Démotivation et autres troubles de conation
Commentaires fermés sur Démotivation et autres troubles de conationLa démotivation, parfois associée à une dépression, est fréquente chez la personne âgée. Elle interfère avec un maladie chronique ou une altération des fonctions cognitives. D’un point de vue anatomique, elle est reliée à une baisse de l’activité du lobe frontal. Avec la perte d’affection, la démotivation sont des facteurs à l’origine de l’apathie.
La motivation
Le terme de motivation désigne » l’ensemble des processus physiologiques et psychologiques responsables du déclenchement, de l’entretien et de la cessation d’activité d’un comportement ainsi que la valeur appétitive ou aversive conférée aux éléments du milieu sur lesquels s’exerce ce comportement » (définition du Grand dictionnaire de la psychologie Larousse).
Le terme conation est souvent associé à la motivation. Il renvoie à la notion d’insistance sur le réel, de persévérance à gérer, de volonté de faire aboutir un projet décidé.
La motivation est liée au choix, et la force de la personnalité reflète aussi la liberté de faire vivre le choix. Selon que ce choix porte sur une objet interne ou sur un objet externe, on parlera de motivation interne (intrinsèque) ou de motivation externe (ou extrinsèque).
Dans la motivation interne, l’action est conduite uniquement par l’intérêt et le plaisir que l’individu trouve à l’action, sans attente de récompense externe. La motivation interne renvoie donc à un objet interne comme source de l’excitation : valeurs ou désir.
Dans la motivation externe, l’action est provoquée par une circonstance extérieure à l’individu (besoin d’être récompensé par quelqu’un, besoin de posséder quelque chose, obtention de l’approbation d’une personne tierce…).
À ces deux formes de motivations s’ajoute l’amotivation qui se distingue de la motivation extrinsèque par l’absence de motivation liée au sentiment de ne plus être capable de prévoir les conséquences de ses actions.
Généralement les motivations internes sont autodéterminées et s’appuye sur la perception de la personne d’être cause première (c’est la personne qui décide pour elle). Les motivations externes sont quant à elles hétéro-déterminées et dépendent d’une contrainte sociale ou relationnelle (la personne décide en accord avec l’opinion d’un tiers).
La motivation interne donc renvoie à un objet interne comme source de l’excitation : valeurs ou désir, alors que la motivation externe renvoie à un objet externe : besoins à satisfaire, besoin de posséder quelque chose, besoin d’être récompensé par quelqu’un.
L’anaclitisme définit par exemple une personnalité dont la plupart des motivations sont extrinsèques et non autodéterminées.
La motivation fait encore partie des mécanismes de renforcement des apprentissages et de consolidation des choix : les succès la renforce, les échecs la diminue.
La motivation est liée à l’adaptation permanent devant les modifications de soi et de l’environnement au cours de la vie. Elle implique l’acceptation des conséquences de l’irréversibilité du temps. Refuser, être impossible de s’adapter au changement et de se risquer à perdre la stabilité acquise conduisent à la démotivation. La démotivation est donc considérée comme un mécanisme appris et acquis.
Motivation et anticipation
La motivation et le désir sont liés selon Paul Diel, philosophe connu pour avoir fondé la psychologie de la motivation. Selon lui, un objet attrayant suscite l’excitation. Boire un verre à portée de main lorsqu’on a soif satisfait simplement un besoin, préparer un cocktail pour fêter un événement entre amis implique désirs, motivation, élaboration d’un programme d’actions à partir de schémas et de stratégies pré-apprises (mémoire projetée) et anticipation de la satisfaction.
La motivation nécessite donc l’anticipation, la construction de règles anticipatrices du type si alors. Elle repose sur l’existence d’une représentation de l’objectif à atteindre qui peut être perturbée ainsi que sur l’évaluation de la difficulté cognitive de l’action, source de mauvais choix stratégiques, donc d’échecs répétés. Un défaut de la capacité de percevoir les résultats de l’action peut conduire à une absence de perception des récompenses, et ainsi à une diminution d’intérêt voire à un état d’impuissance.
Pour Paul Diel, la pensée, les réactions et l’action motivée sont légalement et causalement reliées, et c’est cette liaison légale et cette causalité interne que l’on appelle la motivation.
La motivation renvoie également à la qualité de l’écosystème qui devrait faciliter les relations entre le sujet et l’environnement. L’agressivité sur la personne, en obérant l’expérimentation des conflits, démotive en profondeur : la maltraitance psychologique des personnes âgées en institution en est une illustration. Vivre dans un environnement méfiant crée les conditions d’un trouble de la conation : la personne renonce à agir ou agit peu.
Motivation et mémoire
La motivation est reliée à l’activation des neurones dopaminergiques, c’est-à-dire des neurones sécrétant le neurotransmetteur appelé dopamine. La dopamine est impliquée dans de nombreux processus psychiques tels que l’attention. L’activation du système dopaminergique consolide le stockage de la mémoire.
La mémoire participe à la motivation et la motivation au travail de mémoire.
La mémoire prospective, mémoire qui consiste à se projeter dans le futur, à partir du souvenir des expériences antérieures, est essentielle à la motivation. Il s’agit donc de pouvoir reprendre le passé autrement, pour nourrir le présent et donc faire vivre le désir dans sa dimension d’anticipation. L’absence de possibilité d’anticiper les effets futurs de l’action génère une désorganisation d’une certaine séquence d’actions, provoquant alors un trouble de conation d’autant plus évident que les actions en cause touchent à la vie quotidienne : sortir un poulet du four au bon moment, se rendre ;a un rendez-vous,…Ces troubles de la prospection provoquent une honte douloureuse chez la personne âgée, et les réaction en retour de sa famille peuvent l’enfermer dans une régression.
Mais l’incapacité de pouvoir se reprendre conduit à l’ennui, aux mornes répétitions et à la démotivation. La mémoire prospective est fréquemment altérée chez la personne âgée, et cette mémoire est l’une des plus précocement atteinte dans la démence.
La motivation implique donc de pouvoir utiliser la mémoire du passé pour vivre le présent et préparer l’avenir. La mémoire du passé est nécessaire à la motivation. Une illustration du lien entre mémoire et motivation peut être donnée dans l’histoire du cas H.M., qui a subi en 1953 l’ablation de ses deux hippocampes suite à des crises d’épilepsie. Lorsque H.M. se réveilla, les crises d’épilepsie s’estompèrent mais il fut victime d’une grave amnésie. H.M. se rappelle de tout ce qu’il a vécu avant son opération. En revanche, depuis son opération, il n’a ni mémoire épisodique, ni anticipation désidérative, ni motivation épisodique.
L’attention facilite le codage et donc le stockage de l’information. La récupération de l’information dépend à la fois de la qualité du stockage, mais aussi des possibilités de puiser dans les informations stockées, c’est-à-dire des capacités attentionnelles et d’évocation des personnes âgées.
