Une maladie autosomique dominante est une maladie génétique dont l’allèle « malade » (dont le gène est défaillant à cause d’une mutation) est situé sur un chromosome non sexuel (chromosomes autres que X ou Y) et dont la présence chez un individu suffit à faire développer la maladie.
L’allèle provenant du gène muté est transmis soit par le père soit par la mère, soit par les deux.
Exemple de maladies autosomiques dominantes : la chorée de Huntington ou les formes précoces de maladies d’Alzheimer.
L’agression physique chez les personnes atteintes de démence n’est pas inhabituelle. Une étude de l’Université de Lund en Suède a montré qu’un tiers des patients atteints du diagnostic de la maladie d’Alzheimer ou de démence frontotemporelle étaient physiquement agressifs envers le personnel de santé, d’autres patients, des proches, les animaux et des personnes étrangères.
« La prévalence de l’agressivité n’est pas surprenante, mais nous avons noté une différence entre les patients diagnostiqués avec une maladie d’Alzheimer ou une démence fronto-temporale », a déclaré l’auteur principal de l’étude.
L’étude est basée sur un examen cérébral et médical de 281 personnes décédées qui, entre 1967 et 2013, ont reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer ou de démence frontotemporale. Les chercheurs ont suivi pendant toute la durée de la maladie ces patients, du premier rendez-vous médical jusqu’à leur mort.
Les personnes atteintes de démence frontotemporale ont montré un comportement physiquement agressif à un stade plus précoce de la maladie que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. La différence peut être due au fait que les dommages provoquées par les deux types de démence apparaissent dans différentes parties du cerveau.
De plus, la gravité du comportement agressif était plus marquée chez les patients avec un démence fronto-temporale.
Vingt et un pour cent des patients physiquement agressifs atteints de démence frontotemporale étaient physiquement agressifs envers les étrangers, comparativement à 2% des patients atteints d’Alzheimer qui étaient physiquement agressifs.
«Une personne atteinte de démence frontotemporale peut agresser physiquement sans raison apparente, alors qu’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer a ce type de comportement si une autre personne s’approche trop vite d’elle, par exemple lorsqu’elle une infirmière doit lui prodiguer des soins ».
Source M. Liljegren et coll. Physical aggression among patients with dementia, neuropathologically confirmed post-mortem. International Journal of Geriatric Psychiatry, septembre 2017.
Alors qu’indice de masse corporelle (IMC) plus élevé vers la quarantaine est considéré comme un facteur de risque de maladie d’Alzheimer, un faible IMC et une perte de poids accélérée est associée à un risque accru d’Alzheimer.
Le fait d’avoir un poids plus faible que la normale est lié à un risque accru de maladie d’Alzheimer, selon une étude portant sur 280 personnes en bonne santé.
Les participants, âgées de 62 à 90 ans, ont suivi des examens physiques, des tests génétiques et des scans du cerveau.
Les chercheurs ont constaté un lien entre un faible poids et les dépôts plus importants de protéine bêta-amyloïde dans le cerveau – un phénomène liée à un risque accru de maladie d’Alzheimer.
Ce lien était particulièrement fort chez les personnes porteuses de la variante du gène APOE4, qui est connue pour augmenter le risque de la maladie d’Alzheimer.
« La présence élevée d’’amyloïde dans le cortex est censée être la première étape d’une forme préclinique de la maladie d’Alzheimer, c’est-à-dire à un stade au cours duquel les symptômes ne sont pas encore présents. Nos résultats suggèrent que les individus qui ont un plus faible que la normale peuvent être plus à risque de développer la maladie d’Alzheimer », déclare l’auteur principal de l’étude.
L’association observée dans l’étude ne prouve pas qu’il y a une relation de cause à effet. Pour expliquer ce lien, il est probable qu’un faible indice de masse corporelle soit un indicateur de fragilité – un syndrome comprenant à la fois une perte de poids, des mouvements plus lents et une diminution de la force connus pour être associés à un risque accru de maladie d’Alzheimer.
