau primitif),
      2. le cerveau limbique apparu avec les premiers mammifères,
      3. le cerveau néocortex (ou cerveau «humain»).

    Selon Paul Mac Lean, le développement du cerveau est associé au processus d’évolution des espèces.

    Référence : Paul Mac Lean, Les trois cerveaux de l’homme, Paris, Robert Laffont.




  9. Manœuvre (méthode) de Heimlich

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    La manœuvre (ou méthode) de Heimlich consiste à dégager les voies aériennes d’une personne ayant avalé un corps étranger dont la ventilation spontanée ou artificielle est totalement interrompue. Elle ne peut donc plus ventiler ni parler et s’agite. Elle reste cependant consciente.

    La manœuvre de Heimlich peut se pratiquer debout ou assis. Le principe est d’exercer une forte pression de bas en haut dans le creux de l’estomac afin de chasser violemment l’air présent dans le thorax et d’entraîner l’expulsion du corps étranger se trouvant dans la trachée ou le larynx.

    Debout

    • Se placer derrière la personne.
    • Encerclez-la de vos bras.
    • Mettre le poing gauche au creux de l’estomac, juste au-dessous du sternum.
    • Placer l’autre main sur la première.
    • Les avant-bras doivent appuyer sur les côtes.
    • Tirer brusquement vers soi dans un mouvement allant de bas en haut.

    Assis

    • Se placer derrière le patient, genoux fléchis pour être à la bonne hauteur.
    • Si la personne est alitée, la tourner sur le côté et pratiquer la manœuvre précédemment citée.
    • Si la personne est au sol, la mettre sur le dos, mettre le poing au creux de l’estomac, placer l’autre main sur la première et appuyer fortement vers le haut.

    Ne pas faire

    • Taper dans le dos
    • Donner à boire
    • Mettre la tête en arrière
    • Lever les bras
    • Faire le bouche-à-bouche





    Si la respiration ne se rétablit pas rapidement, couchez la personne sur le ventre en travers du lit, tête et tronc basculés dans le vide. Frappez énergiquement avec le tranchant de la main sur le dos de la personne en remontant de la faille vers les omoplates.

    Si la personne a perdu connaissance, appelez aussi vite que possible les urgences, puis couchez-la sur le dos, tête tournée de côté. Placez-vous au-dessus, un genou de chaque côté. Avec les deux mains croisées l’une sur l’autre, exercez une pression violente au niveau du diaphragme en remontant vers le sternum.

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    Les troubles de la déglutition

  10. Mémoire de travail : est-il utile de l’entraîner ?

    Commentaires fermés sur Mémoire de travail : est-il utile de l’entraîner ?

    Qu’est-ce-que la mémoire de travail ?

    La mémoire de travail est une des formes de mémoire (aussi appelée mémoire à court terme) gardant temporairement (quelques secondes) une information avant qu’elle ne soit utilisée pour exécuter une tâche. Par exemple : 

       – se souvenir d’un numéro de téléphone avant de le composer sur le cadran du téléphone, 
       – comprendre une phrase parlée pendant une conversation, 
       – résoudre un problème arithmétique (la mémoire de travail va stocker le résultat d’un calcul avant que le ‘cerveau’ calcule l’étape suivante du problème).

    Mémoire de travail et vieillissement

    Les capacités de stockage et de traitement des informations verbales et symboliques (mots, chiffres, lettres, syllabes) sont préservées lors du vieillissement.  En revanche, il y aurait un déficit dans la gestion et la coordination des différentes opérations intervenant dans la mémoire, mécanisme qui nécessite une bonne attention (les personnes âgées ont généralement une moins bonne attention). Les performances âgées auraient également une moins bonne capacité à inhiber des informations non pertinentes.

    Est-il utile d’entraîner sa mémoire de travail ?

    Oui!, selon une étude réalisée chez des adultes en bonne santé mentale (Nature Neuroscience, 7:75-79. 2004), il apparaît possible d’améliorer la performance de sa mémoire de travail par un entraînement assez intensif.

    Ces résultats pourraient être d’un grand intérêt car une meilleure mémoire de travail contribuerait à accroître l’aptitude à raisonner, à résoudre des problèmes et à apprendre.

    De plus, cette étude conforte l’idée que le cerveau s’use – et donc perd de ses capacités – si l’on ne s’en sert pas.



    Que dit l’étude ?

    Dans cet article, les chercheurs ont entraîné pendant 5 semaines des adultes avec différents exercices de mémoire de travail (voir figure 1).

    L’activité du cerveau de chaque participant a été mesurée avant, pendant et après l’entraînement en utilisant l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique.

    Parallèlement, l’effet d’un entraînement sur la performance de la mémoire de travail a été évalué en utilisant une série de tests neuropsychologiques.

    L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) est utilisée pour mesurer les changements métaboliques qui apparaissent dans une région du cerveau et qui traduisent le changement d’activité des neurones de cette région.

    Les tests neuropsychologiques incluent le ‘span board task’ (un test de mémoire visuelle et spatiale), le ‘Raven’s Advanced Progressive Matrices’ (un test de raisonnement non verbal) et le ‘digit span task’ (un test de mémoire de travail verbale).

    Figure 1 – Exercice de mémoire 

    exercice_memoire

    Etape 1. Cinq cercles rouges sont successivement présentés (sur un écran d’ordinateur) dans cinq grilles 4×4 différentes (un cercle par grille). Chaque grille est présentée durant 0.9 sec et avec un intervalle de 0.5 sec entre deux grilles. Une grille vierge est présentée pour préparer le participant à répondre.

    Etape 2. Le participant indique ensuite la localisation et l’ordre d’apparition de chaque cercle dans chaque grille en cliquant sur l’écran. L’étape 2 dure 12 sec. Dans cette expérience, le premier jour d’entraînement commence avec une séquence de deux grilles. Il y a 18 jours d’entraînement espacés sur cinq semaines.

    Vous pouvez effectuer ce test à votre convenance.

    Résultats

    Les exercices d’entraînement améliorent significativement la performance de la mémoire de travail des participants.

    Cette amélioration s’accompagne d’une augmentation (en rouge sur figure 2) de l’activité du lobe pariétal de l’hémisphère droit et gauche (1) et du lobe frontal de l’hémisphère gauche (2).

    Figure 2 – Les lobes pariétal et frontal 

    lobes

     

    Les auteurs de cette étude soulignent qu’en revanche la pratique routinière d’un même exercice perd de son efficacité.

    Ces résultats suggèrent que nous pouvons entraîner notre mémoire, du moins la mémoire de travail, à la manière d’un athlète qui améliore (et maintient) sa performance grâce à une préparation physique intensive ! Nous ne pourrions que conseiller aux jeunes retraités, ainsi qu’à leurs parents (pourquoi pas ?), de pratiquer régulièrement ce type d’exercice, afin de garder leur cerveau en bonne santé et, ainsi, de mieux le protéger d’une éventuelle maladie.

    Bon entraînement!