Le cortex pré-frontal facilite l’inventaire du stock de la mémoire à court terme, permet de rassembler les éléments nécessaires à la réalisation d’une tâche et a probablement à voir avec les capacités d’insight. Ces derniers éléments sont essentiels à la persistance de l’information.
Le système dopaminergique, dont certaines afférences se projettent sur le cortex préfrontal, permet d’éliminer des interférences internes et externes susceptibles de rentrer et de rompre les enchaînements comportementaux et idéomoteurs.
La démotivation
Le vieillissement s’accompagne d’une baisse de l’activité du cortex préfrontal, aboutissant à une diminution des habilités à gérer les tâches complexes, une lenteur de la rapidité d’exécution, ainsi qu’une démotivation. Fragilisée au plan affectif par sa solitude ou un deuil, la personne âgée a parfois tendance à baisser les bras, entraînant une baisse de motivation, voire une indifférence à l’environnement, sans pour autant se sentir dépressive.
La démotivation accentue le retrait social, plonge la personne dans le renoncement et la conduit à la mélancolie ou la régression. La personne refuse par exemple d’aborder une crise incontournable ou de changer de perspective dans des situations de perte de confiance.
La démotivation peut être regardée comme un mécanisme de défense actif et acquis qui permet d’atténuer ou d’éviter la douleur morale causée par des désirs devenus douloureux car impossibles à satisfaire.
Elle comporte plusieurs versants : le refus de s’engager à nouveau dans la satisfaction de désirs encore possibles, un renoncement à s’engager dans la lutte avec autrui, un refus de risquer l’image de soi dans l’avenir avec une perte de l’anticipation désidérative.
Les troubles de la motivation ou de la conation (la conation étant le besoin de faire) sont regroupés sous des vocables variables selon les circonstances cliniques et selon les auteurs: pertes d’initiative, démotivation, apathie, émoussement affectif, athymhormie, symptômes négatifs. La démotivation est la perte de la motivation, alors que l’apathie (du grec pathos : passion) est la perte des sensations, des émotions, de l’intérêt face à l’environnement. L’aboulie est l’absence de volonté, l’incapacité de décider. Pour Marin, l’apathie est une démotivation associée à un émoussement affectif.
Démotivation, apathie et aboulie représentent un continuum évolutif et régressif, qui part du découragement, de la résignation et du renoncement à obtenir satisfaction à ses désirs, pour aboutir à la perte même de notion de motivation.
Apathie et démotivation
Marin définit l’apathie (du grec pathos, passion) comme une démotivation associée à un émoussement affectif. La démotivation est définie comme la perte de motivation, alors que l’apathie est la perte des sensations, des émotions, de l’intérêt face à l’environnement.
Le terme de motivation renvoie ainsi à une définition énergétique. Cette conception énergétique reste dominante dans la pensée de Marin qui considère que l’apathie relève d’une dimension unique dont l’évaluation ne peut être que quantitative comme en témoignent les différentes échelles spécifiquement construites pour l’évaluer.
Un déficit de motivation ne retentit pas de manière uniforme sur toutes les activités. Ce déficit dépend global du degré initial d’investissement.
L’intérêt pour telle ou telle activité peut reposer sur des mécanismes motivationnels différents. Il a été observé dans la maladie d’Alzheimer que la perte d’intérêt, précoce pour les activités sociales, était beaucoup plus tardive pour d’autres activités d’ordre affectif (relations avec la famille) ou sensoriel (bien manger).
L’apathie selon Marin
L’apathie est définie par un manque de motivation caractérisé par les trois manifestations suivantes :
I. Une diminution franche du comportement intentionnel indiquée par :
1. une diminution de productivité,
2. une diminution de l’effort,
3. une diminution du temps passé dans les activités intéressantes,
4. un manque d’initiative ou de persévérance,
5. une soumission comportementale ou une dépendance vis-à-vis des autres pour structurer l’activité.
II. Une diminution des activités cognitives intentionnelles manifestée par :
1. une restriction des champs d’intérêt, un manque d’intérêt pour apprendre de nouvelles choses ou vivre de nouvelles expériences,
2. une absence de préoccupation pour sa personne, sa santé, ses activités,
3. une diminution de l’importance ou de la valeur attribuée à des domaines comme la socialisation, la détente, la productivité, l’initiative, la persévérance, la curiosité.
III. Une diminution des aspects émotionnels du comportement intentionnel indiquée par :
1. une monotonie de l’affect,
2. un manque de réactivité émotionnelle aux événements positifs ou négatifs,
3. un affect euphorique ou plat,
4. une absence d’excitation ou d’intensité émotionnelle.
L’absence de motivation n’est pas attribuable à un déficit intellectuel, à une détresse émotionnelle ou à une diminution du niveau de conscience. Lorsque le manque de motivation est attribuable à un déficit intellectuel, à une détresse émotionnelle ou à une réduction du niveau de conscience (somnolence ou diminution de l’attention), l’apathie doit être considérée comme un symptôme dépendant d’un autre syndrome comme une démence, une dépression ou une confusion mentale.
L’athymhormie selon Habib
L’athymormie est un syndrome qui associe une démotivation et un émoussement affectifs mais sans dépression.
Décrite par Guiraud en 1956, l’athymormie est définie par Habib comme une perte du processus désirant et de la recherche du plaisir. Il s’agit aussi d’une perte de l’intérêt pour ce qui autrefois motivait le malade. On observe chez lui un changement de personnalité après, par exemple, un accident vasculaire cérébral. Habib rapporte le cas de deux hommes de la soixantaine, jusque là très actifs, devenus dépendants, passifs, dociles, sans initiative avec un tel accident. Ce qu’ils font est bien fait, mais réalisé uniquement sur incitation. Le malade est indifférent à autrui, comme au plaisant et au déplaisant dans toutes sortes de domaines. Les patients présentaient des lésions lacunaires à l’IRM dans une région du cerveau appelée le néo-striatum.
Etiologies associées à la démotivation
La démotivation et l’apathie peuvent exister indépendamment. Elles peuvent cependant être associées à des facteurs environnementaux, ou différentes maladies psychiatriques, neurologique ou somatiques.
Facteurs environnementaux. Les facteurs sociaux et familiaux peuvent conduire à une démotivation : institutionnalisation non acceptée, abandons familiaux, périodes de transition et deuils, maternage et infantilisation.
Symptômes dépressifs. La dépression chez la personne âgée s’accompagne fréquemment de démotivation et d’apathie, quelle que soit l’étiologie de la dépression. L’intériorisation des douleurs morales, l’impossibilité de les exprimer et de les surmonter conduisent aussi bien à la démotivation qu’à la dépression, dont la forme masquée est fréquente. Le patient âgé dépressif n’est pas forcément démotivé, même s’il se présente ainsi dans les échelles d’auto-évaluation qui ne permettent pas de distinguer les troubles de la conation des troubles dépressifs. La dépression représente chez la personne âgée la première cause d’altération de la conation, de l’appétit de vivre. Bien que la dépression et la motivation ont des points communs, on note davantage dans les troubles dépressifs une liabilité de l’humeur, une réducteur d’activité, et des troubles de l’appétit et du sommeil.