Source: G. Marshall. Journal of Alzheimer’s Disease. Août 2016
Ces résultats rejoignent ceux publiés la même année et qui suggéraient qu’une augmentation de la perte de poids (entre 40-65 ans) et un âge avancé permettrait d’identifier les personnes à risque de développer un déficit cognitif léger.
Alors que plusieurs études ont montré que la perte de poids est associée à la démence, les chercheurs ont voulu voir si elle était également associée à une perte cognitive.
Les résultats de cette étude publiée dans la revue Jama Neurology rapportent une relation entre les deux phénomènes, sans pour autant conclure à un lien de cause à effet. Il est donc difficile de formuler des recommandations spécifiques sur la base de ces résultats.
Cependant, les chercheurs estiment que si un patient plus âgé a une perte de poids inexpliquée, il serait opportun de faire un suivi de ses fonctions cognitives et de le conseiller de changer de style de vie (par l’alimentation saine et de l’activité physique) pour les préserver.
Les chercheurs ont suivi 1895 participants âgés de 70 ans et plus et sans troubles cognitifs. Leurs fonctions cognitives ont été évaluées tous les 15 mois pendant en moyenne plus de 4 ans. Ils ont également obtenu rétrospectivement leur poids maximal. Au cours de la période de suivi, 524 des 1895 personnes ont développé un trouble cognitif léger.
La perte de poids était en moyenne plus grande chez les participants qui ont développé un déficit cognitif léger (-2,0 kg) que chez ceux qui n’ont pas développé de troubles (-1,2 kg).
Selon les calculs statistiques, une perte de poids de 5 kg par décennie correspond à une augmentation de 24% du risque de perte des fonctions cognitives.
Les auteurs notent qu’il n’a pas été possible de déterminer si la perte de poids était intentionnelle ou non.
Plusieurs hypothèses peuvent expliquer les résultats :
Quand les gens vieillissent, ils mangent moins. Il est possible qu’une molécule présente dans le cerveau – par exemple une hormone – et qui régule l’appétit est modifiée avec le vieillissement et peut également influer sur la cognition.
Une autre possibilité est que ce lien peut être lié à l’odorat. Les gens qui vieillissent perdent en général le sens de l’odorat, ce qui les incite à moins manger. Or la perte de l’odorat est également associée à la maladie d’Alzheimer et il est possible que les régions contrôlant l’odorat soient touchées au stade précoce de la maladie d’Alzheimer.
Une étude publiée dix ans plus tôt dans Archives of Neurology rapportait également une perte de poids accélérée (de 0,2 à 0,5 kg par an) dans le groupe de participants qui ont développé une démence, comparés à ceux qui n’ont pas eu de démence. Cette perte de poids n’a pas été détectée lors des cinq premières années de suivi, mais seulement l’année précédent le diagnostic. L’auteur principal de l’étude souligne cependant que :
Cette perte de poids ne peut constituer à elle seul un indicateur fiable de détection précoce mais doit s’ajouter à d’autres marqueurs de dépistage.
Sources
Rabe E. Alhurani et coll. Decline in Weight and Incident Mild Cognitive Impairment. JAMA Neurology. 1er février 2016.
Johnson DK, Wilkins CH, Morris JC. Accelerated weight loss may precede diagnosis in Alzheimer disease. Arch Neurol. 2006 Sep;63(9):1312-7.
La luminothérapie est un traitement consistant à exposer les yeux à une lumière dans le but de réduire les troubles de l’humeur et du sommeil.
Les patients souffrant de la maladie Alzheimer ou d’une autre forme de démence passent environ 40% de leur nuit éveillés et une grande partie du jour endormis.
Les troubles du sommeil finissent par devenir un fardeau pour les aidants familiaux et sont la principale cause d’institutionnalisation.
Il a été démontré scientifiquement que la luminothérapie améliore la vie des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer : amélioration du sommeil, diminution des symptômes dépressifs et de l’agitation.
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Une exposition légère à la lumière améliore le sommeil et diminue la dépression et l’agitation
Une étude confirme la luminothérapie – approche destinée à restaurer le rythme circadien – diminue certains troubles comportementaux observés chez la personne Alzheimer.