Les traits caractéristiques de la dépression et de la démotivation
– Traits propres à la dépression : tristesse, culpabilité, idée suicidaire, anxiété, agitation, perte de l’appétit, troubles du sommeil, perte de poids.
– Traits propres à la motivation : désinvestissement, sidération affective, repli sur soi, négligence de soi, négligence d’autrui, perte de la capacité de se réinvestir.
– Traits communs à la dépression et la motivation : perte de l’anticipation, fatigue, perte d’initiative et de la perspicacité, manque d’énergie, désintérêt, retard psychomoteur.
Maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer présente fréquemment un tableau associé de dépression et de démotivation, en particulier dans les stades évolués de la maladie où leur diagnostic est alors particulièrement difficile. La démotivation peut se voir jusque dans la moitié des cas de maladie d’Alzheimer.
La démotivation constitue parfois un mécanisme de défense, un moyen de s’opposer de manière passive à la pression extérieure. Les troubles cognitifs des personnes âgées peuvent s’accompagner de dépression et de troubles de la conation. La présence de symptômes négatifs (comportements de repli, indifférence à autrui, pertes d’initiative et perte de joie de vivre) est corrélée avec les troubles cognitifs. Cette démotivation conduit à aggraver la perte d’apprentissage et un risque accru de solitude. Les symptômes négatifs font surtout l’objet de plaintes de la part de l’entourage au début de la maladie, stade au cours duquel les troubles cognitifs sont encore peu importants. La plainte de l’entourage face à ces troubles de conation s’estompe au fur et à mesure que les troubles cognitifs du patient s’aggravent.
Démence fronto-temporale. Ces patients sont souvent apathiques, sans motivation et parfois emprunts de fortes émotions. Ces troubles de conation sont liés à l’atteinte du lobe frontal.
Syndrome parkinsonien. La démotivation a été rapportée dans les syndromes extrapyramidaux associés aux neuroleptiques où l’akinésie peut s’associer à l’apathie, dans la maladie de Parkinson où la dépression et la démotivation sont plus fréquentes que l’irritabilité et l’euphorie.
Démence vasculaire. Les troubles de conation sont présents dans environ 10 à 25% des accidents vasculaires cérébraux.
Endocrinopathies. La dépression et l’apathie se rencontrent dans plusieurs endocrinopathies de la personne âgée. L’apathie est particulièrement présente dans l’hyperthyroïdie, en particulier si elle est accompagnée d’une tachycardie, d’une fibrillation auriculaire ou d’une perte de poids. L’apathie est atténuée lorsque l’hyperthyroïdie est traitée.
Traitements médicamenteux
Certains neuroleptiques et les antidépresseurs (inhibiteurs de la recapture de sérotonine) sont susceptibles de provoquer une apathie.
Evaluation de la démotivation et de l’apathie
La démotivation peut être évaluée par divers outils. Il existe une échelle de la démotivation (EAD) et une échelle d’apathie développée par Marin en 1991. L’inventaire neuropsychologique élaboré par Cummings comporte différents traits relatifs aux symptômes négatifs (voir ces outils dans notre rubrique Tests d’évaluation des capacités de la personne âgée).
L’inventaire neuropsychiatrie comporte différents traits relatifs aux symptômes négatifs que l’on retrouve dans l’échelle d’évaluation de l’apathie.
Conclusions
Le problème de la démotivation chez la personne âgée est complexe et ne peut être résumé à un simple problème de vieillissement cérébral.
La démotivation s’associe à des états dépressifs ou régressifs et à de nombreuses pathologies somatiques. La démotivation peut être isolée, résultant d’un acquis et appris de soumission à des représentations d’inutilité véhiculées par l’environnement social et familial. La prise en charge est à la fois médicamenteuse et psychologique.
Références
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Thomas P et al. « Loss of motivation and frontal dysfunction. Role of the white matter change ». Encephale. 2004;30:52-9.
Anorexie
Leave a CommentLes patients hésitent à signaler une perte de poids involontaire qui pourrait passer inaperçue chez un professionnel de santé. Les cliniciens doivent être sensibles à l’anorexie chez la personne agée et prescrire des traitements appropriées.
Le manque d’appétit ou la diminution de l’apport alimentaire chez les personnes âgées, ou « anorexie liée au vieillissement» a été décrite pour la première fois par Morley et Silver en 1988.
Ce trouble peut être subtil et pas toujours facilement mentionné par un patient. Pour ces raisons, les professionnels de santé doivent être à l’écoute pour détecter et faire des recommandations lorsque l’anorexie est identifiée.
Causes
Il existe beaucoup de causes possibles chez les patients plus âgés. Les changements physiologiques incluent un ralentissement de la vidange gastrique (reflêt de la vitesse à laquelle la nourriture est acheminée de l’estomac à l’intestin grêle) et une modification des hormones associées au contrôle de l’appétit (p. ex., les taux de ghréline à jeun sont plus bas et les taux de cholécystokinine à jeun et postprandiale sont plus élevés).
Les changements sensoriels qui surviennent avec le vieillissement, comme une mauvaise dentition, la perte des papilles gustatives, une diminution de la vision et une baisse du sens olfactif, peuvent également contribuer à l’anorexie liée au vieillissement. Certains adultes plus âgés ont de la difficulté à préparer et à manger des repas en raison d’une diminution de la coordination et de la perte de la capacité à effectuer facilement des tâches motrices fines.
Un environnement social pauvre peut fournir des indices sur les causes potentielles de la perte d’appétit : beaucoup d’aînés vivent seuls et, par conséquent, ne souhaitent pas cuisiner uniquement pour eux-mêmes, ou manquent d’interaction sociale qu’ils avaient autrefois à l’heure des repas lorsque leurs familles étaient présentes.
Un examen de l’humeur et de la mémoire doit être pris en compte dans l’évaluation afin de tenter de déterminer s’il y a dépression, ce qui peut certainement contribuer à un manque d’appétit ou à des problèmes de mémoire qui devraient être résolus.
Les affections médicales chroniques, telles que l’insuffisance cardiaque, la bronchopneumopathie chronique obstructive et les tumeurs malignes, peuvent contribuer à l’anorexie et, si elles sont présentes, doivent être gérées de manière adéquate.
Enfin, un examen de la liste des médicaments d’un patient est une composante essentielle de l’évaluation de l’anorexie liée au vieillissement. Il existe une myriade de médicaments qui peuvent causer l’anorexie, ainsi que d’autres symptômes pouvant mener à l’anorexie, tels que des nausées, vomissements, bouche sèche et constipation.