Elle augmente la qualité et la durée du sommeil et diminue la dépression et l’agitation.
« C’est un traitement non pharmacologique simple et peu onéreux capable d’améliorer le comportement et le sommeil dans la maladie d’Alzheimer’ déclare l’auteur principal de l’étude ».
Ces améliorations sont impressionnantes.
Une lumière d’une intensité légère de 300 à 400 lux a été installée dans les chambres des patients. Ces dernières étaient éclairées durant les heures de la journée pendant une période de quatre semaines.
L’étude pilote a impliqué 14 patients Alzheimer.
En 2012, une étude américaine publiée dans Journal of Nursing Research indiquaient que les séances de luminothérapie, visant à pallier le manque d’ensoleillement, améliorent l’humeur générale des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont suivi 20 femmes de plus de 65 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer, dont une partie a bénéficié de séances de luminothérapie, alors que l’autre groupe n’a été exposé qu’à une lumière rouge.
Les auteurs ont non seulement noté une amélioration générale de leur humeur mais aussi une meilleure expression orale et une amélioration de la coordination motrice. Il sera nécessaire de confirmer ces résultats sur un échantillon plus important.
Cette étude corrobore l’hypothèse selon laquelle la luminothérapie réduit les troubles du sommeil, et par voie de conséquence ceux de l’anxiété et du comportement (agitation, agressivité voire hallucinations) chez les patients souffrant de maladie d’Alzheimer.
La luminothérapie diminue les troubles cognitifs et comportementaux
Une exposition régulière à une lumière durant la journée atténue les symptômes cognitifs et comportementaux, ainsi que l’activité fonctionnelle de patients atteints de démence.
C’est ce qu’indique une étude publiée en 2008 dans le Journal of the American Medical Association.
En revanche, la mélatonine a un effet contrasté puisqu’elle améliore la qualité du sommeil, mais aggrave les symptômes dépressifs.
Ces résultants suggèrent que la luminothérapie (combinée à la mélatonine) peut atténuer les troubles du rythme circadien, dont le centre de contrôle se trouve dans une structure du cerveau appelée noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus. Ce trouble du rythme circadien peut être à l’origine, du moins en partie, des troubles cognitifs, comportementaux, dépressifs, et du sommeil.
Caractéristiques de l’étude
Cette étude a été réalisée sur 189 patients répartis au hasard en 4 quatre groupes: un groupe placebo (91 patients), un groupe recevant de la mélatonine (2,5 mg/jour au coucher), un groupe exposé durant la journée à une lumière artificielle (d’une intensité de 1000 lux environ versus 300 lux pour le groupe placebo) et un groupe traité à la fois à la mélatonine et exposé à la lumière artificielle.
Ces patients vivaient dans 12 établissements de soins aux Pays-Bas.
63% des patients étaient atteints de la maladie d’Alzheimer, 11% de démence vasculaire, et 13% de démence à corps de Lewy ou de démence fronto-temporale.
Age moyen des participants: 86 ans. 90% étaient des femmes.
La durée du traitement a été en moyenne de 15 mois avec une durée maximale de 3 ans et demi.
Les individus ont subi tous les six mois des tests évaluant leur status cognitif, humeur (dépression, anxiété), comportement (agitation, comportement de retrait), ainsi que les activités de la vie quotidienne. Les effets secondaires aux traitements ont également été évalués.
Le sommeil a été mesuré par actigraphie (technique d’enregistrement de l’alternance repos/activité).
La lumière était diffusée par l’intermédiaire d’ampoules fluorescentes (Philips TLD 840 and 940) placées aux plafonds des salons mis à la disposition des malades. Les malades traités par luminothérapie recevaient la lumière artificielle (d’une intensité de 1000 lux environ) entre 9hrs et 18hrs, alors que le groupe placebo était exposé à une lumière de 300 lux environ.
Résultats
Cognition
La luminothérapie atténue de 5% les déficits cognitifs évalués par le mini-examen de l’état mental (MMSE) par rapport au groupe placebo, ce qui représente une augmentation de 0,9 point sur l’échelle du MMSE. En revanche, elle n’atténue pas le déclin des fonctions cognitives (c’est-à-dire que la pente de déclin reste la même dans les deux groupes).
Humeur
La luminothérapie diminue les symptômes dépressifs de 19% (+1,5 point sur l’échelle de dépression de Cornell dans la démence).
La mélatonine aggrave quant à elle les symptômes dépressifs des patients. Les auteurs de l’étude émettent l’hypothèse que la dose quotidienne de mélatonine utilisée (2,5 mg) peut conduire à des niveaux diurnes supraphysiologiques, provoquant ainsi une dysphorie et une insomnie. En revanche, ses effets néfastes sur l’humeur disparaissent lorsque la mélatonine est associée à la luminothérapie.
Comportement
La mélatonine aggrave le comportement de retrait de 1 point sur l’échelle MOSES. La mélatonine combinée à la luminothérapie abaisse de 9% le comportement d’agitation des patients.
Activités de la vie quotidienne
La luminothérapie augmente les activités fonctionnelles de la vie quotidienne de 53% par rapport au groupe placebo (+1,8 points/année sur l’echelle Nurse-informant activities of daily living scale).
Sommeil
Comparées au placebo, la luminothérapie et la mélatonine ont des effets bénéfiques sur les différents paramètres du sommeil.
La mélatonine a un effet bénéfique sur le sommeil, diminuant le délai d’endormissement de 8 minutes (versus placebo), augmentant la durée de sommeil de 27 minutes ainsi que la durée moyenne des périodes de sommeil ininterrompues (+5,8 minutes).
Combinée avec la luminothérapie, la mélatonine améliore la durée du sommeil (+37 min) et la qualité du sommeil de 3,5%, réduit les périodes d’agitations (1 min par heure et par an) et de réveils noctures (0,5 minute par an). Ces effets bénéfiques augmentent avec la durée du traitement.
La qualité du sommeil (temps de sommeil / temps passé au lit) se situe entre 75% et 80% chez les patients traités à la lumière + mélatonine, versus 70-78% chez le groupe placebo.
Effets secondaires
La luminothérapie diminue l’apparition des effets secondaires observés généralement chez les patients atteints de démence tels que l’irritabilité, vertiges, maux de tête, constipation et insomnie (compare avant traitement). Aucun effet secondaire grave n’a été rapporté par les médecins.
Conclusion
Une exposition à la lumière réduit les déficits cognitifs et fonctionnels des patients atteints de démence.
La mélatonine combinée à la luminothérapie améliore la qualité du sommeil, mais peut aggraver les troubles de l’humeur.
Les effets négatifs de la mélatonine sur les troubles de l’humeur et l’agitation sont compensés par la luminothérapie.
Références
Figueiro MG. Light, sleep and circadian rhythms in older adults with Alzheimer’s disease and related dementias. Neurodegener Dis Manag. 2017 Apr;7(2):119-145.
Hanford N, Figueiro M. Light therapy and Alzheimer’s disease and related dementia: past, present, and future. J Alzheimers Dis. 2013;33(4):913-22.
Light treatment improves sleep, depression, agitation in Alzheimer’s. American Academy of Sleep Medicine. Juin 2014.
Effect of Bright Light and Melatonin on Cognitive and Noncognitive Function in Elderly Residents of Group Care Facilities. A Randomized Controlled Trial. Rixt F et coll. JAMA. 2008;299:2642-2655.
Les jeux de société bénéfiques dans la maladie d’Alzheimer ?
Les jeux de société, de construction ou autres, sont de plus en plus utilisés en EHPAD (établissements de soins de longue durée en France), particulièrement auprès des personnes souffrant de démences. Ces séances de jeux semblent apporter des bénéfices, notamment sur le bien-être et les interactions sociales.
Cédric Gueyraud, directeur d’une organisation lyonnaise en France (Centre National de Formation aux Métiers du Jeu et du Jouet), accompagne les professionnels qui utilisent les jeux de société dans leur métier. Ceux de la petite enfance donc mais pas seulement. « Depuis quelques années, nous nous sommes rendus compte que le jeu avait toute sa place dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), et particulièrement auprès des résidants souffrant de la maladie d’Alzheimer ».