Conséquences de l’anorexie non détectée ou non traitée
L’anorexie du vieillissement peut avoir des conséquences importantes chez les patients âgés. Elle peut entraîner une fragilité, un risque accru de chutes, de l’ostéomalacie et de l’ostéoporose, une faiblesse musculaire, des séjours prolongés à l’hôpital, une altération de la cicatrisation et de la fonction immunitaire et une mortalité accrue.
La fragilité peut également être une conséquence de la perte de poids involontaire. Dans une étude japonaise, la prévalence de l’anorexie du vieillissement était de 21,2% chez les patients considérés comme fragiles par rapport à 7,9% chez ceux sans diagnostic de fragilité.
La fragilité peut créer un état dans lequel les aînés sont plus sensibles aux facteurs de stress, à savoir les maladies aiguës et chroniques, et peuvent également accroître le temps de récupération.
Chaque patient est bien sûr différent, et la rapidité avec laquelle une alimentation insuffisante et une perte de poids aboutiront à un impact clinique notable peut varier considérablement. Par conséquent, il est impératif que la fragilité soit reconnue et que l’intervention soit mise en œuvre rapidement.
Traitement non pharmacologique
Une fois l’anorexie identifiée, les patients peuvent être conseillés sur la qualité de la nourriture et la fréquence des repas. Encourager une bonne alimentation est généralement un début simple pour traiter l’anorexie du vieillissement.
Les repas à faible densité calorique sont généralement plus faciles à gérer pour les personnes âgées et peuvent mener à un gain de poids. Demander à des membres de la famille ou à des amis d’acheter les aliments préférés d’un patient, comme des biscuits favoris, et conserver un emballage ouvert près du lieu où le patient passe la majeure partie de la journée peut augmenter l’apport calorique. Simplifier le régime alimentaire en incorporant une certaine quantité de graisses, de sucres et de sel peut amener les adultes plus âgés à manger plus en leur permettant d’avoir des aliments plus appétissants.
Beaucoup d’adultes âgés atteints de diabète ou de maladie cardiaque peuvent avoir suivi les mêmes régimes stricts pendant des années, mais ils peuvent ne plus nécessiter un contrôle aussi strict. Par exemple, de nombreux patients ignorent que le contrôle glycémique strict recommandé chez le plus jeunes n’est pas bénéfique chez les patients plus âgés et peut effectivement causer des dommages.
Sources
- Landi F et coll. Anorexia of aging: risk factors, consequences, and potential treatments. Nutrients. 2016;8(2):69.
- Tsutsumimoto K et coll. The association between anorexia of aging and physical frailty: results from the National Center for Geriatrics and Gerontology’s study of geriatric syndromes. Maturitas. 2017;97:32-37.
- Milne AC et coll. Protein and energy supplementation in elderly people at risk from malnutrition. Cochrane Database Syst Rev. 2009;(2):CD003288.
Alzheimer : une boisson nutritive sans effet bénéfique sur la mémoire
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La boisson nutritive Souvenaid n’améliore pas la cognition chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer au stade précoce. Elle pourrait en revanche ralentir la progression de la maladie.
Souvenaid, une boisson prise une fois par jour au petit-déjeuner, a été conçue en partant du principe qu’une combinaison d’éléments nutritifs pourrait améliorer le fonctionnement des neurones en faciliant leur contact (ces contacts s’appellent des synapses). Cette boisson contient des acides gras oméga-3, des phospholipides, de la choline, du sélénium, de l’uridine, de l’acide folique et des vitamines B12, B6, C et E.
Deux essais précédents réalisés chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer (au stade léger) ont rapporté une amélioration de la mémoire avec Souvenaid, contrairement à une troisième étude réalisée chez la même catégorie de patients.
Dans cette étude plus récente publiée dans Lancet Neurology, les chercheurs finlandais ont donné la boisson à 153 patients atteints de la maladie d’Alzheimer au stade très précoce*, alors qu’un groupe contrôle placebo (avec 158 patients) prenait une boisson témoin. L’âge moyen des patients était de 71 ans et la moitié était des hommes. Au cours de la période d’essai de 24 mois, 62 (41%) des participants du groupe actif et 59 (37%) du groupe témoin ont reçu un diagnostic de démence.
* A ce stade, le malade a des troubles de mémoire mais fonctionne de manière autonome. On observe une perte de neurones dans l’hippocampe.
Plusieurs tests étaient effectués pour évaluer la cognition. En parallèle, le volume de l’hippocampe et celui des venticules étaient mesurés par IRM.
Résultats
Les chercheurs n’ont observé aucune différence significative sur la cognition entre le groupe traité avec la boisson et le groupe témoin. Il semblerait cependant que l’atrophie de l’hippocampe soit moins rapide chez ceux ayant pris la boisson Souvenaid.
Les chercheurs considèrent que la prochaine étude devra se dérouler sur une plus longue période et avec plus de participants, avant de tirer des conclusions définitives.
Source: H. Soininen et coll. 24-month intervention with a specific multinutrient in people with prodromal Alzheimer’s disease (LipiDiDiet): a randomised, double-blind, controlled trial, The Lancet Neurology, 2017.
Syndrome parkinsonien
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Le diagnostic du syndrome parkinsonien repose sur trois signes : hypertonie, tremblement et akinésie.
L’échelle UPDRS III est utilisée pour faire un suivi des signes parkinsoniens.
Les syndrome parkinsonien peut être le reflet d’une maladie de Parkinson idiopathique ou d’une affection extrapyramidale.
Le diagnostic du syndrome parkinsonien repose sur la présence d’une hypertonie, d’un tremblement de repos et d’une akinésie.
Le tremblement est généralement lent, débute d’un côté et augmente avec un effort intellectuel.
L’akinésie, généralement unilatérale au début, est responsable de la lenteur des mouvements.
Ces signes s’accompagnent de trouble de la parole avec un débit accentué de la parole.
La marche est peu affectée au début. Survient par la suite les troubles de la posture.
L’écriture a tendance à se devenir de plus en plus en petite.
Évolution du syndrome parkinsonien
L’échelle UPDRS III est utilisé pour évaluer les différents signes, avec une note allant de 12 (pas de handicap; c’est la période de « lune de miel ») à 75 (handicap majeur). Une note supérieure à 25 reflète un début de handicap de la part du patient.
Quelles sont les caractéristiques d’une maladie de Parkinson
Une maladie de Parkinson idiopathique se distingue du syndrome parkinsonien par les caractéristiques suivantes:
- Le tremblement de repos est unilatéral.
- L’asymétrie des signes moteurs (si les signes moteurs sont symétriques, on favorise le diagnostic de syndrome parkinsonien).
- La réponse rapide à la lévodopa.
- L’absence d’affection extrapyramidale.