Accompagné par une équipe de chercheurs, il a réalisé une étude auprès de 54 résidants. Tous ont participé à des sessions ludiques à raison de 2 séances par semaines durant 4 mois. Le protocole était le suivant : « Nous avons utilisé la méthode du cadre ludique avec un choix d’objets adaptés aux compétences des résidants, un aménagement de l’espace spécifique et un rôle du professionnel observateur et disponible », explique Cédric Gueyraud. Il y avait là des jeux de société, d’assemblage, mais aussi des poupées, des balanciers etc.
En 2010, une étude publiée dans la revue Neurology a étudié sur un échantillon de 1157 personnes âgées de 65 ans et plus la façon dont leur cerveau vieillit en fonction du temps et du mode de vie.
Un déclin plus lent a été observé chez les aînés pratiquant les mots croisés ou les échecs, comparés à ceux qui ont moins d’activités cérébrales.
Cependant, l’étude révèle aussi qu’une fois la maladie apparue, les troubles cognitifs se dégardent plus rapidement chez les gens qui exercent leur cerveau.
Explication possible : les symptômes de la maladie sont retardés chez les gens qui font des mots croisés car le cerveau, qui est organe malléable, arrive à contourner le problème. Le cerveau continue donc à se dégrader et retarde le diagnostic.
Selon le neuropsychologue et auteur principal de l’étude (Dr Robert S. Wilson, Rush Alzheimer’s Disease Center, Chicago), ces résultats suggèrent que les effet préventifs des jeux de réflexion pourraient avoir un prix: une accélération plus marquée de la démence une fois présente.
Le Dr Robert encourage les aînés à pratiquer régulièrement des activités stimulantes (ex. lecture, visite de musées) plutôt que de compter sur des casse-tête, pour conserver un cerveau en forme. En effet il a « remarqué que les personnes âgées saines qui pratiquent des activités régulières présentent un déclin cognitif moins prononcé que les personnes qui ont indiqué être moins actives sur le plan cognitif ».
NB : la télévision n’est pas une activité stimulante.
Selon une autre étude parue en 2010 et portant sur 6 000 personnes âgées de plus de 65 ans, les risques d’apparition de la maladie d’Alzheimer sont réduits de moitié chez les personnes de plus de 65 ans pratiquant au moins deux fois par semaine une activité de loisir stimulante intellectuellement (par exemple le jeu de pocker), comparées aux participants pratiquant ces activités moins d’une fois par semaine.
Outre le caractère stimulant du poker, ce jeu peut permettre de nouer (ou renouer) un lien social qui fait souvent défaut chez cette catégorie de la population. Cette étude met en évidence que l’aspect préventif du jeu est indépendant du niveau d’éducation, de la catégorie socioprofessionnelle, du sexe ou encore des facteurs liés aux modes de vie des sujets étudiés (tabac, alcool, etc…). Source: Wilson RS et al. Cognitive activity and the cognitive morbidity of Alzheimer disease. Neurology. 2010 75:990-6.
Des jeux vidéo pour détecter Alzheimer
X-Torp. Un jeu vidéo a été mis au point en 2015 par des chercheurs du centre hospitalier de Nice afin de détecter des troubles cognitifs légers observés dans la maladie d’Alzheimer. Selon le Pr Philippe Robert qui est en charge du développement (en partenariat avec la startup Genious), ce jeu baptisé X-Torp « donne des résultats proches de ceux obtenus avec des tests classiques ». Plus ludique, il dédramatise la situation et stresse moins le participant. Il pourrait arriver dans les cabinets de consultation dès cette année.
Sea Hero Quest. Développé depuis 2016 par des chercheurs britanniques, ce jeu est disponible en 2017 en version « réalité virtuelle ». Il permet de faire travailler la mémoire et le sens de l’orientation, mais aussi de dépister les premiers symptômes de la maladie d’Azheimer.