Comment différencier un syndrome parkinsonien d’une affection extrapyramidale ?
Nous sommes en présence d’une affection extrapyramidale si :
- La réponse à la lévodopa est modérée et transitoire.
- Il y a présence d’une dysphonie ou d’une dysphagie.
- Présence d’un antécolis, un des signes d’atrophie multisystématisée (dégénérescence de la structure cérébrale appelée substance noire)
- Grognements.
- Extrémités froides.
- Démence (démence à corps de Lewy)
- Soupirs respiratoires.
- Une paralysie de la verticalité du regard avec une rétraction de la paupière, qui peut évoquer une paralysie supranucléaire progressive.
- La personne se déplace en fauteuil roulant.
Les symptômes parkinsoniens secondaires ?
Ces types de symptômes sont provoqués par :
- Les antipsychotiques (5 à 10% des syndromes parkinsoniens).
- Une maladie cérébrovasculaire affectant la substance noire ou le striatum.
- Une hydrocéphalie à pression normale.
Comment maigrir ?
Leave a CommentDe nos jours, les facteurs qui suscitent l’obésité ou le surpoids sont nombreux. Une alimentation malsaine, un trop plein de stress, un mode de vie malsain ou encore la génétique, sont des causes qui peuvent générer l’obésité.
Il est clair qu’un changement radical est nécessaire pour limiter les dégâts de cette maladie complexe qui touche une partie assez importante de la population mondiale.
Mais quels sont les bons gestes à adopter pour perdre du poids et éviter son ampleur, ou simplement éliminer un surplus de graisses ?
1- Pratiquer une activité physique
Le premier et l’essentiel est de bouger. L’exercice physique permet de brûler des calories plus rapidement. La pratique de sports est nettement préférable à la privation de nourritures car elle s’attaque aux principales causes du surpoids, alors que se priver de nourriture n’est qu’une solution à court terme.
Un programme d’exercices physiques modérés, composé surtout de fitness au début promet un meilleur résultat pour perdre du poids sans le reprendre plus tard. Une augmentation progressive du rythme est généralement à faire pour ainsi augmenter davantage le surplus de poids à perdre. Il est donc fortement conseiller de commencer à courir après que votre corps a pris l’habitude de l’effort physique de par le fitness et la marche.
Cette pratique est la mieux adaptée pour se muscler mais de ne pas prendre du volume et de s’assurer que le poids perdu est réellement de la graisse et non du muscle et de l’eau.
2- Adopter une alimentation équilibrée et saine
Adopter une alimentation saine ne signifie pas jeûner ou se priver de nourritures. En association avec une activité physique modérée, une alimentation équilibrée constitue la meilleure façon de maigrir et de retrouver une ligne agréable.
On entend par alimentation équilibrée, une ration de nourritures dont les apports sont bénéfiques à l’organisme afin de l’aider à se développer sainement. Les aliments trop salés, trop sucrés ou trop gras sont bannis de cette catégorie d’aliments équilibrés.
La fréquence des repas est aussi un facteur clé pour maigrir rapidement. On sait particulièrement qu’un repas sain est un repas pris à une heure régulière. Un régime amincissant consiste en effet à prendre 3 repas équilibrés par jour, à des heures régulières et éviter de grignoter entre les repas.
3- Recourir à la médecine esthétique
La médecine esthétique offre de nos jours un large panel de soins pour le corps. Il est possible de maigrir et de corriger l’apparence ou les disgrâces physiques non pathologiques à travers les différents produits de lifting ou encore par des méthodes et techniques révolutionnaires que la médecine esthétique offre aujourd’hui. Moins lourd qu’une chirurgie esthétique, elle consiste en tout à soigner le corps sans avoir recours au scalpel.
4- La cryolipolyse
La cryolipolyse est une technique non invasive qui consiste à éliminer une partie des cellules graisseuses par le froid. Une machine équipée d’applicateurs-ventouses adaptées aux différentes zones à traiter, reproduit l’effet du froid et amorce une mort naturelle des cellules graisseuses. Il n’est donc pas question d’inciser la peau ou de faire une quelconque anesthésie. Durant les trois mois qui suivent une séance de cryolipolyse, on peut constater une nette réduction de l’épaisseur de la couche adipeuse. Certains patients ayant donné leur avis sur la cryolipolyse ont confirmé avoir vu des résultats significatifs après des séances de traitement, soit une diminution de 8cm sur leur tour de taille. D’autres ont mentionné un coût nettement plus abordable par rapport au coût d’une liposuccion, si l’on se réfère aux résultats. Par contre certaines femmes aux peaux sensibles ont partagé avoir eu des hématomes qui ont pris quelques jours à se résorber.
Echelle internationale d’activités de la vie quotidienne (autonomie)
Leave a CommentL’échelle internationale d’activités de la vie quotidienne évalue les difficultés rencontrés par une personne âgée dans les activités de la vie quotidienne.
Cotation
0 : jamais (0 point)
1 : parfois (1 point)
2 : souvent (2 points)
3 : la plupart du temps (3 points)
4 : la personne n’accomplit plus l’activité (4 points)
8 : la personne n’a jamais accompli cette activité auparavant (l’item n’est alors pas inclus dans la note globale)
9 : ne sais pas (l’item n’est alors pas inclus dans la note globale)
Note totale moyenne : Somme totale de tous les items avec une note de 0 à 4 / Nombre d’items avec une note de 0 à 4.