Le joueur chausse un casque de réalité virtuelle pour endosser le rôle d’un marin qui se trouve à la barre d’un navire virtuel. Il doit diriger le bateau par un simple mouvement des yeux et essayait de ne pas perdre son sens de l’orientation.
Sea Hero Quest permet également de collecter des données provenant des utilisateurs et qui peuvent chercher à des fins de recherche. Selon l’opérateur allemand Deutsche Telekom qui gère ces données, deux minutes d’utilisation du jeu est amplement suffisant pour obtenir des résultats qui peuvent être utilisées à des fins de recherche.
La version virtuelle de Sea Hero Quest a déjà été téléchargée 3 millions de fois dans 193 pays depuis 2016. Elle est gratuite en version mobile sous iOS et Android.
Des jeux vidéo conçus pour améliorer la marche chez les personnes âgées
Des jeux conçus pour stimuler la mémoire visuelle et spatiale et la prise de décision rapide améliorent l’équilibre et la marche. Telles sont les conclusion d’une étude ayant porté sur des participants âgés en moyenne de 83 ans. Les chercheurs ont réparti 51 hommes et femmes de 70 ans et plus en deux groupes. Le premier groupe a utilisé le programme d’entraînement cérébral InSight sur ordinateur pendant 10 semaines. Le second groupe a servi de groupe contrôle.
Au bout de dix semaines, les participants qui ont utilisé les jeux étaient capables de se lever plus rapidement d’une position assise et de marcher quelques secondes plus vite que ceux du groupe contrôle . «La marche est une tâche relativement automatisée pour les jeunes adultes, mais le devient moins chez les personnes âgées», a déclaré Smith-Ray, de l’Université de l’Illinois à Chicago. En théorie, les glissades et les chutes sont plus fréquentes chez les personnes âgées, non seulement en raison de leur fragilité physique, mais aussi du déclin normal de leur faculté cognitive (en particulier l’attention).
Un bémol : « Les résultats ont été évalués immédiatement après la formation, mais le principal obstacle à la formation chez les personnes âgées est que celle-ci s’estompe avec le temps », tempère le Dr Alfonso Fasano, qui travaille dans un Institut de neurologie à Rome (il n’était pas impliqué dans cette étude). « Les auteurs devraient regarder le résultat à long terme, en évaluant le nombre de chutes et de glissades » rajoute-t-il. Le programme InSight (Posit Science) est en vente en ligne (en anglais). Source: The Journals of Gerontology: Series B, novembre 2013.
La Fondation Médéric Alzheimer publie des données portant sur des patients Alzheimer. Ce rapport a été effectué conjointement avec le Centre mémoire de ressources et de recherche de Nice, chargé d’administrer la Banque.
Que dit le rapport
Sur les 300 000 personnes qui ont consulté pour la première fois pour des troubles de la mémoire :
Dans près d’un tiers des cas, le diagnostic doit être confirmé par des examens complémentaires ou suite à une autre rencontre permettant d’évaluer l’évolution des troubles. Il est précisé dans $87% des cas deux ans plus tard.
Commentaires fermés sur Des anomalies dans l’oeil sont-elles le signe d’un début d’Alzheimer ?
Une technique permet de visualiser une présence importante de lésions (plaques amyloïdes) dans la rétine de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.
Des anomalies dans la structure et le fonctionnement de l’oeil pourraient être révélatrices d’un début de maladie d’Alzheimer.
Des chercheurs ayant crée une start-up (Neurovision Imaging) ont mis au point une technique permettant de détecter la présence de lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Ces lésions, appelée protéines amyloïdes, seraient à l’origine de la mort des neurones responsables entre autres de la perte de mémoire. les chercheurs ont administré aux participants de la curcumine, une substance qui permet de visualiser par fluorescence les plaques amyloïdes lors de l’examen de leur rétine. Les résultats obtenus montrent que la quantité de plaques amyloïdes est près de 5 fois plus importante dans la rétine des malades, comparée au groupe témoin.
Ces résultats confirment ceux obtenus en 2014 à partir d’un modèle de rats Alzheimer mais également de cerveaux post-mortem de patients Alzheimer.
Selon l’un des auteurs de l’étude, «en utilisant l’oeil comme une fenêtre ouverte sur l’activité du cerveau, nous pourrions être capables de diagnostiquer le plus tôt possible un patient, et ainsi de ralentir la progression de la maladie en apportant des traitements appropriés».
En observant également des cerveaux (et plus exactement la rétine) de patients décédés de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs ont trouvé des anomalies dans les cellules épithéliales de la rétine. De plus, les vaisseaux sanguins qui fournissent des nutriments à la rétine sont anormalement épais. Ces observations ont été possibles grâce à des techniques d’imagerie sophistiquées.
Les chercheurs (Cedars-Sinai Medical Center, Israel) soutiennent l’hypothèse que les cellules et les vaisseaux qui sont endommagés dans le fond de l’oeil sont associés avec la maladie d’alzheimer. Il est à noter que les plaques amyloïde, lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, sont également présentes dans le fond de l’oeil.
Des études plus approfondies sont nécessaires pour comprendre les mécanismes qui entraînent ces dommages oculaires, ainsi que le lien existant entre ces dommages et ceux observés dans la maladie d’Alzheimer.
Source: Ocular Changes in TgF344-AD Rat Model of Alzheimer’s Disease. Investigative Ophthalmology & Visual Science, 2014.
Contrairement aux idées reçues, les problèmes de dos touchent une tranche d’âge de plus en plus jeune. Lumbago et sciatique, nombreux sont ceux qui en sont victimes. Il importe donc de trouver des solutions rapides et efficaces face à ce genre de maux. Le but est de vous permettre de trouver un peu de confort au quotidien et de pouvoir réaliser certains mouvements sans mal.
Exit les médicaments, bonjour les techniques de soin naturel
On a tendance à se tourner directement vers les médicaments et autres produits pharmaceutiques lorsque l’on est victime d’un mal de dos. Ce sont des alternatives efficaces et simples. Il suffit de quelques prises d’analgésique pour avoir main mal. Mais ce produit, malgré leur facilité d’accès n’est pas une bonne idée.
En premier lieu, ils peuvent provoquer une certaine dépendance et ils ne soignent pas la maladie à la source. Ils vous permettent simplement de retrouver un peu de confort. Les risques d’être, une fois de plus victime d’un lumbago, sont grands.
Les ceintures chauffantes : une solution de facilité
Envie de voyager ? Un mal de dos ne vous en empêchera pas. Il vous suffit simplement de pallier d’éventuels blocages en emportant quelques accessoires. On parle notamment de la ceinture chauffante. Plusieurs marques sont disponibles désormais sur la toile.
Vous n’avez que l’embarras du choix en matière de modèle et de coloris. Mais dans tous les cas, privilégiez les ceintures qui peuvent se cacher sous vos vêtements. Ainsi, vous pouvez en faire usage n’importe où et à n’importe quel moment.
Le principe des ceintures chauffantes est simple. Elles diffusent une chaleur constante et homogène sur la zone à traiter, ce qui aura pour effet de détendre les muscles. Elles font également des mouvements de rotation afin de remettre les muscles simplement et efficacement à leur place.
Néanmoins, vous devez faire attention lors de l’utilisation de ce genre d’appareil. Les séances ne doivent durer que 30 minutes au maximum. Et une cure de plus de 14 jours d’affilée est fortement déconseillé, au risque d’annihiler la souplesse des muscles de manière définitive. Au-delà de quoi, il est conseillé de consulter des médecins, et notamment un ostéopathe.
Une consultation en urgence chez l’ostéopathe
Si votre douleur est de plus en plus vive, je vous conseille de contacter en urgence un ostéopathe. Il pourra vous soulager rapidement.
Il s’agit d’un spécialiste des lumbagos et des problèmes musculaires en tout genre. Généralement, l’ostéopathe travaille en tant qu’indépendant. Il doit disposer d’une carte professionnelle. À cela s’ajoute bien évidemment un savoir-faire unique en son genre. Il ne s’agit pas uniquement de massage. L’ostéopathie combine des techniques issues des traitements pour la détente et de la rééducation afin de rassurer ses patients. Les mouvements utilisés sont précis et minutieux, car un seul faux pas pourrait affecter la motricité d’une personne.