Les items de l’échelle internationale d’activités de la vie quotidienne
Le sujet :
- a-t-il des difficultés à participer à une conversation de façon cohérente ? (thème : conversation)
- Évite t-il les conversations à cause des difficultés à trouver les mots corrects ? (thème : conversation)
- A t-il des difficultés à trouver la chaîne de télévision ou la station de radio souhaitée ? (thème : récréation)
- A t-il des difficultés à décrire ce qu’il vient juste de voire à la télévision ? (thème : récréation)
- A t-il besoin qu’on lui rappelle de laver ses vêtements ? (soins personnels)
- A t-il des difficultés à ranger les outils ménagers à la bonne place ? (activités ménagères)
- A t-il besoin d’aide pour accomplir les tâches ménagères bien qu’il soit physiquement capable de le faire ? (activités ménagères)
- S’embrouille t-il lorsqu’il accomplit dans la maison plusieurs tâches simples simultanément ? (activités ménagères)
- A t-il des difficultés à utiliser de nouveaux appareils ménagers (activités ménagères)
- Oublie-t-il les étapes nécessaires à la réalisation d’une activité qu’il vient de commencer ? (activités générales)
- a t-il des difficultés à poursuivre une activité après une courte interruption ? (activités générales)
- Demande-t-il de façon répétée des informations lorsqu’il apprend à faire quelque chose de nouveau ? (activités générales)
- A t-il des difficultés à suivre un traitement médicamenteux (2 médicaments au plus) quand il n’y a pas d’instructions écrites ? (traitement)
- A t-il besoin d’instructions écrites et une surveillance proche pour prendre ses médicaments ? (traitement)
- Oublie-t-il les anniversaires qu’il a toujours souhaités par le passé ? (fonctionnement social)
- A t-il des problèmes à se souvenir des dates et événements importants ? (fonctionnement social)
- oublie-t-il les noms de personnes que l’on vient de lui présenter ? (fonctionnement social)
- A t-il des difficultés à se rappeler des numéros de téléphone qu’il a l’habitude de composer ? (téléphone)
- Doit-il se référer au numéro de téléphone écrit en même temps qu’il compose un numéro de téléphone qu’il n’a pas l’habitude d’utiliser ? (téléphone)
- A t-il des difficultés à lire le journal dans sa totalité ? (lecture)
- A t-il des difficultés à se concentrer lors de lectures concernant les loisirs ? (lecture)
- A t-il des difficultés à décrire ce qu’il vient de lire ? (lecture)
- A t-il besoin de relire plusieurs fois le même texte pour s’en souvenir ? (lecture)
- Doit-il retarder le moment de faire certaines choses parce qu’il s’est mal organisé ? (organisation)
- A t-il des difficultés à donner des informations précises à quelqu’un qui lui demande le chemin ? (organisation)
- A t-il des difficultés à faire deux choses à la fois ? (organisation)
- Cherche-t-il souvent des objets personnels (ex. lunettes) ? (organisation)
- Trouve t-il difficile de compléter des formulaires ? (organisation)
- A t-il des difficultés à cuisiner des plats qui nécessitent une préparation plus complexe ? (préparation de nourriture)
- A t-il des difficultés à évaluer correctement la quantité de nourriture à préparer ? (préparation de nourriture)
- A t-il des difficultés à évaluer l’assaisonnement des plats qu’il cuisine ? (préparation de nourriture)
- A t-il des difficultés à mesurer la quantité nécessaire d’ingrédients pour cuisiner ? (préparation de nourriture)
- A t-il des difficultés pour cuisiner des plats différents sur une semaine entière ? (préparation de nourriture)
- A t-il des difficultés à faire une promenade sans se perdre ? (voyage)
- Est-il submergé par les informations nouvelles lors d’un déplacement dans un lieu nouveau ? (voyage)
- Doit-il plus se concentrer sur les points de repère ou sur les panneaux de signalisation pour trouver son chemin ? (voyage)
- A t-il des difficultés à lire une carte d’un lieu qu’il ne connait pas ? (voyage)
- A t-il des difficultés pour visiter tout seul un lieu ou une ville qu’il ne connait pas ? (voyage)
- A t-il des difficultés pour se diriger à partir d’une carte vers un lieu inconnu ? (voyage)
- A t-il des difficultés pour conduire sur des trajets familiers sans se concentrer ? (conduite)
Pourquoi les jeux de casino peuvent rendre accroc ?
Leave a CommentComme tous les jeux, ceux des casinos ont pour principal but de divertir. Cependant, nombreux sont ceux qui, avec le temps, tombent dans la dépendance et n’arrivent plus à arrêter, en pariant même leurs objets les plus précieux. En effet, au même titre que l’héroïne, l’alcool ou la nicotine, les jeux d’argent sont aussi très addictifs. La plupart des joueurs jouent, non plus pour le plaisir, mais parce qu’ils en ont besoin. On assiste alors à une perte de contrôle de soi qui augmente avec le temps. Ces personnes dépendantes utilisent les jeux pour s’échapper de la réalité en espérant gagner un jour le Jackpot.
L’évolution de la dépendance au jeu d’argent
L’apparition de la dépendance aux jeux chez un individu est un processus assez complexe qui peut s’expliquer par de nombreux facteurs dont les plus importants sont le trouble narcissique de la personnalité, l’individu présente un trouble de l’amour-propre, un trouble relationnel ou que l’individu ne peut plus gérer sont excitation.
- Trouble narcissique de la personnalité
Ici, l’individu présente un trouble profond et important enfui bien au fond de son amour-propre. Cet état s’explique, le plus souvent, par un sentiment d’infériorité. Dans la plupart des cas, celui-ci s’est développé durant son enfance. Ainsi, pour le combler, l’individu se tourne vers les jeux de casino qui lui apportent l’espoir d’un pouvoir illimité.
Il est courant que l’individu gagne au départ. Cela lui apporte alors un sentiment de supériorité qu’il ne peut plus trouver ailleurs. C’est l’élément déclencheur de l’addiction.
- Trouble relationnel
Un psychiatre britannique a prouvé que chaque individu oriente son type relationnel, dès son enfance, suivant ce de sa mère ainsi que sa faculté à communiquer avec les autres petits de son entourage. Ainsi, il y a l’exemple du type « défiant-évitant » qui définit une personne incertaine sur la disponibilité de l’autre individu à tisser une relation. Ce genre de personne a tendance à penserà l’échec de la relation. Ce sont surtout les joueurs compulsifs qui ont ce type de problème relationnel. En effet, étant sujet à de nombreux refus, il se fixe des limites. Les jeux lui offrent donc une possibilité de combler le manque dans sa vie.
- Difficulté à réguler l’excitation
C’est dans son état d’agitation que l’individu présente une difficulté à se contrôler. Dans un premier temps, il se tourne vers les jeux d’argent pour se divertir et pour vaincre l’ennui de son quotidien monotone. Avec le temps et toute l’excitation engendrée par le jeu, il commence alors à tomber dans un cercle vicieux. Tout en connaissant sa situation, il se crée alors des excuses expliquant sa dépendance.
L’appât du gain, une vision erronée
Les gens qui sont dans la dépendance ont souvent une mauvaise interprétation de la réalité.
- Un contrôle illusoire
Une fois dans la dépendance, l’individu est sujet à une déformation de la réalité. En effet, en gagnant, il s’octroie àlui-même le mérite. Cependant, dans le cas contraire, il a toujours tendance à dire que ce n’est pas de sa faute mais celle de la malchance. Ainsi, il peut encore refaire de son mieux pour en avoir plus.
- Le gamblesfallacy ou l’effet Monte-Carlos
Ici, l’individu croit dur comme fer qu’il peut se baser sur l’analyse des événements antérieurs pour pouvoir rectifier ses « erreurs ». Cependant, même en étudiant toutes les possibilités, les jeux d’argent sont, avant tout, des jeux de hasard qu’il est impossible de les prédire efficacement.
- La mauvaise interprétation des théories probalistiques
De nombreux individus tombés dans la dépendance mal interprètent les théories sur la probabilité. Persuadé de gagner en suivant à la lettre certaines de ses théories, ces joueurs n’hésitent pas à tous miser.