En tous les cas, à réseau d’une consultation de 20 à 40 minutes par semaine, vous êtes sûr d’avoir des résultats efficaces et pérennes à vos problèmes de dos. Les soigneurs ne se limitent pas à vous faire retrouver un maximum de confort. Se basant sur les circonstances de l’accident, ils vous présentent des solutions sur-mesure, et ce, à moindres frais.
Le carnet de santé vous suit une bonne partie de notre vie, depuis votre naissance. Il est d’ailleurs fourni gratuitement à la naissance, par la Mairie de votre commune. Ce petit livret recèle de nombreuses informations sur vos antécédents de santé. Il est essentiel de le conserver, mais quelles en sont vraiment les raisons ? Peut-on finalement s’en passer ? Que faire en cas de perte de votre carnet de santé ? Voici quelques éléments de réponse.
Fonction n°1 – Informer sur les antécédents médicaux
Au cours de notre vie, nous sommes amené à changer plusieurs fois de médecin traitant, ne serait-ce qu’en tant qu’enfant, entre le pédiatre et notre premier médecin. Le carnet de santé fait alors office de dossier médical. Grâce à lui, notre nouveau médecin aura une bonne vision de notre parcours médical, de nos derniers traitements médicamenteux, de notre groupe sanguin ou encore de nos allergies. Ainsi, il évitera de prescrire deux fois le même médicament, ou saura en un clin d’oeil si nous sommes allergique à une molécule en particulier. Avoir un carnet de santé en règle permet donc à ce stade de faciliter le travail du médecin, donc de nous assurer une prise en charge plus complète.
Fonction n°2 – Renseigner sur les vaccins reçus ou à effectuer
Outre les informations générales de santé, le carnet de santé fait également mention de tous les vaccins reçus par l’enfant ainsi que ceux à réaliser dans le futur. Il y est même mentionné le numéro du lot du vaccin injecté à l’enfant. En cela, le carnet de santé fait donc aussi office de carnet de vaccination. Il est important de ne pas le perdre, pour ne pas passer à côté d’un rappel obligatoire. C’est une sorte de mémo, en quelque sorte.
De plus, lors d’une inscription à l’école maternelle ou primaire, il est souvent demandé une copie du certificat de vaccination avant de pouvoir valider l’adhésion de l’enfant. La présentation de ce document sert à prouver à l’établissement scolaire que l’enfant a bien reçu les vaccins obligatoires avant l’âge de 6 ans tels que la méningite, et qu’il est physiquement apte à rejoindre un établissement scolaire traditionnel.
Fonction n°3 – Conseiller les parents
La dernière édition du carnet de santé traditionnel date de 2006. Celle-ci contient, outre les pages habituelles, des éléments de conseil à destination des parents pour les sensibiliser à de nombreux sujets. Santé bucco-dentaire, rythme alimentaire, vaccins, dépendance à l’alcool ou au tabac… Le carnet de santé peut donc également assurer une fonction de conseil, en prévention de certains troubles de l’enfant ou de l’adolescent. Pourquoi ne pas jeter un oeil à ces précieux conseils ?
Carnet de santé perdu : que faire ?
On l’a vu : le carnet de santé revêt plusieurs fonctions complémentaires. C’est pourquoi il faut à tout prix le conserver soigneusement. De plus, il est obligatoire de le présenter à chaque visite médicale jusqu’à 16 ans. Vous n’arrivez plus à mettre la main sur celui de votre enfant ? Pas de panique. Vous pouvez demander un nouveau livret en vous adressant au PMI ( service départemental de protection maternelle et infantile) le plus proche de chez vous. Pour ça, un acte de naissance vous sera notamment demandé.
Vous en savez maintenant davantage sur le carnet de santé, sa fonction et l’attitude à adopter en cas de perte. Sachez qu’il existe également des carnets de santé pour adultes. N’hésitez pas à vous renseigner si vous êtes intéressé.