Telephone Interview for Cognitive Status (cognition)
Leave a CommentUne version française d’un test appelé Telephone Interview for Cognitive Status a été mise au point par des chercheurs français pour identifier les troubles cognitifs, en se basant sur des études de validation de tests téléphoniques publiées dans la littérature internationale.
Il a été validé chez 120 femmes âgées entre 72 et 86 ans.
L’examinateur précise au sujet qu’il va lui poser quelques questions pour apprécier le fonctionnement de sa mémoire, qu’il doit lui répondre de la meilleure façon possible, sans utiliser de papier et de crayon.
Il doit au préalable:
- S’assurer que certaines personnes ont des problèmes de surdité.
- Se renseigner sur la médication et les antécédents de maladie.
Le questionnaire du Telephone Interview for Cognitive Status
- Orientation temporelle. Identifier le jour de la semaine.
- Orientation temporelle. Identifier la date complète d’aujourd’hui (date, mois, année).
- Orientation temporelle. Identifier son âge.
- Orientation spatiale. Pouvoir se localiser (nom de la ville, code postal, numéro de téléphone)
- Mémoire. Mémoriser les 10 mots suivants puis répétez le plus de mots possibles, dans n’importe quel ordre : manteau – Lapin – Banane – Tulipe – Vélo – Poupée – Tenaille – Violon – Baleine – Armoire. L’examinateur compte le nombre de mots exacts, puis redit les mots manquants avec l’indice sémantique et les fait répéter au sujet pour s’assurer qu’il a bien encodé l’information. La note correspond au nombre de mots rappelés avant l’indiçage. L’examinateur comptabilise également le nombre d’intrusions (mots incorrects). Il doit préciser au participant que cet exercice est compliqué et que c’est normal s’il n’arrive pas à se souvenir de tous les mots, mais qu’il doit se concentrer au maximum pour se rappeler du plus de mots possible. Procéder à l’encodage en disant qu’il y a un nom de vêtement (manteau), d’animal (lapin), de fruit (banane) etc.
- Calcul. Soustraire 7 de 100 jusqu’à atteindre 58. (L’examinateur attribue un point pour chaque soustraction correcte).
- Attention. Épeler le mot «monde » à l’envers ? Un point pour l’épellation du mot « monde » à l’envers, pas de point s’il y a une erreur.
- Mémoire sémantique. Nommer l’instrument servant à découper le papier ? (ex. ciseaux, coupe-papier)
- Mémoire sémantique. Nommer la plante verte épineuse que l’on trouve dans le désert ?
- Mémoire sémantique. Nommer le nom du président de la République (ou du Premier ministre) ?
- Mémoire sémantique. Nommer le nom de l’ancien président de la République (ou du Premier ministre) ?
- Mémoire sémantique. Quel est l’opposé de l’est ?
- Mémoire sémantique. Nommer l’animal qui vient la laine ?
- Rappel différé. Répéter la liste des 10 mots cités auparavant. (L’examinateur compte le nombre d’intrusions et de persévérations. Pour les mots non retrouvés, l’examinateur donnera l’indice sémantique donné lors de l’encodage).
- Langage/répétition. L’examinateur demande au sujet de répéter : «pas de mais, de si, ni de et ».
- Langage/répétition. L’examinateur demande au sujet de répéter : «l’élève a résolu un problème compliqué ».
- L’examinateur demande au sujet de taper 5 fois dans un combiné de téléphone qu’il tient dans les mains et dans lequel il parle.
Total : /43 points L’examinateur attribuer un point pour chaque bonne réponse et 0 pour une réponse incorrecte.
Source : Vercambre MN et coll. Validation study of a French version of the modified telephone interview for cognitive status (F-TICS-m) in elderly women. Int J Geriatr Psychiatry. 2010 Nov;25(11):1142-9.
Perte d’odorat : un signe d’Alzheimer ou de Parkinson ?
Commentaires fermés sur Perte d’odorat : un signe d’Alzheimer ou de Parkinson ?La perte d’odorat peut être un signe précoce de maladie de Parkinson ou d’Alzheimer.
Les chercheurs souhaitent mettre au point un test d’odorat afin de déceler la maladie avant que les premiers symptômes apparaissent.
La perte d’odorat apparaît avant les troubles neurologiques
Il est de plus en plus admis que les troubles de l’odorat sont l’un des premiers symptômes à se manifester dans les maladies de Parkinson et d’Alzheimer.
Ces troubles affectent environ 80% des personnes atteintes d’une de ces deux maladies neurodégénératives.
Selon l’auteur principal d’une étude publiée en 2012, ces symptômes peuvent se manifester dès 50 ans, alors que les principaux troubles neurologiques (moteurs pour la maladie de Parkinson et cognitifs pour la maladie d’Alzheimer) ne sont pas présents.
La perte d’odorat ne se manifeste pas de la même façon suivant que le patient est affecté par l’une des deux maladies : alors que effets de la maladie d’Alzheimer altèrent les tâches nécessitant la distinction et la mémorisation d’une odeur (deux tâches impliquant la mémoire), ceux de la maladie de Parkinson se caractérisent par une réduction de la sensibilité de la perception des odeurs, ce qui a des conséquences sur les trois autres tâches*.
* Quatre tâches ont en fait été utilisées selon les diverses études: la mesure du seuil de détection d’une odeur; la désignation d’une odeur parmi quatre choix de réponses; la distinction d’une première odeur parmi quatre nouvelles; et la reconnaissance d’une odeur après un délai pouvant varier de quelques minutes à quelques heures.
La perte d’odorat reliée à des lésions caractéristiques de la malade d’Alzheimer
Le lien entre la perte d’odorat et certains marqueurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimer a été mis en évidence en 2017 par une équipe de McGill (Canada). Lors de cette étude, 300 personnes, dont un parent avait souffert de la maladie, ont été soumises à des tests de reconnaissance d’odeurs. Les participants qui avaient des taux anormalement élevés de marqueurs dans le liquide céphalorachidien étaient ceux qui avaient le plus de difficulté à reconnaître les odeurs ou à associer l’odeur à l’aliment qu’il représentait.
Une autre étude publiée la même année a confirmé que le fait de ne pas reconnaître des odeurs était lié à un risque accru de démence. Ainsi, au moins 80% des personnes (âgées entre 57 et 85 ans) qui n’avaient reconnu qu’une ou deux odeurs (sur cinq au total) lors d’un test avaient été diagnostiquées avec une démence cinq années plus tard.
Selon ces résultats, détecter la perte d’odorat permettrait d’identifier précocement ces maladies neurodégénératives et de mieux freiner leur évolution.
Un test d’odorat pour dépister la maladie d’Alzheimer ?
Dans l’idée de mettre au point un test de dépistage précoce, une équipe de chercheurs américains (Massachusetts General Hospital) a recruté près de 200 volontaires âgés qui ont subi des tests pour mesurer leur capacité à identifier et distinguer les odeurs.
Il sont observé que leurs capacité à identifier les odeurs dépendaient de leur niveau de déclin cognitif. Ainsi, les personnes en bonne santé mentale réussissaient mieux le test olfactif que celles qui se plaignaient d’avoir des problèmes cognitifs. Celles qui avaient les plus mauvais scores présentaient un déclin cognitif léger, suivies par celles atteintes de la maladie d’Alzheimer.
Le test « du beurre d’arachide » peut aider à diagnostiquer la maladie d’Alzheimer
En 2013, des chercheurs de l’Université de Floride (Etats-Unis) ont constaté que les patients au stade précoce de la maladie d’Alzheimer ont une asymétrie dans leur capacité à détecter des odeurs. En l’occurrence leur narine gauche devient moins sensible que la droite.
Une cuillère à soupe a été présenté à chacun des patients qui ont du fermer leurs yeux et leur bouche et boucher l’une des deux narines. Le clinicien a ouvert le récipient de beurre d’arachide et l’a rapproché de la narine du patient jusqu’à ce que ce dernier détecte une odeur. La distance a été enregistrée et la procédure répétée pour l’autre narine après un délai de 90 secondes.
Les scientifiques ont constaté que les patients (18) au stade précoce de la maladie d’Alzheimer ont eu une différence spectaculaire de sensibilité entre les narines gauche et droite : la distance entre le pot d’arachide et la narine gauche est en moyenne de 5 cm alors qu’elle est de 17,4 cm entre le pot et la narine droite.
« Nous voyons des personnes avec toutes sortes de troubles de la mémoire» , déclare le Dr Heilman, un des auteurs de l’étude. Beaucoup de tests utilisés pour confirmer un diagnostic de la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences peuvent être longs et coûteux, ce qui n’est pas le cas du nôtre. »
Sources
- Dysfunction Predicts Subsequent Dementia in Older U.S. Adults. J Am Geriatr Soc.
2017 Sep 25. - Odor identification as a biomarker of preclinical AD in older adults at risk, Neurology July 25, 2017 vol. 89 no. 4 327-335.
- Episodic Memory of Odors Stratifies Alzheimer Biomarkers in Normal Elderly, Annals of Neurology, 2016.
- The effect of Alzheimer’s disease and Parkinson’s disease on olfaction: a meta-analysis. Behav Brain Res. 2012 May 16;231(1):60-74.
- A brief olfactory test for Alzheimer’s disease. Journal of the Neurological Sciences, 2013.
Chardon-Marie
Leave a CommentLe chardon-Marie est une plante originaire d’Europe le plus souvent pris par voie orale pour traiter les troubles hépatiques provoqués par les substances chimiques, l’alcool, la chimiothérapie, l’amanite phalloïde, la jaunisse, la maladie inflammatoire chronique du foie, la cirrhose du foie et l’hépatite chronique.
Le chardon-Marie est aussi pris par voie orale pour contrer la perte de l’appétit, les brûlures d’estomac (dyspepsie) et les affections de la vésicule biliaire, l’hypertrophie bénigne de la prostate, la bêta-thalassémie (trouble sanguin) et l’infertilité.
Le Chardon Marie est enfin conseillé en cas de règles trop abondantes et les problèmes cardiaques.
La silymarine, substance active que renferme le graines du Chardon Marie, est particulièrement bénéfique pour le foie. Elle permet une guérison plus rapide des hépatites et des cirrhoses en favorisant la reconstruction de cet organe. La silymarine favorise, en outre, l’écoulement de la vésicule biliaire et est donc utile en cas d’insuffisance hépatique ou de calculs biliaires.

La silymarine, substance que renferme le graines du Chardon Marie, est particulièrement bénéfique pour le foie. Elle permet une guérison plus rapide des hépatites et des cirrhoses en favorisant la reconstruction de cet organe. La silymarine favorise, en outre, l’écoulement de la vésicule biliaire et est donc utile en cas d’insuffisance hépatique ou de calculs biliaires. Le Chardon Marie est enfin conseillé en cas de saignements de nez fréquents, de règles trop abondantes, contre le mal des voyages et les problèmes cardiaques.
Ce qu’en dit la recherche
Le chardon-Marie semble efficace dans :
- Le diabète. Certaines études montrent que la prise de silymarine, en complément du traitement traditionnel peut réduire le taux de glucose dans le sang (glycémie), le cholestérol total, la lipoprotéine de basse densité (LDL ou mauvais cholestérol) et les triglycérides chez les personnes diabétiques. D’autres études suggèrent que la prise de silymarine trois fois par jour réduit l’insulinorésistance chez les personnes diabétiques atteintes d’une maladie du foie provoquée par une consommation d’alcool.
- La dyspepsie (brûlures d’estomac). Un extrait à base de chardon-Marie, de feuille de menthe poivrée, de camomille allemande, de carvi, de réglisse, d’ibéris amer, de chélidoine d’angélique et de mélisse citronnelle semble réduire au bout d’un mois la sévérité du reflux acide, des douleurs gastriques, des crampes, des nausées et des vomissements.
Il n’existe pas de preuves suffisantes que le chardon-Marie soit efficace dans :
- La maladie du foie causée par une consommation excessive d’alcool.
- Les allergies saisonnières.
- L’intoxication à l’amanite (champignons).
- L’hypertrophie bénigne de la prostate.
- La bêta-thalassémie (trouble sanguin).
- La toxicité de la chimiothérapie.
- La cirrhose du foie.
- La maladie rénale chez les personnes diabétiques.
- L’hépatite B.
- L’hépatite C.
- Les symptômes de la ménopause.
Sources:
- Fallah Huseini, H., Larijani, B., Fakhrzadeh, H., Rajabi Pour, B., Akhondzadeh, S., Toliat, T., and Heshmat, R. The clinical trial of Silybum Marianum seed extract (Silymarin) on type II diabetic patients with hyperlipidemia. Iran J.Diabetes Lipid Disord. 2004;3(2):201-206.
- Hussain, S. A. Silymarin as an adjunct to glibenclamide therapy improves long-term and postprandial glycemic control and body mass index in type 2 diabetes. J.Med.Food 2007;10(3):543-547.
- Madisch A, Melderis H, Mayr G, et al. [A plant extract and its modified preparation in functional dyspepsia. Results of a double-blind placebo controlled comparative study]. Z Gastroenterol 2001;39(7):511-7.
- Melzer J, Rosch W, Reichling J, et al. Meta-analysis: phytotherapy of functional dyspepsia with the herbal drug preparation STW 5 (Iberogast). Aliment Pharmacol Ther 2004;20:1279-87.
- Suksomboon N, Poolsup N, Boonkaew S, Suthisisang CC. Meta-analysis of the effect of herbal supplement on glycemic control in type 2 diabetes. J Ethnopharmacol 2011;137(3):1328-1333.

